Mois: septembre 2013

Les candidates et les candidats de BASTIR ! en Béarn font leur première conférence de presse

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Première conférence de presse de BASTIR ! en Béarn

Prumèra conferéncia de premsa de BASTIR ! en Béarn

 

Des candidates et des candidats de BASTIR ! ont présenté à la presse du Béarn la démarche qui est la leur. Ils seront présents dans plusieurs communes du Béarn comme dans de nombreuses communes des régions occitanes.

 

Candidatas e candidats de BASTIR ! qu’an presentat a la premsa en Bearn la lor demarcha. Que seràn presents en mantuas comunas deu Bearn com seràn presents candidatas e candidats de BASTIR ! en numerosas comunas de las regions occitanas.

 

« Nous sommes des militants engagés et prêts à se mettre au travail » ont dit les candidats de BASTIR ! Ils ont aussi expliqué : « nous ne cherchons pas à présenter des listes complètes. On pourrait toujours mais nous voulons partager notre projet. Nous présenterons d’abord des candidats motivés pour travailler.Nous savons pour le moment que nous seront présents dans plusieurs communes et ceux qui sont là ce soir sont quelques uns de nos candidats ».

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L’objectif de BASTIR ! est d’être présents par des accords dans le plus grand nombre de communes et de mener à bien des actions concrètes.

Répondant aux questions des journalistes les candidats de BASTIR ! ont dit que leur démarche n’était pas celle d’un parti mais d’un mouvement de citoyens : « La réflexion de base est pour nous qu’en temps de crise, encore plus qu’en temps normal, Personne ne peut prétendre avoir toutes les réponses à toutes les questions. Les électeurs le savent. Il n’y a pas de parole providentielle.Il faut ouvrir le dialogue, débattre, faire des alliances, chercher des convergences sur des projets concrets. C’est encore plus vrai dans le cas des élections municipales en raison de leur caractère d’élections de proximité ».

Ils ont conclu en lançant un appel à ceux qui élus ou futurs élus, candidats déclarés ou pas encore déclarés, à rejoindre BASTIR ! municipalas 2014.

Ils ont mis en avant leur engagement en faveur de la langue occitane en expliquant que c’était pour eux une base, une façon d’appréhender leur rôle de citoyens préoccupés de participer à trouver des solutions dans de nombreux domaines à la crise que nous traversons.

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« Nous sommes des personnes qui se retrouvent autour d’un projet qui fait une large place à la langue et a l’identité du Béarn mais nous sommes aussi des habitants de ce pays qui ont une réflexion sur les questions sociales économiques et écologiques.

La question de la diversité linguistique et culturelle est pour nous une question transversale qui a des impacts sociaux, économiques et écologiques. La diversité des cultures, entretenue et voulue, est le meilleur rempart contre l’intolérance.

Les grandes lignes de notre programme sont là pour montrer notre attention à toutes les questions qui touchent à la vie quotidienne ( urbanisme, emploi, transports, services publics…) mais nous n’entendons pas faire passer la langue et la culture occitane au chapitre des pertes et profits. L’identité est un facteur d’innovation, si elle est partagée bien entendue et ouverte ».

http://www.bastir2014.com

 

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BASTIR ! La dynamique est lancée/ BASTIR ! La dinamica es aviada

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ARTICLE BILINGUE

 

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BASTIR ! municipalas 2014

Déjà une centaine de candidats aux municipales

BASTIR ! s’est réuni à Muret le 14 septembre afin de faire le point sur les candidatures aux municipales.

Une trentaine de personnes, représentant des comités locaux de BASTIR ! venant de toutes les régions occitanes ont présenté l’état actuel des candidatures.

A ce jour il y aura des candidats de BASTIR ! dans une centaine de communes petites et grandes.

Il est évident que le potentiel est beaucoup plus important.

Un appel est lancé à tous ceux qui peuvent aujourd’hui intégrer une liste municipale, quelle que soit la taille de la commune où ils vivent.

Il est déjà sûr que des candidats seront présents dans la région de Toulouse, dans le Tarn, en Lot et Garonne, dans le Gers, en Gironde, en Périgord, en Provence, en Béarn, en Bigorre, en Rouergue…

Des groupes locaux sont organisés et des négociations ont déjà lieu afin de placer des candidats porteurs du projet de BASTIR ! à des places éligibles.

