Mois: juillet 2015

Charte européenne : la bataille qu’il faut gagner

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Carcassona 2009 3Le conseil des ministres a examiné ce matin le projet de loi portant ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires du Conseil de l’Europe

Dans son communiqué la ministre de la Justice, Garde des Sceaux explique :

« Le projet de loi ajoute un article 53-3 à la Constitution qui permet la ratification de la Charte

européenne des langues régionales ou minoritaires. Il tire ainsi les conséquences de la

décision n° 99-412 DC du 15 juin 1999 par laquelle le Conseil constitutionnel a jugé que la

Charte comportait des clauses contraires à la Constitution et que sa ratification ne pouvait

intervenir qu’après révision de la Constitution» .

Ce sera donc le texte qui a déjà été adopté par les députés en janvier 2014 qui servira de texte pour le projet gouvernemental. Les députés s’étaient prononcés a plus de 70% sur cet article 53-3 qui serait ajouté à la constitution. Il ne reste plus qu’à le faire approuver par le Sénat et ensuite de le présenter aux parlement réuni en Congrès. Cela ne se fera peut-être qu’au printemps prochain mais il n’en reste pas moins que la bataille va se livrer dans les derniers mois de 2015. C’est dans cette période qu’il faut arriver à convaincre un maximum de parlementaires, sénateurs et députés, afin que le texte recueille l’approbation des 3/5 des membres du Congrès.

Chaque fois que cette question est entrée dans l’actualité elle a été traitée par les médias qu’ils soient parisiens ou régionaux. Et depuis 1999 la Charte a été souvent évoquée.

A chaque fois il y a eu des caricatures et des attaques infondées sur ce texte, qui d’ailleurs n’étaient que des attaques camouflées contre les mouvements et association de promotion des langues de France. Les insinuations selon lesquelles nous serions, consciemment ou inconsciemment, des ennemis de la République n’ont pas manqué. On les entend à nouveau et on les entendra dans les semaines qui viennent.

Mais la République et ses principes ne sont pas la propriété de tel ou tel et il n’existe pas à ma connaissance de comité chargé de donner des diplômes de républicanisme.

Nous sommes donc des citoyens de la République et nous devons nous faire entendre. Parce que nous faisons nôtres les principes de liberté, d’égalité, et de fraternité et que nous disons que nous pouvons les exprimer aussi dans nôtre langue. Si je dis libertat, egalitat, fraternitat, je me sens tout aussi citoyen de la République que qui que ce soit.

Nous disons aussi que la République ne peut être bâtie sur l’uniformisation linguistique et culturelle. La République doit s’entendre comme un lieu de respect de la diversité.

C’est pour cela que ratifier la Charte européenne des Langues Régionales ou Minoritaires est le minimum que la France doit faire afin de se mettre en conformité avec ses propres principes fondateur et avec son discours sur la scène internationale, là où elle ne manque pas de rappeler son attachement à la diversité culturelle et là où elle invoque l’exception culturelle.

Lorsque j’entends le président du Sénat expliquer que « ce n’est pas le moment » de ratifier cette Charte parce que c’est le moment de « rassembler », évoquant tour à tour la crise économique et les tensions nées des attentats du début de l’année, je m’insurge ; pire je me sens insulté en tant que citoyen que l’on puisse faire le lien entre nos revendications de citoyens et des événements qui sont sans rapport, injustifiables et intolérables. Mis à part une volonté de coller à un certain discours extrême et populiste je ne vois pas l’intérêt de ces amalgames.

Quant à ce qui peut se dire à gauche c’est de la même eau. L’article publié dans le Canard Enchaîné était à cet égard bien pitoyable : un ramassis de fausses informations, de rumeurs et une lecture volontairement biaisée de la Charte.

Nous devons nous mobiliser pour faire ratifier cette Charte et provoquer un vrai débat sur la question des langues. Les dangers pour la République n’existent pas, les risques de voir le conseil municipal de telle ou telle petite commune, obligé de traduire en 75 langues ses décisions est une farce ridicule.

Les responsables politiques qui osent porter ce type d’arguments devant l’opinion se déconsidèrent et jettent le doute sur la sincérité de tout le reste de leur discours, sur tout ce qu’ils peuvent dire à propos d’autres questions.

Il faut aussi lister les autres arguments qui semblent être du bon-sens mais qui en réalité cachent une méconnaissance des questions linguistiques. On entend que l’on « ferait mieux d’enseigner les langues étrangères » parce que « ce serait plus utile ». Tel parlementaire dit qu’il préfère « que sa petite-fille apprenne le chinois plutôt que l’occitan », l’occitan qu’il dit d’ailleurs connaitre lui-même. Comme si d’apprendre une langue empêchait d’en apprendre une autre ? Nous savons que c’est le contraire.

