Tourisme : est-il encore temps de faire demi-tour ?

Le secteur du tourisme est très inquiet. Peut-être vit il la fin d’une grande époque ? Inquiet de la crise sanitaire il est aussi touché par la crise écologique. Dépense énergétique, bilan carbone et destruction des sites et milieux naturels surfréquentés : voilà le bilan. Mais ce secteur ne devrait-il pas s’interroger sur la destruction d’un autre élément de dépaysement qu’est la diversité culturelle et linguistique. Un tourisme qui ne solliciterait que les yeux et pas les oreilles, serait comme une écologie qui ne marcherait que sur une seule jambe, celle de la défense de l’environnement naturel.

Le secteur du tourisme est en train de se demander comment il va survivre. La crise sanitaire qui secoue le monde semble lui avoir porté un coup très dur. Mais on trouve, avant la crise, des signes qui annonçaient ces difficultés. Il semble donc pertinent de penser que le Covid 19 n’a été qu’un révélateur ou un accélérateur.

La croissance exponentielle des déplacements touristiques depuis une vingtaine d’années avait déjà fait son effet. La saturation de certaines destinations, de certains sites, était un signe et les réactions que suscite cette saturation en sont un autre. Voyez le cas de villes, étouffées par le tourisme, comme Barcelone, Lisbonne et bien sûr Venise ou Dubrovnik. D’autres plus lointaines pourraient être citées, sur d’autres continents.

Qui pouvait imaginer que cette croissance pouvait être sans fin ? Personne, d’autant plus que le tourisme a le défaut d’être très gourmand d’un point de vue énergétique, que son empreinte carbone est souvent catastrophique. Il faut aussi parler de son rapport coût/bénéfice pour les populations vivant dans ou aux abords des lieux visités. Ce rapport s’est dégradé et n’est plus tenable. L’idée contenue dans la phrase qui plait tant au touriste qui justifie son rôle par un plutôt prétentieux : « ils ne vivraient pas si l’on ne venait pas les voir », ne tient plus la route en bon nombre d’endroits. Le prix à payer en installations diverses (assainissement, routes, infrastructures commerciales ou d’accueil, etc) est tel que certains territoires sont soumis à des phénomènes mortifères. Créer des infrastructures d’assainissement, par exemple, permettant d’accueillir 100 000 personnes en été, pour deux mois, alors que le reste de l’année la population est de 10 000 habitants n’a rien de durable d’une part, ni de raisonnable sur le plan économique.

Les réactions à l’augmentation du coût de la vie (impôts, loyers, accession à la propriété) pour les résidents permanents de ces lieux, sont une preuve du malaise.

Vient s’ajouter le problème de la surfréquentation de certains sites amenant à leur dégradation et même à leur destruction. N’y a t-il pas aussi une certaine ironie à voir se multiplier les copies et autres fac similés de lieux célèbres et de constater, dans le même temps, que les millions de touristes visitant ces copies, ont pour quasi réflexe dans les premières minutes de leur présence, la prise d’une photo qu’ils envoient sur les réseaux sociaux. Le « j’y étais » numérique a une saveur très particulière, encore plus lorsqu’il s’agit d’un lieu qui n’est qu’une reproduction de la réalité. Ce réflexe révèle en lui-même la futilité du déplacement physique, l’escroquerie que représente le concept de « mobilité  » par rapport à celui de « déplacement » ou plus encore comparé à celui de « voyage ». Tout le problème est de savoir si nous pouvons voyager sans être automatiquement mobiles ou en «  mobilité » ? Voilà un beau défi pour une humanité (sa partie riche principalement) qui s’interroge sur sa façon de faire du tourisme. L’interrogation est accrue par la volonté de limiter les déplacements par peur des risques, véritables, imaginaires ou fantasmés.

Si voir la Joconde est un souhait légitime, le fait que l’humanité entière soit passée devant le tableau original, si cela arrive, ne signifiera pas que le droit à la culture aura progressé. La culture ne se limite heureusement pas à quelques œuvres emblématiques.

D’ailleurs, le tourisme de masse est-il un conformisme ou l’accession à un droit pour le plus grand nombre ? Peut-être est-il un peu des deux, c’est à dire le droit pour le plus grand nombre à l’accession à un conformisme culturel. C’est un produit de consommation. Chacun comprend bien alors que faire un selfie au Taj Mahal n’a plus rien d’exotique, mais que c’est un message du domaine du « j’y suis ! » que nous évoquions auparavant. Il faudrait s’empresser de préciser le message par : «J’y suis, moi aussi, et avec de milliers d’autres ». Alors, reconnaissons que la magie serait bien moindre.

Et pourtant elle penche !

 La notion de lieu touristique, de site, de territoire n’est donc plus très pertinente pour parvenir au dépaysement souhaité, puisque tout le monde va aux mêmes endroits au même moment. J’ai, comme des millions d’entre vous, pu constater, de visu, que la tour de Pise penchait et j’ai pu me faire cette réflexion avec ceux qui m’accompagnaient : « elle penche vraiment ! ». Je suis conscient du peu d’intérêt que cette réflexion a pu avoir pour la vie et la survie de l’humanité, ou pour le développement de la culture ; et même pour mon développement personnel. Était-il bien nécessaire de faire tant de kilomètres pour une si piètre constatation ? N’avais-je pas d’autres territoires à explorer, plus proches ou d’une autre nature ?

Vous me direz, et les spécialistes du tourisme ont étudié cela depuis longtemps, que le tourisme est dans sa façon de le pratiquer, un marqueur social. On ne voyage pas de la même façon selon son origine sociale et sa culture. Les « élites » évitent les plages surpeulées, les lieux et les sites où l’on se bouscule. Elles font du tourisme « différent » avec, selon elles, une plus grande valeur ajoutée. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit plus durable. Il reste nuisible et le sera encore plus quand ce tourisme « différent » deviendra peu à peu le but à atteindre pour le tourisme des classes moins aisées, qu’il deviendra donc la norme.

Notre problème est simple : une Terre à 10 milliards d’habitants ne pourra supporter un tourisme tel que nous l’avons pratiqué jusqu’à aujourd’hui. C’est un tourisme envahissant, destructeur, coûteux et au train où vont les choses, de plus en plus frustrant. Ne voir que ce qui reste montrable, faire la queue pendant des heures pour voir « ce qui doit être vu » n’est pas satisfaisant.

Tout cela nous renvoie à deux notions qui sont celles de voyage et celle de découverte.

Économiquement un voyageur est défini comme quelqu’un qui passe une nuit en dehors de son lit. Tous les voyageurs ne sont donc pas des découvreurs ni des touristes, ni des personnes en recherche de dépaysement. Mais, même si vous partez pour une semaine ou un mois pour vous reposer, êtes vous un voyageur ou un découvreur ? Vous êtes un humain « en mobilité » certes, mais cela vous rend-il plus heureux ?

La multiplication des lieux d’accueil et d’hébergement répondant à des critères précis, à des demandes de consommateurs, a créé l’uniformisation (hôtels, restaurants, parcs de loisir, activités sportives…). Sécrétant cette uniformisation nous détruisons tout espoir de dépaysement durable. Si le dépaysement n’est pas l’objectif ce n’est pas un problème. Si l’objectif est ce que l’on appelle le « farniente » (littéralement en italien « ne rien faire »)

vous êtes ce que l’on appelle un « fait néant ». C’est un droit, et cela s’appelle aussi les vacances. Mais doit-on pour cela être un destructeur ? Détruire en ne faisant rien, c’est dommage. Ce serait presque le paradoxe majeur du tourisme.

Reste donc à trouver au « touriste » de demain de nouveaux territoires et permettre au vacancier de ne rien faire sans pour autant devenir un destructeur volontaire ou involontaire, conscient ou inconscient de l’espace qui est le sien, le mien, le vôtre, le nôtre.

