C’était vraiment mieux avant !

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C’était vraiment mieux avant !

Le vote qui est intervenu au Royaume-Uni va déclencher une réaction qui est bien en phase avec la crise politique que vit l’Europe aujourd’hui.

Ce vote donne déjà des idées à des gens de chez nous qui pensent que « c’était mieux avant ! ». Le problème c’est que « avant » ne veut rien dire. Parce que « avant » ce peut être « avant-avant » ou alors « juste après avant ».

Donc les britanniques ont dit que c’était mieux avant. Et encore, eux n’avaient pas choisi l’euro ;

D’autres le disent, et vont le dire ailleurs, encore plus fort qu’au Royaume-Uni.

Il y a effectivement aujourd’hui chez nous une nostalgie que je crois morbide. Je ne connais pas assez les britanniques pour savoir si c’est ce qui les a guidés, mais chez nous je sens cette morbidité.

Londres 2

Il y a l’Europe, qui est un beau projet, mais que les égoïsmes des États ne cessent de pervertir chaque jour. L’Europe qu’ils ont bâti est d’une telle complexité que personne n’y comprend rien. A ne pas vouloir faire un système démocratique plus simple, plus classique, cette Europe a créé des insatisfactions. Les principes démocratiques de base n’ont jamais été respectés puisque les véritables décisions ne sont pas prises par les députés que les européens ont élus.

En bref il aurait fallu faire un véritable fédéralisme pour éviter que les gouverenements des États ne jouent à un jeu pervers qui consiste à bloquer en permanence des décisions, tout en laissant accuser « Bruxelles » de tous les maux. La banalité consistant à accuser l’administration européenne d’être responsable de normes stupides, de pinaillages divers et variés. On connait ce refrain.

Quand on connait l’administration française, on ne peut que se dire que nous aurions intérêt à ne pas donner de leçons. Nous avons une lourde responsabilité en ce domaine puisque dans notre pays il y a longtemps que le politique est débordé par une administration centrale, et centralisée, toute puissante.

En l’absence de projet politique européen enthousiasmant il ne faut donc pas s’étonner que certains se mettent à dire « c’était mieux avant ! ».

Mais avant quoi ? Avant que nos politiques, notre vision du développement, nos modes de consommation n’aillent créer le chaos dans certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique ? Avant que cela ne provoque l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe ? Avant que nous ne sachions que notre système de production et de consommation, notre croissance sont une impasse ?

Faute de rêver demain, parce qu’il est plein de changements difficiles, de virages à négocier, de mauvaises habitudes à perdre, on rêve d’un « avant », on rêve d’un « hier ».

Au lieu de nous vendre de la nostalgie, on ferait mieux de regarder le présent en face.

Je veux dire par là que, lorsque j’entends les économistes patentés nous expliquer que la croissance revient, on entretient la nostalgie. Finalament, et pour simplifier, beaucoup d’entre-eux nous expliquent que l’on peut espérer le retour du monde d’avant. Vous savez celui des années de la croissance insolente qui se faisait sur le dos des pays pauvres, l’époque où nous bouffions sans soucis le capital. C’était quand la croissance devait être sans fin et que personne ne pensait aux dégâts faits sur la planète. Mais « avant » on ne savait pas que la planète était finie et qu’il y avait des dégâts qu’il nous faudrait payer un jour. « Avant » c’était quand on ne savait pas que nous avions une révolution énergétique à faire. « Avant » c’était quand on croyait que chaque problème trouverait sa solution dans une révolution ou une innovation technologique. D’ailleurs c’est encore un peu comme cela aujourd’hui.

« C’était mieux avant ! », c’est comme dire à nos enfants que la facture que nous leur laissons sur le plan écologique et économique, se doublera d’une facture politique plus que salée. Les Autrichiens ne sont pas passés loin et chez nous les amis du FPÖ sont en embuscade.

Non la croissance d’avant ne reviendra pas ! Il faut inventer autre chose, quelque chose de viable pour les humains bien plus nombreux « qu’avant » . Non, « avant » n’existe plus !

Certains, pour de petits bénéfices politiciens, nous annoncent l’inversion de la courbe du chômage alors que c’est maintenant qu’il faut se mettre à réfléchir vite, sur le travail et sa répartition, sur la richesse et sa répartition, sur la consommation et sa répartition, sur le développement et son but.

Le projet ne peut être celui qui consiste à vouloir retrouver le monde tel qu’il était « avant ».

Je pensais que nous avions compris cela… depuis le temps !

Jacques Chirac le dialògue de las culturas e la diversitat culturau

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La diversitat culturau òc, mes au musèu e sustot dab ua punta d’exotisme

La diversité culturelle oui, mais au musée et surtout avec une pointe d’exotisme

(article bilingue) IMGP4045

Que’m sembla que’s trufan de nosautes ! Un còp de mei.

Los mèdias que celèbran la mustra au Musèu deu Quai Branly, musèu aperat adara Jacques Chrirac. L’ancian president que seré un gran defensor « deu dialògue de las culturas » .