Nous vivons dans un pays dont la culture sur la question des langues est déficitaire. On ne pourrait apprendre une autre langue avant de savoir parfaitement le français. Donc à quel âge pourrait-on commencer à apprendre une seconde langue ? Et que faut-il penser des enfants bilingues ? Voilà ce que nous avons à combattre : l’ignorance sur ces questions qui vient parfois, et même souvent, apporter de l’eau au moulin de ceux qui sont de mauvaise foi.

Nous devons être ensemble pour aller convaincre nos députés et nos sénateurs. Et comme il se trouve que les députés et les sénateurs occitans sont très nombreux, nous avons, nous les occitanistes, une responsabilité très grande.

David Grosclaude

31/7/2015

Pour mémoire voici le texte qui a été adopté par l’Assemblée Nationale le 28 janvier 2014.

Art. 53-3.

La République peut ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires adoptée à Strasbourg le 5 novembre 1992, signée le 7 mai 1999, complétée par la déclaration interprétative exposant que :

« 1. L’emploi du terme de groupes” de locuteurs dans la partie II de la

Charte ne conférant pas de droits collectifs pour les locuteurs des langues régionales ou minoritaires, le Gouvernement de la République interprète la Charte dans un sens compatible avec la Constitution, qui assure l’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ;

« 2. Le d du 1 de l’article 7 et les articles 9 et 10 de la Charte posent un principe général n’allant pas à l’encontre de l’article 2 de la Constitution, en application duquel l’usage du français s’impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public, ainsi qu’aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics. »

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Charte européenne des langues : c’est le moment de convaincre/ Carta europèa de las lengas : que cau convéncer adara !

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Le gouvernement étudiera demain vendredi 31 juillet un projet de loi qui devrait permettre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Lo govèrn qu’estudia doman divés 31 de julhet un projècte de lei qui poderé perméter la ratificacion de la Carta europès de las lengas regionaus o minoritàrias.

Vous trouverez ici un article sur le sujet ainsi que le résumé de la réunion que l’Association des Élus Occitans a organisé le 11 juillet dernier afin de voir avec le monde associatif comment on pouvait lancer une opération de sensibilisation en direction des parlementaires qui devraient être appelés à voter avant la fin de l’année.

L’idea qu’ei d’anar véder tots los deputats e senators entà que sian plan informats de çò que poderé portar la ratificacion de la Carta europès e deus son limits. Que cau tanben lutar contra las informacions faussas qui circulan en har créder que la Carta e pòt méter en perilh la Republica e los sons principis.

L’Association des Élus Occitans fait des propositions pour la ratification de la Charte européenne des langues

Le gouvernement doit étudier ce vendredi 31 juillet un texte présenté par la Garde des Sceaux qui pourrait permettre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Pour la Charte européenne des langues régionales et minoritaires une action collective doit être mise en place. L’Association des Élus Occitans avait invité à une réunion toux ceux qui souhaitaient en débattre. Voici le compte-rendu de cette réunion qui s’est tenue le 11 juillet dernier à Cazalis en Gironde à la suite d’un conseil d’Administration de l’association.

L’associacion dels Elegits Occitans avait invité le 11 juillet dernier à une réflexion sur ce que pourrait être une action en faveur de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Cette réunion se tenait à Cazalis en Gironde en présence de quelques élus et d’une cinquantaine de représentants du monde associatif culturel occitan.

Ce débat est à replacer dans son contexte qui est celui de l’annonce faite par le président de la République d’une relance du processus de ratification par la France de la Charte en question. En effet, le président de la République a souhaité au début du mois de juin que la question soit rapidement mise à l’ordre du jour des travaux des parlementaires. Il a demandé à la ministre de la Justice, Garde des Sceaux de rédiger un projet de loi qui pourrait être soumis au Parlement réuni en congrès et qui permettrait de modifier la constitution de façon à pouvoir ratifier la Charte européenne.

François Hollande semble vouloir honorer sa promesse faite en 2012 sur le sujet. Pour cela il a une solution qui serait d’intégrer dans la constitution un article spécifique qui dirait que la France peut ratifier la Charte européenne des Langues Régionales et Minoritaires du Conseil de l’Europe. Cette intégration ne peut se faire que de deux façons : un référendum appelant tous les citoyens à voter sur le sujet ou un vote à la majorité des 3/5 du Parlement réuni en Congrès ( députés et sénateurs ensemble).

La solution référendaire ne semble pas adaptée pour des raisons politiques sur lesquelles il n’est pas nécessaire de revenir ici.