Nous devons d’abord nous pencher sur la question suivante : quel est l’intérêt d’aller sur un lieu (factice parfois, aménagé et survisité souvent) dont les images nous sont déjà connues grâce au cinéma, à la vidéo et aujourd’hui à l’internet ? Quel est cet instinct qui nous pousse à faire la centmillionième photo d’un monument ultraconnu sans avoir le moindre talent de photographe et en ayant la certitude que la durée de vie (d’intérêt) de cette photo ne dépassera pas les cinq secondes nécessaires à vos amis pour la regarder à l’autre bout du monde sur leur téléphone ?

S’il s’agit de laisser sa trace je pense que c’est peu efficace. S’il s’agit de faire découvrir aux autres, c’est assez pathétique puisque tout le monde connaît. Il s’agit plus de susciter l’envie, de montrer que l’on se distingue, ou que l’on se conforme.

Je vais avouer que je fais partie de ceux qui, étant passé par Copenhague, n’ont jamais vu la petite sirène. Je suis passé pour un nul quand j’ai dit ça. Mais en y repensant je me demande si n’était pas de la distinction suprême. J’ai méprisé quelque chose qui était évident qu’il « fallait voir ». Et j’ai osé ne pas le voir ! Suis-je pour autant un meilleur touriste ? Non. Ni plus durable ni moins que les autres. Mais je sais pourtant que la statue de la petite sirène est à Copenhague et j’ai lu le conte d’Andersen. Mais je n’ai pas eu la possibilité de faire une réflexion de même nature que celle que je faisais à propos de la Tour de Pise. En effet devant la petite sirène je n’aurais pas manqué de dire « Oh, mais comme elle est petite ! Je la voyais plus grande ! ». Comme le Manneken Pis, bien plus petit que sa légende !

Que pouvons nous tirer de tout cela ? Une idée simple et banale : l’imaginaire est parfois bien plus enivrant que la réalité ; mon imaginaire mais aussi celui des autres. Ne faut-il pas trouver là des pistes pour un tourisme durable ?

Retour à Rocamadour

Le temps de la crise sanitaire fait que les médias nous incitent au tourisme de proximité, celui de l’intérieur des frontières. Nous sommes arrivés à l’aire du « ce qui est proche est beau ! » Je ne serais donc pas étonné que sorte bientôt un slogan du style « what is near is beautifull ! ». Il faut visiter la France où il y aurait des merveilles à découvrir que nous aurions négligées pour des destinations lointaines et finalement assez fades comme New-York, la Costa Brava, le Fujiyama ou la Patagonie ! Ce sont ces dernières que nous voyons sur nos écrans, et particulièrement par le biais du « soft power » entre autres. La destination Etats-Unis doit beaucoup à la puissance du cinéma et de la télévision, c’est une évidence.

Pourtant, chez nous, les émissions sur « nos belles régions » ne manquaient pas jusqu’à ce jour ; mais il faut le reconnaître elles sont un peu niaises. Tout y est beau, calme et tranquille. Toutes les émissions qui font du provincialisme à bon marché montrent un pays idyllique et surtout bien lisse sur le plan culturel, bien conforme. D’ailleurs tout cela ressemble à de la promotion telle qu’elle peut être faite par certains organismes touristiques régionaux ou départementaux. C’est peu crédible et c’est même aliénant d’un point de vue culturel. Avez vous jamais entendu parler basque, breton ou occitan dans ces pubs ? Non, pas question de se payer cette audace ! Ce sont des paysages conservés, des populations heureuses, des territoires où « il fait bon vivre » selon l’expression consacrée. Mais alors, la proximité a-telle ses chances ? Oui, à condition qu’elle soit dépaysante. Les dernières réflexions sur le tourisme qui commencent à émerger à la suite de la crise sanitaire, montrent bien que la façon de faire du tourisme va et doit changer.

Mais si l’on peut aller à Rocamadour plutôt qu’au Machu Picchu (prononcez Rocamador comme il se doit en en occitan, et ça rime avec le site inca) et visiter la Corrèze plutôt que les chutes du Zambèze.

J’attire l’attention des pros du tourisme sur le fait que le saccage de ce qui peut attirer la curiosité de touristes chez nous a commencé. Non pas que les villages perchés de telle ou telle contrée occitane soient détruits, mais la culture et la langue qui les ont bâtis est en train de disparaître. Les murs sont bien conservés, ce sont de magnifiques décors ; mais le reste ? Et c’est peut être ce reste qui est un nouveau territoire potentiel du tourisme de demain. Le dépaysement ne sera possible que là où il y a encore un pays différent, qui parle, pense, se souvient et imagine l’avenir autrement.

Dépayse moi ! Oui, mais pas trop vite !

On a fait des colloques et on a beaucoup écrit sur la question de l’identité et du tourisme ; et bien voici que nous y sommes. Il va falloir proposer du concret. Dans un article récent, Philippe Bourdeau, universitaire de Grenoble, écrit cette phrase qui me parait d’une grande pertinence : « On observe à bas bruit, une multiplication de pratiques plus ou moins explicites de « démission » du tourisme »(1) et il cite toutes les activités qui peuvent le remplacer (bénévolat jardinage, activités culturelles et manuelles) et il écrit aussi que ces « alternatives au tourisme » se mettent à exister malgré les professionnels du tourisme qui s’ingénient à trouver de nouveaux modes de tourisme de consommation de masse.

Alors que devons nous penser, nous qui sommes les défenseurs de deux biotopes, l’environnement naturel et l’environnement culturel, autrement dit nous qui à la fois voulons préserver la diversité biologique et la diversité culturelle et linguistique ? Les deux étant liées pour nous.

Nous devons dire que le retour à Rocamadour ne se fera pas sans la langue et la culture qui ont fait Rocamadour et les autres lieux et territoires. Il n’y aura pas de tourisme en territoire occitan dans un pays détruit d’un point de vue culturel, linguistique, lobotomisé et privé de son histoire. Oui je sais, on parle des cathares à longueur de dépliants touristiques, mais c’est en général assez folklorisé et très partiel.

Oui, il faut du tourisme de proximité, quasi neutre en carbone. Mais il ne faut pas qu’il soit neutre culturellement.

La diversité culturelle et linguistique, la différence de l’autre sont les nouveaux territoires à visiter.

Qu’attendent les offices de tourisme, les communicants professionnels pour mettre cela en avant ? Ils ne voient rien venir ! Que des guides, chez nous, ne soient pas formés à la langue, à la culture, à l’histoire, à la toponymie…est une aberration. C’est se foutre du monde. Je suis plus dépaysé face à l’histoire de certains personnages et certains lieux de ma région que face à l’Acropole un jour du mois d’aout !

Je me souviens de m’être arrêté avec mes enfants, lors d’un voyage en train, dans la gare d’une localité de Turquie, à une ou deux heures a l’est d’Ankara. Descendant du train on nous a dit, avec nos gueules de touristes, qu’il « n’y avait rien à voir » dans ce village. Non certes, rien de présent sur les guides touristiques ; juste des habitants et plus tard des employés de la gare avec lesquels nous avons parlé et échangé (comme on a pu) et bu du thé pendant la nuit. Nous n’avons pas tout compris, pas tout vu, pas tout entendu, mais c’était dépaysant. Et pourtant ces gens pensaient que chez eux il n’y avait « rien à voir ».

Il nous faut de nouveaux territoires de découvertes, moins coûteux en énergie et en destruction de l’espace. Et si cet espace c’était l’autre, dans son infinie différence et peut-être même parfois dans son inaccessibilité. Il faut s’y résoudre, nous n’irons pas partout dans le monde et nous n’accèderons pas à tous les êtres humains. C’est ainsi.

