Mois: juillet 2013

Quelles garanties pour les écoles associatives ?

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Leur existence correspond à une demande légitime. La légitimité appelle à une modernisation de la loi

 La situation des écoles associatives immersives du réseau Eskolim est précaire si l’on en croit les derniers événements. En Pays Basque des ikastolas qui sont aidées par des collectivités se voient attaquées par quelques élus qui considèrent que cette aide est contraire à la loi. Effectivement la loi Falloux ne permet pas ces aides mais depuis des années, face à la demande et aux besoins, les écoles associatives, qu’elles soient basques, occitanes, bretonnes, catalanes ou alsaciennes, bénéficient de l’aide de collectivités.

Des milliers d’enfants sont scolarisés et l’on voit mal comment cette situation pourrait durer. Il faut un cadre légal solide. Mais lequel ? Il faut y réfléchir.

C’était le but de la réunion qui s’est tenue à l’initiative de députés et de sénateurs ce mardi 16 juillet à l’Assemblée Nationale.

Les représentants d’Eskolim, cinq parlementaires, les conseillers de plusieurs cabinets ministériels étaient présents ( Éducation, Intérieur,Culture). J’étais convié à cette réunion.

Bien sûr rien n’a été décidé et chacun a pu constater que la situation était complexe. Il ne s’agissait que de poser les problèmes sur la table, sans tabous.

Il n’est pas question de toucher à la loi Falloux parce que cela entrainerait des débats politiques qui vont bien au delà de la question des langues. Mais que les écoles immersives soient aujourd’hui sous le même statut que les écoles confessionnelles n’est plus viable.

Dans le rapport que nous avons remis à la ministre de la Culture la veille de cette réunion il est bien écrit que la situation n’est satisfaisante pour personne ; ni pour l’État, ni pour les écoles ni pour les collectivités. On ne peut continuer à ignorer que les collectivités sont en permanence sous la menace de recours quand elles répondent à la demande d’associations qui ont fait la preuve de la qualité de leur travail depuis des années.

La solution est complexe politiquement et la situation peut devenir conflictuelle très vite. Plusieurs dossiers basques et occitans sont aujourd’hui des « dossiers chauds ». Peut-on prendre le risque de voir le développement de ces écoles compromis ?

Les calandretas, ikastolas et les autres écoles jouent un rôle particulièrement important pour nos langues. Elles répondent à un besoin et se sont créées pour répondre à un manque que le service public ne satisfaisait pas et qu’il ne satisfait toujours pas puisque l’enseignement public propose la parité horaire et non pas l’immersion.

S’il n’est rien sorti de concret de cette réunion elle a au moins le mérite d’avoir posé un problème qui devra trouver sa solution rapidement.

Pour ma part je fais l’analyse suivante : la France doit se lancer dans une politique en faveur des langues, une politique publique. Il faut qu’une loi soit votée pour donner un cadre à cette politique.

Il faudra que cette loi dise quels sont les outils qui servent à transmettre ces langues en danger. Parmi ces outils il y a les écoles associatives. Il serait donc bon de les considérer comme des outils publics de préservation et de développement de langues dont la France a la responsabilité. Il y a sans doute là de quoi donner une reconnaissance particulière à ces écoles. Si vous ajoutez à cela une loi de décentralisation qui donnerait aux régions ( ou à la collectivité la plus adaptée ou dans le cas occitan à un outil public interrégional) la responsabilité de coordonner la politique publique en faveur des langues on a, à mon avis, une voie intéressante pour donner aux écoles associatives le droit de recevoir des aides publiques.

Si en plus on met en avant le fait que ces écoles sont laïques, qu’elles forment des citoyens bilingues et qu’elles respectent les programmes ce sera une série d’arguments supplémentaire. Enfin si l’on part du principe que les écoles associatives ne cherchent pas à être propriétaires d’immeubles et locaux divers mais qu’elles veulent juste les occuper pour leur objet principal qui est la transmission de la langue, le législateur devrait trouver le moyen de rédiger un texte qui ne rallumerait aucune guerre scolaire.

