Municipales : demandez le programme /Municipaus : demandatz lo programa

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Que soi candidat sus la lista « Artix 2020 Partageons demain ! » Qu’ei ua lista de qui lo cap ei ua hemna: Christine Roussel (au centre en roi sus la fòto). Qu’ei lo prumèr còp qui arriba en aquesta comuna.La lista qu’ei compausada de monde vienguts d’orizons sociaus, professionaus e ideologics hòrt divèrs. Qu’a permetut d’establir un programa qui parteish deu principi que deu territòri estant que podem har hòrt de causas entà la justícia sociau, la luta contra lo cambiament climatic e lo respècte de l’environament, l’educacion e tanben l’identitat culturau e lingüistica deu Bearn.

Groupe Christine ROUSSEL

Je suis candidat sur la liste « Artix 2020 Partageons demain ! » . En voici le programme résumé en quelques lignes. C’est une liste menée par une femme : Christine Roussel (au centre en rouge sur la photo).C’est la première fois dans cette commune.Les candidates et candidats viennent d’horizons très divers mais tous pensent que c’est depuis le local que l’on peut apporter des réponses en matière de justice sociale, d’éducation, d’écologie et de respect de l’identité culturelle et linguistique du Béarn

Pour en savoir plus la page facebook de « Artix 2020 partageons demain ! ».

 

Partageons l’espace

1)Améliorons la circulation douce (piétons et cyclistes) avec de nouveaux aménagements. Créons des liaisons pedestres, sécurisées, pratiques, de nouvelles pistes cyclables. Facilitons l’usage du vélo dans Artix mais aussi vers les communes voisines.

2) Artix a une gare. C’est une chance. Le train est un transport du futur. C’est un service public qu’il faut préserver et utiliser au mieux. Intégrons vraiment la gare à la ville : signalisation de qualité, accessibilité de la gare, aménager la voie passant sous la route de Bayonne.

3)Pour inciter à l’utilisation du train, faisons une information de qualité sur la gare (site internet, panneaux d’information, bulletin municipal etc…).

4)Demandons une billetterie automatique TER au centre ville.

5)Dialogons avec la région et la SNCF pour améliorer le service ( ouverture des guichets, horaires des trains).

6) Aide au covoiturage local (application de mise en relation)

Chaque jour de semaine la gare d’Artix propose plus de trente trains en direction de Pau, Tarbes, Bayonne, Orthez, Bordeaux. Seules six villes du Béarn ont un tel équipement.

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Partageons la vie

1) Appuyons le travail des jardins familiaux et l’association qui les gère ; création d’un jardin pédagogique en relation avec les écoles (semis, plants, compost, ecosystème favorable aux insectes pollenisateurs….)

2) Plantons des arbres fruitiers dans les espaces publics.

3) Sensibilisons la population à l’utilisation de produits alternatifs aux pesticides.

5)Organisons une journée citoyenne pour le ramassage des déchets non biodégradables

6) informons honnêtement sur les questions sanitaires liées aux activités industrielles. La transparence créera la confiance et consolidera l’activité économique. La santé des salariés et des habitants prime. N’opposons pas l’emploi à la santé, les deux sont complémentaires.

Usine

7) Réduisons les gaspillages (eau, air, énergie, espace,éclairage nocturne) en gardant la même qualité de service.

8)Améliorons la circulation douce (piétons et cyclistes) avec de nouveaux aménagements. Créons des liaisons pedestres, sécurisées, pratiques, de nouvelles pistes cyclables. Facilitons l’usage du vélo dans Artix mais aussi vers les communes voisines.

Partageons la démocratie

1)Diffusons les débats du conseil municipal sur internet.

2)La participation active de divers élus en charge de dossiers aux réunions du Conseil municipal doit refléter un vrai travail d’équipe.

3)Mettons en place de moyens de communication qui permettront à chacun d’interroger les élus sur tel ou tel sujet.

4) Organisons une réunion publique chaque année avant l’été, ouverte à tous. Le conseil municipal y fera le bilan des actions engagées et répondra aux questions.

5)Une vraie place sera faite à l’opposition dans le bulletin municipal.

Partageons la culture

  • Bâtissons un programme varié d’événements culturels (musique, théâtre, danse, arts plastiques, conférences…) avec les associations, la bibliothèque, les institutions. Les associations sont bien placées pour aider à développer les fêtes populaires.
  • Profitons de ces évènements pour sensibiliser à l’environnement : produits locaux, minimum de déchets…
  • Invitons des artistes populaires et des artistes novateurs à confronter leurs regards.
  • Faisons se rencontrer les générations : par une manifestation sur la mémoire, l’histoire par exemple.
  • Intégrons des créateurs en occitan dans le programme culturel
  • Valorisons la qualité du travail de nos écoles de musique et de danse en offrant des locaux qui répondent aux besoins. Permettons à tous d’accéder à l’éducation et à l’enseignement artistique et culturel.

Panneau Bilingue

Partageons notre identité

1)Donnons une place à la langue occitane (béarnais) dans la communication municipale (panneaux lumineux et bulletin municipal).

2)Aidons l’enseignement de et dans la langue (Calandreta et autres écoles)

3)Créons un cours pour adultes qui veulent apprendre ou réapprendre la langue.

4)Dynamisons de la politique linguistique que doit mener la CCLO

La Communauté de Communes de Lacq-Orthez s’y était engagée et devait accompagner la politique du Département et de la Région. A ce jour rien de très concret n’a été fait à part quelques panneaux d’entrée d’agglomération. Un panneau ne fait cependant pas une politique linguistique. Il faut faire plus. Comme pour toute action publique il faut une volonté politique et des moyens. Panneaux bilingues 1

Il y a déjà longtemps qu’Artix a mis en place une signalisation bilingue dans ses rues. Mais depuis douze ans rien n’a vraiment évolué et la Calandreta doit être mieux accompagnée. La langue doit aussi être présente dans les établissements publics. Un travail sur la culture reste à faire avec des artistes s’exprimant dans la langue et avec tout ce qui touche à la musique, à la chanson, à la danse. Une offre moderne est nécessaire en ce domaine, en direction des jeunes

Partageons nos projets

  • Donnons les moyens de la participation active des artisiens à la vie de la commune. Nous soutiendrons et porterons les projets d’animation de la vie locale via des équipements socio-culturels, supports de l’action en direction des jeunes, des familles, des séniors, des associations. Nous créerons un lieu d’animation, de débat et d’échange au plateau et un autre au centre.IMGP7812
  • Facilitons l’action des associations : service de coordination de la vie associative, formation et accompagnement des bénévoles…
  • Développons le Point Jeunes pour les enfants, adolescents et jeunes adultes. Une meilleure implication des jeunes dans la vie de la commune facilite leur insertion dans la société.