Le tourisme et l’identité c’est peut-être cela. Edouard Glissant nous l’avait dit en parlant de « mondialité » plutôt que de « mondialisation ».

Evoquer le tourisme équitable quand il s’agit de destination vues comme exotiques passe plutôt bien. On en a même fait des émissions de télé ou des « people » s’extasient devant la simplicité et la vérité de ces gens qui vivent de « rien » ! Foutaises. L’exotisme est aussi au bas de la rue parfois.

Et qu’a t-on fait comme tourisme équitable sur nos territoires ? On a bétonné des côtes, aménagé, déménagé et dit aux gens qu’ils allaient « vivre du tourisme ». Parfois, souvent même, le territoire a été confisqué mais en revanche il est certain que toujours la différence culturelle et linguistique a été saccagée. Elle doit être restaurée comme l’on restaure des paysages, pour pouvoir permettre à l’autre de se dépayser. Alors, si dans les années 70 cette phrase peinte sur un mur le long de la route, entre Toulouse et Carcassonne, sonnait comme un refus du tout-tourisme et de tous les touristes: « Touristes, il est encore temps de faire demi tour ! » , on sent bien qu’aujourd’hui l’idée serait d’aller peindre : «Tourisme ! Est-il encore temps de faire marche arrière ? ».

David Grosclaude

(1) Philippe Bourdeau «Le bout du monde en bas de chez soi » , Le Monde Diplomatique Juillet 2020.

Itinerari bis !/ Itinéraire bis

ARTICLE BILINGUE / Editorial de la revue Occitània du Partit Occitan à paraitre ce mois de juillet (version occitane suivie de la version française)

Qu’ei partit per la vacanças. La tòca que demora la medisha : la plaja e lo só mes que cambiam d’itinerari. Qu’ei haut o baish çò que digó lo president de la Republica lo 14 de julhet passat. Non cambiam pas de cap mes sonque de camin.

C’est parti pour les vacances ! Le but c’est le même : la plage et le soleil mais on change d’itinéraire. C’est en gros ce que nous a dit le président de la République le 14 juillet dernier. On ne change pas de cap mais juste de chemin. Bref, nous allons au même endroit mais on va se distraire pour y aller, en changeant de paysage.

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Qu’ei partit per las vacanças. La tòca que demora la medisha : la plaja e lo só mes que cambiam d’itinerari. Qu’ei haut o baish çò que digó lo president de la Republica lo 14 de julhet passat. Non cambiam pas de cap mes sonque de camin. En clar que vam tau medish endret mes que’ns vam divertir en caminar dab un paisatge navèth.

De segur lo conductor que’ns promet qu’a cambiat. Que ditz que miarà tranquillament, en doçor. Non n’anarà pas tròp viste : ni segotidas ni tanpauc sacadas. Un estanc entà pishar de quan en quan mes qu’arribaram « còste que còste » au medish endret.

Que haram ua virada per endrets bucolics. Qu’ac promet. Qu’anaram vesitar los « territòris » entà flatejar los elegits locaus. Se cau ua pròva espiatz quin avem cambiat de prumèr ministre. E que haram miélher en anar sus un terrenh tipic. Que i aurà los qui critican l’accent deu prumèr ministre e los qui’u laudan ; los dus que’s desbromban d’evocar la lenga qui portava aqueth accent. Qu’ei un debat qui lo qui mia n’a pas jamei volut obrir pr’amor que serà de segur un tèma « separatista ».

Que diseram aus territòris ? Que son beròis, que los paisatges son de non pas créder ! Per çò qu’ei deus mejans politics e financièrs que calerà tornar…mei tard.

Arren non serà pas mei com abans, lo país que serà mei hòrt. Que v’ac disen mes no’vs disen pas entà qué har. Que tribalharam per tot çò de plan e contra tot çò de mau ! Mes que calerà tribalhar mei. B’ei beròi aqueth programa de vacanças ! Totun que haram un petit estanc electorau en 2022 e puish que tornaram partir.

Que vederatz a passar los panèus sus la cantèra deu camin dab anóncias esperlecairas e atalentairas : « Cambiament climatic », « Egalitat », « Euròpa », « Desvolopament durable », etc. Mais non se’n cau pas dar, se passatz pro viste que v’ac desbrombaratz lèu. Qu’ei pub e sonque.

Mapa vielhòta

Quan viatjavi dab lo men hilh qui avèva cinc ans, que credèva enqüèra quand viatjàvam de nueits e que lusiva la lua, qu’aquesta se desplaçava dab nosautes. Que’u recomandavi de sustot non pas deishar de l’espiar entà qu’estóssim segurs que nos seguiva dinc a la destinacion nosta. Qu’èra un mainatge e que credèva a aqueth conte. Dilhèu que hasèva com qui i credèva tà’m har har plaser e deishà’m pensar que comandavi aus astres ?

Que’m sembla que’ns vòlen har créder en un personatge qui ac pòt tot e qui concentra tots los poders…dinc au poder de hà’s seguir la lua e de har lhevar lo só.

Que’ns trobam adara dens un presidencialisme ridicule. No’s cau pas mei virar de cap a arrés mei que de cap au « president ». Qu’ac pòt tot, qu’ac sap tot, que concentra tots los maucontentaments. Que’u mespresan, que’u venèran pr’amor qu’ei un recors, LO recors. Que l’escrivem entà qu’intervienga, que’u demandam se i aurà ploja doman, que’u sollicitam, que’u laudam, que’u demandam proteccion. Que s’enten lo son nom pertot sus las antenas. Non seré pas Emanuèl lo son nom  ?

Qu’avem perdut l’objectiu, lo cap deu viatge, annadas a. Alavetz n’ei pas d’anar cada annada au medish endret tà las vacanças. Non s’ageish pas de produsir mei, de consumir mei entà har en.hlar lo PIB. Non, lo poder non pòt pas demorar concentrat en quauques mans de hauts foncionaris vestits de ministres.

Entà anar sus camins navèths que cau saber léger ua mapa. Ac sabem har enqüèra ? D’espudir a tau punt la democracia qu’ei com viatjar dab ua mapa perimada. Non hè pas véder los bons camins e n’ei pas a l’escala de qui cau.

Anem ! Endavant que partim ! Que’vs desvelharam quan arríbim…S’arribam.

David Grosclaude

ITINÉRAIRE BIS

C’est parti pour les vacances ! Le but c’est le même : la plage et le soleil mais on change d’itinéraire. C’est en gros ce que nous a dit le président de la République le 14 juillet dernier. On ne change pas de cap mais juste de chemin. Bref, nous allons au même endroit mais on va se distraire pour y aller, en changeant le paysage.

Certes le chauffeur nous promet qu’il a changé. Il sait qu’il faut conduire en douceur. Pas trop vite, pas de coups de volant brusques, un arrêt-pipi de temps en temps, mais on arrivera « coûte que coûte ! » au même endroit.

On fera un petit détour par des lieux bucoliques. Si, c’est promis ! On visitera les «territoires » et on ira y flatter les élus locaux. La preuve, on a changé de premier ministre pour cela. Et même mieux, on fait dans le typique en polémiquant sur l’accent d’un premier ministre. Il y a ceux qui trouvent ça « plouc » et ceux qui trouvent ça bien. Les deux oublient la question de base : la langue qui portait cet accent. C’est un débat que le chauffeur n’a jamais voulu ouvrir. Ce doit être un risque « séparatiste » !

On leur dira quoi aux territoires ? Qu’ils sont beaux, que le paysage est magnifique ! Pour les moyens politiques et financiers il faudra repasser.