La Garde des Sceaux n’aura certainement que peu de travail pour boucler son texte. En effet, les députés avaient dès le mois de janvier 2014 adopté une proposition de loi qui se présentait sous la forme d’un article unique (53-3) qui serait introduit dans la Constitution et qui permettrait la ratification. Ainsi toute opposition du ConseilConstitutionnel serait contournée puisque le juge suprême ne pourrait pas dire que la Constitution serait contraire à la Constitution. Notons tout de même que la proposition de loi adoptée le 28 janvier 2014 est faite pour rassurer puisqu’elle contient des garanties concernant l’unicité du peuple français et concernant aussi la place du français comme seule langue officielle de la République. Ce texte avait été préparé et présenté par Jean Jacques Urvoas, président de la commission des lois, et il était précédé d’un excellent et complet exposé des motifs.

La Charte européenne pourrait donc être adoptée sans difficulté si l’on en croit le vote à l’Assemblée Nationale de ce mois de janvier 2014 ( 361 pour et 149 contre). Il faudrait trouver une majorité au Sénat de la même envergure pour que le Congrès approuve le texte. C’est un objectif tout à fait raisonnable dans la mesure où le vote des députés a largement fait exploser les clivages partisans classiques. Cette majorité a été obtenue par des voix venue de la gauche, du centre et de la droite.

La réunion du 11 juillet dernier a donc permis de proposer quelques éléments simples de présentation du débat :

— La Charte ne sera pas un élément qui révolutionnera la politique linguistique en France mais sa ratification aura une valeur symbolique forte. Les engagements que prendra la France par cette ratification ne seront pas de nature à mettre en place des choses qui ne se font pas déjà, que ce soit dans le domaine de l’enseignement, des médias ou de la vie publique. Cependant ratifier ce texte sera un message positif envoyé à l’ensemble de la société et surtout un moyen de désamorcer des peurs et des craintes qui entravent souvent la mise en place de politiques publiques en faveur des langues. Il existe des craintes chez certains élus ; tout ce qui touche aux langues est mal connu et certains craignent à tort d’être sur ce sujet hors des limites de la légalité. C’est est un frein à des initiatives simples et tout à fait légales. Il est important de faire sauter ces verrous mentaux, souvent irrationnels et construits sur une connaissance approximative de la réalité législative.

La ratification de la Charte sera le prétexte à un débat sur le sujet des langues et un bon moyen de faire une pédagogie qui manque cruellement en France. Des initiatives prises dans tel ou tel territoire méritent d’être connues et reprises ailleurs. Encore faut-il qu’on les fasse connaitre et que l’on explique leur parfaite adéquation avec la loi et les principes républicains. L’adoption de la Charte européenne peut y aider.

La Charte n’étant pas une fin en soi il est important d’expliquer qu’elle devra être complétée par une législation claire concernant les langues et le droits des citoyens à les apprendre, à les employer et à permettre leur développement. Nous sommes dans le cadre d’une République et dans ce cadre quel meilleur outil que la loi pour ce faire ?

— La nouvelle loi sur l’organisation du territoire ( Loi Notre) donnant la compétence en ce domaine des langues aux diverses collectivités, il est important d’avoir une base légale solide et claire.

La Charte est un moyen pour la France d’envoyer un message à l’Europe et au monde ; un message plus ouvert et plus cohérent sur la question de la diversité linguistique que celui qu’elle à pu envoyer jusqu’à aujourd’hui. On entend par plus de cohérence le fait que le message envoyé à l’extérieur sur le respect de la diversité culturelle s’appliquera aussi aux langues parlées sur le territoire de la République.

Les discussions ont permis de se mettre d’accord sur quelques actions simples :

1) Il est important que les associations, les organisations diverses ainsi que les élus des collectivités qui souhaitent que la Charte soit ratifiée, aillent rencontrer les parlementaires de leurs territoires. Il s’agit bien de rencontrer ces députés et sénateurs en sollicitant une entrevue et en demandant à ces parlementaires de voter en faveur de la ratification. Cette démarche doit se faire de façon collective afin de bien montrer que dans chaque territoire ceux qui souhaitent la ratification sont nombreux.

2) Ces entrevues doivent être préparées et la presse doit en être informée. Un texte proposé par l’Association des Élus Occitans sera disponible comme base afin de permettre à chacun de développer les arguments en faveur de la ratification de la Charte. Nous sommes des citoyens de la République et nous sollicitons nos représentants afin que nous puissions donner à notre langue, patrimoine de la France, le droit de se développer.

3)Un deuxième texte sera proposé ; ce sera un exemple de motion ou de voeu qui pourra être envoyé à des élus afin qu’ils le présentent dans leurs assemblées et qu’ils le fassent adopter. Si des conseils municipaux, départementaux et régionaux votent une motion ou un voeu en faveur de la ratification, ce sera un encouragement supplémentaire adressé aux parlementaires et un moyen de médiatiser la question.