 

Le centre doit conserver ses activités économiques et commerciales

Les questions économiques, écologiques et d’urbanisme sont liées. Un projet d’installation d’un supermarché sur la zone Eurolacq 2 est en cours Nous avons des interrogations sur ce projet. Le centre d’Artix risque de se vider. Même si des emplois sont annoncés ce serait négatif qu’ils soient créés au détriment de ceux qui existent déjà. IMGP7801

L’agence du Crédit agricole quitte aussi le centre-ville.

Y a-t-il un risque de voir d’autres activités déménager sur le même lieu (pharmacie ou autres services) ?

Il faut dynamiser le marché hebdomadaire. Des équipements nouveaux sont nécessaires, comme une halle couverte par exemple.

Respecter mieux la nature et le cycle de l’eau

Il faut limiter l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols. En laissant l’eau pénétrer dans le sol on lutte contre les inondations, on préserve la qualité de l’eau et on protège la biodiversité. 

Imperméabilisation 2

Empêcher l’eau de s’infiltrer dans le sol provoque des indondations et fragilise les nappes phréatiques. La lutte contre les inondations, la protection, le captage et le traitement des eaux coutent cher.

Parkings, trottoirs, voies pietonnes ou cyclables peuvent être poreuses. Le béton et le bitume ne sont pas les seules solutions. Cela ne coûte pas plus cher. Voilà des actions pour lesquelles nous nous engageons. Nous ne devons pas accepter l’ imperméabilisation de surface si ce n’est pas absolument nécessaire.

Les travaux dans notre ville doivent respecter ces critères de modernité et de protection de l’environnement.

Partageons la tranquillité

  • L’équipe municipale doit veiller à la tranquillité publique. Cela nécessite une coordination avec l’État, qui garde la compétence en ce domaine. La cohésion sociale, le vivre-ensemble sont les moyens les plus efficaces pour créer un sentiment de tranquillité.
  • Nous proposons une police municipale mutualisée au niveau de la communauté de communes. Elle sera plus efficace, aura plus d’effectifs et nous maîtriserons les coûts.
  • Nous pensons que l’installation de tout moyen de surveillance dans l’espace public nécessite l’organisation d’un débat avec la population. Cela permettrait d’évaluer l’efficacité de ces dispositifs et l’impact sur le respect de la vie privée.
  • Annoncer la mise en place de caméras de surveillance dans l’espace public sans étude des besoins et des coûts, sans analyse des résultats obtenus ailleurs, n’a pas de sens. La garantie du respect de la vie privée est un élément essentiel du débat public dont ne pourrait se passer un tel projet.

Investir pour demain

 Les impôts locaux ? Nous n’avons pas pour objectif de les augmenter. C’est évident ! Nous savons que les temps sont difficiles pour un bon nombre d’habitants de la commune. Cela signifie t-il que nous ne devons pas investir ? Bien sûr que non. Ne pas recourir à l’emprunt en cette période où le crédit n’est pas cher serait une erreur. Il y a un équilibre à trouver. Nous le savons. Nous irons à la recherche de toutes les subventions possibles pour chacun des projets que nous proposons. Cela allègera la charge sur le budget de la commune. La qualité de vie et l’attractivité d’une ville dépendent de la pertinence des investissements. Artix a perdu 200 habitants depuis six ans (source insee). C’est dommage !

Un projet d’incinérateur sur la zone de Lacq / Un projècte d’incinerator suu parçan de Lac. / Écologique ???On vous dit que c’est vert !

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Celanèse
C’est sur l’ancien site de Celanèse que l’on voudrait installer cet incinérateur. Quand Celanèse a fermé les salariés se sont battus durant de longues semaines, mais Celanèse est partie en laissant derrière elle des chômeurs et un terrain plutôt très, très pollué. (DG)

 Pour le moment la seule information qui nous soit donnée c’est que la Communauté de Communes de Lacq-Orthez a décidé de vendre un terrain à Suez, que tout cela est très écologique, créateur de 30 emplois et que ça s’appelle « Pavillon Vert ». Donc circulez et dormez bien braves gens ! Mais encore une fois les profits seront privés et les coûts seront publics

Peu moment non sabem pas hòrt de causas. Sonque qu’ei un projècte qui’s vòu ecologic. Suez que poderà crompar un terrenha a la Comunautat de Comunas de Lac-Ortès. En realitat darrèr tot aquò que s’escon ua concepcion plan particulara de la faiçon de tractar las dèishas e las lordèras. Los profiets que seràn privats e las despensas publicas. Un gran classic. 

L’usine d’incinération qui nous est annoncée sur la zone de Celanèse à Pardies-Bésingrand est un four qui doit brûler des CSR ( Combustibles Solides de Récupération).

Il s’agit de tout ce qui ne peut être retraité et recyclé après passage en déchetterie.

Il s’agit de résidus de plastique, bois, textiles… qui sont réduits en très petits morceaux et séchés de façon à être brûlés dans des chaudières spéciales ou des usines d’incinération plus classiques.

C’est un procédé qui existe depuis plusieurs années et peu développé en France mais qui est promu depuis 2015 et la loi de transition énergétique.

Certains, pour des intérêts économiques bien compris, veulent faire passer ces CSR comme la panacée. On fait de l’énergie avec des déchets ! Génial ! C’est la fin des problèmes, plus besoin de pétrole ou de gaz on recycle à fond.

Yara
Yara aussi est partie. C’était l’usine voisine(DG)

Mais c’est sans compter que les CSR sont la preuve que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à la seule solution qui vaille, à savoir réduire la quantité de déchets que nous produisons.

Sinon nous entrons dans l’idée que plus on produit de déchets plus on aura de l’énergie gratuite…Et ce n’est pas vrai. Imaginez un monde où certains creusent des trous pour que d’autres soient payés pour les combler. Ingénieux mais inutile.

La solution c’est donc l’écoconception des produits et donc la réduction des déchets.

Les CSR ne nous mènent pas sur les chemins de la vertu.

