Présidentielle : la « der des der » ?

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Cette élection est le triomphe du scénario de la série télévisée basique. Depuis des mois on tient en haleine l’opinion (on essaye pour le moins) avec des personnages bien typés, qui tiennent tous un rôle digne des séries américaines. Il y a une sorte de famille qui est le centre du monde parce qu’elle vit en dehors des réalités extérieures. Elle s’accorde aussi pour dire qu’il faut être unis, rassemblés, et que l’avenir de la famille ne dépend que de nous et du chef de famille que l’on se choisira. Parce que comme dans les séries américaines on vous répète à longueur de scénario que ce qui est important c’est « d’être une vraie famille ».

l'Elysée
la cour de l’Élysée

 

Les rôles sont bien répartis par les médias. Il y a les membres de la famille qui sont raisonnables et puis ceux qui sont un peu plus turbulents. Il y a ceux qui peuvent vraiment prétendre au rôle de pater (ou mater) familias et puis les autres, un peu les vilains petits canards, les originaux, mais qui sont nécessaires à la trame de quelques épisodes. Il faut bien faire durer un peu le plaisir, se distraire de temps en temps avec quelques anecdoctes. Mais les commentateurs ne s’y trompent pas ; ils nous rappellent qu’il y a ceux qui sont sérieux et les autres.

Saisons

Comme dans les séries nous avons eu droit aux diverses saisons. Il y avait avant les primaires, pendant les primaires et puis après. Tout cela a été agrémenté de quelques anecdoctes sur le comportement des uns et des autres, les trahisons, les révélations, les turpitudes éventuellement.

Le suspense est entretenu chaque jour mais on vous promet que vous ne serez pas victime de la frustration que peut engendrer la fin de la série. Vous savez, ce petit cafard qui vous prend quand vous connaissez l’épilogue et que vous retournez à la vie réelle. Non, après s’ouvre un autre monde, une autre époque. De tout cela sortira l’homme ou la femme providentielle et sa cohorte de changements inespérés, ou redoutés selon les cas. Et en plus cette série est interactive. Vous pouvez influer sur le comportement des uns et des autres parce que l’on vous sonde et que l’on vous fait dire ce que vous avez aimé, détesté, ce que vous souhaiteriez entendre.

Hexagone replié et centralisme outrancier

Mais si cette élection présidentielle au lieu d’être une copie d’une série télévisée était la «der des der » ? N’est ce pas ce qu’il faut souhaiter ? Pour moi cela ne fait aucun doute.

Voilà des mois que l’hexagone s’est replié sur lui-même ne voyant plus que cette échéance comme but suprême. Voilà des mois que les médias parisiens se sont accaparés cette élection pour en faire leur chose. Ils se sont liés à des instituts de sondages dont les résultats sont de plus en plus contestés en raison des méthodes employées et de la volatilité des opinions des électeurs. D’où la répétition en boucle de cette lamentable banalité qui est de dire qu’un sondage n’est rien d’autre que la photographie de l’opinion à un instant T. Il ne faut pas être très savant pour le savoir. Mais cela ne résoud en rien le problème.

Le centralisme outrancier vient dramatiser une élection, il en fait la seule qui vaille ; il la vante comme « un grand exercice démocratique » au lendemain duquel tout va basculer, tout va changer. Ce serait la donnée de base, incontestable alors même que nous savons que le changement promis pour demain est une vieille rengaine, alors même que nous savons que la plupart des décisions seront prises par une poignée de personnes dont la plupart ne sont pas issues de l’élection. C’est ainsi que les choses se passent en France avec le poids démesuré d’une classe politique limitée au centre et le poids démesuré d’une haute administration très soucieuse de préserver son pouvoir. D’ailleurs les candidats sont très sages et disciplinés en ce domaine. Personne ne remet en cause le centralisme. On a même une tendance à proposer de le renforcer. C’est de lui seul que peuvent venir les solutions à tout puisque ces solutions doivent être uniformes sur l’ensemble du territoire. L’État central serait le seul à permettre l’égalité des citoyens. Mais si c’était vrai nous serions les champions de l’égalité !

