Mois: janvier 2016

Arrêtez de vouloir nous faire croire que vous mangez des limaces !

Publié le Mis à jour le

P1060110.JPGTentative de petite fable sur les promesses de loi sur les langues dites régionales et autre ratification de la Charte européenne

Lorsque je lis les justifications de certains députés pour expliquer pourquoi la proposition de loi de Paul Molac a été rejetée, je pense à un épisode de mon enfance lorsque mon grand-père maternel s’amusait à me faire croire qu’il était un amateur de limaces, de « loches», comme il disait en français, dans son français qui n’était pas celui de référence, mais du vrai français quand même.
Je m’explique.
Voilà que tout serait de la faute de Paul Molac qui aurait oublié de se concerter avec tous ses petits camarades députés sur sa proposition de loi ou qu’il n’aurait pas présenté un texte convenable.
Tout cela c’est très bien, mais quand un texte sera t-il convenable ? Quand nos langues seront mortes ?
Cela fait des années que ça dure. Jamais ça n’est le moment, jamais le texte ne convient, jamais les termes du texte ne sont corrects, jamais on n’a le temps, jamais…jamais.
Pourtant j’y ai cru que mon-grand père mangeait des limaces. Il me le disait. Et chaque fois que je voyais une « loche » qui me paraissait d’une taille raisonnable je lui demandais : « Tiens, tu la veux celle-là, tu vas la manger ? ».
La réponse était toujours bien argumentée pour décliner mon invitation : « non pas celle-ci, elle est trop grasse ! » ou alors « non, celle-là n’est pas assez rouge ! » ou encore : « non pas à cette saison, elle ne sont pas bonnes ! ».
Bref, mon grand-père n’a jamais mangé de limaces devant moi ! Mais son intérêt gastronomique pour les loches me paraissait tout à fait vraisemblable puisqu’il mangeait des escargots. Après tout il pouvait bien se faire un petit plat de loches de temps en temps !
J’y ai cru ! J’étais un enfant, c’était mon grand-père. Disons qu’il peuplait mon imaginaire, il jouait son rôle. J’ai appris un peu plus tard de sa bouche que, franchement, les limaces il n’en avait jamais mangé et qu’il n’avait pas l’intention de commencer.
Disons qu’il m’a appris ainsi que ceux qui affirment qu’ils mangent des limaces vous racontent des craques. J’ai refait le coup à mes enfants plus tard, pas avec les limaces, mais en changeant les protagonistes.
J’ai peuplé leur imaginaire. Et j’ai sans doute aussi, je l’espère, par ce biais, aiguisé leur esprit critique comme mon grand-père l’avait fait avant pour moi avec cette simple histoire.
Alors, à chaque fois que l’on promet une loi, une ratification de la Charte ( promise à plusieurs reprises), l’application de mesures contenues dans un rapport, l’introduction d’une phrase dans une constitution, la publication de décrets…je pense à cette histoire.
Nous sommes en face de gens qui nous disent qu’ils mangeraient bien des loches mais qu’ils leur trouvent toujours un défaut au moment de passer à table !
Mais nous ne sommes pas leurs enfants et nous n’avons pas besoin que l’on peuple notre imaginaire.

Quant aux limaces, aux loches, qu’elles me pardonnent de les avoir mêlées à de tristes affaires de lenteur ( pour ne pas dire de paralysie) parlementaire…Peut-être me suis-je laisser guider inconsciemment par leur apparente nonchalance .

David Grosclaude

On appelle « loches » des limaces de différentes couleurs. Pour les spécialistes la grande grise est appelée la Limax maximus, la petite grise est Deroceras reticulatum, la noire est Arion ater, et la rouge Arion rufus. « Loche » est le nom vernaculaire comme l’on dit en français. Nous dirons populaire. 

Monsieur le député vous manquez de classe !

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Fin de dialogue avec Jean Luc Laurent ! Je me permets cependant de lui envoyer une réponse à sa réponse  toute aussi méprisante que son premier article. Il a juste changé un peu de vocabulaire.

Carcassona 2009 5

Monsieur le député,

Votre réponse aux nombreuses lettres que vous avez reçues à propos de votre article insultant est totalement insuffisante.

Vous essayez de faire oublier que votre première réaction a été l’insulte.

A cette dernière vous ajoutez maintenant le mépris dans votre prétendue réponse. Il ne s’agirait que d’un malentendu. Nous serions tellement idiots et stupides ( vous l’avez dit, de vrais « dingues») que nous n’aurions pas compris que votre titre était seulement destiné à certains de vos collègues députés ! Nous ne saurions pas lire.

Nous sommes tellement stupides que vous nous gratifiez d’un tas de lieux communs comme celui-ci : « La langue a une double nature, culturelle et politique ». Ah quelle découverte !  Il suffit de vous lire pour savoir que langue et politique peuvent être liées pour le meilleur parfois, et pour le pire en ce qui vous concerne.

Mais vous ne contentez pas de nous abreuver de raisonnements aussi profonds que celui que je viens de citer, vous utilisez les bonnes vielles méthodes de la déqualification en parlant « d’identités folkloriques ». Nous ne sommes donc pas des partenaires sérieux. Nous ne faisons que du « folklore». Mais qui êtes vous pour juger de ce qu’est notre identité ?