Que’m feliciti qu’un musèu e sia consacrat a la diversitat de las culturas. Qu’ei finalament la mendra de las causas de celebrar aquera diversitat. Qu’ei sonque lo respècte qui devem a la diversitat de las hemnas e deus òmis qui viven suu planeta e qui an creat un patrimòni qui ei lo de l’umanitat. Que’n caleré mei d’un. Sustot qu’ei un musèu de mei installat desempuish dètz ans dejà) a París. Ah ! lo centralisme culturau ! E l’egalitat deus ciutadans devant la cultura ? Que deu har partida deus principis qui son estruçats en las cavas de quauque musèu dab quauques òbras a las quaus n’an pas trobat de plaça en un espaci public !

Qu’ei amusant de véder celebrat Jacques Chirac com gran defensor de la diversitat de las culturas e sustot deu « dialògue de la culturas » quan sabem que, se s’interessava a las culturas de l’aute cap deu monde, qu’ei tostemps estat incapable de har la mendra causa en favor de la lenga e de la cultura occitanas, la cultura deu territòri qui considerava com lo son. Se trobava vertuts a las arts luenhècas, n’estó pas capable de trobar la mendra valor a la cultura occitana de Lemosin, qui ei totun lo brèç deus trobadors e la tèrra d’eleccion de J.Chirac.

No’s cau pas desbrombar qu’ei eth qui empachè en 1999 la ratificacion de la Carta europèa. La reconeishença de las lengas ditas regionaus en França qu’èra tà eth un perilh deu màgers. E n’èi pas lo sovièr de la mendra accion de la soa part entà compensar la non-ratificacion de la Carta europèa.

La nocion de « dialògue de las culturas » qu’ei ua nocion de geometria cambiadissa ! Jacques Chirac que podèva recéber a París Rigoberta Menchú, en gran pompa, e non pas har arren de çò que disèva quan s’agiva deu son pròpi territòri. Alavetz la diversitat culturau òc ! mes sonque quan ei exotica e sustot quan la podem embarrar enter los quate murs d’un musèu ?

La cultura n’ei pas carn hreda. Qu’ei com la memòria que cau que demore viva. E memòria que n’èi enqüèra un pauc, çò qui’m permet d’anar a contrabriu de totas las celebracions unanimas a l’entorn d’un ancian president de la Republica qui seré lo campion de la diversitat culturau.

Jacques Chirac le dialogue des cultures et la diversité culturelle

La diversité culturelle oui, mais au musée et surtout avec une pointe d’exotisme

Je crois qu’une fois de plus on se moque de nous. Les médias celèbrent l’exposition du Musée du Quai Branly à Paris, appelé aussi aujourd’hui musée « Jacques-Chirac ». L’ancien président de la République serait un grand défenseur du « dialogue des cultures ».

Je ne peux que me féliciter qu’un tel musée existe. Il devrait même y en avoir d’autres. C’est finalement la moindre des choses que de célébrer la diversité des cultures des hommes et des femmes qui peuplent notre planète. Ils ont créé un patrimoine qui est commun à l’humanité. Mais c’est encore un musée installé ( il y a déjà dix ans) à Paris. Ah ! le centralisme culturel. Et l’égalité des citoyens devant la Culture ? Elle doit faire partie des principes qui son rangés dans les caves d’un musée faute de lui trouver une place dans l’espace public !

C’est amusant de voir jacques Chirac célébré comme un grand défenseur de la diversité des cultures et surtout du « dialogue des cultures » quand on sait que, s’il s’intéressait aux cultures de l’autre bout du monde, il a toujours été incapable de faire la moindre chose en faveur de la langue et de la culture occitanes, la culture du territoire qu’il considérait comme le sien. S’il trouvait des vertus aux arts lointains, il ne fut pas capable de trouver la moindre valeur à la culture occitane en Limousin, qui est le berceau des troubadours, et la terre d’élection de Jacques Chirac.

Il ne faut pas oublier que c’est lui qui, dès 1999, empêcha la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La reconaissance des langues dites régionales en France représentait semble t-il pour lui un péril majeur. Et je n’ai pas le moindre souvenir d’una action de sa part qui aurait permis de compenser la non-ratification de la Charte européenne. Comme quoi la notion de « dialogue des cultures » est une notion à géométrie variable ! Jacques Chirac pouvait recevoir en grande pompe Rigoberta Menchú à Paris et ne rien faire de ce qu’elle disait lorsqu’il s’agissait de son propre territoire.

La diversité culturelle oui ! mais seulement quand elle est un peu exotique e que l’on peut l’enfermer entre les quatre murs d’un musée ?

La culture n’est pas de la viande froide. C’est comme la mémoire, elle n’a d’interêt que si elle reste vivante. Et de la mémoire j’en ai encore assez pour aller à contre-courant de toutes les célébrations unanimes autour d’un ancien président de la République qui serait, dit-on, le champion de la diversité culturelle.