Constitution nouvelle ?

L’un propose de supprimer la taxe d’habitation pour la remplacer par une dotation de l’État (Macron), l’autre veut supprimer les régions et ne garder que l’ossature communes, département, État (Le Pen) et sortir de l’Europe. Quant à cette Europe, elle n’a d’avenir que si le monarque (pardon, le président) va bravement défendre les intérêts de la France face aux autres monarques en leur enjoignant —parce qu’il faut apparaitre comme un homme à poigne— de renégocier à sa façon des accords passés, c’est à dire de faire une Europe française.

Faut-il vous parler de ce candidat, qui fut ministre et sénateur socialiste,( Mélenchon) qui dans son programme ne dit pas un seul mot du pouvoir régional ? Le même évoque la question des langues seulement pour ce qu’il appelle « les outre-mer ». Il n’a en effet qu’un seul mot pour dire la diversité des situations entre la Martinique, la Guyane, la Réunion et la Guadeloupe. Avec en bandoulière une conception de la laïcité qui sent le réglement de compte, il harangue les foules, promettant une nouvelle constitution et s’inspirant de ce qui s’est passé en Bolivie. Oui, mais lui ne se préoccupera pas de la diversité culturelle qu’il juge si dangereuse pour sa conception très fermée de la République.

Devrais-je vous parler du candidat berger qui semble avoir tiré son programme d’un résumé des livres d’histoire de l’école primaire d’autrefois. Le couplet sur la francophonie de Jean Lassalle n’a rien à envier à celui de Mélenchon.

Et je ne parle pas de ces responsables politiques acceptant une élection primaire et les règles qui vont avec et qui ensuite, parce qu’ils ont perdu, décident de ne pas soutenir le vainqueur. Quelle dérive morale ! Allez expliquer cette attitude à des enfants à qui vous souhaitez enseigner la loyauté et le respect de la parole donnée !

J’entends dire que des hauts fonctionnaires s’interrogent sur le fait qu’ils pourraient être amenés à désobéïr si l’un ou l’autre accédait à la magistrature suprême. Une sorte de clause de conscience qui nous raménerait à une époque où il furent si peu nombreux à désobeïr. Que la question se pose est en soi rassurante même si je pense qu’il s’agit d’une infime minorité.

Un homme, un peuple…?

Oui il faut que ce soit la « der des der » parce que la démocratie s’accomode très mal par les temps qui courent de « la relation privilégiée entre un homme et un peuple ». Le monde vient de se doter d’hommes qui ont plu à leurs peuples au moment du vote. Le regretteront ils ? Je ne sais pas mais comme nous avons le culte de l’instant, du résultat immédiat, comme le temps n’est plus dans les programmes, qu’il faut des résultats tout de suite, je crains de grandes déceptions qui se transformeront en colère. Et la colère des peuples est le sentiment qu’un autocrate sait le mieux canaliser vers les autres, vers l’extérieur.

Il nous faut du temps, il nous faut répartir le pouvoir, le partager, le décentraliser. C’est la seule façon de dédramatiser des élections. La bascule ne se fait pas en même temps de droite à gauche dans les états fédéraux. On peut avoir des pouvoirs régionaux qui changent mais qui ne sont pas de la couleur du fédéral. On peut avoir des entités terrritoriales qui viennent jouer les contre- pouvoirs. Je ne dis que des banalités mais elles sont oubliées. Il faut une séparation des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Il faut du temps et de la diversité dans les lieux de décision pour traiter de problèmes aussi universels que le changement climatique, les flux démographiques par exemple.

Alors il faudrait que ce soit la « der des der », oui il faudrait ! Mais on se souvient de ce qui advint lorsque cette expression a été inventée. Il y en eut encore une petite dernière, qui fut une catastrophe.

Décolonisons les régions/ descolonisem las regions

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Ben_01Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

inscription et participation gratuite

L’Europe est en crise. Avec le Brexit, certains doutent de son avenir. Pourtant il existe aujourd’hui des territoires qui croient en l’Europe.