Il faut ajouter que la loi du 9 juillet sur la refondation de l’école légalise l’enseignement bilingue, c’est à dire aussi celui que pratiquent les écoles associatives.

Il y aura donc alors, dans l’offre qui sera proposée aux parents, la possibilité de choisir l’enseignement immersif ou la parité horaire proposée par l’Éducation nationale.

N’est pas cela la voie la plus raisonnable, la plus efficace pour nos langues ? En tous cas le débat est ouvert pour faire en sorte que la légitimité d’une demande soit en phase avec la légalité.

Tout est affaire de volonté politique.

David Grosclaude

 

Le Comité sur les langues régionales et le purilinguisme a été remis à la ministre

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Le rapport sur les langues a été remis

à la ministre de la Culture

 

 

Nous avons remis ce jour à la ministre de la Culture et de la Communication le rapport que le Comité Consultatif sur la Promotion des Langues Régionales a produit.

J’ai participé à toutes les réunions de ce Comité et à toutes les auditions qu’il a pu faire.

C’est un travail complet qui est rendu à la ministre. Il y a des constats et aussi une liste de propositions qui peuvent être mises en place assez rapidement.

Tout dépendra de la volonté politique du gouvernement.

Si le président de la République pense que la Charte européenne des langues n’est pas ratifiable il peut largement compenser cette non-ratification par des mesures législatives et réglementaires très efficaces.

Le rapport fait des propositions sur l’école, les médias et la vie publique.

Il constate que la demande existe et que l’on doit y répondre de façon plus claire. Il met en lumières des blocages qui n’ont rien à voir avec la loi ou la constitution mais certainement plus avec des préjugés ou de l’ignorance. Pour cette raison il insiste sur le fait d’améliorer l’information sur les langues auprès de la population, des élus et de l’administration.

Il évoque la création d’un Code des langues comme il existe un Code des Collectivités afin de réunir tous les textes qui traitent des langues de France.

Il propose aussi le vote d’une loi qui permettra de faire des avancées dans divers domaines et particulièrement l’enseignement.

Le Comité a bien compris au travers des auditions qu’il a faites que la question des langues était une question mal comprise en France et qu’il fallait moderniser notre discours.

L’école est un axe privilégié avec une offre d’enseignement des langues et dans les langues qui doit être beaucoup plus large.

Il faut régler la question des financements aux écoles associatives par immersion.

Il faut former des enseignants pour répondre à la demande. Il faut aussi former des professionnels des médias. Créer un fonds spécifique pour l’audiovisuel dans ces langues. La télévision et la radio sont des éléments essentiels dans une politique linguistique. le service public ne fait pas assez que ce soit en radio ou en télévision.

La création d’offices publics est aussi un bon moyen de mettre en place une politique linguistique concertée entre l’État et les collectivités.

La création doit avoir des moyens nouveaux de s’exprimer, en particulier le spectacle vivant souvent maltraité par des normes faites pour une création professionnelle en français. Les lieux de spectacles doivent être plus réceptifs à la diversité. Il y a de l’information à faire auprès des services déconcentrés du ministère de la Culture.

L’occitan a donc toute sa place dans une politique de l’État en faveur des langues régionales car c’est l’une des langues les plus parlées.

Il faut cependant bien articuler le travail entre les collectivités et l’État qui ne peut pas faire comme si la question ne regardait que les régions ou les autres collectivités.

Voilà mon point de vue très rapide sur ce rapport. Il y a beaucoup à dire . Maintenant c’est au gouvernement de dire ce qu’il souhaite faire.

 

David Grosclaude

 

 

Le rapport complet est en ligne sur le site du ministère de la Culture.

 

Je vous mets ici le résumé qui tel qu’il a été distribué à la presse .

 

 

« Redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne » : résumé du rapport du Comité consultatif

 

 

Installé par la Ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, le 6 mars 2013, le « Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne» avait pour mission « d’éclairer les pouvoirs publics sur les modalités d’application des trente-neuf engagements pris par la France en signant la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, et plus généralement de formuler des recommandations visant à favoriser la pluralité linguistique interne à notre pays ».