Christian Troadec : « je ne soutiens pas la candidature de París aux JO de 2024 »

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Hidalgo
Christian Troadec, le maire de Carhaix, a remis sa lettre en main propre à A.Hidalgo, maire de Paris.

Aujourd’hui, au Congrès des maires à Paris, Christian Troadec, maire de Carhaix et candidat à la présidentielle de 2017, a rendu publique une lettre qu’il envoie à Anne Hidalgo et dans laquelle il lui explique pourquoi il ne soutient pas la candidature de Paris aux J.O de 2024.

Voici le texte de la lettre :

« Je ne soutiens pas la candidature de Paris aux JO de 2024 »

Madame, chère collègue,

À l’occasion de ce congrès des maires de France, je souhaite vous expliquer pourquoi je ne soutiens pas le principe de l’organisation des J.O de Paris en 2024.

Je suis le maire d’une commune qui, comme toutes les communes de France, voit ses dotations baisser chaque année. Cette situation participe à creuser encore plus les inégalités territoriales qui deviennent des inégalités sociales. Nos concitoyens ne supportent plus cette situation.

L’organisation des J.O à Paris ne fera que renforcer un système par lequel les investissements majeurs de l’État se font sur une petite partie du territoire.

C’est évident en matière de transports, domaine dans lequel le centralisme revient en force. C’est dommageable pour toutes les régions. C’est évident en matière d’investissements culturels, c’est une constante en matière d’équipements collectifs.

Ce système a aujourd’hui atteint ses limites. Il contribue à faire croître une mégapole et à vider le reste du territoire. Il n’aide pas à la construction d’un espace européen équilibré. Il n’aide pas à la mise en place d’une vraie politique de conversion écologique et environnementale.

Cette conception de l’aménagement du territoire est désuète, inégalitaire et coûteuse. Elle ne fait qu’aggraver les problèmes que connaissent Paris et la Région Ile de France, justifiant ainsi encore plus d’investissements payés par tous les contribuables. Le Grand Paris, c’est 0.15 % du territoire (814 km²) et 10 % de la population (6.9 millions). D’ici 2025, l’Etat entend y investir 32.5 milliards d’euros. Ou sont les 292 milliards d’euros équivalents et les projets qui seraient légitimes pour les 97 départements restants. Où est l’égalité républicaine ?

Je plaide pour une décentralisation courageuse, véritable, donnant aux régions et aux collectivités une capacité à innover, à exprimer leur dynamisme et à valoriser leurs identités. Ma démarche n’est en rien une défiance envers les Parisiens, bien au contraire. Je crois même que la qualité de vie quotidienne des habitants de Paris et d’Île de France serait améliorée si nous sortions de ce centralisme dépassé.

Si les JO doivent être organisés en 2024 ils doivent être décentralisés.

Je ne peux que vous dire la même chose concernant l’exposition universelle de 2025.

Je vous prie de recevoir, madame et chère collègue, l’expression de mes salutations cordiales.

Christian Troadec, maire de Carhaix.

 

Un an après ! Tostemps lo mesprètz/Toujours du mépris

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ARTICLE BILINGUE : VERSION FRANÇAISE CI-DESSOUS

« Que n’i a pro d’estar mespresats ! »

Un an après e tostemps d’actualitat !

Non m’agrada pas tròp de hestejar los aniversaris mes, en har un petit punt sus la question de la politica linguistica, que volèvi arremerciar tots los qui’m sostiengón d’ua faiçon o d’ua auta l’an passat quan prengoi la decision de’m hicar en grèva de la hami au Conselh Regionau d’Aquitània.

Mercés 1

Que demandavi en mai de 2015 qu’estosse respectada la decision de las duas regions qui avèvan, un an abans, votat a l’unanimitat la creacion de l’Ofici Public de la lenga Occitana. L’Estat qu’arrossegava los pès e non volèva pas participar a aqueth ofici interregionau. Lo dossièr qu’èra quasi enterrat e que caló aquera accion e la vòsta mobilizacion entà que las duas ministras de l’Educacion e de la Cultura envièssen ua letra qui èra l’engatajament de publicar l’arrestat qui èra necessari a la creacion de l’OPLO. Qu’èra tanben la promessa de participar au tribalh deu dit ofici.

Que sabi hòrt plan que, en los vòstes caps, n’èra pas la question de la creacion d’un organisme qui èra importanta, mes qu’èra la question de la lenga en generau. Qu’èra la denonciacion deu mesprètz deu poder centrau de cap a ua demanda qui ei basica en democracia, a saber lo repècte deu principi d’egalitat de las lengas e de las culturas.

Mensh de un centime d’euro per an e per abitant !

Adara l’Ofici qu’existeish e que deu préner en carga la politica linguistica de las duas regions. Dab la refòrma ( sus laquau e i averé tant a díser) aqueras regions que son mei granas e qu’amassan adara 9 milions d’abitants de l’espaci occitan ; que son quasi tots los qui demoran en l’anciana Aquitània mei los lemosins e los estatjants de la navèra region constituida per Miègjorn-Pirenèus e Lengadòc-Rosselhon, mensh los catalans. Tribalh, que n’i a per l’OPLO !