4) Il serait judicieux que des entrevues soient sollicitées au moment des universités d’été des partis politiques afin de rencontrer les dirigeants de ces partis. De la même façon une rencontre au moment des journées parlementaires organisées par les différents partis serait bénéfique. Le mieux serait que ces rencontres soient demandées par un groupe représentant les diverses langues, par une coordination des langues.

Pour information voici le texte qui a été adopté par l’Assemblée Nationale le 28 janvier 2014. Il n’a pas été transmis au Sénat mais pourrait servir de base à un projet de loi constitutionnelle. Il semblerait logique que la Garde des Sceaux s’en inspire largement pour répondre à la demande du président de la République puisque ce texte a été largement approuvé par les députés. IL pourrait trouver la majorité requise dans le cas d’une réunion du parlement en congrès.

Rappelons que la France a signé ce texte en 1999 mais que depuis il n’a jamais été ratifié. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi et avait considéré que certains éléments de la Charte étaient contraires à la loi fondamentale. Le texte qui suit tient compte de cela et propose une « déclaration interprétative » faite pour éviter cet écueil.

Art. 53-3.

La République peut ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires adoptée à Strasbourg le 5 novembre 1992, signée le 7 mai 1999, complétée par la déclaration interprétative exposant que :

« 1. L’emploi du terme de groupes” de locuteurs dans la partie II de la

Charte ne conférant pas de droits collectifs pour les locuteurs des langues régionales ou minoritaires, le Gouvernement de la République interprète la Charte dans un sens compatible avec la Constitution, qui assure l’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ;

« 2. Le d du 1 de l’article 7 et les articles 9 et 10 de la Charte posent un principe général n’allant pas à l’encontre de l’article 2 de la Constitution, en application duquel l’usage du français s’impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public, ainsi qu’aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics. »

Perqué l’occitanisme a besonh de pensar lo son aviéner ?/Pourquoi l’occitanisme a besoin de réfléchir sur son avenir ? (article bilingue)

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« Que n’i a pro d’estar mespresats ! »  Qu’ac avetz dit per milierats. Qu’avetz sabut har enténer la vòsta votz. Adara que devem saber har passar lo noste messatge e que devem passar a l’etapa de la dignitat. Que i a mantuns combats a miar. lo de la Carta europea, hòrt simbolica, e en seguida la d’ua lei qui serà un estatut entà la lenga occitana. Mes au delà de la question lingüitica que devem miar ua reflexion sus çò qui deu estar lo noste país.

Pourquoi l’occitanisme a besoin de réfléchir sur son avenir ?

Pourquoi les occitanistes ont besoin de se réunir pour en parler ?

Perqué l’occitanisme a besonh de pensar lo son aviéner ?

Perqué los occitanistas an besonh de s’amassar entà’n parlar ?

dintrada 1

Los 5 e 6 de seteme que serà « La Dintrada ». Que serà lo parat de discutir de çò que l’occitanisme pòt portar en la soa reflexion e en lo son posicionament com solucion a la crisi, o meilèu a las crisis, puisque son mei d’ua

Que serà com ua universitat de rentrada de l’occitanisme dab intervenents nombrós, exteriors o intervenents occitanistas.e sera comme une université de rentrée de l’occitanisme avec de nombreux intervenant extérieurs et des intervenants occitanistes.

Los debats e las discussions que seràn nombrós.

Que i parlaram d’Euròpa, de federalisme. Que i parlaram tanben de centralisme e deu ròtle que jògan los mèdias en aqueth fenomène plan francés e tan paralisant tau noste territòri.

Que vòu díser federalisme mentre que comença de s’aplicar ua refòrma territoriau qui n’a pas simplificat arren ? Aquesta refòrma n’a pas arren de regionalista e donc arren de federalista.

Quinas competéncias auràn las regions ? Daubuns que las disen « navèras » mentre que sabem que las causidas que son estadas tecnocraticas o, còps que i a, que sabem que son lo produit de quauques capricis de tau o tau persona qui a volut tornar dessenhar la mapa de las regions.

Quin serà l’agricultura de doman en Occitania ? Quan coneishem los perilhs qui arriban dab lo cambiament climatic, quan vedem los risques ecologics creats per un sistèma productivista qui tarda tant a’s reformar, qu’avem questions a’ns pausar.

Quin interessar los ciutadans a un projècte ? La crisi de çò de politic que dèisha la via libra a personas e a partits qui pòrtan solucions de las simplistas e de las perilhosas.