 

N’ayant pas pour mandat de résoudre le problème d’ordre constitutionnel posé par la ratification de la Charte, il s’est attaché à dresser un bilan de la politique conduite par la France, au regard des 39 engagements pris au titre de la Charte, et, au-delà, à faire des propositions en vue de redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.

 

Il a estimé que cette politique – dont l’objet est d’assurer la préservation et de développer la vitalité des langues parlées sur le territoire de notre pays – s’inscrivait aussi dans des objectifs de solidarité et d’égalité des droits, de respect des engagements internationaux de la France, et plus généralement de rayonnement économique et culturel de notre pays.

 

Depuis une quinzaine d’années, des avancées ont été réalisées dans les domaines d’action répertoriés par la Charte : l’enseignement en langue régionale a connu une croissance régulière de ses effectifs, mais qui est restée inégale selon les territoires et les langues ; celles-ci ont été progressivement reconnues dans les domaines de la création culturelle et du patrimoine, des médias, ou des services publics en général, mais cette reconnaissance a eu des retombées limitées, malgré l’inscription en 2008 des langues régionales dans la Constitution.

 

Ces progrès ont généralement été le résultat des efforts conjugués de l’État, des collectivités territoriales et des services publics, des associations, et de l’ensemble des acteurs de terrain.

 

Les enquêtes dont le Comité a pu prendre connaissance montrent toutefois que le déclin de la plupart des langues régionales parlées en France métropolitaine, lié à l’extinction croissante de la transmission familiale et à la mobilité géographique, n’est pas enrayé.

 

Aussi le Comité propose-t-il de donner une nouvelle impulsion aux dynamiques existantes.

 

Cette relance passe par un acte juridique fort, qui pourrait prendre la forme d’une loi, complétée d’un Code des langues de France susceptible de rassembler l’ensemble des normes applicables aux langues régionales, avec le triple objectif de confirmer l’implication de la communauté nationale, de clarifier le droit, et d’élargir le rôle des collectivités territoriales sur la base d’une responsabilité partagée avec l’Etat.

 

Cette intervention législative doit avoir pour corollaire une campagne d’information et de sensibilisation, afin de mieux faire connaître à l’ensemble des citoyens français la réalité des langues de France aujourd’hui, en ce qu’elles participent à l’identité et à la culture de notre pays.

 

 

 

 

Cette politique passe également par la reconnaissance de la diversité des langues concernées : langues régionales et langues non-territoriales, langues parlées en France métropolitaine et dans les Outre-mer, langues transfrontalières, langues solidement implantées et langues en situation de précarité.

 

Aussi, un travail approfondi de révision de la liste des langues de France établie par la délégation à la langue française et aux langues de France, qui devra relever d’un comité d’experts dûment mandatés, doit permettre, en affinant leur classification, d’offrir aux pouvoirs publics un « baromètre » de la situation de chaque langue.

 

Les pouvoirs publics pourront ainsi mettre en œuvre des politiques différenciées, en fonction de la responsabilité de l’Etat à l’égard de la protection de chacune de ces langues. Prendre en compte la spécificité des Outre-mer est, à cet égard, essentiel.

 

De manière complémentaire, le Comité estime qu’il est indispensable de poursuivre et de renforcer les politiques sectorielles déjà engagées :

 

– l’éducation, et plus particulièrement les premiers apprentissages, demeurent la priorité, compte tenu de leur rôle dans la transmission intergénérationnelle des savoirs et des pratiques ; la loi de refondation de l’école du 9 juillet 2013 donne désormais une assise juridique solide pour développer l’offre d’enseignement sur le territoire, former davantage de personnels compétents, et réformer profondément l’enseignement des langues dans les Outre-mer. Une articulation avec l’apprentissage des langues étrangères s’impose.