Totun non pòdi pas empachà’m de senhalar que la participacion prometuda per l’Estat entà har foncionar l’Ofici qu’ei mei que limitada : 65 000 euros ! E enqüèra que i a ua partida qui deveré arribar devath la fòrma d’un pòste, un personau, metut a disposicion de l’OPLO e evaluat a 50 000 euros.

Lo Conselh d’Administracion de l’OPLO ( non i soi pas mei pr’amor non soi pas mei elegit) qu’ei constituit de 8 personas : 6 conselhèrs regionaus e 2 representants de l’Estat. Que’m hè díser que l’Estat e deverà lèu aumentar la soa participacion se vòu estar credible. Çò que da a l’OPLO pour son fonctionnement qu’ei 10% de çò que balha a l’Ofici Public de la Lenga Basca per la medisha rason. E francament la generositat dab la lenga basca de la part de l’Estat qu’ei mei que relativa. Que representa quauquarren com 2 euros per cada abitant deu País Basco : qu’ei pauc. (860 000 euros per 300.000 abitants).Los mens amics bascos que saben çò que’n pensi ; non pensi pas que sian tròp plan dotats. Qu’ei meilèu lo contrari.

 

Mes vertat ei, se dividim 65 000 euros peus 9 milions d’abitants pertocats per l’espaci de tribalh de l’OPLO, qu’arribam a un resultat microscopic : qu’ei 0,0072 euros per an e per estatjant, donc mensh de un centime d’euro !!! Qui pòt pensar qu’aquera situacion e posca durar ? Qui pòt considerar que sia atau que’s respècte ua lenga, qui pòt créder que sia digne ? N’ei quitament pas l’aumòina !

mercés 2
La veirina deu CR d’AQuitània l’an passat

Alavetz que sabi quin l’Estat e hè los sons comptes entà provar la soa generositat. Que hè la soma de tot çò que hè per la lenga nosta, de totas las ajudas qui pòt dar a las associacions peu biais de las DRACs e deu ministèri de la Cultura. Mes non va pas luenh tot aquò tanpauc. Alavetz entà har bona mesura qu’ajusta sovent los salaris deus ensenhants de las escòlas bilinguas, deus professors d’occitan e tanben los salaris de las escòlas associativas contractualizadas. Mes aquò qu’ei un compte faus. Los mainatges qui son en las escòlas que costarén lo medish prètz estossen escoliats en francés. Los mainatges qui viven suu territòri de la Republica qu’an lo dret d’estar escolarizats. Donc aquò n’a pas a entrar dens los comptes.

 

Promessas e declaracions a fanègas mes per quin resultat ?

Que hè un an que m’èri engatjat en ua grèva de la hami e que receboi lo sostien de milierats de personas : ciutadans e tanben elegits de diferentas regions. A la fin, quan receboi l’engatajament escriut de las duas ministras sus l’OPLO, qu’aprengom tanben que lo president de la Republica e volèva tornar lançar lo procèssus de ratificacion de la Carta europèa. Que sabem çò qui arribè. La carta ei enterrada e François Hollande qu’ei estat incapable de tiéner la mendra promessa pertocant las lengas. Que cambiè mantuns còps d’idea e lo resultat qu’ei…arren. 

Que prometó en la soa campanha electorau la ratificacion, puisque qu’abandonè l’idea, puishque que s’i tornè puishque l’abandonè un còp de mei. Ei aquò ua politica ?

E perqué non i avó pas nada iniciativa entà votar ua lei ? E perqué estó tan complicat de har passar un article en la lei de renovacion de l’escòla ? E perqué e’s cau bàter uei entà empachar la refòrma deus collègis de sacamandejar l’ensenhament de l’occitan e de las autas lengas?

Tot simplament pr’amor aqueth president e los sons govèrns n’an pas avut lo començament de l’intencion de har ua politica lingüistica coerenta e intelligenta.

N’an pas quitament avut lo coratge de méter dens la refòrma territoriau la competéncia linguistica a las regions dab la moneda necessària.

Donc las rumors, segon lasquaus e i averé ua possibilitat abans lo mes de mai de 2017 de har passar ua lei o ua mesura en favor de las lengas, n’an pas entà jo nada valor. A cada còp, quan s’aprèssan las eleccions qu’avem la medisha cançon. E totun que i a quauques parlamentaris qui n’an pas estauviat la lor energia entà essajar de convéncer lo govèrn…en de balas !

Qu’avem adara un ministre de la Justícia qui ei un defensor ahuecat de las lengas ( qu’ei eth qui pugè a la tribuna de l’Assemblada Nacionau lo 14 de genèr de 2014 entà defénder lo tèxte qui averé devut perméter de ratificar la Carta europèa ) mes adara sembla aver d’autas preocupacions.