Pour les obtenir il faut : les traiter (dépense d’énergie) et les transporter (dépense d’énergie). Il s’agit donc d’un moindre mal. Mais c’est un mal. Et le bilan énergétique risque de ne pas être au rendez-vous dans certains cas. Il s’agit dans certaines situations d’un gain très limité. Quant au bilan économique, il risque de ne pas l’être non plus. En tous cas pas pour les collectivités. S’il y a des bénéfices à faire ils seront privés. Eh oui c’est ça le secret ! Pour le moment les CSR ne coûtent pas cher à ceux qui les brûlent parce qu’il s’agit pour les collectivités de se débarrasser de déchets qui pourraient finir en décharges d’enfouissement. Ces décharges coûtent et sont très impopulaires.

 

Mais avec le développement de la filière CSR (très juteuse pour les grands groupes) le prix du combustible (CSR) va augmenter (on constate cela en Europe du Nord avec des industriels qui en importent). La loi du marché s’appliquera. Donc les collectivités seront appelées à soutenir cette activité. Déjà elles la subventionnent. Suez ou les autres ne sont pas des philanthropes. Vous le saviez ?

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L’usine de Lacq à l’époque où Total était encore présente (DG)

Il s’agit donc de bien mesurer le fait que les CSR ne sont pas une solution à long terme et que même aujourd’hui ce n’est une solution qui est un petit peu écologique à condition qu’elle joue la proximité. Faire promener sur la route ou les rails des milliers de tonnes de CSR n’est pas raisonnable.

De plus les CSR étant considérés comme des déchets ils échappent à plusieurs taxes dont la TGAP ( Taxe Générale sur les Activité Polluantes).

On peut donc craindre que l’industrie se saisissant des CSR, et de l’envie des collectivités de régler la question de leurs déchets non recyclables (pour l’instant), ne ralentisse la marche vers l’écoconception et vers l’idée que le meilleur des déchets est celui que l’on ne produit pas. C’est aussi le point de vue de l’ADEME qui a accompagné les premières installations utilisant des CSR ; mais jamais l’ADEME n’a dit qu’il s’agissait d’une fin en soi.

Bien sûr mieux vaut valoriser un déchet que de l’enterrer, mais n’oublions jamais que ces déchets sont à l’origine des produits (meubles jetables, suremballages, textiles à bon marché… etc,) qui ont demandé de l’énergie à la production. Ils sont le résultat d’une certaine conception de la consommation et d’une certaine vision de la qualité de vie. Plus consommer c’est vivre mieux !

Ce que l’on retrouve en bout de chaine n’est qu’une infime partie de l’énergie de départ.

De plus l’industrie la plus demandeuse de CSR est celle du ciment.

Donc résumons : si pour l’instant les CSR ne coûtent pas cher à ceux qui les brûlent mais leur rapporte gros en énergie vendue (vapeur, électricité), rien ne prouve que cela va durer. Il faut même souhaiter le contraire. Pour le moment le modèle économique de la filière CSR n’est à l’équilibre que grâce à l’apport d’argent des collectivités.

Enfin selon les différents observateurs indépendants, la question des déchets sortant des incinérateurs de CSR est posée.

Les normes sur les rejets ne seraient pas vraiment au point.

Il existe des risques de contamination par les métaux lourds. Il reste aussi à savoir ce que l’on fait du « fatal » c’est à dire des déchets qui restent une fois la combustion faite. Ils sont enterrés quelque part mais comme on dit « pas hens lo men casau » ou si vous préférez, dans une autre langue : NIMBY Not in my BackYard.

On se souvient des problèmes graves dans certaines usines d’incinération d’ordures ménagères (comme à Pau-Lescar) avec les REFIOM ( résidus des fumées d’ordures ménagères) qui sont très toxiques.

On peut donc comprendre que des inquiétudes apparaissent chez les riverains d’autant plus que, comme d’habitude, ces projets sont présentés derrière un joli rideau vert, (Ici Pavillon vert) et en considérant que les habitants de la zone ne sont pas en capacité de comprendre et d’être correctement informés.

Question : où seront produits les CSR provenant des résidus de l’Agglo Pays Basque et de Chalosse ? Où sera cette usine ? D’où viendront les CSR brûlés chez nous ?

Le Béarn a t-il vocation à brûler tous les déchets de la zone. Des ordures de Tarbes et alentours doivent aussi venir à Lescar pour être incinérées . Doit ont vraiment faire promener des tonnes de déchets sur les routes et le rail ?

 

POUR RESUMER

Les collectivités veulent se débarrasser des restes du tri-recyclage.

La solution est la mise en décharge ( elle coûte de 80 à 100 euros la tonne et n’est pas idéale).

On donne donc la matière première à une entreprise qui fabrique le CSR (40 euros la tonne au moins pour les produire) On ajoute 10 euros de transport.

Tout cela semble donc rentable.

Mais qui touche les bénéfices ? Qui a payé le ramassage des déchets ?

Qui paiera les éventuels désagréments et les éventuelles pollutions ?

Que se passera t-il quand les CSR vont commencer à devenir plus rares (si on fait moins de déchets) ? Ils seront plus chers.

N’est ce pas une incitation à produire des déchets (abusivement appelés « combustible » comme si c’était du pétrole ou du gaz) ?

Vers qui se retourneront les industriels de la crémation des CSR lorsque le prix augmentera ? Vers les collectivités pour leur demander des compensations ou sinon …plus d’emplois ! On connaît le raisonnement.

Ne s’agit il pas là d’une bombe à retardement budgétaire ?

Ne vaut-il pas mieux investir dans l’incitation à moins remplir nos poubelles ?

L’énergie la plus écologique est celle que l’on économise, et les déchets les plus valorisables soient ceux que l’on ne produit pas.

David Grosclaude

Ci-Git ma langue… PUTAING CON !

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C’est la nouvelle mode, basée sur une « découverte » qui n’en est pas une. Le français serait allergique aux accents. La belle affaire ! C’est une très vieille histoire. La France est même un pays glottophage, un vrai cimetière pour les langues. Au nom de ce racisme ordinaire j’entends et je lis des spécialistes des langues prendre la défense des « accents ». Chacun le sait l’accent n’est que ce qu’il reste quand on a perdu la langue. Quel serait donc le but de cette revendication de « basse intensité » ? Demander une loi sur le respect de l’accent : c’est enterrer la revendication de la langue pour ne pas froisser les paresseux qui ne veulent pas réfléchir à une vraie politique linguistique.