Lo monde ne van pas mei de cap aus partits com ac hasèvan un còp èra. Mes e son prèstes los ciutadans a sostiéner un projècte de societat ? E se òc, quin militan los ciutadans, quin s’engatjan ?

E se hornitz a tot aquò la question de l’aviéner de la lenga e de la cultura occitanas, qui hèn ua bona part de l’identitat deu noste territòri, qu’avetz lo programa complet d’aqueths dus dias.

Que i cau ajustar ua reflexion sus la faiçon de militar e de comunicar de l’occitanisme au dia de uei. Mes sustot quin aver ua influéncia sus l’anar de las causas, quin se har enténer ? Quinas accions e devem miar ?

Que v’inviti a viéner participar a aquera « dintrada » los 5 e 6 de seteme. Qu’ei lo moment de discutir, un mes e miei abans ua grana manifestacion en favor de la lenga e tres mes abans las eleccions qui deven renovelar los conselh regionaus qui auràn en carga cèrtas competéncias qui interèssan lo territòri occitan.

Dintrada 2

Pourquoi l’occitanisme a besoin de réfléchir sur son avenir ?

Pourquoi les occitanistes ont besoin de se réunir pour en parler ?

Les 5 et 6 septembre ce sera « La Dintrada ». Ce sera l’occasion de discuter de ce que l’occitanisme peut apporter dans sa réflexion et son positionnement à la résolution de la crise ou plutôt des crises, puisqu’elles sont multiples.

Ce sera comme une université de rentrée de l’occitanisme avec de nombreux intervenants extérieurs et des intervenants occitanistes.

Il y aura de nombreux débats.

On y parlera d’Europe,de fédéralisme, du centralisme et du rôle que jouent les médias dans ce phénomène si français et si pénalisant pour notre territoire.

On y parlera du fédéralisme : qu’est ce que cela veut dire au sortir d’une réforme territoriale qui n’a rien simplifié et qui n’a rien de régionaliste et a fortiori de fédéraliste ?

Quelles compétences pour les régions ? Certains les qualifient de nouvelles alors que l’on sait que ce sont des choix technocratiques, ou parfois même les caprices de tel ou tel qui ont dessiné la nouvelle carte des régions en France.

Que sera l’agriculture de demain en Occitanie quand on connait les risques que nous fait courir le changement climatique et quand on connait les risques écologiques que nous fait courir un système productiviste qui tarde tant à se réformer ?

Comment intéresser les citoyens à un projet ? La crise du politique ne fait que laisser le champ libre à des gens qui apportent des solutions simplistes.

On n’adhère plus à un parti comme autrefois, mais adhère t-on pour autant à un projet de société ? Est si oui de quelle façon les citoyens militent-ils ? De quelle façon s’engagent-ils ?

Si vous ajoutez à tout cela les questions que l’on peut se poser sur ce qu’est l’avenir de la langue et de la culture occitanes qui font l’identité de notre territoire, vous avez presque tout le programme de ces deux jours.

On peut y ajouter une réflexion sur la façon de militer et de communiquer aujourd’hui. Mais surtout comment agir, comment influer sur le cours des choses ? Quel type d’action doit mener l’occitanisme.

Inscrivez-vous à La Dintrada les 5 et 6 septembre. C’est le moment de débattre, un mois et demi avant une grande manifestation à Montpellier en faveur de la langue occitane et trois mois avant des élections régionales qui vont renouveler les conseils régionaux qui auront en charge le territoire occitan.

Tout le programme sur : http://www.ladintrada.eu

Ofici Public de la Lenga Occitana : la Region Aquitània confirma, e l’Estat arriba

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Lo Conselh Regionau d’Aquitània qu’a adoptat los navèths estatuts de l’Ofici Public de la Lenga Occitana. Aqueths navèths estatuts que son estats votats en urgéncia en rason de la decision de l’Estat de participar au Gropament d’Interès Public Ofici Public de la Lenga Occitana.

ofici

Los conselhèrs regionaus qu’an donc acceptat la preséncia de l’Estat en aqueth GIP e qu’an acceptat la soa participacion financièra au foncionament.

Un còp lo vòte passat la setmana qui vien an Conselh Regionau Miègjorn-Pirenèus que podem esperar que l’Ofici que serà lèu un organisme qui pertocarà los territòris de Lemosin e de Lengadòc. las duas regions que’s deven maridar dab Aquitània e Miègjorn-Pirenèus. Enfin que’s poderé que Ròse-Aups e demandèsse la soa integracion a l’OPLO, çò qui nos miarà a aver dens l’Ofici tanben la region Auvèrnha, un còp las doas regions apariadas l’an qui vien.