Dans certaines communes c’est même la tête de liste qui a choisi de s’engager avec l’étiquette BASTIR !

 Une dynamique bien lancée

 BASTIR ! est une initiative qui rassemble des personnes qui portent un projet en faveur de la langue occitane et de tous les thèmes qui sont contenus dans la déclinaison actuelle du « víver e tribalhar au país ». Ce n’est pas un parti.

Nous savons qu’il nous reste beaucoup à faire afin de faire connaitre BASTIR ! et le projet de rassemblement des occitanistes pour les municipales.

Cependant les personnes réunies à Muret ont bien noté que la dynamique était d’ores et déjà positive.

Volonté d’ouverture

 BASTIR ! c’est une volonté d’ouverture telle qu’elle est exprimée dans les textes qui ont déjà été publiés. BASTIR ! c’est la volonté de faire élire des femmes et des hommes sur des listes avec des objectifs concrets ( voir le programme).

La réunion de Muret a permis de constater que des candidatures sont proposées par le biais d’accords avec des listes de couleurs politiques différentes (en excluant bien sûr tout accord avec une liste où seraient présentes des personnes porteuses des idées, projets ou couleurs de l’extrême droite).

BASTIR ! n’est pas un parti ce qui signifie que les négociations pour intégrer des candidats dans des listes sont le fruit d’une décision locale. Chaque groupe local est à même d’apprécier au mieux avec qui il doit passer des accords.

Des engagements clairs

Les candidats de BASTIR ! doivent négocier des places éligibles et obtenir des engagements clairs afin qu’ils puissent, une fois élus, mettre en place le programme qui est le leur.

Ils s’engagent, dans le cas où ils se trouvent dans la majorité municipale, à être loyaux et à voter le budget, mais rien ne les oblige à être en accord avec tous les dossiers portés par la majorité municipale.

Les candidats de BASTIR ! s’engagent en outre à faire partir d’une association des élus occitanistes qui sera le lieu de réflexion et d’échange nécessaire à la réussite d’une politique publique, notamment en matière linguistique.

Le comité de pilotage réuni à Muret appelle tous ceux qui le souhaitent à prendre contact avec BASTIR ! à constituer des comité locaux, à mettre en place des candidatures.

Une réunion de BASTIR ! établira la liste définitive des candidatures le 9 Novembre prochain. (le lieu sera précisé ultérieurement).

 

http://www.bastir2014

tel : 06 83 01 19 37

 

BASTIR ! municipalas 2014

ja un centenat de candidats per las municipalas

BASTIR ! s’es amassat à Murèth lo 14 de seteme per far lo punt sus las candidaturas a las municipalas.

Un trentenat de personas, que representan los comitats locals de BASTIR ! vengudas de totas las regions occitanas an presentat l’estat actual de las candidaturas.

Al jorn de uèi, i aurà de candidats dins un centenat de comunas petitas e grandas. Los qu’èran amassats a Murèth son convençuts que lo potencial es fòrça mai important.

Una crida es lançada a tots los que pòdon integrar una lista per las municipalas, quina que siá la talha de la comuna ont vivon.

Ja es segur que de candidats seràn presents dins la region de Tolosa, en Bearn, dins Tarn, Òlt-e-Garona, Gèrs, Gironda, Peirigòrd, Provença, en Bigòrra, en Roergue…

De grops locals son organizats e de negociacions se debanan ja per poder plaçar de candidats portaires del projècte e del programa de BASTIR ! a de plaças eligiblas

Dins d’unas comunas es, còps que i a, lo cap de la lista qu’a causit de s’engatjar amb l’etiqueta de BASTIR !

Una dinamica ja plan aviada

 BASTIR ! es una inicitaiva qu’amassa de personas que pòrtan un projècte en favor de la lenga occitana mas tanben un programa que sap declinar tots los tèmas que son contenguts dins la vision actuala del « viure e trabalhar al país ».

Sabèm que demòra fòrça trabalh per far conéisser BASTIR ! e lo projècte de rassemblament dels occitanistas per las municipalas.