 

– la culture donne la curiosité et l’envie d’apprendre ces langues ; elle relève d’une compétence partagée entre l’Etat et les différents niveaux de collectivités territoriales ; le Comité fait des propositions afin de favoriser l’accès des créations en langues régionales aux dispositifs de soutien de droit commun, et afin de mettre davantage à profit les technologies numériques pour faciliter l’accès des citoyens au patrimoine en langue régionale.

 

– dans le domaine des médias, le Comité recommande que l’expression en langues régionales dispose d’une place accrue dans les médias audiovisuels en régions, et que l’émergence des chaînes d’information par Internet, ainsi que les besoins en formation dans ce secteur, puissent être réellement pris en compte dans la répartition des moyens publics, grâce à un Fonds prévu à cet effet.

 

– enfin, l’accès aux langues régionales dans la vie sociale, administrative et économique doit être facilité afin de donner une plus grande visibilité aux langues régionales au quotidien ; cet effort passe notamment par une clarification du droit applicable dans le fonctionnement des services publics, qui pourrait prendre la forme de chartes d’usage des langues régionales. Il passe également par un encouragement aux médiations bilingues, notamment dans les domaines des transports et des services sociaux, et par le développement de la formation professionnelle des agents.

 

C’est dans la mesure où ces propositions feront l’objet d’une politique publique globale et coordonnée, qu’elles contribueront à libérer les pratiques et pourront avoir un impact significatif. La France pourra dès lors donner tout son sens à l’expression de sa diversité culturelle, dont la vitalité des langues parlées sur son territoire est un volet essentiel.

 

 

BASTIR ! Les occitanistes aux municipales de 2014/ Los occitanistas a las municipalas de 2014

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C’est ce que nous voulons pour l’avenir et pour les élections municipales de 2014

BASTIR ! c’est la suite logique du manifeste occitaniste que des centaines de personnes ont signé *

Le 29 juin dernier à Toulouse les groupes locaux qui se sont constitués autour des signataires du Manifeste occitaniste ont décidé de se regrouper autour d’un projet pour 2014.

Il s’agit de faire en sorte que les idées occitanistes soient représentées aux élections municipales de 2014.

Les occitanistes ont des projets à porter et des idées à partager. Ils sont porteurs d’une vision originale de l’avenir de notre pays. Ils savent prendre en compte la question de la langue occitane, la question d’une identité ouverte et tolérante dans la définition des projets qui touchent à la vie quotidienne.

Défendre cette identité et cette langue c’est selon nous avoir aussi une conception originale du développement de nos territoires, de l’urbanisme, du vivre-ensemble, de la protection de l’environnement, de l’organisation des transports, de ce que doit être un développement durable et créateur d’emplois.

BASTIR ! municipalas 2014 n’est pas un parti. C’est un mouvement né de l’idée qu’autour de la promotion de la langue et de la culture occitanes il y a un projet pour nos communes, nos villes et nos intercommunalités.

Au travers de la revendication linguistique, axe fort de notre programme, nous sommes des citoyens actifs et engagés dans la vie sociale. Déjà présents dans la vie associative, déjà engagés dans l’animation de nos territoires, nous voulons participer aux décisions qui sont prises dans nos villes et nos villages.

BASTIR ! sera le label de candidats qui se présenteront aux municipales. Ils partiront pour défendre le programme que vous trouverez avec ce document. Ils seront sur des listes qui les accepteront avec ce programme et qui s’engageront à l’appliquer. Ce sera un engagement, un contrat passé avec BASTIR ! pour donner aux candidats élus les moyens et les responsabilités indispensables pour appliquer ce programme.

Certes c’est un programme large, que certains adapteront en fonction de la taille de leur commune, de leur ville. Toutes les propositions ne peuvent pas s’appliquer selon que la commune est grande ou petite, mais un candidat aux élections municipales peut y trouver des propositions concrètes qui correspondent à son engagement occitaniste, quelle que soit la taille de sa commune.

D’ores et déjà des comité locaux sont organisés à Bordeaux, Toulouse, Albi, Agen, Auch, Pau, Narbonne, Toulon et d’autres sont en préparation.