E puish que i a aqueth rapòrt qui estó comandat per la ministra de la Cultura en 2013. La ministra qu’amassè ua comission qui tribalhè pendent tres mes. Que i participèi. En aqueth rapòrt que i a sonque proposicions aplicablas immediatament e simplament, com ac avèva demandat la ministra en acòrd dab lo prumèr ministre. Non i a pas avut dinc adara lo començament d’ua volontat d’aplicar ua sola d’aqueras proposicions…

E de l’aute costat ? Parièr a dreta. Se sabem que i a parlamentaris favorables que sabem tanben que quan la dreta estó au poder que s’opausè a tota avançada vertadèra.

E uei, un an après la mobilizacion a l’entorn de « Que n’i a pro d’estar mespresats ! » qu’apreni que lo Conselh departamentau deus Pirenèus-Atlantics que vòu redusir las ajudas a las associacions màgers e prumèr a las qui tribalhan en l’ensenhament e la transmission de la lenga. La vergonha e lo mesprètz que son tostemps vius. Quan son elegits e responsables publics qui’n hèn mustra, qu’ei diferent. Que son causidas politicas. Que las deven assumir e sustot justificar sustot quan s’ageish deu resultat d’ua mescla de rancura e d’incompeténcia…

Lo mesprètz qu’ei responsable de la desillusion deus ciutadans per çò qu’ei de la politica e de la causa publica. E las consequéncias que las coneishem : qu’ei ua reaccion qui hè que los electors se dèishan convéncer per las ideas simplistas, per las ideas deus qui vòlen destornar la taula, per las pretendudas solucions de l’extrema dreta. Las consequéncias que seràn tragicas per la democracia.

Un còp de mei, mercés a tots d’aver sabut har retrenir pertot lo « Pro d’estar mespresats! ». Mercés peu vòste sostien e mercés sustot de compréner que nos i va càler tornar.

David Grosclaude

 

 

Un an après, et toujours d’actualité !

Je n’aime pas trop fêter les anniversaires mais, en faisant un point sur la question de la politique linguistique, je souhaitais remercier à nouveau tous ceux qui m’ont soutenu l’an dernier, d’une façon ou d’une autre, quand je prenais la décision de me mettre en grève de la faim au Conseil Régional d’Aquitaine.

Je demandais alors, en cette fin mai de 2015, à ce que soit respectée la décision prise par deux régions qui avaient, un an auparavant, voté à l’unanimité la création d’un Office Public de la Langue Occitane. L’État trainait des pieds et ne voulait pas participer à cet organisme interrégional. Le dossier était quasi enterré et il fallut cette action et votre mobilisation pour que les deux ministres de l’Éducation et de la Culture envoient une lettre qui était l’engagement de l’État a publier enfin l’arrêté qui était nécessaire à la création de l’OPLO. C’était aussi la promesse de participer au travail de cet office.

Je sais très bien que dans vos têtes, ce n’était pas la question de la création d’un organisme qui était importante, mais la question de la langue en général. C’était la dénonciation du mépris dont fait preuve le pouvoir central face à une demande basique en démocratie, à savoir le respect du principe d’égalité des langues et des cultures.

Moins de un centime d’euro par an et par personne !

Aujourd’hui cet Office existe et il doit prendre en charge la politique linguistique des deux régions. Avec la réforme —sur laquelle il y aurait tant à dire — ces deux régions sont plus grandes et elles rassemblent maintenant 9 millions des habitants de l’espace occitan ; cela correspond à presque tous les habitants de l’ancienne Aquitaine, tous ceux du Limousin, les habitants de l’ex région Midi-Pyrénées et ceux de l’ancienne région Languedoc-Roussillon, moins les catalans.

Du travail pour l’OPLO il y en a !

Pourtant je ne peux pas m’empêcher de signaler que la participation promise par l’État afin de faire fonctionner l’OPLO est plus que limitée : 65 000 euros ! Et encore une partie de cette participation doit se faire sous la forme d’une mise à disposition d’un personnel évaluée à 50 000 euros.

Le Conseil d’Administration de l’OPLO (je n’en suis plus, n’étant plus élu) se compose de 8 personnes : 6 conseillers régionaux et 2 représentants de l’État. Tout cela me fait dire que l’État devra augmenter sa participation s’il veut être crédible. Ce qu’il donne à l’OPLO pour son fonctionnement, c’est 10% de ce qu’il donne à l’Office Public de la Langue Basque pour la même raison. Et franchement la générosité de l’État en faveur du basque n’est que relative. Cela représente 2 euros par an et par habitant du Pays-Basque : c’est peu (860 000 euros pour 300 000 habitants). Mes amis basques savent ce que je pense ; je ne crois pas qu’ils soient trop bien dotés. C’est même le contraire.

Mais d’un autre côté, si nous divisons 65 000 euros par les 9 millions d’habitants concernés par l’espace de travail de l’Ofici Public de la Lenga Occitana nous arrivons à un résultat qui frise l’infiniment petit, le microscopique. Cela donne 0,0072 euros par an et par habitant soit moins d’un centime d’euro!!! Qui peut penser que cette situation puisse durer ? Qui peut considérer que ce soit ainsi que l’on respecte une langue et qu’on lui donne de la dignité ? Ce n’est même pas faire l’aumône !