Pasmens, los que se son recampats a Murèth an plan mençonat que la dinamica es positiva e ja clarament endralhada.

Volontat de dubèrtura

 BASTIR ! es una volontat de dubèrtura tala coma s’exprimís ja dins los tèxtes publicats.

BASTIR ! es la volontat de far elegir de femnas e d’òmes sus de listas amb d’objectius concrets ( legir lo programa).

L’amassada de Murèth a permés de constatar que de candidaturas son prepausadas per d’acòrds amb de listas de colors politicas diferentas ( en excludir segur tot acòrd amb una lista que comptariá de candidats portaires de las idèas, dels projèctes o de las colors de l’extrèma dreta).

BASTIR ! es pas un partit, çò que vòl dire que las negociacions per integrar de candidats dins de listas es una decision locala. Cada grop local es plan plaçat per dire çò qu’es bon de far a tal o tal endret e amb qual se pòt passar un acòrd.

 Engatjaments clars

 Los candidats de BASTIR ! devon negociar de plaças eligiblas e obtenir d’engatjaments clars per que pòscan, un còp elegits, metre en plaça lor programa.

S’engatjan, dins lo cas ont se tròban dins una majoritat municipala, a èstre leiaus e a votar lo budget, mas res los obliga a èstre en acòrd amb tots los dossièrs portats per la majoritat municipala.

Los candidats de BASTIR ! s’engatjan tanben a far partida d’una associacion dels elegits occitanistas que serà lo lòc d’escambis e de reflexion necessària a la capitada d’una politica publica, particularament dins lo domèni de la lenga occitana.

 Lo comitat de pilotatge amassat a Murèth apèla tots los que o desiran a prendre contacte amb BASTIR ! per constituir de comitats locals que presentaràn de candidaturas.

Una amassada de BASTIR ! establirà la lista definitiva de las candidaturas lo 9 de novembre que ven ( lo lòc serà donat dins qualques jorns).

 

http://www.bastir2014.com

tel 06 83 01 19 37

 

Murèth 1213 e Bastir 2014 . ( article bilingüe)

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De la bataille perdue à celles qu’il faut gagner

Muret 1213 : Bastir 2014 ! s’organise pour gagner une bataille. Les municipales de mars prochain sont un enjeu pour les défenseurs et promoteurs de la langue et de la culture occitanes. Vous pouvez être candidats. Bastir n’est pas un parti. C’est un rassemblement pour un projet.

 

Je ne suis pas occitan d’origine. Je ne suis pas né en pays occitan. J’ai choisi de l’être. Cela me permet parfois de me poser un certain nombre de questions que des occitans natifs ne se poseraient peut-être pas. Par exemple, quand il s’agit de commémorer un événement historique comme on le fait cette année avec la bataille de Muret. Je suis certain que mes ancêtres n’eurent pas grand chose à voir avec cette affaire. Pourtant elle me concerne parce que c’est un événement qui appartient à tous, occitan ou pas. Ce fut un épisode majeur d’une guerre injuste, dont les buts n’étaient pas avoués, comme beaucoup de guerres d’ailleurs.

Je m’approprie donc cet événement comme je m’approprie la langue de ce pays qui ne m’a pas vu naître.

Commémorer ce n’est pas avoir la nostalgie d’un espace occitano-catalan qui aurait pu voir le jour et être un État occitano-catalan. C’est simplement prendre ses distances avec les realités d’aujourd’hui que l’on croit parfois être des vérités eternelles.

Je prends prétexte de cette commémoration pour interroger les occitans et surtout les occitanistes sur un autre sujet. J’entends par « occitanistes » les occitans qui savent ce qu’est l’Occitanie, avec sa langue, sa culture, son histoire, sa géographie, ses comportements politiques spécifiques, sa façon de voir le monde… J’y englobe tous ceux qui, de près ou de loin, sont touchés par le sort qui est fait à la langue et à la culture du territoire où ils vivent.