S’il n’y a pas de comité local BASTIR chez vous prenez contact avec nous et créons-le ensemble.

Demain, des élus occitanistes dans des dizaines de communes c’est possible. Ensemble nous mettrons en place des projets concrets, nous parlerons d’une même voix.

Depuis des années, dans le mouvement associatif nous avons construit des projets qui ont une utilité sociale, culturelle, économique sans jamais perdre de vue l’avenir de la langue occitane.

Maintenant nous disons qu’il faut aller plus loin, participer à la décision, en un mot BASTIR !

 

*signez le en allant sur le site

http://www.manifeste-occitaniste.com

et allez sur le site

WWW.bastir2014.com

L’occitan lenga terapeutica e de sociabilitat /L’occitan langue thérapeutique et de sociabilité

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C’est une étude très intéressante qui a été présentée ce matin au Conseil Général des Hautes-Pyrénées. Elle confirme ce que l’on entrevoyait depuis déjà quelques années à savoir que l’intégration de la langue occitane dans les établissements pour personnes âgées était bénéfique à la fois sur le plan thérapeutique et sur le plan de la sociabilité.

Dominique Blanc, chercheur de l’Université de Toulouse Le Mirail, a été très clair sur le fait qu’il serait bénéfique d’approfondir le sujet et il fait quelques propositions pour aller plus loin dans la formation des personnels, dans l’organisation de groupe de parole et donc de l’intégration de la langue dans les établissements de personnes âgées.

Voilà une étude qui devrait inspirer les politiques linguistiques et les politiques de formation.

 

 

Aqueste diluns matin 1er de julhet que presentavan au Conselh Generau deus Hauts Pirenèus un estudi sus la question de l’utilizacion de la lenga occitana en los establiments per las personas vielhas.

L’estudi hèit per lo Laboratòri Solidaritats societats territòris Centre d’Antropologia Sociau de l’Universitat deu Miralh de Tolosa.

Qu’an tribalhat dab lo personau de mantuns establiments deu departament e qu’an estudiat l’interès terapeutic e l’interès per la preservacion de la sociabilitat pertocant l’utilizacion de l’occitan.

La lenga que serveish a tornar crear ligams dab los residents e que melhora la sociabilitat.

Que s’ageish donc tanben d’un miélher au nivèu terapeutic e qu’ei clar que mehora la vita deus residents qui an l’occitan com lenga mairau.

Segon l’estudi qu’ei autanlèu l’entrada dens la maison de retirada que l’utilizacion de l’occitan pòt ajudar a l’integracion.

Que s’i parla tanben de la possibilitat de sortir residents deu silenci en los parlar la lenga qui coneishen de mainatge enlà.

Que permet de dedramatizar las situacions de suenh e d’ajudar en situacion « terapeutica

d’urgéncia ».

L’estudi que s’ei debanat tanben suu tribalh metut en plaça a l’entorn de grops de paraula qui estón creats en las maisons de retirada qui an tribalhat dab l’associacion « Parlem ». Qu’an creat l’operacion « Lenga de casa ». Los residents que parlan, d’autes que s’acontentan d’escotar mes lo tribalh deus grops de paraula qu’ei vist com hòrt positiu. N’an pas arren a véder dab cors de lenga mes que son moments d’escambis en la lenga. Que plaça mantuns residents en situacion d’ensehnants e nonpas d’assistits. Que plaça personas en situacion de transméter quauquarren, aus autes residents mes tanben au personau de la residéncia.

Aquera utilizacion de la lenga que permet de melhorar las relacions dab l’exterior e que càmbia tanben mas relacions dab lo personau ; per exemple la competéncia deu personau non-medicau e non-suenhant en lo domeni lingüistic que pòt estar utilizada (cosinèrs, personau d’entertien…)

Tanben la lenga que permet de har gessir ideas navèras d’organizacion de la vita quotidiana (lòcs de discussion e de rencontre en l’establiment).