Rien ne sera plus comme avant, le pays sera plus fort ! On vous le dit mais on ne vous dit pas pour quoi faire. On travaillera pour tout ce qui est bien et contre tout ce qui est mal ! Mais il faudra travailler plus. Super programme pour de super vacances ! On fera un petit arrêt électoral en 2022 et puis on repartira !

Vous verrez les panneaux défiler sur le bord de la route avec de jolies annonces : « Changement climatique », « Égalité », « Europe », « Développement durable » etc…Mais ne vous en faites pas, si vous passez assez vite vous oublierez rapidement. C’est de la pub.

Carte désuète

Quand mon fils avait cinq ans, il croyait encore que lorsque l’on voyageait la nuit et que la lune brillait, elle se déplaçait avec nous. Je lui recommandais de surtout ne pas la quitter des yeux afin de s’assurer qu’elle nous suive jusqu’à destination. C’était un enfant et il croyait à cette histoire. Ou peut-être voulait-il me faire plaisir et me laisser croire que je commandais aux astres ?

J’ai comme l’impression que l’on veut nous faire croire qu’un personnage peut tout et concentre tous les pouvoirs…même celui de faire en sorte que la lune nous suive et que le soleil se lève. Nous sommes tombés dans un présidentialisme qui frise le ridicule. On ne s’adresse plus à personne d’autre qu’au « président ». Il peut tout, sait tout et concentre tous les mécontentements. On le méprise, on le vénère, parce qu’il est un recours, LE recours. On lui écrit pour qu’il intervienne, on lui demande s’il pleuvra demain, on le sollicite, on le prie, on lui demande protection. On entend son nom à longueur d’antenne. Ne s’appelle t-il pas Emmanuel ?

Voilà des années que l’on a perdu l’objectif, le but du voyage. Non, Il ne s’agit pas d’aller comme chaque année en vacances au même endroit. Non, il n’est plus question de produire plus, de consommer plus, de faire gonfler le PIB. Non le pouvoir ne peut rester concentré entre les mains de hauts fonctionnaires même déguisés en ministres.

Pour aller sur de nouveaux chemins il faut savoir lire une carte. Le savons-nous encore ? Négliger à ce point la démocratie c’est comme rouler avec une carte périmée. Elle n’indique pas les bonnes routes, elle n’est pas à la bonne échelle.
Allez ! C’est parti  ! On vous réveillera en arrivant…si on arrive.

 

David Grosclaude

Vous avez dit voiture « propre » ? Oh ! le gros mensonge !

La voiture « propre » n’existe pas, pas plus que le train « propre » ou le vélo « propre ». Laisser croire que l’humanité toute entière roulera en voiture électrique est un mensonge. Remplacer la guerre du pétrole par celle du lithium ou des terres rares ne réduira pas les dégâts écologiques, économiques et humains.

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La première des choses est de faire en sorte que les emplois des personnes travaillant dans le secteur automobile, directement ou indirectement, soient l’objet de notre attention. Il serait injuste que la crise soit payée une fois de plus par ceux qui travaillent et ont fait la richesse de ceux qui les jettent aujourd’hui à la rue.

Ce secteur va payer la crise, cette crise du Covid 19, mais aussi celle qui nous touche depuis des années à savoir la crise écologique. Cette dernière interrogeait déjà fortement le modèle automobile, l’autre vient comme un choc frontal.

L’État lance un plan de relance et de soutien à l’automobile. On met à la poubelle les envolées sur le monde d’avant et le monde d’après. On nous explique que l’on aura des voitures propres. Propres ? Parce qu’elles fonctionnent à l’électricité ? Avec des batteries au lithium ? Des batteries que l’on fabrique loin de chez nous, qui sont le produit de l’exploitation de mines dont la plupart sont en Chine, au Chili, en Australie et pour certaines dans des zones écologiquement hypersensibles ? Avec des batteries que l’on aura du mal à recycler ? Avec de l’électricité nucléaire ?

Oui, on utilisera l’hydrogène. Oui, il y aura des progrès avec des batteries au sodium, des lithium-soufre, des batteries au magnésium. Dans combien de temps ? Pas demain matin c’est sûr. Croit-on pour autant sauver le modèle né de l’automobile à tout-va ?

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C’est une voie sans issue. Ce qu’il faut c’est la diversification. Réduire le gazole et l’essence, certes, mais tout miser sur l’électrique est impossible. Impossible écologiquement, économiquement, techniquement et même socialement. Alors on peut toujours donner des primes pour vider les stocks, encourager à la marge la voiture électrique, mais cela ne changera pas la donne générale. Il n’y aura pas la place sur la planète pour des voitures individuelles pour tous. Ou alors il faut se résigner à garder hors du développement des milliards de femmes et d’hommes et se préparer à un monde dégradé, écologiquement, économiquement, socialement voire militairement.

Si nous passons de la guerre du pétrole à celle du lithium et des terres rares qu’aurons nous gagné ? Sans compter qu’il faudra gérer la guerre de l’eau potable et autres batailles ; celle de l’air, de l’alimentation de base.

Nous avons inventé le concept de mobilité pour ne plus utiliser le mot de transport. Était-il vulgaire ? On a juste changé le paquet, l’emballage. Le problème reste le même. La mobilité à tout prix n’est pas une vertu. Nous devons alléger la circulation routière, aérer nos villes, permettre à ceux qui vivent hors des villes de se passer au maximum de la voiture.

Un ministre de l’économie, Bruno le Maire, déclarait il y a peu : « j’adore la voiture, j’adore conduire ; la voiture c’est la liberté ; elle appartient à la culture française, la voiture c’est la France ; en URSS, il n’y avait pas de voiture car il n’y avait pas de liberté ». Faut-il commenter cette phrase ? C’est donc le goulag ou la voiture ! Quel simplisme. Il ajoutait pour faire bonne mesure : « La liberté automobile doit être garantie dans le respect de la planète ». La liberté automobile ! Et à quand un chantre de la liberté trottinette ? Non, ni la voiture, ni le train, ni l’avion, ni le vélo ne sont des garanties de liberté. Confondre la Liberté avec un grand « L » avec la possibilité de circuler est une caricature.

Trin 2

Nous devons créer de vrais réseaux de transport ferroviaire pour les humains et les marchandises. Nous devons rétablir, réhabiliter des lignes abandonnées et en construire de nouvelles. Il faut remettre du chemin de fer de proximité sur nos cartes de géographie. Et il n’est pas nécessaire d’aller à 280 km/h. Des trains sûrs, réguliers, confortables, et des réseaux biens interconnectés suffiront. On sait faire. Alors faisons ! La technologie est éprouvée, l’intérêt écologique est prouvé.

Concrètement ? Regardez les lignes de tram qui existaient en Béarn il y a un siècle. Il y en avait beaucoup. On voit encore certaines gares rurales qui ont perdu leur vocation première. Construisons aussi de nouvelles lignes. Tiens pourquoi pas une Artix-Oloron qui relierait Bordeaux à Saragosse sans passer par Pau ? Pourquoi s’acharner à faire passer les train Paris -Tarbes à Pau alors qu’une ligne existe passant par Riscle et rejoignant Mont-de-Marsan ? Et l’on pourrait citer d’autres exemples.

Il y a dans le bulletin de la Fédération Nationale des Usagers des Transports une phrase qui résume le problème français : « Le réseau ferré forme un tout qui doit mailler l’ensemble du territoire : les petites lignes ne sont ‘’ petites’’ que vues depuis un bureau parisien ».

Trin 5

Il ne s’agit pas de sacrifier la voiture individuelle au nom d’une idéologie mais simplement de dire que cet outil doit désormais être utilisé parmi d’autres outils. Pas de sacrifice mais pas de culte non plus. Il n’existe pas de voiture propre, pas de bateau propre, pas de train propre, pas de vélo propre ! C’est un abus de langage. Et en cette période se payer de mots serait indécent. Chaque activité humaine est productrice de nuisances. Nous avons les outils pour les réduire au maximum ; nous devons les utiliser et ne pas nous enfermer dans la réflexion à court terme.

