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Transports : LGV, la belle arnaque pour le Béarn.

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La priorité doit être donnée aux trains du quotidien, comme ici la modernisation de la ligne entre Pau et Orthez et Pau et Bayonne

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Voilà des années que des voix s’élèvent pour dire que la construction d’une Ligne à Très Grande Vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux n’est pas une priorité et que c’est une belle erreur économique. Je fais partie de ces voix et je continue à dire, à la veille de la mise en service de cette LGV, que l’arnaque est de taille, particulièrement pour le Béarn.

On nous explique que désormais, à partir du début juillet, Pau ne sera plus qu’à 4 H de Paris. Déjà on oublie de préciser qu’il s’agit de 4h 20 minutes. On oublie ensuite de dire à quel prix seront les billets (10% d’augmentation environ) et cela pour un nombre de dessertes directes qui ne sera pas aussi intéressant que prévu.

Allez voir sur le site de la SNCF,vous aurez l’information concrète). Vous y trouverez quelques billets directs Paris-Pau à 110 euros mais vous trouverez aussi des billets Paris-Pau avec passage et changement à Bayonne pour 130 euros et une durée de plus de 5 heures.

Voilà donc que l’offre n’est pas celle qu’on nous faisait miroiter ! Ça commence à faire cher l’aller-retour !

A cette erreur économique nos élus actuels y ont tous participé et ils ont tous accepté de payer pour la construction de la ligne entre Tours et Bordeaux. David GROSCLAUDEAu total les collectivités territoriales ( Région, départements, communautés d’agglomérations ) ont payé 1,5 milliards pour une voie qui sera gérée par une société privée qui elle même n’en aura financé que la moitié. Les bénéfices seront privés. Le contribuable lui aura fait l’investissement par le biais de l’État mais aussi du département des Pyrénées-Atlantiques (25 millions d’euros) et la communauté d’agglo de Pau (11 millions). Demain l’usager payera son billet plus cher pour aller plus vite dit-on, mais pas dans les conditions idylliques que l’on prétendait.

Et, cerise sur la gâteau, la SNCF pense qu’elle perdra de l’argent sur cette liaison Paris-Bordeaux (entre 70 et 90 millions d’euros par an) parce que la société privée qui gèrera la ligne lui fera payer très cher les droits de passage.

Fallait-il vraiment dépenser 9 milliards d’euros (coût actuel de l’opération, dont la moitié d’argent public) pour cette ligne et gagner quelques minutes pour aller à Paris avec des billets plus chers ? Ou fallait-il donner la priorité au train que les béarnais prennent chaque jour entre Pau -Artix-Orthez-Puyoo et Bayonne, entre Pau et Tarbes, entre Pau et Dax entre Pau et Oloron ?

Ne fallait-il pas aussi penser à mettre le paquet sur Pau-Bordeaux, sur Pau-Toulouse ? Ne pouvait-on pas achever le travail de remise en service de la ligne Pau-Saragosse ? Ne faudrait-il pas maintenir les trains de nuit ? L’argent public aurait pu être mieux placé sans aucun doute. Et le nombre de rapports qui dénoncent ce gaspillage est édifiant. Qu’est ce que le Béarn aura gagné dans cette affaire ? Pas grand chose. En plus cela ne fait que renforcer un centralisme déjà pesant.

David Grosclaude

Ecologie, décentralisation du pouvoir, démocratie, justice sociale, diversité linguistique : tout est lié.

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Cliquez ici pour lire nos propositions/clicatz ací entà léger las nostas proposicionsDavid GROSCLAUDERégionalisme et écologie : il y a là une  une complémentarité évidente. Défendre la diversité biologique est lié à la défense de la diversité culturelle. Lutter contre le réchauffement climatique signifie aussi qu’il faut lutter contre le refroidissement culturel, contre l’uniformisation des cultures et des langues

Gravatar David

Être « écologiste »aujourd’hui ? C’est une évidence pour nous qui demandons un pouvoir plus décentralisé, un pouvoir régional plus fort : les richesses et les ressources de la planète ne sont pas infinies comme on a pu le croire encore au siècle dernier. La question se décline sur chaque territoire dont le patrimoine naturel est irremplaçable.