Certes ils ne sont pas tous dans un même parti, dans une même association. Ils ne se manifestent pas tous de la même façon, mais dans leur diversité ils savent parfois se rassembler. Ce fut le cas l’an dernier à Toulouse et plusieurs fois depuis 2005

Mais alors pourquoi laissent ils l’espace public et surtout l’espace institutionnel aussi vide ?

C’est la question que je me posai il y a quelques années après une longue période d’activité militante culturelle et associative. J’ai fini par penser que finalement, pour être efficace et cohérent il serait peut être bien de prendre des responsabilités que certains qualifient de politiques.

Être élu pour participer au débat sur la façon de mener les affaires publiques : voilà une idée plutôt banale quand on est dans un mouvement qui arrive à rassembler des milliers de personnes.

Pas si banale que cela si l’on en croit la timidité dont les occitanistes (et je remonte jusqu’à plus de 150 ans en arrière) ont toujours fait montre lorsqu’il s’est agi de faire entrer leurs demandes dans le débat public. Ce n’est pourtant pas par manque de dynamisme, puisqu’il existe un milieu associatif culturel d’une grande vitalité. Mais il s’arrête trop souvent à la porte de ce qu’il appelle « la politique ». C’est un domaine qui semble réservé à ceux qui parlent le langage dominant (je ne dis pas la langue, mais le langage). Avons nous intégré à ce point l’idée que colportent les plus durs de nos détracteurs, à savoir que tout cela c’est du folklore et que ce n’est pas sérieux ? Sommes-nous soumis à un message subliminal qui fait que finalement on accepte de se taire et de laisser toute la décision à d’autres ? Nos détracteurs sont ils parvenus à nous inculquer l’idée que notre combat manque de légitimité ? Dans une enceinte où l’on discute des affaires de la cité on ne pourrait pas y apporter son combat pour un territoire, sa langue, sa culture ?

Ou alors, faire de la politique serait une façon gâcher et salir ce combat? Ce dernier ne serait-il noble et pur qu’en restant aux portes des assemblées ?

 

En quoi le président d’une association qui a créé une école en occitan, une radio, une maison d’édition, un festival, une entreprise culturelle serait il moins légitime qu’un président de club de foot, de rugby ou d’association de chasseurs qui se fait élire grâce à la notoriété tirée de son activité ?

Certains me diront que c’est une question d’envie. Ils préfèrent rester « dans le culturel » ou « dans l’associatif » plutôt que de rentrer dans « le politique ». Mais c’est justement la question ; pourquoi fuir le domaine de la décision pour rester dans un lieu où l’on croit être à l’abri. A l’abri de quoi d’ailleurs ? De ce que l’on appelait autrefois la « récupération » ? Mais la société n’avance qu’en récupérant des idées minoritaires pour en faire des projets pour tous. Alors qu’attendons nous ?

Refuser d’investir les lieux de décision de la démocratie ne peut pas non plus se justifier par des questions d’efficacité. Il suffit d’entendre combien le mouvement associatif souffre d’être mal aidé, mal écouté. Il lui faut donc des oreilles attentives dans les lieux de décision. Et pour cela il n’y a rien de mieux que de faire entrer dans ces lieux des gens qui connaissent le sujet.

Vient l’argument de la compétence. Je réponds que les occitanistes sont compétents dans leur domaine et que ce domaine doit être légitimement traité dans la sphère publique. Je rajoute que personne ne peut être compétent en tout et que c’est ainsi que fonctionne la démocratie. On élit des citoyens ; on n’embauche pas des techniciens.

Puis j’entends aussi qu’être élu c’est avoir à décider sur beaucoup de sujets pour lesquels être occitaniste ne permet pas d’avoir une opinion ou une vision particulière. Mais c’est vrai pour tous les élus. Ils viennent tous de quelque part avec leurs lacunes et leurs préjugés. Mais chacun de nous à un point de vue qui lui permet de se forger une opinion sur telle ou telle question.

Et être occitaniste c’est avoir un point de vue sur bien des sujets. Par exemple sur l’école, la façon d’animer un territoire, de s’y déplacer, d’y produire, d’y vendre, d’y manger, d’y accueillir ; et j’en oublie.

Alors qu’attendons nous pour faire valoir ce point de vue ? De faire l’unanimité, d’être tous d’accord ? Engageons le débat et faisons en sorte que la société prenne en charge une partie de nos projets pour en faire une politique publique.