Certes, la crise sanitaire semblait, pour certains, devoir accélerer la prise de conscience qu’il fallait changer de façon de vivre. Alors repartir avec les recettes d’avant et ces plans de relance qui contredisent l’avenir, c’est vraiment être en dessous de tous les espoirs, même des plus réalistes ou des plus pessimistes.

David Grosclaude

Paradòxa virau e virus paradoxau/Virus paradoxal et paradoxe viral

ARTICLE BILINGUE  : VERSION OCCITANE SUIVIE DE LA VERSION FRANÇAISE

En ua crisi subèrmediatizada e subèrcomentada lo Covid 19 nos revèla dilhèu las duas caras de la masca

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Lo diu de las duas caras, Ianus (maestro dei mesi, museo de la cattedrale Ferrara. Fòto de Nicola Quirico, wikimedia commons)

 

La paradòxa prumèra, en aqueth ahar de virus, qu’ei la crida a la « mobilizacion » acompanhada deu famós « demoratz a casa ! ». La mobilizacion qu’ei lo contrari de l’embarrament, de l’immobilisme. Mobilizà’s qu’ei desplaçà’s. Qu’èi trobat ua auta expression qui jogava sus la paradòxa. En anglés qu’èi legit « Alone together ! » ( sol amassa ).

Mes las paradòxas no’s limitan pas a las expressions en aqueth periòde virau.

I a monde qui pensan que, au sortir d’aquesta crisi, arren non serà com abans. Deu malastre espelirà un aute monde. Qu’ei ua vision optimista a laquau e podem créder ; mes qu’èi un dobte. Que credi que calerà energia, volontat politica e enqüèra combats entà que vienga l’endoman tant esperat. L’experiéncia non jòga pas en favor de l’optimisme. On ei lo monde gessit de Chernobil e de Fukushima ? A noste, jamei lo nuclear n’aurà costat autant car pr’amor deu naufragi de l’EPR. E totun, la hèsta que contunha. Calculatz quantes lheits d’espitau averem podut crear dab la subèrcòst de l’EPR ! Que da ua idea de çò qui pòt estar un aute monde !

En economia tanben arren non serà com abans ! Mes las solucions prepausadas que son las deu monde de ger : sostiéner lo sector automobile a tot hòrt, lo transpòrt aerian. E cadun de dar la soa solucion entà tornar lançar la produccion, lo consum… com abans ! Que parlam dab los indicators de ger (valors en borsa, PIB, corba de consum…). Que ploran sus la baisha deu consum shens se demandar çò qui ei indispensable e çò qui non n’ei pas.

Ajustem quauques expressions. Qu’ei ua « crisi màger» , « la mei grana dempuish la dusau guèrra mondiau », « lo dèute public que serà gigant » etc… Non trobatz pas indecent de deishar enténer que lo Covid 19 averé la mendra semblança dab la crisi de 2008, qui era, estó sonque ua malaudia de l’especulacion ?

Lo deute

Que jògui tanben que i aurà ganhants en aquera crisi ; los medishs, com de costuma. Los messatges generós de sostien enviats per quauques bancas a destinacion deus particulars o de las enterpresas petitas en dificultat non son pas de bon créder. I credetz enqüèra vos a las bancas qui son au capcèr deus mei fragiles ?

Los economistas, en los mèdias, que son concurrenciats per l’andada de vulgarizacion d’informacion scientifica a prepaus deu virus. Mes que vòlen guardar un imatge scientific. L’economia seré ua sciéncia ! Donc qu’avem dret a analisis mei o mensh pertinentas. L’un qu’explica sus un gran canau de television francés que l’Estat ajudarà las enterpresas mes pas los « guits tòrts ». Un pauc de darwinisme economic ! La crisi que servirà a’s desbarrassar deus inutiles.

D’autes justifican que son distribuits dividendes mentre que milions de personas perden lo lor tribalh. Ei aquò lo monde qui càmbia ? Un aute explica que lo dèute nos plombarà per decenias. Que serem a víver a crèdit e que deisharem la factura tà las generacions qui vienen ! Mes dempuish quantes decenias e vivem en minjar lo capitau naturau e ecologic collectiu au profièit de quauques uns tostemps mei rics ? Ei economia de la bona aquò, ei economia virtuosa ? Que hè decenias qu’empruntam a 0% a las generacions qui vienen e que vivem sus un eretatge qui guastam e desperdiciam. Non vedi pas perqué e hèn tant de brut a prepaus deu deute public ? Que i a longtemps que vivem sus aqueth sistèma mes vertat ei, lo indicators economics deu moment n’ac prenen pas en compte.

Tanben, darrèr lo discors suu deute public qui creish, que sentim plan puntejar l’aute discors qui consisteish a díser que calerà har sacrificis, tribalhar mei. Que jògui que la question de l’alongament deu temps de tribalh que va tornar dab fòrça. E puish tanben las question ecologicas que riscan de non pas mei estar prioritàrias, se per cas n’estón un dia.

Compassion mediatica

La paradòxa que’s tròba tanben dens los messatges d’autosatisfaccion qui’ns distribuim. Que cau picar de las mans cada ser en solidaritat dab los qui suenhan. La compassion mediatica ei un produit a bon compte. Qu’ei en venta juste au ras deu taulèr de la solidaritat peu clic, sabetz la peticion en linha, la susmauta per hialat sociau. Corneille qu’averé segur escriut : « Que partim cinc sus Twitter e Facebook mes, promptament aprodelats, que’ns trobèm lèu 5000 followers en arribant au pòrt (USB) ! »

La compassion mediatica, tà qué har ? Tà’s desbrombar qu’èm dilhèu responsables collectivament d’ua politica qui a decidit de redusir los mejans en favor de la santat. Alavetz, vertat ei que podem reconéisher las errors passadas e afirmar que las volem reparar. Tant de bon ! Còste çò que còste ? Vertadèrament ? La question vau d’estar pausada. Respóner que òc qu’ei plan mes pas en pensar que la factura serà pagada per d’autes.

Que m’arriba de pensar que la crisi qu’ei subèrmediatizada, subèrcomentada, pr’amor qu’ei enfin lo projècte collectiu qui mancava a ua societat qui non n’avèva pas nat. Cinisme ? Lhèu. Tots los ingredients que i son : l’enemic cautelós e invisible, los eròis inatenduts, las victimas innocentas, evidentament, e los adjectius qui acompanhan tot aquò com « istoric », « catastrofic ». E puish lo ton guerrèr. Que serem en guèrra ! Darrèr que vienen donc los mots de solidaritat, engatjament, sacrifici…Mes que serà la solidaritat dens ua societat dispausada a sacrificar las libertats individuaus en per la securitat ? La question qu’estó pausada dab los atemptats terroristas e que torna dab lo Covid 19.

Lo centralisme : lo remèdi

Paradòxa tanben quan s’i parla de préner en compte la disparitat territoriau deu problèma sanitari e quan entenem tantes elegits locaus demandar tostemps instruccions mei a l’Estat. Las collectivitats n’an pas pro de mejans, n’an pas pro de poders, qu’ei vertat ; mes lo sistèma centralista qu’a hèit espelir uas generacions d’elegits formatats a esperar las instruccions de l’Estat. Un sistèma qu’a tendéncia a crear çò qui ei necessari au son foncionar e necessari a la justificacion de la soa existéncia. Quauques uns que son en capacitat de préner decisions. D’autes que volerén mes non n’an pas los mejans e lo poder. Que son minoritaris comparats dab los qui atenen sonque la decision de l’Estat e deus sons representants o la paraula deu president de la Republica ! L’ideau per quauques uns seré que totas las decisions se podossin préner de faiçon unifòrma sus l’ensemble deu territòri francés. Mes tot aquò n’a pas nat sens. Lo virus, com la radioactivitat de Chernobil, se trufa plan beròi de las termièras quan serén presentadas com protectoras contra lo mau en question.