Vous parlez de ce vous ne connaissez pas. Vous écrivez à propos de la proposition de loi  : « Je trouve dingue que ses auteurs parlent de « bilinguisme » alors que l’enseignement se ferait exclusivement en langue régionale ». Pourquoi utilisez vous le conditionnel ? Parce que vous ne savez pas que ces écoles existent déjà et qu’elles ont déjà formé des jeunes qui ont aujourd’hui plus de quarante ans pour certains. Et savez-vous que cela existe même dans le service public, pas seulement dans les écoles associatives ?

Vous êtes un député qui vote sur un sujet pour lequel il ne s’est même pas documenté.

Votre réponse aurait d’abord dû commencer par des excuses ; vous auriez pu simplement reconnaitre que vous aviez été insultant et maladroit dans votre rédaction. Vous n’avez visiblement pas la classe nécessaire pour cela. Non, décidément, monsieur, vous manquez de panache.

David Grosclaude

A propos des « dingues » / Quauques informacions mei a prepaus deus calucs, tocats e autes pècs, desvaratats e destimborlats

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Voici quelques informations sur des réactions qui font suite à l’affaire de la proposition de loi rejetée de façon assez étrange lors d’un vote à l’Assemblée Nationale jeudi dernier. 

Assem Nationale 1 - copie

Qu’èm dens l’espèra de responsas a las letras qui avem mandat a las diferentas personalitats qui son pertocadas per aqueth ahar de la proposicion de lei deu 14 de genèr.

Nous attendons des réponses aux lettres que nous avons envoyées aux différentes personnalités qui sont concernées par l’affaire de cette proposition de loi du 14 janvier.

 

Que comptam plan que lo president deu grop socialista Bruno Le Roux nos harà ua responsa.

Que podetz enqüèra enviar ua letra se n’ac avetz pas hèit.

Non podem pas deishar aqueth ahar shens seguida.

Se recebetz responsas de deputats qui avetz sollicitats que las me podetz mandar. Que las publicarèi .

Deu costat deus deputats justament, qu’enregistram ua reaccion qui ei la de la deputada de Baiona, Colette Capdevielle. La deputada qu’escriu a Paul Molac e a Armand Jung qui son los dus deputats qui asseguran la presidéncia deu grop d’estudis parlamentaris ( un centenat de deputats que hè partida d’aqueth grop d’estudis. Que vienen de partits diferents representats a l’Assemblada Nacionau e que son deputats qui disen lo lor interè per la question de las lengas).

La letra de Colette Capdevielle que ditz :

Messieurs les Co-Présidents,

Au lendemain de l’échec de la proposition de loi relative à l’enseignement immersif des

langues régionales et à leur promotion dans l’espace public, je souhaite vous faire part de ma surprise et de mon mécontentement.

Je regrette que le groupe d’étude sur les langues régionales n’ait pas été associé dès le

début des travaux, à ce texte de loi qui aurait pu et du tous nous rassembler dans un travail collectif sur des objectifs et des moyens ambitieux. Je viens d’apprendre également que des auditions auraient été effectuées, notamment celle de David Grosclaude.

Or, le texte proposé n’est pas satisfaisant, tant sur le fond que sur la forme : il ne règle pasla question des écoles immersives privées (ex Seaska) et sa rédaction sur le plan juridique aurait nécessité des ajustements.

Je veux croire que cette initiative précipitée n’est qu’une maladresse et non une tentative de récupération sur un sujet très sensible.

Or, c’est en abordant cette question de façon transpartisane et pragmatique que nous

avions pu obtenir le vote très largement majoritaire sur la proposition de loi constitutionnelle visant la ratification de la Charte européenne des langues régionales lors de son examen à l’Assemblée nationale en janvier 2014. Notre groupe d’étude s’était alors largement mobilisé. Après l’échec au Sénat de l’adoption du texte constitutionnel pour ratifier la Charte et maintenant de cette proposition de loi à l’Assemblée nationale, il est urgent de lancer une grande concertation avec les acteurs locaux des langues régionales, par exemple sous l’égide du groupe d’étude afin de travailler en toute transparence sur un calendrier et une méthodologie partagée, en lien étroit avec le gouvernement.

En outre, il convient d’associer tous les parlementaires concernés pour proposer des

avancées concrètes en faveur des langues régionales en matière d’enseignement, de diffusion dans les médias, de signalétique dans l’espace public et de pérennisation d’outils institutionnels.

Dès lors, je vous demande de bien vouloir convoquer dans les meilleurs délais, une réunion du groupe d’étude langues régionales afin d’étudier de nouvelles pistes de réflexions pour faire avancer ce dossier majeur avant la fin du quinquennat.

Enfin, je vous informe que je rends cette lettre publique.

Je vous prie de croire, Messieurs les Co-Présidents, à l’assurance de ma considération

distinguée.

D’abord il faut saluer cette lettre de la la députée de Bayonne qui est pour le moment la seule à avoir réagi. Elle a pris des engagements a plusieurs reprises et connait le sujet.

Elle estime que ce texte était mal préparé et qu’il ne pouvait pas passer en l’état. C’est un point de vue.