Nous sommes des écologistes puisque nous savons qu’il y a une continuité du local au global. 

Notre société doit devenir celle de la sobriété en matière de consommation des richesses naturelles et vitales ( eau, air, matières premières, terres agricoles, mer, énergie…).

Il s’ agit donc d’inventer une nouvelle façon de consommer et de produire. Il s’agit aussi de définir de nouveaux critères pour mesurer le développement humain. Nous savons tous que les critères quantitatifs ne sont plus les seuls à retenir.

Un taux de croissance ne suffit pas et ne veut plus rien dire lorsqu’il laisse des millions de personnes sans ressources. La qualité de vie au travail, des produits que nous consommons, la qualité des services publics (santé, éducation, transports, culture, etc ) sont des critères qu’il faut aujourd’hui valoriser.

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Le défi énergétique est le plus grand que nous ayons à affronter. Il faudra consommer moins, mieux et investir de façon très importante dans les énergies renouvelables

Il est passé le temps de rechercher le toujours plus. Il faut s’orienter vers le toujours mieux.

La planète est devant notre porte

Les grandes questions écologiques, qui font l’objet de grands sommets mondiaux, aux effets trop souvent symboliques et rarement concrets, sont des questions dont les réponses ont leurs racines au niveau local pour la plupart d’entre elles.

Le changement climatique est certes une question planétaire mais l’on sait aussi qu’il aura des conséquences régionales contrastées. C’est au niveau local et régional que ces questions peuvent trouver des solutions adaptées, concertées avec la population et souvent plus efficaces et moins coûteuses que des solutions inventées dans des sphères centrales lointaines ignorantes du contexte territorial.

C’est vrai pour ce qui touche à l’eau, à l’énergie, aux questions agricoles et urbanistiques. Il existe sur le plan local — dont nous savons combien il est lié au global— des initiatives qui sont entravées par des décisions inadaptées venues d’en haut ou par manque de moyens des pouvoirs locaux et régionaux. Par exemple, comment peut-on imaginer que l’on traite de l’énergie solaire de la même façon en Picardie, en Béarn ou en Languedoc ?

C’est à l’échelle régionale et locale que naissent dans bon nombre de domaines des initiatives originales pour innover en matière de préservation des terres agricoles, de qualité des eaux, d’urbanisme… Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas de recommandations ou de cadre à un niveau supérieur. Ce cadre étant défini avec la participation des territoires, il convient de donner la possibilité au niveau local et au niveau régional d’innover, d’expérimenter et de décider.

Cela nécessite une revitalisation de la démocratie territoriale, ce qui est au coeur de notre projet.

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Le nucléaire est une illusion d’indépendance énergétique. L’uranium est importé. Le nucléaire coûte de plus en plus cher. On ne sait que faire des déchets et les risques d’accident sont immenses. Il faut décider la fin du nucléaire, très vite.

A la recherche d’un équilibre pour le monde

Les enjeux écologiques et de développement durable ne sont pas que des enjeux pour notre qualité de vie. Ce sont aussi des enjeux pour la paix et pour l’équilibre du monde. Partager mieux les richesses de la planète et aider à un développement durable des pays les plus pauvres est un défi pour la paix.

Nos politiques de développement bâties trop souvent sur l’exploitation des richesses des pays pauvres nous reviennent sous forme de tensions et de conflits. C’est par exemple aujourd’hui la question des réfugiés qui frappent à la porte de l’Europe. Dans certains cas (Afrique sub-saharienne, Syrie, Lybie…) nos politiques de soutien à des dictatures ont créé des condictions politiques, sociales et économiques pour les populations de ces pays qui les poussent à l’exil. Le coût à supporter pour nous est déjà important sur le plan politique et économique (repli, fermeture des frontières, sécurité, terrorisme, opérations militaires extérieures…) et il le sera encore plus pour nos enfants si nous poursuivons dans cette voie. 

Partager mieux et plus, ne pas appuyer systématiquement notre développement sur le soutien à des États non démocratiques est un investissement. Les inégalités d’aujourd’hui sont les conflits et les guerres de demain. C’est sans doute cela la dette la plus importante que nous allons léguer à nos enfants si nous ne changeons pas notre vision du développement et des relations internationales.