L’Estat que torna donc en fòrça ! Ei aquò lo monde d’après ? Que sembla hòrt lo monde de ger e quitament lo de delà ger. L’Euròpa absenta : perqué ? Pr’amor las decisions europèas demoran enter las mans deus caps d’Estats. Donc s’ei paralizada qu’ei en rason deu replec deus Estats sus se-medishs.

E puish que i a lo retorn deu vielh departament ! Ah lo departament sauvador ! Roge, verd.

Las vertuts de la descentralizacion —se n’i a en aqueth domeni— non son pas debatudas. Arrés n’explican que la responsa descentralizada qu’a dilhèu permetut de redusir l’amplor de la crisi en Alemanha. E que demori prudent ; qu’ac calerà verificar e analizar. Au contra qu’explican en quauques mèdias qu’en Espanha las rivalitats regionaus qu’averén accentuat la crisi ! Ua afirmacion gratuita mes tan confortabla en aquera tempasada de replec estatau !

Totun, lo sistèma federau american qu’empacha lo president de préner decisions catastroficas. Qu’ei un element interessant en aqueth debat.

Alavetz a tots los qui vòlen contrapoders e qui denóncian la gestion francesa de la crisi que’us conselhi de pensar tanben aus poders descentralizats en mei deus autes.

La masca e las duas caras

En las paradòxas que i podem tanben comptar las famosas mascas. Que las deveram portar segurament pendent quauque temps. Ua masca perqué ? Lhèu qu’ei com d’aver duas caras : l’ua entà’s protegir e l’auta tà protegir los autes. La dusau cara qu’ei ua vision optimista de l’Umanitat. Que credi meilèu que la masca serà prumèr lo signe de la menshidança cap a l’aute, qui ei lo perilh , lo portaire deu mau. E serà aquò lo monde nau ?

D’aver duas caras qu’ei estar com Janus, lo diu roman de las duas caras. Qu’espia darrèr e davant. Qu’ei tanben lo diu de las fins e deus començars. Dens ua man qu’a un baston tà indicar lo camin e dens l’aute la clau tà obrir las pòrtas.

Que me’n vedi tà créder que de la crisi aquesta e sortirà un monde mei bon shens qu’agim besonh de har esfòrç deus grans e de granas remesas en question. Metem nos d’acòrd sus la direccion indicada per Janus e siam segurs que la clau qui tien a l’auta man non pòt pas obrir pòrtas quaus que sian. Que i a pòrtas qui deven estar barradas e qui non deveram pas jamei tornar obrir, particularament en los domènis economic e ecologic.

Que m’en vedi entà créder en la capacitat de l’umanitat a tirar rapidament las leçons d’ua crisi coma aquesta, mes qu’ac desiri hòrt. Totun, a quauques òras deu començar deu desconfinament/ desembarrament, que’n soi enqüèra a manejar la paradòxa e a’m díser qu’averí podut titolar aqueth article : « Que serà miélher ger ! » o « Qu’èra miélher doman ! ». Mes que demori optimista, « còste çò que còste ! ».

David Grosclaude

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Virus paradoxal et paradoxe viral

Dans un crise surmédiatisée et surcommentée le Covid 19 nous revèle peut-être les deux visages du masque

Le premier paradoxe dans cette affaire de virus, c’est l’appel à la « mobilisation » accompagnée de ce fameux « restez chez vous ! ». La mobilisation est le contraire du confinement, de l’immobilisme. Se mobiliser c’est se déplacer.

J’ai trouvé une autre expression tout aussi paradoxale ; en anglais j’ai lu « Alone together ! » ( seul ensemble ).

Mais les paradoxes ne se limitent pas aux expressions de cette époque virale.

Il y a des gens pour penser qu’au sortir de la crise rien ne sera comme avant. Du malheur devrait sortir un autre monde. C’est une vision optimiste à laquelle nous pouvons croire ; mais j’ai un doute. Je pense surtout qu’il faudra de l’énergie, de la volonté politique et des combats pour que vienne ce lendemain espéré. L’expérience ne joue en affet pas en faveur des optimistes. Où est le monde sorti de Tchernobyl et de Fukushima ?

Chez nous jamais le nucléaire n’a été aussi coûteux en raison du naufrage de l’EPR. Et pourtant la fête continue. Calculez un peu combien de lits d’hôpitaux on aurait pu faire avec le surcoût de l’EPR. Ça nous donne une idée de ce que peut être un autre monde !

En économie non plus rien ne sera comme avant ! Pourtant les solutions proposées sont celles du monde d’hier : soutenir le secteur automobile à tout prix, soutenir le transport aérien…Et chacun donne ses solutions pour relancer la consommation, la production…comme avant ! On nous parle avec des indicaturs d’hier (valeurs en bourse, PIB,courbes de consommation, etc). Certains pleurent sur la baisse de la consommation sans réfléxion préalable sur ce qui est indispensable et ce qui ne l’est pas.

Ajoutons à tout cela des expressions comme : « c‘est une crise majeure », « la plus grande depuis la deuxième guerre mondiale » , « la dette publique sera géante » et j’en passe. Il me semble qu’il est assez indécent de laisser entendre que la crise du Covid 19 aurait la moindre ressemblance avec celle de 2008, qui elle, ne fut qu’une maladie de la spéculation.

La dette

Je parie qu’il y aura des gagnants dans cette crise. Les mêmes, comme d’habitude. Les messages généreux et de soutien, envoyés par quelques banques à destination des particuliers ou des petites entreprises sont peu crédibles. Vous y croyez encore vous à ces banques au chevet des plus fragiles ?

Les économistes, dans les médias, sont concurrencés par la vague de vulgarisation d’information scientifique concernant le virus. Les économistes veulent aussi garder leur image scientifique. L’économie serait une science ! Alors on nous gratifie d’analyses plus ou moins pertinentes.

J’en ai entendu un sur une grande chaine de télévision, qui expliquait, à propos de l’aide de l’État aux grandes entreprises, que l’État aidera, mais pas les « canards boiteux ». Un peu de darwinisme économique ! La crise va donc nous aider à nous débarasser des inutiles.

D’autres justifient la distribution des dividendes alors que des millions de personnes perdent leur travail. C’est cela le monde qui change ? Un autre explique que la dette va nous plomber pour des décennies. Nous serions donc à la veille d’une période où nous allons vivre à crédit. Et la facture sera pour les générations à venir ! Mais depuis combien de décennies vivons-nous en mangeant le capital naturel et écologique collectif au profit de quelques uns qui s’enrichissent ? C’est cela la bonne économie, l’économie vertueuse ? Cela fait des décennies que nous empruntons à 0% aux générations qui viennent et que nous bouffons leur héritage. Mais cette dette-ci, nos indicateurs économiques actuels ne savent pas la mesurer et ne la voient pas. Pas très scientifique !

Mais derrière le discours sur la dette publique on sent bien pointer l’autre discours qui consiste à dire qu’il faudra faire des sacrifices, travailler plus. Je parie que la question de l’allogement du temps de travail va se poser à nouveau avec force. Quant aux questions écologiques elles risquent bien de ne plus être prioritaires, si par hasard elles le furent un jour.