A ce stade arrive le dernier argument qui est celui de la disponibilité. Sur ce sujet bon nombre de responsables associatifs travaillent et se dévouent plus que bien des élus. Je l’ai vu, je l’ai vécu et je connais des militants associatifs qui, gratuitement, chaque jour, et sans attendre rien en retour, font de l’occitanisme culturel ( ou qualifié ainsi).

Ils apportent à la société des éléments dont elle a besoin. Il sont tout aussi légitimes que bien d’autres pour participer aux décisions dans les institutions publiques. Ils y seront efficaces pour ce à quoi ils croient.

 

Qu’ils fassent le pas ! On a besoin d’eux dans les municipalités petites, moyennes ou grandes. Et ce n’est pas une affaire de partis, de carte à prendre. Nous avons lancé la dynamique Bastir 2014 ! pour permettre à chacun de se sentir libre, dans un collectif qui permet de parler plus fort.

Il nous faut des élus occitanistes, dans les petites, moyennes et grandes communes. En sortira un groupe d’élus organisés, capable de parler, d’échanger, de porter des projets. Il faut qu’ils soient les plus nombreux possible.

Nous en parlerons samedi 14 septembre à Muret pour la réunion du comité de pilotage de Bastir 2014 !

Il y a déjà des candidats. Il en faut plus et partout.

On peut commémorer une bataille perdue à Muret tout en se préparant a en gagner d’autres.

 

David Grosclaude

 Pour rejoindre Bastir 2014 ! information sur : http://www.bastir2014.com

 

De la batalha perduda dinc a las qui cau ganhar

Murèth 1213 : Bastir 2014 ! s’organiza entà ganhar ua batalha. Las municipalas deu mes de març qui arriba que son un enjòc taus qui defenden e promòven la lenga e la cultura occitanas. Que podetz estar candidats. Bastir ! n’ei pas un partit. Que son monde qui s’amassan en favor d’un projècte.

Non soi pas occitan de soca. Non soi pas vadut en país occitan. Qu’èi causit de n’estar. Còps que i a, que’m permet de’m pausar quauques questions qu’occitans natius no’s pausarén benlhèu pas.

Per exemple qu’ei lo cas quan s’ageish de commemorar un eveniment istoric com ac hèm augan dab la batalha de Murèth. Que soi segur que los mens ajòus n’avón pas gran causa a véder dab aqueth ahar. Totun que’m tòca pr’amor qu’ei un eveniment qui ei de tots, occitan o pas. Qu’estó un episòdi deus màgers dens ua guèrra injusta, qui non disèva pas los sons objectius, com hòrt de guèrra.

Que hèi men aqueth eveniment com èi hèit mea la lenga d’aqueth país qui non m’a pas vist à néisher.

 

Commemorar n’ei pas aver la nostalgia d’un espaci occitano-catalan qui seré podut estar un Estat occitano-catalan. Qu’ei préner quauques distàncias dab las realitats de uei qui credem vertats eternaus.

Que preni lo pretèxte de la commemoracion de Murèth entà interrogar los occitans e prumèr los occitanistas sus un aute subjècte. Qu’enteni per « occitanistas » los occitans qui saben çò qu’ei l’Occitania dab la soa lenga, la soa istòria, la soa cultura, la soa geografia, los sons comportaments politics especifics, lo son biaish de véder lo monde…Que i mescli tots los qui, haut o baish, son tocats peu sòrt hèit a la lenga e a la cultura deu territòri on viven.

 Solide, non son pas tots en un medsih partit, en ua medisha associacion. No’s manifèstan pas tots de la medisha faiçon, mes en la lor diversitat, a còps, que’s saben amassar. Qu’estó atau en 2012 a Tolosa e mantuns còps per las annadas passadas.

Mes alavetz perqué e dèishan l’espaci public e sustot l’espaci institucionau autan vueit ? Qu’ei la question qui’m pausèi quauques annadas a. Après un long periòde d’activitat militanta culturau e associativa qu’acabèi per pensar que, finalament, entà estar eficaç e coërent, que seré benlhèu plan de préner responsabilitats que daubuns qualifican de politicas.