La crise écologique qui nous menace est aussi un grave danger pour la démocratie, pour les libertés individuelles et collectives. Les migrations forcées qui pourraient être la conséquence du changement climatique, les tensions nées de ces bouleversements pourraient générer des conflits et des tensions qui seraient autant de prétextes à un durcissement des systèmes de gouvernement. Le péril écologique est un péril pour notre démocratie.

Réchauffement climatique et refroidissement culturel

Ce que nous entendons par péril écologique ne se limite pas à de grands équilibres biologiques et climatiques. Nous intégrons aussi dans ce péril le risque d’uniformisation des comportements de disparition des cultures et des langues, donc des visions du monde. Il s’agit d’équilibres fragiles eux aussi et la tentation est grande, au nom de l’efficacité et de la facilité, de sacrifier cette diversité qui est pourtant une réserve dans laquelle les hommes pourront aller puiser des solutions différenciées, adaptées aux différents territoires, aux différents modes de vie, afin de résoudre les crises qui nous menacent.

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Il n’y aura pas de solution pour sauver la diversité biologique, pas de solution à la crise écologique en général dans un monde uniforme sur le plan culturel et linguistique. Nier la diversité des hommes et de leurs cultures c’est aussi nier la diversité du monde dans lequel ils vivent.

En clair si l’on veut lutter contre le réchauffement climatique, contre la disparition de la diversité biologique, il faut aussi savoir lutter contre le refroidissement culturel que représente l’uniformisation des langues et des cultures.

La tentation de la centralisation des décisions en raison des urgences écologiques, puis politiques qui en découlent, est grande. Il s’agit d’une vision à court-terme. Les solutions doivent pouvoir être différenciées selon les territoires et les gens qui les occupent. C’est à eux de définir au mieux ce qui doit être fait, là où ils vivent en utilisant les ressources spécifiques de ces territoires et en se servant de façon optimales de leurs connaissances spécifiques. 

Je voterai E. Macron simplement ; mais je n’aime pas construire des « barrages » !

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Je voterai E. Macron.  Je ne parlerai pas de « faire barrage » !

Il y a dans cette formule une sacrée ambigüité. Quand on fait un barrage on empêche l’eau de passer mais on fait monter le niveau de l’eau. Bref le problème c’est que depuis quelques années on ne doit pas regarder du bon côté du mur que l’on prétend construire. Si on regarde en aval tout va bien ! Si on regarde en amont c’est plus compliqué. Derrière le mur s’accumule le fruit des erreurs, des maladresses. Et à chaque fois il faut monter un peu plus le niveau du barrage. La submersion est le vrai danger.

Donc je ne « ferai pas barrage » au FN le 7 mai ; je voterai pour Emmanuel Macron pour empêcher le pouvoir de basculer à l’extrême de la droite. C’est la seule arme qui me reste. Ce ne sera pas un vote par défaut mais carrément un vote par dépit.

« Faire barrage » est encore une de ces expressions pour tenter de ne pas voir la réalité en face. Parmi ceux qui « feront barrage » comme ils disent, il y en a tant qui ont tant fait pour qu’il pleuve en amont, entre chaque élection (scandales, reniements, petits calculs, carrierisme…). Il y a aussi ceux qui font monter régulièrement le niveau du lac avec leurs larmes de crocodiles.

Pour vider un barrage il faut le siphonner. C’est la seule solution. Il faut faire en sorte que les idées simplistes, nationalistes et chauvines cessent de fasciner de plus en plus de monde.

Je voterai Macron, par dépit. Parce que ce système qui consiste à élire un monarque républicain risque de provoquer un passage brutal du pouvoir central avec armes et bagages à l’extrême droite.

Si ce n’est pas cette fois-ci, vu la tendance ce serait pour la prochaine, malgré les constructeurs de barrages qui reviennent à chaque élection. Je ne peux m’y résoudre.

Alors dépêchons nous de siphonner !

Le projet d’Emmanuel Macron ne m’a pas séduit au premier tour et ne me séduira pas plus entre les deux tours. Mais ma conviction démocratique fait que je ne peux pas faire autrement. Je voterai donc Emmanuel Macron et je le dis sans que cela m’écorche la bouche ; je mettrai le bulletin dans l’urne sans que ça m’écorche les doigts.