Elle fait aussi la liste des échecs ou des textes qui ne sont pas arrivés au bout du processus législatif. On pourrait donc lui répondre que c’était une raison de plus pour que les députés se mobilisent autour de ce texte et viennent le débattre en séance.

Elle propose que le groupe d’étude travaille à un autre texte afin qu’il soit présenté avant la fin de la législature. On sait que ce sera difficile parce que l’agenda parlementaire est chargé.

Elle indique que j’ai été consulté par Paul Molac sur son texte. C’est exact. J’ai donné mon point de vue sur la proposition à la demande du député breton il y a un peu plus d’un mois. J’ai notamment fait des remarques concernant la question de l’audiovisuel que je connais bien.

Nous avons d’ailleurs à cette occasion discuté avec Paul Molac des propositions qui sont contenues dans un rapport remis il y a plus de deux ans à la ministre de la Culture qui avait commandé ce travail à un groupe de dix personnes, dont j’étais. De ce rapport très concret dans ses propositions, rien n’est sorti, aucune application concrète. Il existe toujours et peut très bien être utilisé pour y puiser des décisions qui peuvent être prises très rapidement an faveur des langues dites régionales.

Cela me fait dire que le groupe d’étude sur les langues régionales composé de députés peut s’économiser les consultations dont la députée parle parce que la commission qui avait travaillé en 2013 avait invité pour les entendre, les principales associations et organisations qui s’intéressent à la question des langues dites régionales, et ce dans tous les domaines ( école, médias, création culturelle, recherche universitaire, collectivités…).

Maintenant il apparait que plus on avance moins les promesses faites sur le sujet des langues son crédibles. Cependant le gouvernement dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale et il peut donc très vite faire débattre d’un texte de loi. Au Sénat, où l’opposition est majoritaire, la droite dit qu’elle ne veut pas de la Charte mais qu’elle est prête à voter un texte. Alors, chiche ! Et nous verrons qui fait quoi, à gauche ou à droite.

Le blog de Colette Capdevielle est consultable à cette adresse :

http://www.colettecapdevielle.fr

Vous pouvez consulter aussi pour vous informer, le discours de présentation de sa proposition de loi par Paul Molac. Vous le trouverez sur son blog :

www. paulmolac.bzh

Que i a avut tanben ger tres reaccions mei mandadas per organizacions a la premsa.

La prumèra qu’ei la deu president de l’IEO que ditz :

« L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) denóncia aut e fòrt que l’Assemblada Nacionala ague fach rebuta a la proposicion de lèi de Paul Molac, relativa a l’Ensenhament immersiu dei lengas regionalas e a sa promocion dins l’espaci public e audiovisuau.

 Per memòria, aquesta denegada vèn après: la promessa vana dau candidat Hollande sus la ratificacion de la Carta europenca dei Lengas Regionalas ò Minoritàrias (ambé lo debat mancat a l’Assemblada Nacionala), lo rapòrt Filippetti de julhet 2013 e sei 42 prepausicions passadas per malhas, tornat mai en octòbre de 2015 l’engatjament dau president de la Republica per la Carta, rebutat per la drecha senatoriala e que dire de l’ensenhament dei lengas regionalas assecat (…)Acceptar la postura dau Govèrn actuau de la França que mespresa de lengas que parlan sei ciutadans a milierats se pòt pas mai !

 L’IEO demanda per aquò au Govèrn d’iniciativas nòvas que laissan oblidar lei còps que s’es mancat.

 Coma lo digueriam encara en octòbre 2015, a Montpelhier, volèm una lèi !

Volèm una lèi que done un estatut vertadier ai lengas regionalas e garantisse sei locutors de tota exclusion e discriminacion ».

La segonda qu’ei deu Partit Occitan :

Dens un comunicat enviat aus diferents mèdias francés denóncia las insultas deu deputat aparentat socialista e ditz : « Que demandam au grop socialista, republican e ciutadan se compta de guardar com sòci aqueth deputat qui, pr’amor de non pas aver mei arguments argumenta dab insultas (…)

Que volerem saber se au demiei deus « dingues », e cau comptar , en mei deus ciutadans de basa, los deputats, senators e quitament membres deu govèrn qui parlan ua de las lengas ditas regionaus ( occitan, breton, basco, catalan, còrse…) ?

Au mensh, excusas de las parts d’aqueth deputat que serén un minimum. Hòrt de monde que las espèran.

Après, los parlamentaris socialistas deveràn har çò qui cau entà qu’un tèxte navèth e sia presentat, rapidament, e que sia debatut e votat en condicions mei confòrmas a l’idea qui’ns hèm de la democracia ».

 

Régions et Peuples Solidaires, la fédération des partis régionalistes et autonomistes de France a envoyé aussi un communiqué dans lequel il écrit :

« Le Parti socialiste tombe le masque !