Estar elegit entà participar au debat sus la faiçon de miar los ahars publics. Qu’ei ua idèa meilèu ordinària per qui ei dens un movement qui a la capacitat d’amassar milierats de personas. Pas tant ordinària dilhèu quan vedem la gran timiditat manifestada peus occitanistas ( e que torni dinc a 150 ans a l’endarrèr) entà har entrar las lors demandas dens lo debat public. N’ei pas de segur per manca de dinamisme pr’amor qu’existeish un monde associatiu culturau d’ua vitalitat de las granas. Mes que s’arrèsta tròp sovent a la pòrta de çò qui apèran « la politica ».

Qu’ei un maine qui sembla reservat aus qui parlan lo lengatge dominant ( que parli de lengatge e pas de lenga). Avem integrat a aqueth punt l’idèa qui carrejan los mei ahuecats deus nostes opausants, a saber que tot aquò n’ei pas arren mei que folclòre e que n’ei pas seriós ? E serem atau sosmetuts a un messatge subliminau qui hè que, a la fin de tot, que serem dispausats a’ns carar e a deishar tota la decision a d’autes ? Los nostes detractors serén arribats a har entrar en los nostes caps l’idea que lo noste combat manca de legitimitat ? En un ostau on se debaten los ahars de la ciutat quauqu’un non i poderé pas portar lo son combat per un territòri, la soa lenga e la soa cultura ?

O alavetz, har politica e seré guastar e empipautir aqueth combat ? Aqueste que seré nòble e natre sonque en demorar a las pòrtas de las assembladas ?

Perqué un president d’ua associacion qui a creat ua escòla en occitan, ua ràdio, un ostau d’edicion, un hestenau, ua enterpresa culturau e seré mensh legitime qu’un president d’un club de fotbòl, de rugbi o d’associacion de caçaires qui’s hè elegir gràcias a la notorietat tirada de la soa activitat ?

De que n’i a qui’m diseràn qu’ei ua question d’enveja. Que s’estiman mei demorar « dens çò de culturau » o « dens çò d’associatiu » meilèu que d’entrar « dens çò de politic ». Mes justament qu’ei la question ; perqué huéger lo terrenh de la decision entà demorar dens un lòc on i a l’illusion d’estar a l’acès. A l’acès de qué justament ? De çò qu’aperavan la « recuperacion » un còp èra ? Mes la societat qu’avança sonque en recuperar idèas minoritàrias e en seguida tà’n har projèctes entà tots. Alavetz qu’esperam ?

Arrefusar d’entrar dens los lòcs de la decision democratica no’s pòt pas justificar tanpauc per rasons d’eficacitat. Que sufeish d’enténer quin lo movement associatiu e pateish d’estar mau ajudat, mau escotat. Qu’a besonh aurelhas qui l’escotan en los lòcs de decision. E tà aquò har non i a pas arren de miélher que de har entrar en aqueth lòcs personas qui coneishen lo subjècte.

Qu’arriba alavetz l’argument de la competéncia. Que responi : los occitanistas son competents en lo lor maine. Aqueth maine que dèu estar tractat legitimament en l’esfèra publica. Que horneishi que non coneishi pas monde qui sian competents en tot e qu’ei atau que fonciona la democracia. Las eleccions que permeten d’aver elegits mes n’ei pas l’embaucha de tecnicians.

Qu’enteni tanben l’argument segon loquau d’estar elegit qu’ei d’aver a decidir sus hòrt de tèmas diferents e que d’estar occitanista non permet pas d’aver ua opinion o ua vista particulara sus tot aquò. Mes qu’ei vertat de tots los elegits. N’arriban pas d’un monde a despart ; que vienen dab las lors igonràncias, los lors prejutjats. Cadun de nosautes qu’a un punt de vista qui’u permet de’s har ua opinion sus tau o tau question.