Alors, je sais bien comment l’État fait parfois ses comptes afin de prouver sa générosité. Il fait la somme des aides octroyées pour des actions linguistiques par les DRACs des régions occitanes. Mais là, les comptes sont vite faits. Pour être plus convaincant, il lui arrive aussi d’ajouter le salaire des enseignants des écoles bilingues, des professeurs des collèges et des lycées qui enseignent l’occitan, et celui des enseignants des écoles associatives contractualisées. Il oublie que, de toute façon, en français ou en occitan, il faudrait payer la scolarité de ces enfants qui ont le droit d’être scolarisés comme tous les enfants qui vivent sur le territoire de la République. Donc cela n’a pas à entrer dans les comptes.

 

Des promesses et des déclarations à foison mais pour quel résultat ?

Il y a un an donc, je m’étais engagé dans une grève de la faim et je recevais le soutien de milliers de personnes : des citoyens et aussi des élus de différentes régions. Au bout de huit jours, quand je reçus l’engagement écrit des deux ministres sur l’OPLO, nous apprenions que le président de la République voulait relancer le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Nous savons ce qu’il en est advenu. La Charte est enterrée et François Hollande a été incapable de tenir la moindre promesse concernant les langues dites régionales. Il changea plusieurs fois d’idée et le résultat est là, c’est à dire…rien !

Il avait promis cette ratification dans sa campagne, puis il en abandonna l’idée une première fois. Puis il y revint pour l’abandonner une fois de plus. Est-ce cela une politique linguistique ?

Pourquoi n’y a t-il pas eu alors une initiative afin de faire voter une loi ? Pourquoi fut-il aussi compliqué de faire passer un seul article dans la loi de rénovation de l’école ? Pourquoi faut-il se battre pour que la réforme des collèges ne saccage pas l’enseignement de l’occitan et des autres langues ?

Tout simplement parce que ce président et ses gouvernements n’ont pas eu le commencement de l’intention de mener une politique linguistique cohérente et intelligente.

Ils n’ont même pas eu le courage de mettre dans la réforme territoriale, la compétence linguistique aux régions avec les moyens budgétaires nécessaires.

Donc les rumeurs selon lesquelles il y aurait une possibilité, avant le mois de mai 2017, de faire passer une loi ou une mesure par décret en faveur des langues dites régionales, n’ont que peu de valeur. À chaque fois, quand approchent les élections, nous avons droit à la même chanson. Et pourtant il y a quelques parlementaires qui n’ont pas économisé leur énergie pour essayer de convaincre le gouvernement…en vain !

Nous avons aujourd’hui un ministre de la Justice qui est un défenseur fervent des langues (c’est lui qui est monté à la tribune de l’Assemblée Nationale le 14 janvier 2014 pour défendre le texte qui aurait du permettre de ratifier la Charte européenne) mais il semble avoir aujourd’hui d’autres préoccupations.

Et puis il y a ce rapport qui fut commandé par la ministre de la Culture en 2013. La ministre avait réuni une commission qui travailla pendant trois mois. J’y ai participé. Dans ce rapport il n’y a que des propositions applicables immédiatement et simplement, comme la commande nous en avait été faite, en accord avec le premier ministre. Il n’y a pas eu à ce jour le début du commencement d’une volonté d’appliquer une seule de ces propositions…

Et de l’autre côté ? C’est pareil à droite. Si nous savons qu’il y a des parlementaires favorables nous savons aussi que lorsque la droite était au pouvoir, elle s’opposa à toute véritable avancée.

Aujourd’hui, un an après la mobilisation autour de « Que n’i a pro d’estar mespresats ! », j’apprends que le conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques veut réduire les aides aux associations principales et surtout à celles qui travaillent à l’enseignement et à la transmission de la langue occitane. La honte et le mépris sont toujours là. Quand ce sont des élus ou des responsables publics qui en font preuve c’est incompréhensible. Ce sont des choix politiques qu’ils doivent justifier et assumer, surtout s’il s’agit du résultat d’un mélange d’incompétence et de rancoeur…

Le mépris est responsable de la désillusion des citoyens face à la politique et à la gestion des affaires publiques. Les conséquences nous les connaissons : c’est une réaction qui fait que les électeurs se laissent convaincre par les idées simplistes, par les idées de ceux qui veulent renverser la table, par les prétendues solutions de l’extrême droite. Les conséquences seront tragiques pour la démocratie.

Une fois de plus, merci d’avoir su faire retentir le « pro d’estar mespresats ! ». Merci pour votre soutien et merci de comprendre qu’il va falloir recommencer et continuer à dénoncer ce mépris.

 

David Grosclaude

 

Politique linguistique en faveur de l’occitan : Le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques veut-il tout saccager ?

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Politique linguistique en faveur de l’occitan : Le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques veut-il tout saccager ?

La vergonha que torna !