En octobre 2015 au Sénat, la droite bloquait le processus de ratification par la France de la Charte du Conseil de l’Europe sur les langues régionales. Le 14 janvier, à l’Assemblée nationale, les socialistes viennent à leur tour de tomber le masque sur leurs intentions profondes en la matière (…)

On pouvait certes s’attendre à ce genre de reculade du côté socialiste dans le cadre du jeu classique de la « patate chaude » que droite et gauche se refilent systématiquement à chaque changement de majorité. Mais on n’aurait pas osé imaginer que cela se fasse aussi rapidement, avant même la fin de la mandature en cours, surtout après avoir tenté de vendre aux tenants des langues régionales le projet de ratification rejeté par la droite. Il faut bien (enfin !) se rendre à l’évidence : la représentation nationale actuelle, côté formations « de gouvernement », de gauche comme de droite, en dépit de leurs proclamations respectives, ne veut pas d’un statut d’avenir pour les langues régionales ».

Et Régions et Peuples Solidaires termine en écrivant : « La France n’est plus très loin d’une situation à la hongroise et maintenant à la polonaise : le populisme en voie de généralisation n’épargne pas l’Hexagone et dépasse largement l’aire d’influence de l’extrême droite. Manifestement le passéisme et la réaction sont loin d’être du côté des défenseurs des langues régionales ! »

Quauques letras indignadas / quelques lettres d’indignation

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Petit voyage chez les « dingues» / viatjòt en çò deus tocats, deus calucs, destimborlats e autes desvaratats

Certains d’entre vous m’ont envoyé leurs lettres de « dingues » destinées à ce parlementaire distributeur de bon-points citoyens et semble t-il expert en maladies mentales. Il a choisi l’insulte sur son blog («  Langues régionales : bienvenue chez les…dingues »).Vous avez souvent choisi l’ironie et l’humour pour lui répondre.

Je vous propose quelques extraits de ces lettres ainsi que d’autres envoyées à des députés. Pardon de ne pas les citer toutes parce qu’elles sont nombreuses.

Je n’ai pas laissé la signature complète, n’ayant pas le temps de demander à chacun s’il accepte cette publication. Je me suis contenté de laisser des initiales.

Que s’ac valèva totun de publicar quauques extrèits entà har véder que l’indignacion ei grana.

N’agitz pas paur de contunhar a escríver. Que cau obtiéner explicacions de las claras e véder se los representants deu pòble accèptan de reconéisher que la màger part d’eths n’èran pas on calèva quan calèva ! E que vau per l’esquèrra com per la dreta !

AN

Monsieur le Parlementaire,

J’ai découvert, à l’instant, l’article paru dans votre blog concernant les défenseurs des langues dites régionales(…) et je vous fais l’aveu que j’en ai été choqué, et même blessé.

L’écrivain d’expression occitane et française qui vous écrit aujourd’hui, se voit ainsi, par vos soins, interné d’office dans son réduit linguistique, puisque j’y suis, comme des milliers de citoyens français, déclaré fou. 

Je dis bien, fou !

En effet, vous y employez le mot « dingues » (1) qui caractérise, ce me semble, tous ceux qui ont reçu de leurs parents, de leurs grand-parents, de leur entourage, de l’école de la République ou associative et laïque, ces langues que vous expulsez illico hors de la République ; république dont vous semblez ignorer presque tout. 

Je veux vous dire que les régimes totalitaires ont toujours eu leurs «  fous » à interner ou à « éliminer ». Prenez, par exemple, « Le Pavillon des cancéreux», chef d’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne, qui nous dit combien la terreur totalitaire et stalinienne, en l’occurrence, peut être aussi « psychiatrique » (…)

Une dernière suggestion : peut-être pourriez-vous demander que tous les bilingues de France et de Navarre, soient déchus de leur nationalité, vu qu’à vos yeux, eu égard à leur «  folie linguistique », ils ne peuvent plus assumer leurs droits et devoirs que leur octroie généreusement leur citoyenneté française ?

Je vous prie de croire, monsieur le Parlementaire,  à l’assurance de mes sentiments républicains.

SJ

(1) – Le Dictionnaire  historique de la Langue Française, sous la direction d’Alain Rey, éd. Robert, Mars 2001, en dit ceci : « Quant à «  dingue » adj. et n., attesté depuis 1916 chez Barbusse, il s’agit probablement d’un dérivé régressif de dinguer : on a proposé une évolution sémantique menant l’idée d’ « aller de-ci, de-là » à celle de « divaguer », être «  fou » ou encore, selon P. Guiraud, un développement à partir de l’idée originelle de « sonner les cloches » (cf. développement analogue de timbré, piqué, sonné).

Monsieur le député

En dehors du fait du faible nombre de députés présents, ce qui montre le désintérêt, voire le mépris des élus de la République pour les citoyens attachés à la diversité linguistique, quelle n’a pas été ma surprise en voyant que parmi les députés qui ont voté contre, figurait Pascal Terrasse, député de ma circonscription.

 Et là, j’avoue que je ne comprends pas.

Je croyais que vous étiez un défenseur de la langue occitane et j’apprends que par votre vote vous avez empêché le passage de cette proposition de loi. Qu’en est-il de votre crédibilité ?

Certaines informations laissent entendre qu’aucune consultation des députés absents n’a été faite avant ce vote et que le règlement de l’Assemblée Nationale permet cette procédure.

Comment ne voyez-vous pas que cette façon de faire puisse être choquante et que les citoyens la considèrent comme un manque de respect dans cette période où la démocratie est fragilisée.