Quelle doit être la place des régions dans cette Europe ? Certaines veulent plus d’autonomie. D’autres réclament même leur indépendance tout en affirmant leur volonté de participer à la construction européenne.

Ce débat ne se déroule pas partout de la même façon. Et en France, ce type de débat c’est compliqué. Cependant les choses bougent. D’une manière positive d’un côté, en Corse par exemple, où aujourd’hui, ce sont les nationalistes qui se trouvent aux commandes de la Collectivité Territoriale. Et de l’autre d’une manière plutôt chaotique suite à la catastrophique réforme des régions qui a laissé beaucoup de questions en suspens : les moyens budgétaires, la fiscalité, le découpage territorial…

Comment donner à certains territoires une reconnaissance institutionnelle qu’ils réclament depuis des années ? En Pays Basque vient de naître une communauté d’agglomération réunissant 159 communes. En Catalogne Nord la revendication pour « un pays catalan » mobilise de plus en plus.

Et l’Alsace, existe t-elle encore ? Que devient l’Occitanie avec le découpage régional ? Pourquoi la Bretagne n’est-elle pas réunie ? Et la Savoie peut-elle devenir une région ?

Reste aussi le débat sur les langues. On est loin d’un traitement identique sur l’ensemble de l’Union européenne. En France elles sont dans une situation bien inquiétante et la législation ne progresse pas.

Pour débattre de tous ces sujets, pour partager des expériences en cours, pour comprendre ce qui bouge, Régions et Peuples Solidaires avec l’Alliance Libre Européenne organisent une après-midi de débats intitulée « Décolonisons les régions ! ».

Les invités

Gilles Siméoni, président du Conseil Executif de la Collectivité Territoriale de Corse
Ana Miranda, porte parole du Bloque Nacionalista Galego pour l’international
Paul Molac, député apparenté UDB à l’Assemblée Nationale
François Alfonsi, président de l’Alliance Libre Européenne
Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires
Lorena Lopez de la Calle, élue au EH Bildu en Alava ( Euskal Herria) vice-présidente de l’ALE
Alain Iriart, (sous réserve) maire de St Pierre d’Irube
Jean Tellechea, adjoint au maire d’Urrugne, en Pays Basque.
Sonia Galtié, porte-parole pour les affaires extérieures d’Esquerra Republica de Catalunya

Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

Deux journalistes animeront les débats
Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps
Marius Blenet, journaliste à Ràdio Lengadòc

Merci à BEN pour ses dessins

Informations supplémentaires et inscriptions sur la page facebook

https://www.facebook.com/Decolonisons.les.regions/

Ua convencion en favor de l’ensenhament de l’occitan/Une convention pour l’enseignement de l’occitan (article bilingue)

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Carcassona 2009 5La signatura d’aquera convencion uei a Tolosa qu’ei un progrès mes que’s calerà avisar entà que las promessas sian tiengudas.

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Que m’arregaudeishi qu’ajan signat uei a Tolosa ua convencion pertocant l’ensenhament de l’occitan en duas regions. La ministra de l’Educacion qu’a signat uei a Tolosa aquera convencion qui permet a territòris com lo Lemosin de dispausar d’un tèxte contractuau e a l’academia de Montpelhièr de’n dispausar d’un navèth après ua longa situacion de blocatge.

Las academias de Bordèu e de Tolosa que dispausavan de convencions qui èran arribadas au lor tèrmi.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana qu’ei estat encargat de negociar aquera convencion. Peu prumèr còp un ministre de l’Educacion que signa un tau tèxte. Lo ministèri que s’engatja sus un territòri mei larg qu’ua sola region e sus un territòri qui representa los dus tèrç, haut o baish, de l’espaci linguistic occitan. N’arregreti donc pas d’aver lutat entà la creacion d’aqueth utís qui ei l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Totun, en aqueth tèxte, signat per Najat Vallaud-Belkacem, non i a pas nat engatjament chifrat. Las chifras que demoran a negociar e a declinar en cada academia. Qu’ei la clau ; shens aquò los objectius que demoraràn mauclars e blocatges administratius que poderàn tirar tota eficacitat a aquera convencion.