Il y a un an jour pour jour, je décidais de me mettre en grève de la faim pour que soient respectées les décisions de deux conseil régionaux qui avaient voté à l’unanimité la création d’un Office Public de la Langue Occitane.

Il s’agissait de mettre l’Etat face à ses responsabilités. Il n’avait qu’un arrêté ministériel à rédiger et à signer ; nous attendions depuis dix mois. Visiblement le dossier était enterré. Mais grâce au soutien de milliers de personnes cet Office interrégional existe aujourd’hui ; et il a du pain sur la planche. Je ne suis plus élu d’autres l’ont en charge. Deux élus béarnais siègent à son conseil d’administration. L’Office Public de la Langue Occitane peut être un interlocuteur du Conseil Départemental des Pyrénées Atlantiques comme l’est l’Office Public de la Langue Basque.

Mais, aujourd’hui, le conseil départemental des Pyrénées Atlantiques a décidé de réduire les aides à toutes les associations qui s’occupent de la transmission de la langue.

Il a décidé de réduire la langue à un élément folklorique. Il taille dans ce qui est le plus efficace. Il réduit son aide aux associations les plus dynamiques.

Comment peut on valider l’idée selon laquelle la question de la transmission de la langue, de son enseignement, de la production de matériel pédagogique, doive être mise au niveau de l’aide à des manifestations telles « l’escopit de milhòc » ( le cracher de grain de maïs) ou au niveau des des « trois heures de la brouette » !

Pourtant le département des Pyrénées-Atlantiques a développé depuis quelques années une politique en faveur de la langue occitane ( béarnais) dynamique et efficace, quelle que soit la couleur de sa majorité. Comme militant associatif je m’étais battu pour cela ; puis comme élu de la Région j’ai pu travailler à des projets communs.

Cela fonctionnait et a permis le développement d’écoles associatives et d’écoles bilingues dans l’Education nationale. D’autres actions aussi très importantes pour le développement de la langue ont été menées en concertation entre les collectivités, dans l’audiovisuel par exemple.

Aujourd’hui on veut tout mettre par terre ! Pourquoi ? Je ne vois qu’une explication : l’incompétence de ceux qui ont inspiré ces décisions passéistes et rétrogrades !

Ce n’est pourtant pas une question partisane. Je connais des gens de gauche et de droite qui sont aujourd’hui très choqués.

Une politique linguistique demande du temps, de la constance de la compétence et de l’intelligence. Je vous laisse deviner parmi ces éléments ceux qui, selon moi, manquent aujourd’hui dans les décisions qui sont annoncées au Conseil Départemental. Il en manque plusieurs !

Au Parlement de Navarre, il y a quelques années, François Bayrou avait déclaré : « lo temps de la vergonha qu’ei acabat ! » ( le temps de la honte est terminé ! ).

Il faut croire que certains veulent que nous fassions un saut dans un passé que nous pensions révolu.

Ei tornat lo temps de la vergonha ?

Le temps de la honte est-il revenu ?

David Grosclaude

Perqué sostieni la candidatura de Christian Troadec ? Pourquoi je soutiens la candidature de Christian Troadec ?

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header_twitter_ct2017Que trobaratz ací las rasons per lasquaus e sostieni la candidatura de Christian Troadec

Vous trouverez quelques bonnes raisons qui font que je soutiens la candidature de Christian Troadec pour la présidentielle de 2017.

Non pas que je pense que la présidentielle soit le symbole de la démocratie, loin s’en faut, mais on nous laisse tellement peu d’espace pour exprimer des idées qu’il faut bien se servir d’un espace politique qui peut permettre de faire entendre autre chose que ce que nous entendons depuis des semaines et qui va durer encore quelques mois.

Il n’y a pas d’homme providentiel ou de femme providentielle. Il n’y a que des idées débattues et mises en place collectivement nous ferons avancer.

Que patin ua manca de democracia e mei que tot a noste dab lo centralisme. Que se’n va temps de prepausar ua via navèra, ua via que dinc adara lo poder centrau n’a pas jamei volut obrir pr’amor que s’ac vòu guardar tot.

La situacion sociau e politica de uei qu’amuisha en quina carrèra bòrnia e’ns trobam.Essagem de’n sortir !

 