Cependant, la vraie question est : que vaudront ces élections une fois cette affaire terminée ?

Je voterai pour Emmanuel Macron tout en disant que je n’ai qu’une seule revendication : que lui ne se revendique pas de ma voix.

Il faudra bien remettre le système en question. L’extrême droite ne propose rien de tout cela évidemment. Mais je crains qu’ Emmanuel Macron non plus. Certes il défend l’Europe, la plus grande aventure politique que nous ayons vécue en 60 ans. Mais cela reste une Europe des égoïsmes étatiques, sans véritable démocratie, qui ne donnera pas le pouvoir à son parlement, une Europe qui ne veut pas faire l’effort de réformer sa politique sociale, fiscale et écologique ; alors que c’est l’urgence.

Je voterai Emmanuel Macron même s’il ne dit rien de ce qui mine la démocratie dans notre pays, c’est à dire le centralisme qu’il soit politique, médiatique et économique.

Je voterai Emmanuel Macron parce que j’en ai marre de faire des barrages et des frontières. Mais ce ne sera pas une voix de soutien, ni d’approbation de son projet.

J’espère qu’il comprendra que nous serons nombreux à penser comme cela et qu’il saura en tirer les conséquences.

Il faudra bien un jour mettre un peu de subversion dans le système pour éviter la submersion.

David Grosclaude

Présidentielle : la « der des der » ?

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Cette élection est le triomphe du scénario de la série télévisée basique. Depuis des mois on tient en haleine l’opinion (on essaye pour le moins) avec des personnages bien typés, qui tiennent tous un rôle digne des séries américaines. Il y a une sorte de famille qui est le centre du monde parce qu’elle vit en dehors des réalités extérieures. Elle s’accorde aussi pour dire qu’il faut être unis, rassemblés, et que l’avenir de la famille ne dépend que de nous et du chef de famille que l’on se choisira. Parce que comme dans les séries américaines on vous répète à longueur de scénario que ce qui est important c’est « d’être une vraie famille ».

l'Elysée
la cour de l’Élysée

 

Les rôles sont bien répartis par les médias. Il y a les membres de la famille qui sont raisonnables et puis ceux qui sont un peu plus turbulents. Il y a ceux qui peuvent vraiment prétendre au rôle de pater (ou mater) familias et puis les autres, un peu les vilains petits canards, les originaux, mais qui sont nécessaires à la trame de quelques épisodes. Il faut bien faire durer un peu le plaisir, se distraire de temps en temps avec quelques anecdoctes. Mais les commentateurs ne s’y trompent pas ; ils nous rappellent qu’il y a ceux qui sont sérieux et les autres.

Saisons

Comme dans les séries nous avons eu droit aux diverses saisons. Il y avait avant les primaires, pendant les primaires et puis après. Tout cela a été agrémenté de quelques anecdoctes sur le comportement des uns et des autres, les trahisons, les révélations, les turpitudes éventuellement.

Le suspense est entretenu chaque jour mais on vous promet que vous ne serez pas victime de la frustration que peut engendrer la fin de la série. Vous savez, ce petit cafard qui vous prend quand vous connaissez l’épilogue et que vous retournez à la vie réelle. Non, après s’ouvre un autre monde, une autre époque. De tout cela sortira l’homme ou la femme providentielle et sa cohorte de changements inespérés, ou redoutés selon les cas. Et en plus cette série est interactive. Vous pouvez influer sur le comportement des uns et des autres parce que l’on vous sonde et que l’on vous fait dire ce que vous avez aimé, détesté, ce que vous souhaiteriez entendre.

Hexagone replié et centralisme outrancier

Mais si cette élection présidentielle au lieu d’être une copie d’une série télévisée était la «der des der » ? N’est ce pas ce qu’il faut souhaiter ? Pour moi cela ne fait aucun doute.

Voilà des mois que l’hexagone s’est replié sur lui-même ne voyant plus que cette échéance comme but suprême. Voilà des mois que les médias parisiens se sont accaparés cette élection pour en faire leur chose. Ils se sont liés à des instituts de sondages dont les résultats sont de plus en plus contestés en raison des méthodes employées et de la volatilité des opinions des électeurs. D’où la répétition en boucle de cette lamentable banalité qui est de dire qu’un sondage n’est rien d’autre que la photographie de l’opinion à un instant T. Il ne faut pas être très savant pour le savoir. Mais cela ne résoud en rien le problème.