Que’s calerà avisar doman que l’Estat e respècte la soa paraula e que balhe los mejans tà l’ensenhament de l’occitan e en occitan. Que deverà har cas de totas las fòrmas d’ensenhament de l’occitan e en occitan( Educacion nacionau e associatiu).

Formar mèstes qu’ei un tribalh deus màgers se l’òm vòu respóner a la demanda.

Aquesta signatura que’ns bremba que arren no’s ganha shens un engatjament. Que’m brembi que entà obtiéner de l’Estat lo respècte de la volontat de duas regions per la creacion de l’Ofici Public de la Lenga Occitana, que’m caló aviar ua grèva de la hami. Qu’ei gràcias au sostien de milierats de personas, de detzenats d’associacions e d’elegits que l’Estat e signè l’arrestat de creacion d’aqueth organisme.

Qu’ei au sortir d’aquera accion collectiva que la ministra de l’Educacion e la ministra de la Cultura s’engatgèn entà que l’Estat hasosse partida deu Conselh d’Administracion de l’OPLO.

Que senhali qu’au dia de uei, e qu’ac arregreti, la participacion de l’Estat au foncionament de l’OPLO qu’ei mei que simbolica. Que representa ua soma globau de 65 000 euros, sia raportada au nombre d’abitants de las duas regions pertocadas per l’occitan, 0,72 centime d’euro per persona !

L’integracion de la question de las lengas regionaus en la lei sus la refondacion de l’escòla en 2013 qu’estó possibla sonque pr’amor de la mobilizacion de las associacions. L’Estat n’avèva pas a l’origina l’intencion de se’n preocupar.

A cada còp, en aqueth domèni, que cau donc aver en cap qu’arren n’ei pas ganhat, arren n’ei pas dat. Que demora hòrt a har.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude

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Une convention pour l’enseignement de l’occitan

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Je me félicite de la signature d’une convention portant sur l’enseignement de l’occitan et qui concerne deux régions occitanes. La ministre de l’Éducation a signé ce jour à Toulouse ce texte qui permet par exemple à des territoires comme le Limousin de disposer d’un texte contractuel et à l’académie de Montpellier d’en disposer à nouveau, après une situation de blocage.

Les académies de Bordeaux et de Toulouse disposaient de conventions qui étaient arrivées à terme.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana a été chargé de négocier cette convention. Pour la première fois un ministre de l’Éducation signe un tel texte. Le ministère s’engage sur un territoire plus large qu’une seule région et sur un territoire qui représente les deux tiers environ de l’espace linguistique occitan. Je ne regrette donc pas de m’être battu pour la création de cet outil qu’est l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Cependant, le texte signé par Najat Vallaud-Belkacem ne contient pas d’engagements chiffrés. Cela reste à négocier et à décliner dans chacune des académies. C’est la clé ; sans cela, les objectifs resteront vagues et des blocages administratifs, pourront rendre cette convention inopérante.

Reste donc à être vigilant sur la suite. L’État devra respecter sa parole et donner les moyens à l’enseignement de l’occitan et en occitan. Il devra prendre en compte toutes les formes d’enseignement de l’occitan et en occitan (Éducation nationale et enseignement associatif). Le chantier de la formation des professeurs est central si l’on veut répondre à la demande.

Cette signature rappelle que rien ne se gagne sans engagement. Je me souviens que pour obtenir de l’État le respect de la volonté de deux régions à créer un Office Public de la Langue Occitane il m’a fallu m’engager dans une grève de la faim et que c’est grâce au soutien de milliers de militants, de dizaines d’associations et d’élus que l’État a signé l’arrêté de création de cet organisme.

C’est à l’issue de cette action collective que la ministre de l’Éducation et la ministre de la Culture se sont engagées à ce que l’État intègre le Conseil d’Administration de l’OPLO.

Je rappelle aussi qu’à ce jour, malheureusement, la participation de l’État au fonctionnement de l’OPLO est plus que symbolique. Elle représente une somme de 65 000 euros soit, rapportée au nombre d’habitants deus deux régions concernées par l’occitan, 0,72 centime d’euro par personne.