La creacion de l’OPLO que poderé donc marcar la creacion deu prumèr organisme public de politica lingüistica qui aurà a obrar sus la quasi totalitat deu territòri occitan. Que mancarà lo territòri de Provença.

La nautat qu’ei la preséncia de l’Estat obtienguda après la mobilizacion de tots suu tèma de « n’i a pro d’estar mespresats ! ».

La Region Aquitaine vient de confirmer son attachement à la création d’un Office Public de la Langue Occitane. L’assemblée régionale a voté les nouveaux statuts qui incluent la présence de l’Etat qui a accepté de faire partir du Groupement d’Intérêt Public Office Public de la Langue Occitane. Il reste à la région Midi-Pyrénées à voter les mêmes statuts la semaine prochaine, le 9 juillet. Il aura fallu la mobilisation de l’occitanisme sur le thèma « que n’i a pro d’estar mespresats » pour convaincre l’État de venir dans cet Office Public et pour qu’il s’engage à participer ainsi à la définition d’une politique publique en faveur de la langue occitane.

Dens los qui compausaràn lo GIP Ofici Public de la Lenga Occitana que i aurà tres representants de cada region e dus representants de l’Estat. l’un que serà un rector e l’aute que serà un Director regionau deus ahars culturaus.

L’Estat que participarà a las despensas de foncionament de l’Ofici dab un apòrt financièr e tanben per la mesa a disposicion d’ua persona qui tribalharà en l’encastre de l’Ofici.

Las regions tanben que portaràn moneda e mejans entà har foncionar l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Aqueth foncionament non tocarà pas briga los mejans autrejats a las ajudas a las associacions e autes organismes qui tribalhan en favor de la lenga.

Tanben los actors associatius e autes qui son suu terrenh que seràn associats a l’elaboracion de la politica de l’Ofici Public de la Lenga Occitana en l’encastre d’un comitat consultatiu.

La parucion au JO de la Republica de la creacion de l’Ofici Public de la Lenga Occitana que serà rapida. L’Estat que s’ei engatjat a abracar la procedura en dar lo dossièr a signar au sol prefècte de la region Miègjorn-Pirenèus. Qu’ei possible ! Qu’ei a’s demandar perqué n’ac volón pas har atau abans. Que ns’averé estauviat hòrt de problèmas.

La prumèra amassada oficiau de l’OPLO que’s deveré poder organizar a la fin de seteme o au començar d’octobre.

Que’m feliciti que la grèva de la hami qui hasoi pendent un drin mei de ua setmana sia estada utila entà desblocar un dossièr qui èra tancat en un burèu ministeriau. L’Estat qu’arrefusava de participar a l’OPLO pr’amor non volèva pas pagar per aqueth organisme interregionau e non i volèva quitament pas participar. Qu’aurà calut ua mobilizacion occitanista de las hòrtas entà har comprénar que n’i avèva « pro d’estar mespresats ».

David Grosclaude, le 6 juillet 2015

Que cau arregretar l’abstencion en lo vòte deu Conselh Regionau d’Aquitània deu grop « Forces Aquitaines » (Modem) qui a considerat per la votz de Denise Sent Pè que l’OPLO qu’èra estat bastit shens coordinacion dab lo departament deus Pirenèus-Atlantics.

Qu’èi podut respóner que n’èra pas vertat pr’amor qu’avem tribalhat dab aqueth departament( e tanben  en ua amassada qui’s tiengó que hè mei d’un an e on lo departament nos digó que non desirava pas peu moment participar directament au GIP mes qu’èra dispausat a collaborar.

Denise Saint-Pè qu’ei la vice-presidenta deu CG deus Pirenèus-Atlantics. Segur non devèva pas saber que la Region qu’avèva discutit dab lo CG 64 puishque la concertacion que’s hasó abans lo cambiament de majoritat au departament. Qu’ac averé devut saber.

Tots los autes elegits ( PS, EELV, FdG e UMP qu’an votat lo tèxte)

Les rails sont de retour en vallée d’Aspe / Los ralhs que tornan en vath d’Aspa

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Les travaux sur la voie entre Oloron et Bedous ont commencé il y a presque un an. les rails nouveaux seront bientôt posés
Les travaux sur la voie entre Oloron et Bedous ont commencé il y a presque un an. les rails nouveaux seront bientôt posés

Los prumèrs ralhs que son arribats en gara d’Auloron. Qu’ei lo començament de la reobertura de la linha internacionau Bordèu-Pau-Huesca-Saragossa. Que hè 45 ans qu’ei barrada.

La Région Aquitaine finance seule la rénovation du tronçon Oloron-Bedous. Il sera réouvert à la circulation en 2016.

Il restera quelques 30 km à rénover pour que le trafic transpyrénéen soit rétabli.