UDB jeunes
La promesse de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires a été enterrée. Et il arrive que la France ne supporte ni les accents (écrits) sur les prénoms occitans ou le tilde du N en breton. Alors peut-elle respecter les accents ?

La politique linguistique en France est allergique à la diversité. Et les médias suivent depuis longtemps cette ligne.

Ils le font pour la haute intensité avec acharnement (j’entends par « haute intensité » la question des langues) et pour la basse intensité (les accents) avec le sourire du mépris et de la compassion que l’on a pour celui que l’on considère comme un éternel nigaud.

Il y a des lustres que l’on sous-titre les productions audiovisuelles en français lorsqu’elles viennent du Québec ou que l’on sous-titre un francophone africain interrogé pour le JT du 20 h.

Au nom de ce racisme ordinaire j’entends et je lis des spécialistes des langues prendre la défense des « accents ».

Mais ces accents disparaissent et vouloir les maintenir avec des arguments qui sont ceux de la défense de la « chocolatine » contre le « pain au chocolat » est pour moi une désertion. Désertion du vrai combat qui est celui de la diversité linguistique.

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La France est un cimetière pour les langues (DG)

Je connais des locuteurs de l’occitan, jeunes, lettrés, qui parlent l’occitan au quotidien avec un bel accent occitan et parlent le français avec un accent que l’on dira pointu, ou plutôt « standard ». Et si je les interroge sur cette situation, ils n’ont pas conscience d’avoir perdu « leur » accent (qui n’est pas le leur en l’occurrence) mais ont conscience d’avoir gardé leur langue. Qui est la leur.

Et franchement, pour la sauvegarde de la diversité linguistique, je préfère un jeune qui parle couramment l’occitan et qui parle un français standard plutôt qu’une personne qui n’a gardé de son occitanité qu’un « accent » c’est à dire un vague souvenir sonore (et inconscient) de son occitanité passée.

D’ailleurs il y a quelques années j’interrogeais un comédien occitan et homme de télévision, sur son français à l’accent de la Comédie Française. Il avait un occitan parfait. Il me répondit que son occitanité était dans la langue et que son honneur était aussi de parler ce français qu’on lui avait enseigné à l’école : « Quand parli occitan parli atal, et quand je parle français je parle comme ça ! ». Et bien qu’il ait été toulousain il ne termina pas sa phrase par putaing con ! Le traitre !

L’affaire de ce mépris par l’accent qui semble agiter un certain monde ne date pas d’hier. Quand ce n’est pas l’accent c’est la couleur de la peau, les habitudes alimentaires, la façon de s’habiller ou même de penser.

Et vous la voyez comment la sauvegarde des accents ? Des quotas ?

Et vous imaginez quoi ? Que dans chaque série, chaque fiction tournée en pays occitan on embaucherait des gens ayant l’atsent ? Et lequel ? Et dans quelle proportion ?

Et des écoles pour apprendre l’accent ou pour apprendre à le garder on en aurait ?

 

Le fait de se plaindre que la télévision ne supporte pas les « accents » me paraît être le renoncement à la véritable revendication qui porte sur la langue et sa présence dans les médias. Ainsi, nous nous contenterions d’entendre des accents ? Il serait conforme à la dignité des occitans que l’accent soit leur étendard dans les médias ? Et leur langue ?

C’est dans les mots que se trouve la diversité, dans la syntaxe d’une langue, dans sa morphologie, dans sa façon de voir le monde, et pas dans l’écho de sa sonorité que l’on retrouve dans la langue qui a su tuer l’autre…et qui ne tardera pas à être tuée à son tour par plus grosse qu’elle. La glottophobie, la glottophagie c’est ça !

Je m’interroge aussi sur la capacité que nous avons à comprendre tout ce qui a été écrit sur la perte de langue et ses conséquences psychologiques individuelles et ses conséquences collectives. Tout cela ne vaudrait que pour les autres, les peuples lointains ? Nous, nous pourrions nous contenter de sauver « notre atsent » pour surmonter le traumatisme. Toujours l’exception française ! Toujours en recherche d’arguments pour ne pas régler la question linguistique que nous avons si mal traitée depuis des siècles. C’est sans doute sur cela qu’il convient de mettre l’accent avant tout.

Faut-il être résignés à exprimer une revendication de « basse intensité » ? On se contenterait de la tolérance sur les accents plutôt que de revendiquer la présence des langues de France sur les médias publics que nous payons et dans les écoles de la République dont nous sommes citoyens.

Vous allez dire que je suis un maximaliste ? Que je fais de la politique ? Encore pire !

Eh bien oui j’en fais. La langue est un objet politique par excellence. Alors traitons cet objet comme tel, avec courage et avec persévérance, sans chercher à éviter le sujet.

Chacun le sait l’accent n’est que ce qu’il reste quand on a perdu la langue.

Quel serait donc le but de cette revendication de « basse intensité » ?

Demander une loi sur le respect de l’accent : c’est enterrer la revendication de la langue pour ne pas froisser les paresseux qui ne veulent pas réfléchir à une vraie politique linguistique.

Ce serait comme de se contenter d’une politique qui ne sauverait qu’une espèce de chiens, de chats, de vaches…qu’une variété de blé ou de maïs ou de riz pour faire face à la perte de diversité biologique afin de ne pas froisser les marchands de génétique et les destructeurs de la biosphère qui ne veulent pas reconnaître qu’ils ont emprunté des voies erronées.

Ce serait comme présenter en exposition les pinceaux de Leonardo da Vinci et ses pots de peinture en nous demandant si nous voyons bien la Joconde !

Vouloir bâtir un modèle français du respect de la diversité en prenant comme élément de base le respect des « accents » de ceux à qui on a fait oublier leur langue, serait aussi efficace que de repeindre en rose un char d’assaut en expliquant que c’est le carrosse de Cendrillon !

Sauver la langue c’est sauver une vision du monde.

Et l’univers aussi a un accent. En le scrutant, les télescopes voient des images…Ce sont les images d’un univers qui n’existe plus. C’est le monde ancien qui résonne. Pas de nostalgie ! Cet univers a disparu. Avec ce que nous savons de lui bâtissons un monde pour demain en sachant bien que son écho ne suffira pas.

 

David Grosclaude

 

Municipales 2020/ Municipalas 2020 : les occitanistes se posent des questions.

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Vous trouverez ici le texte d’invitation à une réunion ce 19 décembre à Billère en Béarn.C’est un appel lancé par un groupe d’occitanistes du Béarn. C’est un appel qui pourrait être repris ailleurs en Occitanie.