L’intégration de la question des langues régionales dans la loi sur la refondation de l’école en 2013 ne fut possible que grâce à la mobilisation des associations. L’État n’avait pas à l’origine l’intention de s’en préoccuper.

A chaque fois, dans ce domaine, il convient donc de se souvenir que rien n’est acquis, rien n’est donné. Il reste beaucoup à faire.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude

Pour un candidat régionaliste à la présidentielle/ Un candidat contra lo centralisme.

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Conferéncia de premsa de Christin Troadec aqueste diluns matin a París.

Per un còp los mèdias parisencs qu’èran presents (BFM TV, I Télé, L’Express, France 3, que i avèva tanben Le Télégramme e Le Monde que deveré publicar ua entervista dens la setmana).

Christian Troadec qu’a explicat la necessitat de la preséncia d’un candidat regionalista fàcia a tots los autes candidats qui son jacobins e qui non remeten pas en causa lo sistèma centralista.

Qu’a denonciat la darrèra refòrma de las regions e dit que calèva tornar véder la lei qui a reformat las regions e las collectivitats ( la lei NOTRe). Qu’a defendut l’idea d’un poder regionau mei hòrt entà lutar contra las inegalitats territoriaus qui ahorteishen las inegalitats sociaus.

Qu’a dit que devèvam suprimir los prefèctes e sos-prefèctes, promessa hèita que i a dejà mei de trenta ans per lo candidat socialista de 1981 e jamei tienguda.

Que devem decentralizar entà ajudar a l’emergéncia d’un desvolopament equilibrat qui permeterà la creacion d’emplecs.

Un plan ferroviari entà desvolopar lo trin entà tots e lo transpòrt ferroviari, en plaça deu tot LGV qui còsta tan car !

Lo 50 % de la redevença televisuau entà crear canaus de televisions publicas regionaus de plen exercici.

Ua politica d’ajuda a las TPE qui son creatoras d’emplecs mes qui n’arriban pas a s’i reconéisher en las dificultats administrativas entà embauchar.

E d’autas proposicions qui pertòcan lo desvolopament durable, las lengas ditas regionaus, l’Euròpa…

Tot que’s tròba sus

http://www.christiantroadec2017.fr

Conférence de presse de Christian Troadec ce lundi matin à Paris

Pour une fois les médias parisiens s’étaient déplacés.

Christian Troadec a développé quelques thèmes de sa campagne, en commençant par l’idée simple qu’il faut qu’il y ait un candidat régionaliste dans cette élection alors même que tous les autres sont d’accord pour ne pas remettre en cause le système jacobin.

Revoyons la carte des régions qui n’a rien fait d’autre que de nier les réalités historiques, culturelles et économiques des régions. Redonnons la parole aux collectivités, consultons les populations sur l’organisation territoriale. Supprimons les préfets et les sous-préfets…

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Le centralisme est créateur d’inégalités territoriales qui elles-mêmes engendrent des inégalités sociales.

Donnons du pouvoir aux régions. Mettons en place des politiques qui aident les territoires et qui vont dans le sens du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. (Plan rail avec priorité aux lignes classiques et aux trains du quotidien).

Donnons aux langues régionales un statut. Donnons aux régions de vraies télévisions publiques.

Supprimons le ministère de la Culture, ce qui ne veut pas dire supprimer la Culture mais au contraire la décentraliser, permettre à tous de bénéficier d’une politique culturelle décentralisée.

Défendons l’Europe des régions.

D’autres propositions sont sur :

http://www.christiantroadec2017.fr

Neuf propositions pour 2017 /Nau proposicions per 2017

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NEUF PROPOSITIONS

pour une véritable réforme institutionnelle

pour la suppression des postes de préfets

pour développer l’emploi

pour la fermeture des grandes surfaces le dimanche

pour en finir avec les inégalités territoriales

pour en finir avec les inégalités sociales

pour une politique des transports durable

pour une politique culturelle respectueuse de la diversité

pour interdire l’emprunt à l’étranger afin de financer la présidentielle

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1) Réussir une véritable réforme institutionnelle

Nous devons revoir totalement la carte des régions qui ont été redécoupées sans tenir aucun compte des réalités économiques, historiques, culturelles et

sans tenir compte de l’avis des populations (disparition de la Région Alsace, refus d’une Bretagne historique comprenant la Loire Atlantique etc..). Il faut donc abroger la loi NOTRe.