Il y a des étapes qui sont particulièrement symboliques et qu’il convient de

marquer. L’arrivée des premiers rails qui vont permettre la réouverture du

trafic des trains entre Oloron et Bedous est une étape importante.

Pour ceux qui militent depuis des années pour la réouverture de la ligne

Bordeaux-Pau-Huesca-Saragosse, l’arrivée de ces rails est un événement

majeur.C’est le début de la réouverture qui s’annonce car la reprise des

circulations jusqu’à Bedous n’est qu’une étape.

Que hè annadas qu’èm copats de l’Aragon. Que hè annadas que demandam la reobertura d’aquera linha. En pagar 90 milions d’euros per la renovacion de la partida Auloron-Bedós la Region Aquitània que hè pròva de coratge e d’iniciativa. Que calerà financiar la seguida de la linha e tà aquò que calerà que l’Estat e SNCF Réseau e paguin.

Las òbras qu'an començat desempuish quasi un an. Lèu la via navèra que serà pausada
Las òbras qu’an començat desempuish quasi un an. Lèu la via navèra que serà pausada

Nous sommes depuis des années quasiment coupés de l’Aragon qui est

pourtant un voisin majeur. Il est temps que la décision et les financements

soient trouvés pour que le chantier aille jusqu’à Canfranc. Mais pour cela il

convient que les différents acteurs concernés viennent aussi financer ce

chantier, que ce soit SNCF Réseau et l’État.

Dans la situation actuelle une région ne peut tout faire mais, dans ce cas

précis, la Région Aquitaine a impulsé une dynamique vertueuse et elle ne

doit pas s’arrêter.

Cet événement intervient alors que les circulations des trains entre

Hendaye et Toulouse sont menacées avec la suppression des Intercités. Il

faut donc être vigilant parce que la conversion écologique dans les

transports est un combat de chaque jour.

Et pour la Charte européenne, comment s’organiser? / E la Carta europèa que’n hèm. Quin s’organizar?

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Lo dissabte 11 de julhet a Casalis ( Gironda)

Le Samedi 11 Juillet a Cazalis ( Gironde ) à côté de Captieux

Élus et citoyens : que fait on maintenant pour la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Comment se mobiliser, s’organiser ? elegits

Alors qu’un hebdomadaire satirique bien connu vient de publier un article assez caricatural sur la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, alors que le président de la République s’est engagé à relancer le processus de ratification, que devons nous faire ?

Le samedi 11 juillet à Cazalis en Gironde (à côté de Captieux)

Lo dissabte 11 de julhet a Casalis (en Gironda )

L’Association des Élus Occitans vous invite à 14h 30 à un débat

L’Association des Elus Occitans vous propose une rencontre pour discuter de la façon dont nous pourrions ensemble, élus et citoyens, élus et associations, mener une campagne en

direction des parlementaires et de tous les autres élus afin que la ratification se fasse enfin.

Qu’apportera la Charte ? N’est-ce qu’un symbole ?

Une loi doit-elle venir compléter la Charte européenne ?

Comment s’organiser pour que la question des langues reste dans l’actualité jusqu’à la mise

en place d’un statut clair ?

Association des élus occitans : info@elegitsoccitans.eu / Tel : 06 83 01 19 37

Puis à partir de 17 heures Dans le cadre des Nuits Atypiques

le programme continuera avec :

17h00 : Ouverture du village occitan

Stands de livres et de disques, rencontre avec les auteurs, exposition de sanguines et dessins de Bernard Manciet

18h00 : Rencontre-débat « Les politiques linguistiques en faveur de l’occitan et l’Office public de la langue occitane ». Avec la participation de :

David Grosclaude, conseiller régional d’Aquitaine, président de l’Association des Elus Occitans.

Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de la Gironde (sous réserve)

Isabelle Dexpert, maire de Pompéjac, vice-présidente du Conseil départemental de la Gironde.

Dominique Fédieu, maire de Cussac-Fort-Médoc, conseiller départemental de la Gironde

Jean-Claude Lassalle, maire de Cazalis

19h30 : Vin d’honneur offert par la municipalité et apéro-vocal animé par La Manufacture Verbale

20h00 : Grignotage, auberge espagnole ou dîner à l’Auberge de Cazalis

21h30 : Parcours vocal de la Manufacture Verbale suivi d’un concert dans l’église en hommage à Bernard Manciet

l’Ofici Public de la Lenga Occitana : la seguida Office Public de la Langue Occitane : la suite

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( article bilingue)

Ací las informacions qui pòdi balhar a prepaus de l’avançada deu dossièr de l’Ofici Public de la Lenga Occitana

Voici les informations que je peux vous donner à propos de l’avancement du dossier de l’Office Public de la Langue Occitane

Mespresats anonim

En seguida de l’engatajament escriut de las duas ministras, la de la Cultura e la de l’Educacion, qu’avem avut ua prumèra amassada de tribalh au ministèri de la Cultura aqueste dimars 30 de junh.