E d’estar occitanista qu’ei aver un punt de vista sur hòrt de subjèctes de natura diferenta ; per exemple sus l’escòla, lo biaish d’animar un territòri, de s’i desplaçar, de i produsir, de i véner, de i minjar, de i arcuélher ; e que me’n desbrombi de segur. Alavetz quant de temps e vam esperar entà har vàler aqueth punt de vista ? Qu’esperam l’unanimitat ! Que cau prumèr estar tots d’acòrd ? N’avem pas lo temps.

Aviem lo debat e hèm çò qui cau entà que la societat prenga en carga ua partida deus nostes projèctes entà ne har ua politica publica.

 A aqueth moment qu’arriba lo darrèr deus arguments qui ei lo de la disponibilitat. Sur aquera question hòrt de responsables associatius que tribalhan e que’s devoan mei que hòrt d’elegits. Qu’ac èi vist, qu’ac èi viscut e que coneishi militants associatius qui, a gratis, cada dia ,e shens esperar arren en escambi, hèn occitanisme culturau ( o qualificat atau ).

Que pòrtan a la societat elements qui li hèn besonh. Que son tan legitimes com d’autes entà participar a las decisions dens las institucions publicas. Que i seràn mei eficaç entà har avançar çò en que creden.

Que sauten lo pas ! Que’us avem besonh dens las municipalitats petitas, mejanas e granas. E n’ei pas un ahar de partits politics, de carta a préner. Qu’avem lançat la dinamica Bastir 2014 ! entà perméter a tot cadun de’s sentir libre dens un collectiu qui permet de parlar mei hòrt .

Que hè necèra d’aver occitanistas dens las petitas, mejans e granas comunas. Que’n sortirà un grop d’elegits organizats, capable de parlar, d’escambiar, de portar projèctes. Que cau que sian lo mei nombrós qui’s posca.

Que’n parlaram lo dissabte 14 de seteme a Murèth au parat de la reüinon deu comitat de pilotatge de Bastir 2014 ! Que i a dejà candidats mes que’n cau mei e pertot !

Que podem commemorar ua batalha perduda en tot se preparar a ne ganhar d’autas.

David Grosclaude

 Entà contactar e participar a Bastir 2014 ! informacions sus http://www.bastir2014.com

 

 

Jean Haritschelhar a travaillé pour l’euskara, pour la diversité, pour l’universel. Jean Haritschelhar qu’a tribalhat per l’euskara, la diversitat, donc per çò d’universau.

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C’est avec tristesse que j’apprends la disparition de Jean Haritschelhar.

En tant que défenseur de la diversité linguistique je souhaite rendre hommage à celui qui a consacré sa vie a l’euskara.

J’ai eu le privilège de l’avoir comme professeur lorsqu’il était à l’université de Bordeaux. Il nous y enseignait le castillan. Je connaissais son travail en faveur de l’euskara, son engagement pour le Pays-Basque ; sa réputation était déjà bien établie à l’époque. J’ai pu apprécier sa capacité à nous sensibiliser à l’espace linguistique qui est le nôtre et aux influences que les langues ont les unes sur les autres. J.Haritschelhar nous enseignait l’espagnol médiéval mais n’oubliait jamais d’évoquer les autres langues latines comme l’occitan, le catalan, le portugais. Ses références, régulières, à l’euskara enrichissaient son enseignement.

Jean Haritschelhar incarnait l’euskara pour ceux qui sont attachés au développement des langues menacées par l’uniformisation. Il a participé à travail de l’Académie de la Langue Basque et à la définition de ce qu’est aujourd’hui l’euskara batua, tout en sachant que cet outil moderne cette langue basque unifiée, devait être représentative de la langue basque dans sa diversité.

L’engagement de Jean Haritschelhar allait bien au delà de la seule langue basque ; c’est à travers elle qu’il défendait des principes universels : la diversité culturelle, la démocratie, le droit des peuples…

Ses réflexions, ses écrits, son travail ont été et resteront des outils pour tous ceux qui défendent les langues parce que la diversité culturelle est une base indispensable pour bâtir une démocratie.

 

La langue basque est un patrimoine commun à l’humanité. Merci à Jean Haritschelhar pour l’oeuvre qu’il nous laisse

La lenga basca qu’ei un patrimòni comun de l’umanitat. Mercés a J.Haritschelhar per l’òbra que nos dèisha.

 

David Grosclaude