Pourquoi nous sommes nombreux à soutenir la candidature de Christian Troadec

  1. Parce que la démocratie moderne c’est avant tout le droit de décider là où nous vivons ;
  1. Parce que l’aménagement du territoire doit se décider en intelligence avec les populations concernées ;
  1. Parce que les inégalités territoriales créent des inégalités sociales ;
  1. Parce que le centralisme français est un facteur de blocage et qu’il est complètement dépassé ;
  2. Parce que les services publics doivent être aussi des services locaux ;
  1. Parce que les services vitaux (eau, énergie, santé…) doivent être à la disposition de tous et ne peuvent être considérés comme des marchandises réservées à quelques uns ;
  1. Parce que la diversité de nos cultures, de nos langues et de nos modes de vie, tout comme la biodiversité, est une source de richesse, condition d’un développement durable ;
  1. Parce que les nouvelles façons de produire, de travailler et de partager, sources de nouveaux emplois, sont toujours des initiatives locales et non des directives venues d’en haut ;
  1. Parce que nous en avons assez de ne pas être consultés, comme ce fut le cas pour la dernière réforme bâclée des régions ;
  1. Parce que nous voulons des moyens budgétaires pour les collectivités territoriales, avec une réforme de la fiscalité ;
  2. Parce que nous n’acceptons plus que la politique soit une scène sur laquelle on fait des promesses qui ne sont jamais tenues ;
  1. Parce qu’une Europe démocratique se fera avec tous les habitants du continent, avec leur capacité à décider là où ils sont ;
  1. Parce que nous considérons que toute démocratie se bâtit sur le strict  respect des droits humains fondamentaux ; remettre en cause ces droits, c’est remettre en cause nos modes de vie ;  
  2. Parce que les solutions aux grandes questions écologiques (changement climatique, énergie, pollutions…) viendront aussi de la base ;
  3. Parce qu’aujourd’hui tout est  global  et tout est  local ;Ce texte est celui qui servira de base à la mise en place des comités de soutien à la candidature de Christian Troadec

Le nom des régions : identité…thé, café ou tisane ?

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Cafè

Quand on apprend une langue on commence parfois par la phrase : « je m’appelle…»

Alavetz, quin t’apèras ? (alors, comment t’appelles tu ?)

— Euh… attendez je cherche un truc qui passera bien à l’export !

Ah le beau combat ! Celui du nom ! Nous sommes priés de nous exprimer sur le nom à donner à des régions que nous n’avons pas voulues. C’est beau la démocratie.

C’est un peu comme celui qui me proposait du café alors que je voulais du thé mais qui trouvait très convivial et courtois d’insister en me demandant si dans mon café je prenais du sucre.

Il ne comprenait pas pourquoi je lui disais que je ne voulais ni café ni sucre, puisque je voulais du thé. Que je suis un mauvais convive !

Alors ainsi nous allons boire du café, pour faire plaisir à celui qui aurait pu nous proposer autre chose mais qui n’a pas voulu le faire ?

Non, je n’en ai pas envie ! En plus leur café il est décafeïné et même pas équitable !

Le nom des régions occitanes doit être aussi en occitan, à côté du français s’ils y tiennent !

Senon que serà descafeïnat ! (sinon il sera décafeïné)

Et même le nom en occitan suffirait. Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas « vendeur » ou autre foutaise de ce genre ! Aquitània n’est pas moins « lisible » que Aquitaine « à l’international » comme disent les communiquants du dimanche ! Et Occitania vaut largement Occitanie quand on sort des limites étriquées des préjugés à la française sur les langues. Tout comme Provença est très largement au dessus de PACA .

Ce n’est pourtant pas compliqué de décider, dans un conseil régional, de présenter au Conseil d’État une demande qui stipule que les deux versions du nom sont officielles ! Que risque t-on à demander cela ? Un refus ?

Eh bien nous verrons ; mais je me demande sur quelle base pourrait se faire ce refus. Si c’est sur l’article 2 je tiens à voir l’argumentation.

Il s’agit d’un nom propre donc nous ne sommes pas dans le cas d’un texte de loi, d’un décret, d’un arrêté municipal ou d’une décision de justice ou même d’un panneau officiel.

Un nom propre c’est différent. Et si on nous objectait que c’est un nom propre en occitan, alors il faudrait que tous les Laborde, Lasserre, Laborie, Loustal, Marti, Laval, Lavalade …et les millions de personnes qui portent un nom occitan aillent illico se faire modifier leurs papiers d’identité en Lagrange, Lacolline, Lamaison, Lavallée…et j’en passe.

Alors plutôt que de nous déchirer sur le fait que l’Occitanie c’est plus grand que cette construction faite sur un coin de table qu’est la Région LRMP et que c’est aussi une grande partie de ALPC, de PACA, et de AURA, soyons intelligents. Demandons à être respectés par ce qui nous unit à savoir la langue.

Certes on pourra toujours « traduire» et faire des logos annexes mais la question de l’officialisation d’un nom en occitan n’aura pas été posée. Il y a plus d’occitanité dans un nom en occitan que dans un nom en français qui contient « Occitanie» avec le « e » à la fin ! C’est la différence entre le café et le décafeïné !

J’ai déjà dit à ce sujet que je preférais pour LRMP un nom en occitan sans le mot « Occitanie» plutôt qu’un nom avec « Occitanie ». Mais je n’y habite pas et donc je me suis contenté de voter pour « Aquitània ».

Et franchement, ne pas saisir cette opportunité, celle de provoquer un débat de ce genre, c’est accepter de n’avoir ni café, ni thé mais juste une tisane pour mieux dormir pendant les années qui viennent. Et en plus sans sucre !

David Grosclaude

(Ce texte est l’éditorial que je propose à la revue du Partit Occitan «Occitania »à laquelle je vous conseille de vous abonner  http://www.adeo-oc.eu/occitania/sabonner/)