Le centralisme outrancier vient dramatiser une élection, il en fait la seule qui vaille ; il la vante comme « un grand exercice démocratique » au lendemain duquel tout va basculer, tout va changer. Ce serait la donnée de base, incontestable alors même que nous savons que le changement promis pour demain est une vieille rengaine, alors même que nous savons que la plupart des décisions seront prises par une poignée de personnes dont la plupart ne sont pas issues de l’élection. C’est ainsi que les choses se passent en France avec le poids démesuré d’une classe politique limitée au centre et le poids démesuré d’une haute administration très soucieuse de préserver son pouvoir. D’ailleurs les candidats sont très sages et disciplinés en ce domaine. Personne ne remet en cause le centralisme. On a même une tendance à proposer de le renforcer. C’est de lui seul que peuvent venir les solutions à tout puisque ces solutions doivent être uniformes sur l’ensemble du territoire. L’État central serait le seul à permettre l’égalité des citoyens. Mais si c’était vrai nous serions les champions de l’égalité !

Constitution nouvelle ?

L’un propose de supprimer la taxe d’habitation pour la remplacer par une dotation de l’État (Macron), l’autre veut supprimer les régions et ne garder que l’ossature communes, département, État (Le Pen) et sortir de l’Europe. Quant à cette Europe, elle n’a d’avenir que si le monarque (pardon, le président) va bravement défendre les intérêts de la France face aux autres monarques en leur enjoignant —parce qu’il faut apparaitre comme un homme à poigne— de renégocier à sa façon des accords passés, c’est à dire de faire une Europe française.

Faut-il vous parler de ce candidat, qui fut ministre et sénateur socialiste,( Mélenchon) qui dans son programme ne dit pas un seul mot du pouvoir régional ? Le même évoque la question des langues seulement pour ce qu’il appelle « les outre-mer ». Il n’a en effet qu’un seul mot pour dire la diversité des situations entre la Martinique, la Guyane, la Réunion et la Guadeloupe. Avec en bandoulière une conception de la laïcité qui sent le réglement de compte, il harangue les foules, promettant une nouvelle constitution et s’inspirant de ce qui s’est passé en Bolivie. Oui, mais lui ne se préoccupera pas de la diversité culturelle qu’il juge si dangereuse pour sa conception très fermée de la République.

Devrais-je vous parler du candidat berger qui semble avoir tiré son programme d’un résumé des livres d’histoire de l’école primaire d’autrefois. Le couplet sur la francophonie de Jean Lassalle n’a rien à envier à celui de Mélenchon.

Et je ne parle pas de ces responsables politiques acceptant une élection primaire et les règles qui vont avec et qui ensuite, parce qu’ils ont perdu, décident de ne pas soutenir le vainqueur. Quelle dérive morale ! Allez expliquer cette attitude à des enfants à qui vous souhaitez enseigner la loyauté et le respect de la parole donnée !

J’entends dire que des hauts fonctionnaires s’interrogent sur le fait qu’ils pourraient être amenés à désobéïr si l’un ou l’autre accédait à la magistrature suprême. Une sorte de clause de conscience qui nous raménerait à une époque où il furent si peu nombreux à désobeïr. Que la question se pose est en soi rassurante même si je pense qu’il s’agit d’une infime minorité.

Un homme, un peuple…?

Oui il faut que ce soit la « der des der » parce que la démocratie s’accomode très mal par les temps qui courent de « la relation privilégiée entre un homme et un peuple ». Le monde vient de se doter d’hommes qui ont plu à leurs peuples au moment du vote. Le regretteront ils ? Je ne sais pas mais comme nous avons le culte de l’instant, du résultat immédiat, comme le temps n’est plus dans les programmes, qu’il faut des résultats tout de suite, je crains de grandes déceptions qui se transformeront en colère. Et la colère des peuples est le sentiment qu’un autocrate sait le mieux canaliser vers les autres, vers l’extérieur.