GB

Lors de la séance du jeudi 14 janvier à l’Assemblée Nationale avait lieu un débat sur une proposition de loi concernant les langues régionales. Celle-ci a été rejetée par 14 voix contre et 13 voix pour.(…)Nombre de citoyens sont très attachés à la richesse linguistique de notre république et à l’esprit de tolérance qu’implique notre démocratie. Nombre de citoyens de ce département sont attachés à l’occitan.

Je me permets donc de vous demander quelles mesures vous comptez prendre pour que ce texte soit remis à l’ordre du jour de l’assemblée. C’est indispensable pour la préservation de notre richesse culturelle et nos spécificités linguistiques.

En esperant vòstra responsa, vos pregui de creire, dòna deputada, senher deputat, a las mias salutacions occitanistas.

D C  POC

Monsieur le Député ;

au nom quoi vous permettez-vous d’empêcher, depuis le Kremlin-Bicêtre, qu’on enseigne sérieusement l’occitan en Pays d’oc ou le breton en Bretagne… Que savez vous de ces langues, de ceux qui les parlent et les font vivre et pourquoi tenez-vous à les éradiquer ?

Et pourquoi ajouter l’insulte(« les dingues ») au mépris… et vous glorifier du tout ?

Je n’imagine pas d’autre explication que l’ignorance et la complaisance à la cultiver.

Avec accablement

P S

 

Bonjour M. Jean-Luc LAURENT,

C’est en tant que ”dingue” que je vous écris. Pour vous demander ce qui justifie un tel mépris envers les français bilingues de votre pays.

Il n’y a peut-être pas de langue régionale dans votre département, ce qui explique votre ignorance, mais ne la justifie pas quand on prétend siéger à l’Assemblée Nationale.

Depuis quand les langues régionales sont-elles un danger pour la France ? Depuis quand les occitanistes, les bretons, les alsaciens demandent-ils leur indépendance ? Peut-être souhaitez-vous nous réserver les mêmes dispositions constitutionnelles que celles que prépare le gouvernement envers les binationaux ? Serions-nous des terroristes en germe ?

Comment osez-vous faire un tri entre les langues ”utiles” telles « l’italien, le coréen” (sic) et inutiles telles « le gallo ou le basque” ? C’est au nom d’arguments comme les vôtres que l’anglais prend en France le pas sur l’enseignement de toute autre langue. L’allemand, l’espagnol ou l’italien sont inutiles !

C’est aussi ce qui se passe dans le monde au détriment du… français ! Eh oui, Monsieur LAURENT, à quoi bon apprendre le français ? Ça sert à quoi dans notre monde globalisé anglophone ? Là, je suis sûr que vous saurez trouver des arguments qui ressembleront étrangement à ceux que les défenseurs des langues minoritaires de France utilisent. Surprenant, non ?

Je vous quitte en vous disant ”Adishatz » (”Adieu” ou ”Au revoir » en Béarnais, l’occitan de Gascogne). Vous aurez au moins appris quelque chose aujourd’hui.

Pas très cordialement, mais cependant sans mépris.

J-P M

 

Madame la députée de la Haute-Garonne,

Monsieur le député de la Haute-Garonne,

Lors de la séance du jeudi 14 janvier à l’Assemblée Nationale avait lieu un débat sur une proposition de loi concernant les langues régionales. Celle-ci a été rejetée par 14 voix contre et 13 voix pour.

Cette loi permettait pourtant d’acter la reconnaissance des langues régionales dans la continuité de la constitution (75-1) : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » et de l’adoption de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco.

Nombre de citoyens sont très attachés à la richesse linguistique de notre république et à l’esprit de tolérance qu’implique notre démocratie. Nombre de citoyens de ce département sont attachés à l’occitan. 

Le résultat de ce vote est attristant pour notre pays. Il y avait dans ce texte très consensuel et réaliste des propositions qui auraient du alimenter votre réflexion et donner lieu à une proposition de loi.

Je me permets donc de vous demander quelles mesures vous comptez prendre pour que ce texte soit remis à l’ordre du jour de l’assemblée. C’est indispensable pour la préservation de notre richesse culturelle et nos spécificités linguistiques.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la députée, Monsieur le député, l’expression de mes sentiments respectueux.

En esperant vòstra responsa, vos pregui de creire, dòna deputada, senher deputat, a las mias salutacions occitanistas.

G L P Oc – Tolosa

 

Monsieur,

je m’apprêtais à vous contacter pour vous dire toute ma tristesse face à votre opposition à loi sur l’enseignement immersif des langues régionales et leur promotion dans l’espace public et audiovisuel.

Un regard sur votre blog m’a bien fait comprendre que pour vous je ne suis digne d’aucun intérêt. Votre mépris m’écoeure. Apprendre que vous préférez mettre des euros sur les langues étrangères plutôt que sur nos langues n’est pas à la hauteur d’un républicain. Sachant que moi, je paye des impôts et que je tiens à ce que cet argent soit dépensé pour les langues française, occitane, basque et bretonne.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que vous et votre parti ne pourrez plus compter sur mon suffrage, en aucune circonstance. Vous pourrez même me compter parmi vos adversaires.

Je réserve mes salutations républicaines aux républicains.

E I

Monsieur le Président,

Je tiens à vous faire part de mon profond regret et de ma tristesse de voir comment se font et se défont les débats à l’Assemblée Nationale sur le sujet des langues dites régionales. 