L’encargada de la question au cabinet de la ministra e lo navèth Delegat Generau a la Lenga Francesa e a las Lengas de França qu’èran presents. Qu’èri acompanhat de Guilhèm Latrubesse, lo men collèga de Miègjorn-Pirenèus.

L’objècte de la reunion qu’èra de hicar la man finau aus estatuts de l’OPLO qui an besonh d’estar modificats en rason de la participacion de l’Estat. Los estatuts votats en junh de l’an passat que deven adara mentàver la preséncia de l’Estat dens l’OPLO.

Que significa que las duas regions que deven aprovar aqueths estatuts. Que s’ageish d’ua formalitat legau mes qui obliga las assembladas d’Aquitània e de Miègjorn-Pirenèus a votar un còp de mei.

Que serà hèit lèu. Lo 6 de julhet per Aquitània e lo 9 per l’auta region.

L’Estat que serà representat a l’OPLO per los dus ministèris. Que vòu díser que las duas regions que seràn acompanhadas dens lo lor tribalh comun per representants de l’Estat.

Que permeterà de har de l’OPLO un espaci de dialògue dab l’Estat on poderàn estar discutidas las questions ligadas a la politica lingüistica e a la politica de l’ensenhament.

L’Estat que portarà ua participacion financièra au foncionament de l’OPLO ( qui serà deu nivèu de çò que pòrtan las regions). Aqueth budget de foncionament que permeterà de har virar l’OPLO (salaris e autas despensas).

A costat que i aurà lo budget de las accions. Aqueth budget qu’ei independent de çò qui còsta lo foncionament, çò qui vòu díser que las ajudas au sector associatiu , a las accions lingüisticas, non seràn pas briga tocadas per çò que còsta lo foncionament de l’OPLO.

Que demora enfin a installar oficiaument l’OPLO. L’Estat qu’a tornat díser lo son engatjament d’accelerar la procedura de creacion e de publicacion d’aquesta au Jornau Oficiau. Que serà hèit abans la fin de l’estiu e l’OPLO qu’existirà au mes d’octobre de 2015.

Mercés per lo vòste sostien en aqueth combat. La vòsta ajuda qu’a permetut de har compréner a l’Estat que non podèva pas escapar a las soas responsabilitats. Solide que demora enqüèra hòrt de causas a li har compréner mes tots amassas que podem anar luenh.

David Grosclaude

Nous avons eu une réunion au ministère de la Culture au sujet de l’OPLO le mardi 30 juin. J’étais accompagné par Guilhèm Latrubesse.

La représentante de la ministre de la Culture ainsi que le Délégué Général à la Langue Française et aux langues de France étaient présents.

Ils nous ont confirmé que l’État sera membre de l’Office Public de la Langue Occitane. Il y aura un représentant du ministère de l’Éducation et un représentant du ministère de la Culture qui siègeront aux côtés des régions.

Cela veut dire que l’État sera présent dans un organisme qui définira une politique publique en faveur de l’occitan. Il participera au financement du fonctionnement de l’OPLO à la même hauteur que les régions. Il reste ensuite à définir sa participation au financement des actions. Ce sont en effet deux choses différentes.

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, le fonctionnement de l’OPLO ( salaires et dépenses diverses) est financé sans toucher au budget qui est donné par les régions aux divers acteurs associatifs qui travaillent en faveur de l’occitan. Donc, en clair, l’OPLO ne consommera pas pour fonctionner de l’argent qui va aux actions linguistiques associatives ou autres.

La présence de l’État dans l’OPLO nécessite que les statuts soient revotés par nos assemblées régionales. Ce sera fait le 6 juillet pour l’Aquitaine et quelques jours après pour Midi-Pyrénées.

L’État a renouvelé son engagement de faire en sorte que tous les textes nécessaires soient publiés au Journal Officel avant la fin de l’été de façon à ce que l’OPLO puisse se réunir pour la première fois en octobre 2015.

L’OPLO sera ensuite ouvert à la participation des autres régions et il aura aussi pour vocation de se mettre en contact avec les diverses collectivités territoriales occitanes (communes, départements communautés de communes, métropoles) qui souhaiteraient travailler en relation avec l’OPLO en faveur de la langue occitane.

Je vous fournirai d’autres informations dès que nous en saurons plus. En attendant merci encore de votre soutien qui a été déterminant dans ce combat.

David Grosclaude