Trobaretz aquí un tèxte de convit per une reünion que se farà lo 19 de decembre à Vilhèra en Bearn. Es una crida lançada per un grop d’occitanistas del Bearn. Urna

 

Municipales 2020 !

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes ?

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas ?

 

Bulletin_vote

Texte français et texte occitan à la suite

 

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Ceux qui veulent une politique publique de la langue sont-ils trop nuls pour participer à la décision publique ?

La question de la langue doit-elle rester l’affaire des associations ?

Ne pas mettre la question dans le débat politique local est-elle une garantie de neutralité ?

Voilà de nombreuses questions qui nous sont posées.

Nous sommes pour beaucoup d’entre nous des militants associatifs et pour certains depuis longtemps.

Nous avons tous le souci de faire progresser la place et le statut de la langue occitane dans la vie publique. Nous travaillons tous pour qu’elle ait une plus grande place dans la vie sociale.

Les efforts que fait le mouvement associatif, dans sa diversité, depuis des années sont immenses. Le bilan est certes positif. Nous dépensons chaque jour beaucoup d’énergie afin de trouver les moyens de faire vivre nos associations et de faire prospérer leurs activités.

Nous avons, depuis des dizaines d’années, créé dans de nombreux domaines des outils qui font aujourd’hui partie de la vie de notre territoire. Nous avons aussi créé de nombreux emplois. Cependant nous savons la fragilité de ces outils. Ils peuvent se développer, comme ils peuvent disparaître.

Notre objectif est donc de les consolider et de faire en sorte que tous ces outils fassent partie du paysage, qu’ils soient partagés par tous et considérés comme un bien commun.

Ces outils que nous avons créés sont :

—Les écoles (quel que soit leur statut) qu’elles enseignent par immersion ou par un système bilingue à parité horaire. Il y a aussi des collèges, des enseignement en lycée et à l’université, les maisons d’édition, les médias, les organismes de formation , les lieux de diffusion de la langue et de la culture,les groupes de création (musique, théâtre, chanson…), les festivals et autres événements culturels, etc…

Mais la sphère politique considère t-elle bien ces outils comme un bien commun ?

Visiblement non. Nous sommes en recherche permanente de subventions comme si nos activités étaient facultatives pour la vie de notre territoire.

Nous sommes en négociation permanente avec des collectivités où, dans l’immense majorité pour ne pas dire la quasi totalité, il n’y a aucun élu dédié à la question pour laquelle nous oeuvrons.

Pourrait-on imaginer que nos collectivités n’aient pas d’élus ayant la charge des questions scolaires, d’enfance, des personnes âgées, des questions d’économie, d’emploi, de transports, d’environnement, d’agriculture…etc ? Non bien sûr !

Alors pourquoi la question de la langue est-elle délaissée ? Pourquoi est-elle considérée comme un sujet facultatif ?

A nous de faire en sorte que dans un maximum de communes et dans toutes les communautés de communes il y ait au moins un élu en charge de la question de la langue.

Pour cela il faut d’abord être candidate ou candidat. Dans bon nombre de communes ce n’est pas une affaire de partis. Pour les autres c’est à chacun de se déterminer. Qu’il y ait des candidats sur des listes de gauche de droite ou du centre ce ne sera que mieux afin que le sujet soit partagé.

Nous avons, les uns et les autres des opinions diverses et variées. Nous ne sommes pas, nous occitanistes, porteurs de la parole d’un parti ou d’un autre. Nous sommes divers mais nous avons une préoccupation commune.

Jusqu’à ce jour nous avons généralement travaillé en considérant que notre rôle était d’influencer du dehors ces collectivités.

Nous avons de façon implicite semblé considérer que notre milieu associatif ne pouvait pas produire des responsables de politiques publiques, ne pouvait pas pousser certains de ses membres à aller défendre et promouvoir la question d’une politique linguistique publique lors des échéances électorales afin d’intégrer telle ou telle collectivité.

Souvent nous disons que nous ne voulons pas compromettre notre milieu associatif par un engagement dit « politique ».

La question à se poser est de savoir si cette stratégie a été payante ? A t-on vraiment récolté les fruits de cette prétendue « neutralité » de ce non engagement dans les affaires de la cité ? S’engager dans la vie publique signifie simplement entrer dans des lieux où se prennent les décisions qui concernent la vie sociale et la vie publique. Cela signifie que l’on participe aux décisions qui consistent à savoir comment l’on dépense l’argent public, notre argent.

Laisser cet enjeu en dehors des lieux de décisions publiques comporte un grand risque.

Cela nous classe de fait dans une catégorie qui serait celle de citoyens s’intéressant à un sujet secondaire.

Le fait de ne pas nous-mêmes faire entrer la question de la politique linguistique dans les instances de décision de la vie publique arrange uniquement ceux qui ne veulent pas que nos projets prospèrent.

C’est pour cette raison que nous considérons que nous devons être nombreux à prendre place dans les conseils municipaux et les communautés de communes. Il s’agit simplement de faire en sorte que la question linguistique devienne un enjeu partagé et non pas catégoriel.

Notre non-engagement pourrait participer à fixer dans l’opinion l’image d’une question sans valeur et hors de tout enjeu social et de développment humain.

L’argent public peut et doit servir à faire progresser cet élément important qu’est la langue occitane dans le cadre d’un projet de territoire, qu’il soit communal ou intercommunal.

Est-il normal que dans le département des Pyrénées-Atlantiques seule la Communauté d’Agglomération Pays Basque ait une véritable politique linguistique en faveur de l’occitan c’est à dire un éléu en charge appuyé par un budget et un chargé de mission dédié ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes octroyées par des élus qui seraient reconnaissants envers des citoyens sages et raisonnables ?

Devons nous nous contenter d’être ( ou de penser être ) des influenceurs, des groupes de pression qui feront que les politiques se mettront en place sans que nous ayons des élus identifiés et dédiés à ces politiques ?

C’est pour débattre de toutes ces questions avant les municipales de 2020 que nous invitons l’ensemble du mouvement associatif, des acteurs de la langue et de la culture occitane à venir le :

19 décembre à 20H au Centre d’animation du Lacaou 41 bis Avenue Lalanne à Billère

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

Municipaus 2020 !

 

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

E deu la question de la lenga demorar sonque l’ahar de las associacions ?

Ei ua garantida de neutralitat de non pas méter la question de la lenga en lo debat politic locau ?