Réforme de la fiscalité afin de donner aux collectivités des ressources dynamiques qui remplaceront les dotations d’Etat qui sont un moyen de chantage permanent du pouvoir central sur les collectivités.

Donner de vrais pouvoirs aux régions (pouvoir réglementaire et d’adaptation législative).

2) Pour la suppression des postes de préfets et de sous-préfets

Ces postes administratifs avec leur train de vie fastueux doivent être supprimés. La France demeure le seul pays dirigé par son administration. Le candidat François Mitterrand l’avait inscrit dans ses 101 propositions en 1981 mais ne l’a jamais mis en application une fois élu. Nous le ferons. Ces postes héritiers des intendants de la monarchie absolue n’ont plus lieu d’être et coûtent des millions d’euros à l’Etat. Ce sera notre première mesure.

Le contrôle de l’État sur les actes des collectivités territoriales dotées de nouvelles compétences normatives se limitera à l’intervention d’autorités juridictionnelles, (comme c’est souvent le cas dans le reste de l’Europe : Länder, communautés autonomes espagnoles, régions italiennes, Écosse & Pays de Galles au sein du Royaume-Uni). Ces contrôles pourraient se doubler de l’intervention d’autorités indépendantes chargées d’une action pré-contentieuse.

3) Pour développer l’emploi

Aider les TPE créatrices d’emplois

On dit que les TPE sont les premières à créer des emplois. Mais que fait-on pour elles et pour les aider ? Nous proposons la création d’un « médiateur de la législation économique et sociale pour les TPE » L’administration est là pour contrôler ou faire appliquer la loi. Mais celle-ci est si complexe que les TPE, qui n’ont pas de spécialiste Ressources Humaines, sont perdues. Tout comme il existe un médiateur du crédit, il faudrait un « médiateur de la législation économique et sociale ».

4) Pour la fermeture des grandes surfaces le dimanche

La généralisation de ces ouvertures, prônée et établie par le candidat Macron, vient gâcher le bien vivre ensemble, le lien social indispensable entre les gens, le bien être de la vie familiale. Le dimanche doit être consacré au repos et aux activités de loisirs : vie associative, sorties culturelles…

5) Pour en finir avec les inégalités territoriales

Hidalgo
au mois de juin Christian Troadec a remis une lettre à la maire de Paris pour lui dire le pourquoi de son opposition aux JO

Inégalité des investissement publics : Non aux J.O à Paris !

Non aux J.O à Paris ! La candidature de Paris aux J.O de Paris est un exemple de l’obsession centraliste. Cette candidature , doit être abandonnée. Elle n’est qu’un prétexte a investir toujours plus dans une agglomération qui consomme une part toujours plus grande des crédits de l’Etat (transports, habitat, culture…) creusant ainsi des inégalités sociales et territoriales déjà trop importantes.

L’actualité nous montre que cette politique nuit aussi aux habitants même de l’Ile de France. Les épisodes récents de pollution n’en sont qu’un exemple.

La concentration des investissements, payés avec les impôts de tous, en un seul point du territoire a un coût, social, culturel sanitaire et écologique de plus en plus lourd.

6) Pour en finir avec les inégalités sociales

Limitation par la loi de la rémunération des dirigeants de groupes

Il nécessaire que l’Etat intervienne pour limiter le salaire des patrons, dans la mesure où, laissé à lui-même, le marché produit des écarts de rémunérations injustifiables sur les plans social et économique. Ainsi celui-ci atteignait en moyenne 1 à 211 pour 37 patrons du CAC 40 en 2011.

Imposer l’égalité de traitement pour un travail similaire

Malgré les grands discours, l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes n’est pas effective. Il faut imposer une loi contraignante opposable devant les conseils de prud’hommes directement par les personnes concernées.