Compassion médiatique

Le paradoxe se trouve aussi dans les messages d’autosatisfaction que nous nous distribuons. Il faut applaudir chaque soir en solidarité avec les soignants. La compassion médiatique est un produit bon marché. Il est en vente juste à côté de l’étal qui vend de la solidarité par le clic, vous savez, la pétition en ligne, la révolte par réseau social qui aurait pu faire écrire à un Corneille moderne « Nous partîmes cinq sur Twitter et Facebook mais, par un prompt renfort nous nous trouvâmes cinq mille followers en arrivant au port (USB) ! »

La compassion médiatique c’est aussi peut-être pour oublier que nous sommes collectivement responsables d’une politique qui a décidé de réduire les moyens en faveur de la santé. Alors, il est vrai que nous pouvons reconnaître les erreurs passées et affirmer que nous voulons les réparer. Tant mieux. Que ça coûte ce que ça coûtera ? Vraiment ? La question mérite d’être posée. Répondre oui est une chose, mais pas en pensant que la facture sera réglée par les autres.

Il m’arrive de penser que la crise est surmédiatisée, surcommentée, parce qu’elle nous donne enfin le projet collectif qui manquait à une société qui n’en avait aucun. Cynisme ? Peut-être. Tous les ingrédients y sont pourtant : l’ennemi sournois et invisible, les héros inattendus, les victimes innocentes, évidemmment, et les adjectifs qui accompagnent tout cela comme : « historique » , « catastrophique ». Et puis il y a le ton guerrier .Nous serions en guerre ! Et donc viennent les mots « engagement », « sacrifice », « solidarité »…Mais que sera la solidarité dans une société disposée à sacrifier les libertés individuelles pour la sécurité ? La question fut posée avec les attentats terroristes et elle revient avec le Covid 19.

Le centralisme est le remède

Paradoxe aussi quand on parle de prendre en compte la disparité territoriale du problème sanitaire et quand nous entendons tant d’élus locaux demander toujours plus d’instructions à l’État. Les collectivités territoriales n’ont pas assez de moyens et de pouvoirs, c’est vrai. Le sytème centralisé et centraliste a fait naître et croître des générations d’élus formatés à attendre des instructions de l’État. Un système a tendance à créer ce dont il a besoin pour fonctionner et nécessaire à sa justification. Il y en a quelques-uns qui son en capacité de prendre des décisions. D’autres voudraient mais n’en ont pas les moyens et le pouvoir. Ils sont minoritaires comparés avec ceux qui attendent seulement la decision de l’État, de ses représentants ou la parole du président de la République ! L’idéal serait pour certains que toutes les décisions puissent se prendre de façon uniforme sur l’ensemble du territoire français. Mais tout cela n’a pas de sens. Le virus comme la radioactivité de Tchernobyl se moque bien des frontières, même présentées comme protectrices contre le mal en question.

L’État revient donc en force ! Est-ce cela le monde d’après ? Il ressemble beaucoup à celui d’hier et même d’avant-hier.

L’Europe absente : pourquoi  ? Parce que les décisions européennes restent entre les mains des chefs-d’États. Donc si elle est paralysée c’est en raison du repli des États sur eux-mêmes.

On voit même le retour en grâce du département ! Ah le département sauveur ! Rouge ou vert.

Les vertus de la décentralisation — s’il y en a en ce domaine— ne son pas débattues. Personne n’explique que la réponse décentralisée a peut-être permis de réduire l’ampleur de la crise en Allemagne. Et je reste prudent ; il faudra vérifier et analyser. Au contraire dans certains médias français j’ai entendu qu’en Espagne les rivalités entre régions auraient accentué la crise ! Une affirmation gratuite mais confortable en ces temps de repli étatique. Cependant, le système fédéral américain empêche sans doute le président de prendre des décisions catastrophiques. C’est un élément intéressant du débat.

Alors à tous ceux qui souhaitent des contrepouvoirs et qui dénoncent la gestion française de la crise, je leur conseille de penser aussi aux pouvoirs décentralisés, en plus des autres.

Le masque et les deux visages

Parmi les paradoxes je mettrai aussi les fameux masques. Nous devrons en porter pendant quelques temps. Un masque : mais pour quoi faire ?

C’est peut-être comme d’avoir deux visages : l’un pour se protéger soi-même et l’autre pour protéger les autres. Le deuxième visage est la vision optimiste de l’humanité. Je crois plutôt que le masque sera d’abord le signe de la méfiance face à l’autre, qui sera le danger, le porteur du mal. Est-ce cela le monde nouveau ?

D’avoir deux visages c’est ressembler à Janus, le dieu romain aux deux visages.

Il regarde devant et derrière, il est le dieu des fins et des commencements. Dans une main il a un bâton pour indiquer le chemin et dans l’autre la clé pour ouvrir les portes.

J’ai du mal à croire que de cette crise sortira un monde meilleur sans que nous ayons à faire de très gros efforts et de très grandes remises en question. Mettons nous d’accord sur la direction que nous montre Janus et soyons certains que la clé qu’il a dans l’autre main n’ouvre pas n’importe quelle porte. Certaines doivent être refermées et ne devront jamais être réouvertes, notamment en matière économique et écologique.

J’ai du mal à croire à la capacité de l’humanité à tirer rapidement les leçons d’une telle crise, mais je le désire. Pourtant, à quelques heures du début du déconfinement, j’en suis encore à à manipuler le paradoxe et à penser que j’aurais pu intituler cet article : « Ce sera mieux hier ! » ou « c’était mieux demain ! ».

Mais je reste optimiste, quoi qu’il en coûte !

David Grosclaude

Municipales : demandez le programme /Municipaus : demandatz lo programa

Que soi candidat sus la lista « Artix 2020 Partageons demain ! » Qu’ei ua lista de qui lo cap ei ua hemna: Christine Roussel (au centre en roi sus la fòto). Qu’ei lo prumèr còp qui arriba en aquesta comuna.La lista qu’ei compausada de monde vienguts d’orizons sociaus, professionaus e ideologics hòrt divèrs. Qu’a permetut d’establir un programa qui parteish deu principi que deu territòri estant que podem har hòrt de causas entà la justícia sociau, la luta contra lo cambiament climatic e lo respècte de l’environament, l’educacion e tanben l’identitat culturau e lingüistica deu Bearn.

Groupe Christine ROUSSEL

Je suis candidat sur la liste « Artix 2020 Partageons demain ! » . En voici le programme résumé en quelques lignes. C’est une liste menée par une femme : Christine Roussel (au centre en rouge sur la photo).C’est la première fois dans cette commune.Les candidates et candidats viennent d’horizons très divers mais tous pensent que c’est depuis le local que l’on peut apporter des réponses en matière de justice sociale, d’éducation, d’écologie et de respect de l’identité culturelle et linguistique du Béarn

Pour en savoir plus la page facebook de « Artix 2020 partageons demain ! ».

 

Partageons l’espace

1)Améliorons la circulation douce (piétons et cyclistes) avec de nouveaux aménagements. Créons des liaisons pedestres, sécurisées, pratiques, de nouvelles pistes cyclables. Facilitons l’usage du vélo dans Artix mais aussi vers les communes voisines.

2) Artix a une gare. C’est une chance. Le train est un transport du futur. C’est un service public qu’il faut préserver et utiliser au mieux. Intégrons vraiment la gare à la ville : signalisation de qualité, accessibilité de la gare, aménager la voie passant sous la route de Bayonne.

3)Pour inciter à l’utilisation du train, faisons une information de qualité sur la gare (site internet, panneaux d’information, bulletin municipal etc…).

4)Demandons une billetterie automatique TER au centre ville.

5)Dialogons avec la région et la SNCF pour améliorer le service ( ouverture des guichets, horaires des trains).