Qu’avem ací quauques questions au demiei de totas las qui avem de’ns pausar.

Hòrt de nosautes qu’èm militants deu monde associatiu e sovent desempuish hòrt de temps.

Qu’avem la volontat e la preocupacion de har progressar la plaça e l’estatut de la lenga occitana en la vita publica. Que tribalham tots entà qu’aja mei de plaça en la vita sociau. Los esfòrçs qui hè lo movement associatiu, en la soa diversitat desempuish annadas, que son gigants. Lo bilanç qu’ei positiu, solide. Que despensam cada dia hòrt d’energia entà trobar los mejans de har víver las nostas associacions e entà har vàler las lors activitats.

Qu’avem creat, en mantuns domenis, apèrs qui hèn partida uei de la vita deu noste territòri (escòlas, classas de collègis e licèus, organismes de formacion, ostaus d’edicion, mèdias, hestenaus, grops de creacion, etc…). Qu’avem creat emplecs. Totun, cadun que coneish la fragilitat de tot aquò.

Lo noste objectiu qu’ei d’ahortir aqueths apèrs e de har en sòrta que sian parts prenents deu paisatge , que sian considerats com un ben comun.

E considèra l’esfèra politica tots aqueths utís com un ben comun ? Que sembla que non ! Qu’èm en cèrcas permanenta de subvencions com se las nostas activitats èran facultativas suu territòri.

Qu’èm a negociar cada dia dab las collectivitats on non i a pas, per l’immensa majoritat o la quasi totalitat, d’elegit qui sia encargat de la question de la lenga.

E poderem imaginar que que las nostas collectivitats n’avossin pas d’elegits en carga de las escòlas, de las personas vielhas, de l’emplec, de l’economia e de l’emplec, deus transpòrts e de l’environament, d’agricultura ? Solique que non !

Alavetz perqué la question de la lenga e seré atau espudida. Perqué e seré considerada com ua question facultativa ?

A nosautes donc de har çò qui cau entà que, dens lo mei gran nombre qui’s posca, de comunas e comunautats de comunas, i sia au mensh un elegit en carga de la question de la lenga.

Tà aquò har que cau prumèr estar candidat o candidata. En hòrt de comunas, d’estar elegit n’ei pas un ahar de politica o de partits. Tà las autas qu’ei a cadun de’s determinar. Que i agi candidats en listas d’esquèrra, de dreta o deu centre qu’ei ua bona causa entà que lo subjècte e sia partajat.

Qu’avem opinions divèrsas e variadas. N’èm pas nosautes occitanistas los portaires de la paraula de tau o tau organizacion politica. Qu’èm divèrs mes qu’avem ua preocupacion comuna.

Dinc au dia de uei qu’avem tribalhat en generau en tot considerar que lo noste ròtle èra d’influenciar las collectivitats deu dehòra estant.

Qu’avem donc, de faiçon implicita, considerat que lo noste demiei associatiu non podèva pas produsir responsables de politicas publicas, non podèva pas encoratjar quauques uns deus sons a anar promòver la question de la politica publica en favor de la lenga au moment des las eleccions e aquò entà integrar ua collectivitat e lo sons organes de decision.

Sovent que disem que non volem pas comprométer lo demiei asociatiu per un engatjament dit « politic ».

La question qui’ns devem pausar qu’ei la de saber s’aquera estrategia a pagat o pas ? Avem podut amassar los fruts d’aquera « neutralitat » pretenduda, d’aqueth non-engatjament en los ahars de la ciutat ?

De s’engatjar en la vita publica qu’ei sonque entrar en los lòcs on se prenen la decisions qui pertòcan la vita sociau e la vita publica. Aquò significa de participar a las decisions qui pertòcan lo biais de despensar la moneda publica, donc la nosta moneda. Deishar aqueth enjòc de la lenga hòra de las decisions publicas qu’ei hòrt riscat. Que’ns classicfica de hèit en ua categoria qui ei la de ciutadans qui s’interèssan a un tèma qui seré segondari.

De non pas har, nosautes, entrar la question de la politica lingüistica en las instàncias de las decisions de la vita publica que hè sonque los ahars deus qui non vòlen pas los nostes projèctes que sian valorizats.

Pr’amor d’aquò que consideram uei que devem estar nombrós a préner plaça en los conselhs municipaus e en los conselhs comunautaris. Que s’ageish sonque de har que la question lingüistica e’s cambii en un enjòc partatjat e non pas categoriau.

Lo non-engatajament que poderé participar a fixar un imatge dens l’opinion qui seré la d’ua question hòra de las realitats deu moment e hòra de tot interès sociau, e de desvolopament uman.

La moneda publica que pòt e que deu servir entà har progressar aqueth element important qu’ei la lenga occitana en l’encastre d’un projècte de territòri, que sia comunau o intercomunau.

Ei normau au departament deus Pirenèus Atlantics que la sola Comunautat d’Aglomeracion deu País Basco agi ua vertadèra politica lingüistica en favor de la lenga occitana ? Qu’ei la sola dab un elegit en carga de la question qui’s pòt apear sus un budget e un encargat de mission dedicat a aquò.

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas, autrejadas per elegits qui serén reconeishents de cap a ciutadans tranquilles e rasonables ?

E’ns devem acontentar d’estar ( o de penser d’estar) influenciaires, grops de pression qui haràn que politicas seràn apitadas shens que sia necessari d’aver elegits identificats e dedicats a aqueras politicas ?

Qu’ei entà poder debàter e discutir de totas aqueras questions abans las municipalas de 2020 qu’invitam lo monde associatiu, los militants e actors de la lenga e de la cultura occitana a viéner :

lo 19 de deceme a 20 h au centre d’animacion deu Lacau 41 bis Avienguda Lalanne a Vilhèra

 

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

Ich bin ein …ein…Qué ?

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Checkpoint Charlie a Berlin , lo folclòre de uei (DG)

« Ich bien ein berliner » « Que soi un berlinés » çò digó Kennedy en 1963 entà har véder que la question deu mur, e deus patiments qui creava, pertocava lo monde sancèr.

Aquera volontat de partatjar, aquera tendéncia a la compassion qu’ei de segur ua de las causas mei positivas en l’Umanitat e qu’ei lhèu aquò qui hè de nosautes hemnas e òmis dignes.

Que i a dignitat a sentir qu’èm un pauc l’aute quan ei denegada la soa dignitat.