Il nous faut du temps, il nous faut répartir le pouvoir, le partager, le décentraliser. C’est la seule façon de dédramatiser des élections. La bascule ne se fait pas en même temps de droite à gauche dans les états fédéraux. On peut avoir des pouvoirs régionaux qui changent mais qui ne sont pas de la couleur du fédéral. On peut avoir des entités terrritoriales qui viennent jouer les contre- pouvoirs. Je ne dis que des banalités mais elles sont oubliées. Il faut une séparation des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Il faut du temps et de la diversité dans les lieux de décision pour traiter de problèmes aussi universels que le changement climatique, les flux démographiques par exemple.

Alors il faudrait que ce soit la « der des der », oui il faudrait ! Mais on se souvient de ce qui advint lorsque cette expression a été inventée. Il y en eut encore une petite dernière, qui fut une catastrophe.

Décolonisons les régions/ descolonisem las regions

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Ben_01Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

inscription et participation gratuite

L’Europe est en crise. Avec le Brexit, certains doutent de son avenir. Pourtant il existe aujourd’hui des territoires qui croient en l’Europe.

Quelle doit être la place des régions dans cette Europe ? Certaines veulent plus d’autonomie. D’autres réclament même leur indépendance tout en affirmant leur volonté de participer à la construction européenne.

Ce débat ne se déroule pas partout de la même façon. Et en France, ce type de débat c’est compliqué. Cependant les choses bougent. D’une manière positive d’un côté, en Corse par exemple, où aujourd’hui, ce sont les nationalistes qui se trouvent aux commandes de la Collectivité Territoriale. Et de l’autre d’une manière plutôt chaotique suite à la catastrophique réforme des régions qui a laissé beaucoup de questions en suspens : les moyens budgétaires, la fiscalité, le découpage territorial…

Comment donner à certains territoires une reconnaissance institutionnelle qu’ils réclament depuis des années ? En Pays Basque vient de naître une communauté d’agglomération réunissant 159 communes. En Catalogne Nord la revendication pour « un pays catalan » mobilise de plus en plus.

Et l’Alsace, existe t-elle encore ? Que devient l’Occitanie avec le découpage régional ? Pourquoi la Bretagne n’est-elle pas réunie ? Et la Savoie peut-elle devenir une région ?

Reste aussi le débat sur les langues. On est loin d’un traitement identique sur l’ensemble de l’Union européenne. En France elles sont dans une situation bien inquiétante et la législation ne progresse pas.

Pour débattre de tous ces sujets, pour partager des expériences en cours, pour comprendre ce qui bouge, Régions et Peuples Solidaires avec l’Alliance Libre Européenne organisent une après-midi de débats intitulée « Décolonisons les régions ! ».

Les invités

Gilles Siméoni, président du Conseil Executif de la Collectivité Territoriale de Corse
Ana Miranda, porte parole du Bloque Nacionalista Galego pour l’international
Paul Molac, député apparenté UDB à l’Assemblée Nationale
François Alfonsi, président de l’Alliance Libre Européenne
Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires
Lorena Lopez de la Calle, élue au EH Bildu en Alava ( Euskal Herria) vice-présidente de l’ALE
Alain Iriart, (sous réserve) maire de St Pierre d’Irube
Jean Tellechea, adjoint au maire d’Urrugne, en Pays Basque.
Sonia Galtié, porte-parole pour les affaires extérieures d’Esquerra Republica de Catalunya

Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

Deux journalistes animeront les débats
Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps
Marius Blenet, journaliste à Ràdio Lengadòc

Merci à BEN pour ses dessins

Informations supplémentaires et inscriptions sur la page facebook

https://www.facebook.com/Decolonisons.les.regions/

Ua convencion en favor de l’ensenhament de l’occitan/Une convention pour l’enseignement de l’occitan (article bilingue)

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Carcassona 2009 5La signatura d’aquera convencion uei a Tolosa qu’ei un progrès mes que’s calerà avisar entà que las promessas sian tiengudas.

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Que m’arregaudeishi qu’ajan signat uei a Tolosa ua convencion pertocant l’ensenhament de l’occitan en duas regions. La ministra de l’Educacion qu’a signat uei a Tolosa aquera convencion qui permet a territòris com lo Lemosin de dispausar d’un tèxte contractuau e a l’academia de Montpelhièr de’n dispausar d’un navèth après ua longa situacion de blocatge.