7) Pour une politique des transports durable

Un plan rail ambitieux pour un développement territorial équilibré

Remise en état, modernisation et sécurisation en deux années du réseau ferroviaire existant.

Remise en service de centaines de kilomètres de voies abandonnées.

Mise en place d’un véritable plan rail pour le frêt ferroviaire avec création éventuelle de lignes nouvelles et dédiées au frêt.

L’entêtement à vouloir ne développer que le réseau à très grande vitesse a fait prendre du retard au développement de la mobilité ferroviaire pour tous. Abandon de tous les projets de LGV.

Ce plan rail peut être enrichi par le développement du transport maritime ( cabotage)

8) Pour une politique culturelle respectueuse de la diversité

Supprimons le ministère de la Culture !

La politique culturelle d’État est aujourd’hui l’exemple même d’un système inégalitaire. La politique culturelle doit faire l’objet d’une décentralisation réelle. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le ministère de la Culture dépense les trois quarts de son budget à des institutions installées à Paris. On laisse aux collectivités territoriales le soin de financer la culture hors Paris.

Le ministère de la Culture pourrait être remplacé par une institution d’aide à la création culturelle ayant parmi ses obligations une répartition équitable de l’intervention publique d’État.

Pour la création de vrais médias publics audiovisuels régionaux

La France n’a pas de télévisions régionales publiques dignes de ce nom.

On consacrera 50% du montant total de la redevance audiovisuelle payée par les contribuables à ce projet afin de permettre la création de ces chaînes de télévision régionales publiques autonomes.

Cela permettra le développement de programmes d’information et de divertissement propres et de plein exercice. Nous proposons le même projet pour la radio publique.

9) pour interdire l’emprunt à l’étranger afin de financer la présidentielle

Solidaritat/Solidarité

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SOLIDARITAT DAB LAS CINC PERSONALITATS ARRESTADAS EN PAÍS BASCO

Solidarité avec les cinq personnalités arrêtées en Pays Basque
Libérez les faiseurs de paix en Pays Basque

Cinq personnalités basques ont été arrêtés vendredi dernier. On les a arrêtées comme des délinquants.
Leur action était claire et elle l’est depuis longtemps. Ils oeuvrent en faveur de la paix et souhaitent qu’un point final soit mis
à une longue période de violence en Pays Basque.
Ils ont choisi pour cela de prendre une initiative visant à la destruction d’armes. Ils ont décidé de faire
ce que les États espagnol et français ne font pas alors qu’ils auraient dû prendre cette initiative depuis longtemps.
On ne peut emprisonner des faiseurs de paix
La solidarité exprimée par des milliers de personnes en Pays Basque parle pour eux.
Les personnes interpellées en Pays Basques et transférées à Paris  doivent être libérées.
Je dis toute ma solidarité avec
Txetx Etcheverry
Michel Berhocoirigoin
Stéphane Etchegaray
Béatrice Haran–Molle
Michel Bergougnian

J’appelle tous ceux qui sont attachés à la paix à signer la pétition demandant leur libération

David Grosclaude
Journaliste
Vice-président de l’Alliance Libre européenne
Membre du bureau du Partit Occitan

Langues : un débat pour rien…

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Assem Nationale 1 - copie

Le débat sur la proposition de loi visant à promouvoir les langues régionales qui a eu lieu à l’Assemblée Nationale dans la soirée du 30 Novembre et jusqu’à la première heure du 1er décembre n’a pas failli à la tradition parlementaire comme chaque fois que le sujet est évoqué.

Les députés avaient à débattre d’une proposition en sept articles traitant de l’enseignement des et en langues régionales, de la presse, de la radio et de la signalétique bilingue. Cette proposition était signée par un peu plus de 130 députés de gauche, mais soutenue par peu d’entre eux. L’assistance était clairsemée.

Personne n’est « contre les langues régionales » n’a t-on cessé de répéter dans l’hémicycle, mais ils sont vraiment peu nombreux à vouloir faire quelque chose.