Mes quan l’un s’identifica tròp a l’aute, que pòt estar tanben ua faiçon d’escapar a las soas pròpias responsabilitats, ua faiçon de non pas anar dinc au cap deu son engatjament e de víver per procuracion.

Que soi occitan e que pensi que la mai bona faiçon de préner partit en favor deu curdes, deus ameridians, deus pòbles de Papoasia, d’Amazonia, deus catalans…qu’ei d’afirmar que soi occitanista.

Préner partit tà l’aute, defénder los sons drets, qu’ei prumèr defénder principis universaus. E qu’ac sabem çò d’universau que comença a casa. « O universal é o local sem as paredes »(1). Çò universau qu’ei çò locau shens las parets ! Shens las parets de Berlin e las autas !

Berlin, la pòrta de Brandeborg (DG)

Que sabi que en la nosta societat de la murgueta, deu clic, de la peticion numerica, qu’ei simple de’s sentir miélher en signar ua peticion en linha, de postar messatges de solidaritat, de cridar (còp que i a de uglar !) la soa solidaritat sus la tela.

En la nosta societat deus imatges la temptacion ei grana de jogar dab, de la utilizar. Que’n balhi per pròva aqueras fòtos qui an circulat, shens que sàpiam tostemps se son fòtos vertadèras o fòtos de cinèma, de combatantas curdas. La guèrra de las hemnas, la guèrra quasi erotizada. Aquò que m’a hèit hicat a malaise.

Qu’èi sentit la fascinacion qui podèvan crear aqueras fòtos. E totun e pòt estar aquerò la guèrra ? Solide que non. E pòt estar renduda acceptabla la guèrra atau ?

E pensatz vertadèrament que la mobilizacion sus la tela per la multiplicacion de las declaracions de solidaritat pòt sola har cambiar las causas ? Non credi pas.

Alavetz que disi que « ich bin ein occitanista ». E estar occitanista qu’ei còp que i a har causas qui pòden semblar petitas, petitinas. Non i a pas solide lo romantisme que d’aubuns e pòden trobar endacòm mei en estar candidat a las municipalas per exemple. E totun !

Que soi solidari dab los catalans. N’èi pas avut paur de m’engatjar, d’ac escríver e d’ac díser sovent desempuish dus ans. Que contunharèi d’ac har. Mes non devem pas víver per procuracion. Non soi pas catalan e non demori pas en Catalonha. Quauques occitanistas hèn de la question catalana, curda o auta, ua mena de refugi com s’avossin paur de miar accions a casa.

Lo panèu qui demora entà marcar çò qu’èra lo passatge de l’un a l’aute Berlin.(DG)

Entà ajudar los autes a ganhar los lors combats, comencem en menar los nostes.

Los nostes mèdias que serén lhèu mei en capacitat de compréner çò qui’s passa en Catalonha e i avosse un movement de reivinciacion mei hòrt a noste pertocant los nostes drets. Quin volem avançar se n’explicam pas, a noste, aus nostes, que lo dret a la diferéncia, a la lenga, a la cultura, que lo dret a mei d’autogovèrn n’ei pas ua causa tà l’exterior, ua causa exotica  mes quauquarren d’universau ?

Las muralhas, quan serén hautas com la de Berlin, non caden pas a còps de pica. Que s’esboneishen prumèr dens los caps.

Alavetz òc ! que soi berlinés pr’amor que soi occitanista.

David Grosclaude

(1) Miguel Torga

Risques industriels, information, démocratie, emplois. La zone de Lacq a du travail à faire

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Mon intervention ce soir au conseil municipal d’Artix  de ce 22 octobre 2018 à propos du rapport d’activité de la Communauté de Communes de Lacq Orthez qui nous est présenté. On ne peut pas voter pour ou contre. On est juste informés.
C’est un rapport qui oublie de parler des questions d’actualité liées aux risques technologiques et qui met en lumière l’absence d’une vraie politique linguistique

 

Taus qui n’ac saberén pas la zòna de Lac que compta 17 installacions classificadas en Seveso 2 . Desempuish annadas non deisham pas d’alertar sus l’abséncia d’informacion de la populacion pertocant los risques. Los qui arrefusan de dar las informacions e de las partatjar que disen que volem tuar los emplecs !

Que menteishen evidentament. Que son eths qui hèn lo chantatge a l’emplec. Nosautes que disem que podem aver la santa E los emplecs mes eths que son dispausats a sacrificar l’informacion, la democracia e donc la santat deu monde au nom deus emplecs. Que’ns demandam quas son los interès qui s’esconen per darrèr tot aquò ?

Avec 17 installations classées Seveso 2 la zone de Lacq devrait être un exemple de transparence, d’information et de concertation. Les questions de santé devraient être mises sur la table et jamais on ne devrait opposer emplois e santé des travailleurs et des populations. Pourtant l’absence de véritable information continue à poser problème.

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Je vous livre donc le contenu de l’intervention que j’ai faite au conseil municipal d’Artix ce mardi 22 octobre.

Mes chers collègues

Je ne dirai pas que c’est avec gourmandise que j’ai parcouru ce rapport, ce serait exagéré. Cependant je ne peux nier que ma curiosité fait que je n’ai pas résisté à m’appesantir sur certains chapitres.
La CCLO nous demande de prendre connaissance de son rapport d’activités pour 2018, sans que nous ayons à le voter. Bon, cela fait partie de ces déficits démocratiques dont nous souffrons dans ce pays ! Mais passons.
Cependant je ne doute pas que les représentants artisiens à la Communauté de Communes me donneront des précisions concernant les quelques remarques que je ferai.
Ils m’éclaireront certainement.
D’ailleurs à propos d’éclairage, de commencerai pas un point positif. Je vois que la facture d’énergie concernant l’éclairage public baisse depuis deux ans. C’est un bon point. Bien que nous soyons encore bien au delà de ce qui est raisonnable pour de grands enfants comme nous qui n’ont pas peur du noir, nous éclairons moins les étoiles qu’auparavant, ou pour le moins cela nous coute moins cher.
Nul doute que très bientôt il y aura des élus communautaires pour demander que l’on étudie un vrai plan d’économie d’énergie et de lutte contre la pollution lumineuse.
Mais il y a du progrès. Donc je le note.

Information sur les risques industriels et technologiques et politique linguistique

En revanche sur deux sujets que j’avais déjà eu l’occasion d’évoquer l’an dernier lors de la lecture du dernier rapport…j’ai comme l’impression d’avoir été victime d’un copié/collé.