Las academias de Bordèu e de Tolosa que dispausavan de convencions qui èran arribadas au lor tèrmi.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana qu’ei estat encargat de negociar aquera convencion. Peu prumèr còp un ministre de l’Educacion que signa un tau tèxte. Lo ministèri que s’engatja sus un territòri mei larg qu’ua sola region e sus un territòri qui representa los dus tèrç, haut o baish, de l’espaci linguistic occitan. N’arregreti donc pas d’aver lutat entà la creacion d’aqueth utís qui ei l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Totun, en aqueth tèxte, signat per Najat Vallaud-Belkacem, non i a pas nat engatjament chifrat. Las chifras que demoran a negociar e a declinar en cada academia. Qu’ei la clau ; shens aquò los objectius que demoraràn mauclars e blocatges administratius que poderàn tirar tota eficacitat a aquera convencion.

Que’s calerà avisar doman que l’Estat e respècte la soa paraula e que balhe los mejans tà l’ensenhament de l’occitan e en occitan. Que deverà har cas de totas las fòrmas d’ensenhament de l’occitan e en occitan( Educacion nacionau e associatiu).

Formar mèstes qu’ei un tribalh deus màgers se l’òm vòu respóner a la demanda.

Aquesta signatura que’ns bremba que arren no’s ganha shens un engatjament. Que’m brembi que entà obtiéner de l’Estat lo respècte de la volontat de duas regions per la creacion de l’Ofici Public de la Lenga Occitana, que’m caló aviar ua grèva de la hami. Qu’ei gràcias au sostien de milierats de personas, de detzenats d’associacions e d’elegits que l’Estat e signè l’arrestat de creacion d’aqueth organisme.

Qu’ei au sortir d’aquera accion collectiva que la ministra de l’Educacion e la ministra de la Cultura s’engatgèn entà que l’Estat hasosse partida deu Conselh d’Administracion de l’OPLO.

Que senhali qu’au dia de uei, e qu’ac arregreti, la participacion de l’Estat au foncionament de l’OPLO qu’ei mei que simbolica. Que representa ua soma globau de 65 000 euros, sia raportada au nombre d’abitants de las duas regions pertocadas per l’occitan, 0,72 centime d’euro per persona !

L’integracion de la question de las lengas regionaus en la lei sus la refondacion de l’escòla en 2013 qu’estó possibla sonque pr’amor de la mobilizacion de las associacions. L’Estat n’avèva pas a l’origina l’intencion de se’n preocupar.

A cada còp, en aqueth domèni, que cau donc aver en cap qu’arren n’ei pas ganhat, arren n’ei pas dat. Que demora hòrt a har.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude

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Une convention pour l’enseignement de l’occitan

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Je me félicite de la signature d’une convention portant sur l’enseignement de l’occitan et qui concerne deux régions occitanes. La ministre de l’Éducation a signé ce jour à Toulouse ce texte qui permet par exemple à des territoires comme le Limousin de disposer d’un texte contractuel et à l’académie de Montpellier d’en disposer à nouveau, après une situation de blocage.

Les académies de Bordeaux et de Toulouse disposaient de conventions qui étaient arrivées à terme.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana a été chargé de négocier cette convention. Pour la première fois un ministre de l’Éducation signe un tel texte. Le ministère s’engage sur un territoire plus large qu’une seule région et sur un territoire qui représente les deux tiers environ de l’espace linguistique occitan. Je ne regrette donc pas de m’être battu pour la création de cet outil qu’est l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Cependant, le texte signé par Najat Vallaud-Belkacem ne contient pas d’engagements chiffrés. Cela reste à négocier et à décliner dans chacune des académies. C’est la clé ; sans cela, les objectifs resteront vagues et des blocages administratifs, pourront rendre cette convention inopérante.

Reste donc à être vigilant sur la suite. L’État devra respecter sa parole et donner les moyens à l’enseignement de l’occitan et en occitan. Il devra prendre en compte toutes les formes d’enseignement de l’occitan et en occitan (Éducation nationale et enseignement associatif). Le chantier de la formation des professeurs est central si l’on veut répondre à la demande.