Les députés abonnés à défendre avec des arguments raisonnables nos langues étaient présents, de gauche et de droite. Mais les abonnés de l’autre camp étaient là aussi avec au premier rang le fameux Jean-Luc Laurent (chevénementiste) qui avait il y a quelques mois expliqué que quand on parle une langue dite régionale on vit chez les dingues !

La première force dans le débat fut l’inertie du gouvernement ; ce dernier a tout fait pour empêcher d’avancer. Ni la ministre de l’Éducation, ni la ministre de la Culture n’avaient daigné faire le déplacement. Estelle Grelier, secrétaire d’état chargée des Collectivités territoriales avait été envoyée pour exprimer la position absolument ahurissante du gouvernement qui, sur les quatre articles discutés, s’est opposé…aux quatre.

L’objectif essentiel du texte est de faire en sorte que l’enseignement des langues soit proposé à tous les élèves et que ceux qui n’en veulent pas qui aient à exprimer leur refus. Ce serait une généralisation de ce qui existe, dans les textes, à propos du Corse.

Il reste trois articles à discuter mais on ne sait pas quand ils pourraient l’être puisque le débat s’est terminé à une heure du matin sans que le sujet ne soit épuisé. C’était donc un coup d’épée dans l’eau comme prévu ; mais on ne peut jeter la pierre à ceux qui ont tenté le coup. Ceux-là ce sont les députés de gauche qui étaient présents sur les bancs et que nous commençons à connaitre : Paul Molac, Colette Capdevielle, Sylviane Alaux, François de Rugy et à droite on aura retrouvé Marc Le Fur avec la combattivité qu’on lui connait depuis plusieurs années. Il y en avait quelques autres notamment des députés alsaciens de droite. Heureusement que la députée de Bayonne Colette Capdevielle était là pour représenter les occitans puisqu’elle revendique son appartenance à un territoire basque et occitan. Mis à part Philippe Folliot le député du Tarn, les autres occitans n’étaient pas là. Si, il y avait Jean Lassalle, mais il était venu sans arguments et surtout pour rappeler qu’il était candidat à la candidature pour la présidence de la République et pour se plaindre que les médias ne parlent pas assez de lui.

Il y avait un mur face aux députés qui ont tenté de faire adopter des articles simples d’une proposition de loi qui a peu de chances d’aller plus loin.

Le gouvernement s’est réfugié derrière le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’État, l’article 2 et tout l’attirail habituel afin d’empêcher toute avancée en matière d’enseignement bilingue ou immersif et en matière de formation des maitres. A aucun moment il n’a cherché à cacher son opposition de principe tout « en faisant semblant » comme le dénonçait Marc Le Fur qui concluait en disant que : « ce texte ne sert à rien ! C’est une bulle de savon qui vient d’éclater » après que la représentante du gouvernement ait quasiment dit non à tout.

Les députés les plus favorables à gauche avaient beau essayer de demander que l’on examine les choses en fonction des résultats et des réalités de l’enseignement bilingue et immersif, rien n’y a fait.

Les fantasmes, les épouvantails ont la vie dure. Les préjugés dominent le débat.

Trois heures et demi de discussion pour entendre des députés de gauche et de droite nous assommer avec des arguments qui font parfois l’amalgame entre illettrisme et enseignement des langues régionales ! . Tout était bon pour empêcher de progresser parce qu’en plus des arguments habituels on évoquait même l’autonomie des collectivités pour expliquer qu’on ne pouvait rien leur imposer…

Bref, comme il y avait malgré tout en séance plus de partisans que d’opposants, les quatre premiers articles ont été votés mais cela ne servira à rien. D’abord parce qu’ils ne sont pas révolutionnaires et parce que les trois qui restent ne seront peut être jamais débattus. Et quand bien même le seraient-ils, on ne voit pas la majorité de droite au Sénat s’emparer du texte avant la fin de la législature. Le gouvernement, et c’était bien clair hier soir, ne fera rien pour que le texte bénéficie d’une procédure accélérée.

Je vous conseille la lecture des débats pour vous faire une idée. Allez sur le site de l’Assemblée Nationale pour ce faire ; vous ne serez pas déçus !