Du temps où j’étais professeur à la Sorbonne,  j’ai mainte fois fait visiter le siège du Parlement à des élèves du monde entier qui souhaitaient voir le symbole d’une démocratie reconnue et respectée. Je dois vous avouer que, depuis, il m’arrive assez souvent d’avoir honte d’être française. C’est à nouveau le cas en apprenant comment on bafoue si facilement le Droit des Peuples. « Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manque » dit le proverbe. 

Comment comptez-vous, Monsieur le Président, nous faire oublier cet affront à la démocratie?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

M-J M

Je suis un dingue !

 Je viens de lire sur votre site votre article sur le débat de jeudi soir à l’Assemblée à propos des Langues Régionales.

 Là où vous estimez “Sauver la Patrie” je ne vois qu’un combat d’arrière garde, débile (au sens premier, c’est à dire faible, déficient) au vu de l’humanité et de l’intelligence collective. Que vous soyez monolingue, handicapé de la communication, n’est pas, si vous vous soigniez un handicap. Que vous ne compreniez pas la richesse du plurilinguisme vous met en tête de ces étroits d’esprits qui cautionnaient et cautionnent la colonisation.

Les richesses des diversités linguistiques, les atouts pour l’enseignement, les avancées des données en neuro-psychologie et neuro-linguistique mettent en évidence vos lacunes et votre incompétence en la matière. Gaussez vous de faire rempart à l’éclatement de la République que constituerait la reconnaissance de ces langues (au delà de l’acceptation dans la sphère privée telle que vous l’évoquez, et heureusement, car pour ce qui est de l’enseignement que vous évoquez, vous méconnaissez totalement la réalité et les difficultés de celui-ci).

 Comment imaginez-vous construire une société plurielle telle que nous la vivons, si vous ne pouvez connaitre cette diversité interne.

A votre “ein reich ein volk ein speech”, je préfère pour la richesse de la France et la de la République, la reconnaissance de ses diversités et la bienveillance qui amène l’intelligence du vivre ensemble, riches et fortes de ses différences.

 J-M E

Quand un député nous traite de « dingues »

Publié le

JLL

Voici le titre d’un article publié sur son blog par le député Jean-Luc Laurent, apparenté au groupe socialiste, républicain et citoyen :   « Langues régionales: bienvenue chez les…dingues ».

Ce député, aux arguments si nuancés mais peu républicains, se vante d’avoir été présent lors du vote qui a empêché que soit voté le texte sur les langues. Il est heureux de l’avoir fait échouer.

Il croit peut-être que sa référence cinématographique ( bienvenue chez les cht’is) lui donne le droit à l’insulte. Peut-être c

roit il qu’il a un alibi culturel ?

Je pense que son article appelle des excuses. En tous cas il participe largement à une dégradation du débat démocratique. Parfois j’entends dire que nous y sommes allés un peu fort en disant : « que n’i a pro d’estar mespresats » mais je crois que ceux qui n’étaient pas convaincus que nous sommes victimes du mépris, verront que nous sommes passés au niveau supérieur. Il y a là matière à dénoncer de la discrimination et une forme de racisme.

Je lui envoie donc une lettre, une lettre de « dingue » évidemment ! pour lui rappeler certains principes et certaines vérités. Je lui propose aussi de nous enfermer et éventuellement de nous réserver un statut de demi-citoyens puisque nous sommes des « dingues» dont le jugement est altéré (comme celui de tous les « dingues »).

Le problème c’est que le groupe majoritaire a laissé les clés du vote à ce genre de personnage. Ce sont des gens comme lui qui avaient les clés de vote des quatre députés absents, et présents à la fois.

Pouvait-on ignorer au groupe que l’on envoyait un député aussi nuancé et aussi fin dans ses propos et ses convictions ? Je ne crois pas au hasard.

Si les responsables du groupe sont des gens honnêtes ils devraient se saisir de cet article et se demander ce que ce monsieur fait dans leurs rangs.

N’hésitez pas à faire circuler cette littérature auprès de tous les citoyens « dingues » que vous connaissez. Ça devrait leur faire plaisir de savoir quelle considération un député de la République peut avoir pour ses concitoyens qui ont le malheur de parler une des langues de France et qui estiment que ça donne droit à un minimum de respect et de reconnaissance.

 

 

David Grosclaude

Citoyen « dingue »

à

Monsieur Jean-Luc Laurent

député du Val-de-Marne

Président du Mouvement Républicain et Citoyen

jllaurent@assemblee-nationale.fr

Monsieur le député,

Je n’en ai pas cru mes yeux lorsque j’ai découvert cet article sur votre blog : « Langues régionales: bienvenue chez les…dingues ».

Que vous soyez un opposant à toute proposition de loi sur les langues régionales est votre droit. Mais que vous insultiez des citoyens de la République en considérant que leur bilinguisme est une maladie mentale, vous dépassez les bornes.

Vous traitez de « dingues » ceux qui, en plus d’être des citoyens bilingues, demandent à ce que la République les reconnaisse en tant que tels, avec les droits qui se rattachent à cette citoyenneté qui semble vous rendre…fébrile.

Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un élu à l’Assemblée Nationale en soit réduit à de tels arguments. C’est de la déqualification, technique utilisée par ceux qui refusent de dialoguer, de comprendre.

Visiblement vous ne savez pas ce que défendent ceux qui demandent le respect de leur langue et qui sont des citoyens de même niveau que vous.

Vous ne savez pas et ne voulez pas apprendre ni comprendre, puisqu’il s’agit de« dingues ».

Ne pas savoir n’est qu’un défaut passager. Ne pas vouloir apprendre est une faute.

Vous ne savez pas et vous insultez.

Vous vous permettez des choses que vous ne vous permettriez avec personne d’autre. Les « dingues» sont aussi certainement des « ploucs » si j’en juge par la qualité de votre argumentation.

Vous pourriez proposer de les enfermer. Car c’est bien dans des lieux de confinement qu’on met les « dingues » ?

Vous pourriez aussi proposer pour ces gens, qui n’ont pas l’air d’être à vos yeux des citoyens à part entière (vous vous permettez de les insulter et vous pensez que leur jugement est altéré) une citoyenneté réduite ? Qu’en pensez-vous ? Des demi-citoyens ? Ça vous irait ? C’est trop ? Carrément des non-citoyens ?

Ce qui me rassure c’est que vous êtes ignorant de cette question des langues. Parce que chez les « dingues », si vous m’y envoyez, je garderai, au mur de la chambre d’hôpital psychiatrique que vous m’aurez gentiment octroyée, quelques portraits comme par exemple celui de Jaurès…(un« dingue » lui aussi) et j’afficherai même quelques citations du même homme…

Mais comme vous ne l’avez peut-être pas lu, faites-le. Il n’est peut-être pas trop tard. Il vous parlera de sa langue l’occitan, et sans doute aussi un peu de tolérance. Vous en avez besoin !

David Grosclaude…citoyen, républicain dingue des principes de liberté, d’égalité, de justice et de fraternité.

David Grosclaude…ciutadan, republican, hòus deus principis de libertat, d’egalitat, de justícia e de fraternitat

N’acceptons pas cette gifle à la démocratie/ Arrefusem aqueth cohat a la democracia

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Ecrivons aux responsables de ce calamiteux vote du 14 janvier à l’Assemblée Nationale. Voici la lettre que j’envoie à Bruno Le Roux, président du groupe des députés de la majorité socialiste à l’Assembleé. Vous pouvez la reprendre en la signant de votre nom et en y ajoutant et en y retranchant ce que vous jugez utile.

La démocratie n’est pas en bonne santé. C’est une raison de plus pour ne pas accepter que soit laissé sans réponse ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale le 14 janvier dernier. Chaque député a en main l’ordre du jour des débats. Chacun aurait pu, s’il l’avait voulu, s’il avait jugé que c’était important, être présent lors du débat sur la proposition des langues régionales déposée par Paul Molac. Si cette question ne fait pas partie de ce que tel ou tel député juge prioritaire ou important, c’est un choix qu’il doit assumer.

Pour cette raison je vous propose cette lettre au président du groupe socialiste, républicain et citoyen, qui est majoritaire.

bleroux@assemblee-nationale.fr 

Une copie au président de la commission des lois Jean-Jacques Urvoas sera utile aussi.

jjurvoas@assemblee-nationale.fr

Nous devons obtenir des réponses.

Assem Nationale 1 - copie

 

M.Bruno Le Roux

président du groupe socialiste, républicain et citoyen

à l’Assemblée Nationale.

 

Monsieur le président,

Lors de la séance du jeudi 14 janvier à l’Assemblée Nationale avait lieu un débat sur une proposition de loi déposée par votre collègue Paul Molac. Cette proposition de loi relative aux langues régionales a été rejetée par le vote des députés de votre groupe.

En effet il n’y avait que 24 députés en séance. Pourtant ce texte a été rejeté par 14 voix contre, 13 pour et une abstention ; soit 28 votants.

Cette arithmétique étrange n’a pas manqué d’étonner de très nombreux citoyens. En effet ce vote négatif n’a été obtenu que par la participation de quatre députés socialistes « en mission », dans le cadre d’un scrutin public, demandé par votre groupe. Je ne méconnais pas la procédure de vote mais, comprenez que ce procédé est choquant dès lors qu’il s’agit de compenser une absence de députés en séance.

Pour bon nombre de citoyens, très attachés à la diversité linguistique, ce vote est une attitude méprisante à l’égard de leur langue et de leur culture.

Selon les informations que j’ai obtenues, aucune consultation des députés absents n’a été faite avant ce vote. Personne ne leur a demandé leur point de vue sur le sujet. Pourtant deux d’entre-eux se sont déclarés à plusieurs reprises des défenseurs ardents de la langue occitane. Leur crédibilité est maintenant sur le sujet réduite à néant. Ils gèreront cela eux-mêmes dans leur circonscription !

Certes, dans le règlement de l’Assemblée Nationale rien n’obligeait à les consulter, mais croyez-vous que notre démocratie soit en assez bonne santé pour que les citoyens comprennent cette procédure ? Ils la voient comme de la désinvolture, comme un manque de respect.