6) Aide au covoiturage local (application de mise en relation)

Chaque jour de semaine la gare d’Artix propose plus de trente trains en direction de Pau, Tarbes, Bayonne, Orthez, Bordeaux. Seules six villes du Béarn ont un tel équipement.

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Partageons la vie

1) Appuyons le travail des jardins familiaux et l’association qui les gère ; création d’un jardin pédagogique en relation avec les écoles (semis, plants, compost, ecosystème favorable aux insectes pollenisateurs….)

2) Plantons des arbres fruitiers dans les espaces publics.

3) Sensibilisons la population à l’utilisation de produits alternatifs aux pesticides.

5)Organisons une journée citoyenne pour le ramassage des déchets non biodégradables

6) informons honnêtement sur les questions sanitaires liées aux activités industrielles. La transparence créera la confiance et consolidera l’activité économique. La santé des salariés et des habitants prime. N’opposons pas l’emploi à la santé, les deux sont complémentaires.

Usine

7) Réduisons les gaspillages (eau, air, énergie, espace,éclairage nocturne) en gardant la même qualité de service.

8)Améliorons la circulation douce (piétons et cyclistes) avec de nouveaux aménagements. Créons des liaisons pedestres, sécurisées, pratiques, de nouvelles pistes cyclables. Facilitons l’usage du vélo dans Artix mais aussi vers les communes voisines.

Partageons la démocratie

1)Diffusons les débats du conseil municipal sur internet.

2)La participation active de divers élus en charge de dossiers aux réunions du Conseil municipal doit refléter un vrai travail d’équipe.

3)Mettons en place de moyens de communication qui permettront à chacun d’interroger les élus sur tel ou tel sujet.

4) Organisons une réunion publique chaque année avant l’été, ouverte à tous. Le conseil municipal y fera le bilan des actions engagées et répondra aux questions.

5)Une vraie place sera faite à l’opposition dans le bulletin municipal.

Partageons la culture

  • Bâtissons un programme varié d’événements culturels (musique, théâtre, danse, arts plastiques, conférences…) avec les associations, la bibliothèque, les institutions. Les associations sont bien placées pour aider à développer les fêtes populaires.
  • Profitons de ces évènements pour sensibiliser à l’environnement : produits locaux, minimum de déchets…
  • Invitons des artistes populaires et des artistes novateurs à confronter leurs regards.
  • Faisons se rencontrer les générations : par une manifestation sur la mémoire, l’histoire par exemple.
  • Intégrons des créateurs en occitan dans le programme culturel
  • Valorisons la qualité du travail de nos écoles de musique et de danse en offrant des locaux qui répondent aux besoins. Permettons à tous d’accéder à l’éducation et à l’enseignement artistique et culturel.

Panneau Bilingue

Partageons notre identité

1)Donnons une place à la langue occitane (béarnais) dans la communication municipale (panneaux lumineux et bulletin municipal).

2)Aidons l’enseignement de et dans la langue (Calandreta et autres écoles)

3)Créons un cours pour adultes qui veulent apprendre ou réapprendre la langue.

4)Dynamisons de la politique linguistique que doit mener la CCLO

La Communauté de Communes de Lacq-Orthez s’y était engagée et devait accompagner la politique du Département et de la Région. A ce jour rien de très concret n’a été fait à part quelques panneaux d’entrée d’agglomération. Un panneau ne fait cependant pas une politique linguistique. Il faut faire plus. Comme pour toute action publique il faut une volonté politique et des moyens. Panneaux bilingues 1

Il y a déjà longtemps qu’Artix a mis en place une signalisation bilingue dans ses rues. Mais depuis douze ans rien n’a vraiment évolué et la Calandreta doit être mieux accompagnée. La langue doit aussi être présente dans les établissements publics. Un travail sur la culture reste à faire avec des artistes s’exprimant dans la langue et avec tout ce qui touche à la musique, à la chanson, à la danse. Une offre moderne est nécessaire en ce domaine, en direction des jeunes

Partageons nos projets

  • Donnons les moyens de la participation active des artisiens à la vie de la commune. Nous soutiendrons et porterons les projets d’animation de la vie locale via des équipements socio-culturels, supports de l’action en direction des jeunes, des familles, des séniors, des associations. Nous créerons un lieu d’animation, de débat et d’échange au plateau et un autre au centre.IMGP7812
  • Facilitons l’action des associations : service de coordination de la vie associative, formation et accompagnement des bénévoles…
  • Développons le Point Jeunes pour les enfants, adolescents et jeunes adultes. Une meilleure implication des jeunes dans la vie de la commune facilite leur insertion dans la société.

 

Le centre doit conserver ses activités économiques et commerciales

Les questions économiques, écologiques et d’urbanisme sont liées. Un projet d’installation d’un supermarché sur la zone Eurolacq 2 est en cours Nous avons des interrogations sur ce projet. Le centre d’Artix risque de se vider. Même si des emplois sont annoncés ce serait négatif qu’ils soient créés au détriment de ceux qui existent déjà. IMGP7801

L’agence du Crédit agricole quitte aussi le centre-ville.

Y a-t-il un risque de voir d’autres activités déménager sur le même lieu (pharmacie ou autres services) ?

Il faut dynamiser le marché hebdomadaire. Des équipements nouveaux sont nécessaires, comme une halle couverte par exemple.

Respecter mieux la nature et le cycle de l’eau

Il faut limiter l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols. En laissant l’eau pénétrer dans le sol on lutte contre les inondations, on préserve la qualité de l’eau et on protège la biodiversité. 

Imperméabilisation 2

Empêcher l’eau de s’infiltrer dans le sol provoque des indondations et fragilise les nappes phréatiques. La lutte contre les inondations, la protection, le captage et le traitement des eaux coutent cher.

Parkings, trottoirs, voies pietonnes ou cyclables peuvent être poreuses. Le béton et le bitume ne sont pas les seules solutions. Cela ne coûte pas plus cher. Voilà des actions pour lesquelles nous nous engageons. Nous ne devons pas accepter l’ imperméabilisation de surface si ce n’est pas absolument nécessaire.

Les travaux dans notre ville doivent respecter ces critères de modernité et de protection de l’environnement.

Partageons la tranquillité

  • L’équipe municipale doit veiller à la tranquillité publique. Cela nécessite une coordination avec l’État, qui garde la compétence en ce domaine. La cohésion sociale, le vivre-ensemble sont les moyens les plus efficaces pour créer un sentiment de tranquillité.
  • Nous proposons une police municipale mutualisée au niveau de la communauté de communes. Elle sera plus efficace, aura plus d’effectifs et nous maîtriserons les coûts.
  • Nous pensons que l’installation de tout moyen de surveillance dans l’espace public nécessite l’organisation d’un débat avec la population. Cela permettrait d’évaluer l’efficacité de ces dispositifs et l’impact sur le respect de la vie privée.
  • Annoncer la mise en place de caméras de surveillance dans l’espace public sans étude des besoins et des coûts, sans analyse des résultats obtenus ailleurs, n’a pas de sens. La garantie du respect de la vie privée est un élément essentiel du débat public dont ne pourrait se passer un tel projet.

Investir pour demain

 Les impôts locaux ? Nous n’avons pas pour objectif de les augmenter. C’est évident ! Nous savons que les temps sont difficiles pour un bon nombre d’habitants de la commune. Cela signifie t-il que nous ne devons pas investir ? Bien sûr que non. Ne pas recourir à l’emprunt en cette période où le crédit n’est pas cher serait une erreur. Il y a un équilibre à trouver. Nous le savons. Nous irons à la recherche de toutes les subventions possibles pour chacun des projets que nous proposons. Cela allègera la charge sur le budget de la commune. La qualité de vie et l’attractivité d’une ville dépendent de la pertinence des investissements. Artix a perdu 200 habitants depuis six ans (source insee). C’est dommage !