Mois: janvier 2018

« Ce n’est pas envisageable ! » Une phrase d’une vacuité à pleurer

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banderòla
La co-officialité de la langue corse avec le français « n’est pas envisageable » parce que la langue de la République est la français. Cette affirmation même prononcée par un responsable gouvernemental n’a aucun sens. Quel rapport ? La co-officialité ne tue pas l’officialité , elle la partage. Il faudrait préciser donc que la Langue de la République est le français à l’exception de toutes les autres. Et là il faudrait expliquer pourquoi ! Et là le raisonnement deviendrait problématique.Il faudrait reconnaitre que l’on ne veut pas partager ou que l’on se refuse à mettre les langues au même niveau. Donc il y aurait une hiérarchie des langues. Des grandes, des belles et à côté des petites et des laides. Je crains que certains le pensent. Mais le diront ils ?
Il faudrait d’abord se demander si ceux qui sont citoyens français mais s’expriment parfois dans une autre langue sont moins citoyens français lorsqu’ils utilisent l’autre langue. Ce serait idiot. Mais certains le pensent sans doute…
Il faudrait peut-être tenter d’expliquer que le français est la seule langue républicaine…et donc que les autres ne le sont pas. Ce serait idiot aussi. Mais je n’exclue pas qu’ils soient nombreux à le penser…
Il n’y a rien à faire,  tout cela est idiot et n’est bâti que sur un présupposé qui est que le français est la langue qui défend des valeurs républicaines alors que les autres risquent de les souiller. Après tout c’est bien ce que disaient Grégoire et Barrère…il y a un peu plus de 200 ans !
La phrase qui consiste à dire que la co-officialité des langues « n’est pas envisageable cache en réalité le fait que le gouvernement ne veut pas dire que pour lui il « n’est pas question de l’envisager » ou mieux « qu’il ne veut même pas y penser ».
La question linguistique est une vraie question politique, une vraie question très sensible, hypersensible depuis des décennies et même plus.
Ceux qui sont victimes des préjugés dont nous connaissons la teneur ne « peuvent envisager » aucune autre sortie que la mort de nos langues même s’ils évoquent le droit à un « développement de ces langues.». C’est au cimetière que ce droit sera à même de s’exprimer si on les écoute. J’aimerais voir la tête de ceux qui pensent que la co-oficialité n’est pas envisageable si demain les canadiens décidaient que la co-officialité du français n’est pas envisageable dans leur État. Ah mais suis-je bête ! J’oublie que les tenants du « ce n’est pas envisageable » sont aussi ceux qui manient cet argument puissant, profond et sans appel qui est : « Mais non, ça n’est pas pareil ! ».
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O.Junqueras demorarà en preson /O.Junqueras restera en prison

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Violence légale contre non-violence légitime
Violéncia legau contra non-violéncia legitima

Oriol Junqueres demorarà en preson. Per rasons d’opinion ? Pr’amor de non pas voler arrenegar las ideas qui son las soas. Benlèu i aurà monde en Espanha entà prepausar centres de desradicalizacion per catalans ?
Los darrèrs mes en Catalonha que’s debanèn s20171001_190501.jpghens nada violéncia de las parts deus independentistas. Que hèn los responsables europèus adara ? Que contunhan de considerar que la question ne’us pertòca pas ?

Que hè quauques mes la question èra un debat enter legalitat (tèxtes de lei e constitucion espanhòla) e legitimitat ( volontat exprimida peu pòble catalan). Desempuish las darrèras eleccions las causas son claras e lo pòble catalan qu’a elegit ua majoritat de deputats entà formar un parlament.

De deishar O.Junqueras en preson càmbia lo debat en ua oposicion enter la violéncia legau d’un costat e la non-violéncia legitima de l’aute.

En tant que democrata, en tant qu’europèu que’m sembla que devem causir tostemps la via de la non-violéncia. Alavetz que los responsables europèus s’amanegen de causir la solucion qui permeterà a l’Euròpa de demorar un territòri de patz e de non violéncia .

Oriol Junqueres restera en prison parce qu’il n’a pas voulu renier ses convictions. Il est donc un prisonnier d’opinion. Il reste à quelques penseurs espagnols à inventer des centres de déradicalisation pour catalans. Je ne vois pas d’autres solutions dans leur logique.
Il y a quelques mois la question catalane était le débat entre légalité ( constitution) et légitimité (référendum ), entre textes de lois et volonté exprimée par le peuple catalan.
Vu qu’il n’y a eu aucune violence, aucun blessé, aucun mort durant les derniers mois malgré les manifestations en faveur de l’indépendance, vu que les violences n’ont eu lieu que du fait des décisions du gouvernement espagnol (répression du 1er octobre e emprisonnements)
aujourd’hui le débat c’est entre la violence légale et la non violence légitime. Voilà un sujet de réflexion pour les démocrates et pour ceux qui en Europe ont encore envie de réfléchir et de penser l’avenir d’une Europe démocratique.

En tant que démocrate, en tant qu’européen j’ai tendance à choisir toujours la voie de la non violence et de la paix. …Bien sûr cela dépend de l’Europe que l’on veut.