J’ajoute à cela que ce vote est en totale contradiction avec celui qui avait été obtenu lors du débat, en 2014, sur la proposition présentée par Jean-Jacques Urvoas portant sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou Minoritaires. Lors de ce vote, dans l’exposé des motifs développé en séance par le président de la commission des lois, on allait, sous bien des aspects, aussi loin que la proposition Molac rejetée jeudi.

Qui doit-on croire ? A quel moment votre groupe exprime-t-il sa pensée sur le sujet ?

En tout état de cause, entre la promesse faire par le candidat Hollande sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou minoritaires, le débat qui a eu lieu sur le même sujet à l’Assemblée Nationale (sans suite) et le nouvel engagement du président de la République en 2015 (sans suite non plus) sur la même Charte, vous conviendrez que le bilan est très négatif.

Vient s’ajouter aujourd’hui ce vote contre un texte qui n’a pas mobilisé les députés de votre groupe ; en tous cas même pas assez pour qu’un vote négatif soit assumé de façon claire.

Je me permets de vous rappeler que la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti avait, en 2013, commandé un rapport (*) à une commission composée de dix personnes afin de lui faire des propositions sur la question des langues de France. Même ce rapport n’a pas donné lieu à la moindre application concrète, alors que la commission avait travaillé de façon à ce que la plupart des propositions puissent être mises en oeuvre dans le cadre de la législation actuelle.

Il y a dans ce texte, rédigé par un groupe de personnalités très diverses, des propositions qui auraient pu alimenter votre réflexion et même donner lieu à une proposition de loi. Faut-il encore en vouloir une ?

Je me permets donc de vous demander quelles mesures vous comptez prendre pour que cette « bavure », ce vote plus qu’étrange du 14 janvier, soit réparée ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le président à l’expression de mes sentiments respectueux.

En esperar la vòsta responsa que’vs pregui de créder, sénher president, a las mias salutacions occitanas.

*Redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne, Rapport présenté à la ministre de la Culture et de la Communication par le Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.

 

 

 

Communiquez, faites savoir/ Comunicatz e hètz saber

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Voici le communiqué que j’ai envoyé à la presse du Béarn

Reprenez ce communiqué de presse si vous le souhaitez , modifiez le si nécessaire, adaptez le à votre territoire.

Qu’èm ciutadans e qu’avem lo dret d’interpelar los mèdias. Enviatz aus jornaus qui legetz e a las ràdios qui escotatz, aus sites d’informacion qui consultatz. Que podetz utilisar la fòto qu’ei libra de drets…e qu’ei vòsta tanben.

Signatz lo deu vòste nom, deu nom de la vòsta associacion . Que n’i a pro !

Communiqué de presse/ comunicat de premsa mespresats

Quand 28 est égal à 24

Cette arithmétique nouvelle c’est celle de l’Assemblée Nationale quand elle vote sur les langues régionales

La manoeuvre qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi à l’Assemblée Nationale est bien triste.
Alors que se discutait en séance une proposition de loi sur les langues régionales présentée par le député Paul Molac, ce texte a été rejeté par le vote des députés socialistes.
Il n’y avait que 24 députés en séance. Le vote s’est terminé par 14 voix contre, 13 pour, et une abstention. Eh oui cela fait 28 votants !
Comment arrive t-on à faire 28 votants avec 24 députés ?
Tout simplement en faisant de la délégation de vote. Cela s’appelle un scrutin public, qui est un vote électronique. Quatre députés qui étaient ailleurs ( en mission) ont donc participé au vote.
Parmi ces quatre votes qui ont empêché l’adoption du texte il y a deux députés qui ne manquent pas, chaque fois qu’ils le peuvent, de dire tout leur engagement en faveur de la langue occitane. Il s’agit de Pascal Deguilhem, député de Dordogne et de Pascal Terrasse député d’Ardèche.
Savaient-ils que l’on se servirait de leur vote pour faire échouer ce texte et empêcher que soient prises des dispositions nouvelles en faveur de l’enseignement des langues régionales, de leur présence dans l’audiovisuel et dans la vie publique ? Ont ils vraiment demandé que l’on vote ainsi à leur place ? Il faudra le leur demander.
En tous cas, les parlementaires socialistes qui avaient voté il y a bientôt deux ans en faveur de la ratification de la Charte européenne ont oublié d’être présents jeudi soir.
Il y aura intérêt pour eux à éclaircir ce mystère qui fait que lorsqu’une proposition de loi sur un sujet qui les intéresse (disent ils !) passe en séance ils laissent voter ceux qui s’y opposent par délégation électronique.
Tout ceci est évidemment très conforme au règlement…il n’y a aucune magouille.Mais la cohérence politique, la sincérité des engagements, c’est plus qu’un règlement. Et même s’il n’y a aucune magouille il y a bien des gens, des citoyens qui se sentent trahis, floués, trompés. Et c’est ce genre de chose qui fait qu’un jour l’arithmétique électorale devient catastrophique. Pensez y avant de déléguer votre responsabilité la prochaine fois !

Enfin s’il y avait peu de présents la question que se posent bon nombre de défenseurs des langues est la suivante : où étaient les autres députés, de droite et de gauche qui son si prompts à défendre le sujet en campagne électorale ? Ailleurs c’est sûr . Ah ! le cumul des mandats, ça prend du temps !