Cette signature rappelle que rien ne se gagne sans engagement. Je me souviens que pour obtenir de l’État le respect de la volonté de deux régions à créer un Office Public de la Langue Occitane il m’a fallu m’engager dans une grève de la faim et que c’est grâce au soutien de milliers de militants, de dizaines d’associations et d’élus que l’État a signé l’arrêté de création de cet organisme.

C’est à l’issue de cette action collective que la ministre de l’Éducation et la ministre de la Culture se sont engagées à ce que l’État intègre le Conseil d’Administration de l’OPLO.

Je rappelle aussi qu’à ce jour, malheureusement, la participation de l’État au fonctionnement de l’OPLO est plus que symbolique. Elle représente une somme de 65 000 euros soit, rapportée au nombre d’habitants deus deux régions concernées par l’occitan, 0,72 centime d’euro par personne.

L’intégration de la question des langues régionales dans la loi sur la refondation de l’école en 2013 ne fut possible que grâce à la mobilisation des associations. L’État n’avait pas à l’origine l’intention de s’en préoccuper.

A chaque fois, dans ce domaine, il convient donc de se souvenir que rien n’est acquis, rien n’est donné. Il reste beaucoup à faire.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude

Pour un candidat régionaliste à la présidentielle/ Un candidat contra lo centralisme.

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Conferéncia de premsa de Christin Troadec aqueste diluns matin a París.

Per un còp los mèdias parisencs qu’èran presents (BFM TV, I Télé, L’Express, France 3, que i avèva tanben Le Télégramme e Le Monde que deveré publicar ua entervista dens la setmana).

Christian Troadec qu’a explicat la necessitat de la preséncia d’un candidat regionalista fàcia a tots los autes candidats qui son jacobins e qui non remeten pas en causa lo sistèma centralista.

Qu’a denonciat la darrèra refòrma de las regions e dit que calèva tornar véder la lei qui a reformat las regions e las collectivitats ( la lei NOTRe). Qu’a defendut l’idea d’un poder regionau mei hòrt entà lutar contra las inegalitats territoriaus qui ahorteishen las inegalitats sociaus.

Qu’a dit que devèvam suprimir los prefèctes e sos-prefèctes, promessa hèita que i a dejà mei de trenta ans per lo candidat socialista de 1981 e jamei tienguda.

Que devem decentralizar entà ajudar a l’emergéncia d’un desvolopament equilibrat qui permeterà la creacion d’emplecs.

Un plan ferroviari entà desvolopar lo trin entà tots e lo transpòrt ferroviari, en plaça deu tot LGV qui còsta tan car !

Lo 50 % de la redevença televisuau entà crear canaus de televisions publicas regionaus de plen exercici.

Ua politica d’ajuda a las TPE qui son creatoras d’emplecs mes qui n’arriban pas a s’i reconéisher en las dificultats administrativas entà embauchar.

E d’autas proposicions qui pertòcan lo desvolopament durable, las lengas ditas regionaus, l’Euròpa…

Tot que’s tròba sus

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Conférence de presse de Christian Troadec ce lundi matin à Paris

Pour une fois les médias parisiens s’étaient déplacés.

Christian Troadec a développé quelques thèmes de sa campagne, en commençant par l’idée simple qu’il faut qu’il y ait un candidat régionaliste dans cette élection alors même que tous les autres sont d’accord pour ne pas remettre en cause le système jacobin.

Revoyons la carte des régions qui n’a rien fait d’autre que de nier les réalités historiques, culturelles et économiques des régions. Redonnons la parole aux collectivités, consultons les populations sur l’organisation territoriale. Supprimons les préfets et les sous-préfets…

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Le centralisme est créateur d’inégalités territoriales qui elles-mêmes engendrent des inégalités sociales.

Donnons du pouvoir aux régions. Mettons en place des politiques qui aident les territoires et qui vont dans le sens du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. (Plan rail avec priorité aux lignes classiques et aux trains du quotidien).

Donnons aux langues régionales un statut. Donnons aux régions de vraies télévisions publiques.

Supprimons le ministère de la Culture, ce qui ne veut pas dire supprimer la Culture mais au contraire la décentraliser, permettre à tous de bénéficier d’une politique culturelle décentralisée.

Défendons l’Europe des régions.

D’autres propositions sont sur :

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