Concernant la question de la protection contre les risques industriels et technologiques, rien ne change . Nous sommes dans la brume la plus totale. Rien ne s’est passé et rien ne s’est dit depuis deux ans. Nous devons nous contenter dans ce rapport de quelques lignes sans aucun intérêt où l’on nous explique que tout va bien. Les seules gênes existantes sont olfactives. Comme je l’avais dit l’an dernier, du point de vue de la CCLO il n’y a rien à voir. Tout juste y a t-il à sentir…un peu.
Je vous invite à lire à la page 51 du rapport les quelques lignes concernant un sujet qui, à l’évidence n’existe pas…comme il n’existait d’ailleurs pas à Rouen il y a encore quelques semaines mais qui, tout à coup, sans doute parce que la gêne olfactive était vraiment indéniable, s’est mis à exister.
Alors ne croyez pas que je sois un alarmiste ou un pourfendeur d’emplois. Bien au contraire. L’information juste, équilibrée, responsable est la seule qui soit à même de créer la confiance et donc de renforcer la démocratie.
Ne pas informer comme il faut risque d’alimenter l’idée que « l’on nous cache quelque chose » . Alors parlons et informons.
C’est notre responsabilité d’élus de cette commune. C’est la responsabilité d’un maire et de son équipe de mettre en place cette concertation.

Il existe des risques et les habitants de notre territoire ne sont pas des enfants qui ne peuvent pas comprendre et qui ne mériteraient pas d’être informés.
On ne peut en permanence dire que l’on a ici « une culture du risque » tout en niant qu’il puisse exister un risque . C’est assez paradoxal.
Et l’on ne peut pas non plus sans arrêt dire à ceux qui vous avertissent de ce déficit démocratique qu’ils mettent en danger les emplois. Au contraire, ce sont ceux qui ne font rien pour informer qui font prendre le plus grand risque à l’équilibre économique et à la santé des habitants et des travailleurs.

Alors on peut mettre des panneaux photovoltaïques ça ne réglera pas le problème. Et les plus grandes déclarations écologistes lors des inaugurations non plus .

banderoc

Politique linguistique
L’autre sujet c’est celui de la politique linguistique de la CCLO. Elle n’existe pas.
37 000 euros pour la langue et la culture occitane !
Même si les chiffres sont donnés deux fois dans le rapport ça ne multiplie pas le budget par deux. Nous avons sur notre territoire des écoles publiques bilingues, des calandretas et que faisons nous ? Rien ! ou presque.
Que faisons nous pour développer cet outil qu’est la diversité culturelle ? Rien !
Je rappelle que la seule communauté de communes qui a mis une vraie politique en faveur de notre langue dans le département, est la Communauté de Commune Pays Basque avec un budget de 60 000 euros, un fonctionnaire dédié au dossier et un élu référent. Que fait la CCLO sur le sujet alors que toutes ses communes sont concernées par la langue occitane ?

 

Sur ce dernier sujet le maire m’a répondu que la ville d’Artix avait fait l’effort de mettre un drapeau béarnais sur la mairie et le monument aux morts…Il doit y avoir une vraie incompréhension concernant le terme « politique linguistique » !!!

 

 

 

 

 

Sentence catastrophique en Espagne /Senténcia calamitosa en l’Estat espanhòu.

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Senténcia calamitosa en l’Estat espanhòu.

Los presonèrs politics catalans que son estats condamnats per aver organizat ua consultacion democratica legitima. La democracia que malauteja.

La democracia que va mau ! A noste e pertot en Euròpa. Los principis basics que son tròp sovent desbrombats e atacats.

democracia

La senténcia qui vien de càder de las parts de la justícia espanhòla contra los reponsables politics catalans. Aquesta senténcia qu’ei ua injustícia e ua error politica màger.

Lo poder politic espanhòu qu’a ua vision a corta vista de las causas. Çò qui vien de’s passar qu’aurà consequéncias tragicas per la democracia en Euròpa.

Per aver assistit au referèndum deu 1èr d’octobre de 2017 a Barcelona qu’afirmi un còp de mei, com ac pòden har centenat d’observators exteriors, qu’èi vist sonque personas qui volèvan votar pacificament, amb una determinacion tranquilla : determinacion, tranquillitat, que son duas qualitats necessària en ua democracia.

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En condamnar los responsables politics e tanben de las associacions de ciutadans a penas qui van de 9 a 12 ans de preson, que dan un sentiment de volontat de vengança.

Qu’ei com se i avèva ua recèrca capborruda d’acarament, d’afrontament violent.

Qu’espèri que la societat catalana e saberà trobar la responsa pacifica a aquera senténcia.

La democracia e la patz que son en jòc. Que son miaçadas drin pertot en Euròpa. Tot lo men sostien, las mias pensadas taus qui son adara condamnats injustament.

Que’us volem a casa ! A nosautes de’us har sortir.

 

 

Sentence catastrophique en Espagne 

 

Les prisonniers politiques catalans ont été condamnés pour avoir organisé une consultation démocratique légitime. La démocratie est malade.

 

La démocratie va mal, partout en Europe, et chez nous aussi. Les principes qui en sont la base sont trop souvent attaqués et oubliés.

 

La sentence vient de tomber contre les responsables politiques catalans aujourd’hui. Cette sentence n’est pas admissible. C’est une injustice et une erreur politique majeure.

Le pouvoir politique espagnol a une vison à courte vue. Ce qui vient de se passer aura des conséquences graves pour la démocratie en Europe.

Pour avoir assisté au référendum le 1er Octobre 2017 à Barcelone, j’affirme une fois de plus, comme des centaines d’observateurs exterieurs peuvent le faire, n’avoir vu que des gens qui voulaient voter pacifiquement, avec détermination et tranquillité. Ces deux éléments, détermination et tranquillité sont indispensables en démocratie.

 

20171001_190501En condamnant les responsables politiques ainsi que les responsables des associations de citoyens à des peines qui vont de 9 à 12 ans de prison, on donne le sentiment d’une volonté de vengeance.

C’est comme s’il y avait une recherche têtue d’en arriver à un affrontement violent. J’espère que la société catalane saura trouver la réponse pacifique à cette sentence.

La democratie et la paix sont en jeu. Elles sont menacées un peu partout en Europe.

Je ne peux que dire tout mon soutien et envoyer mes pensées à ceux qui ont été condamnés injustement.

Nous les voulons à la maison. Que’us volem a casa ! E adara hà’us sortir.

David Grosclaude