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Ci-Git ma langue… PUTAING CON !

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C’est la nouvelle mode, basée sur une « découverte » qui n’en est pas une. Le français serait allergique aux accents. La belle affaire ! C’est une très vieille histoire. La France est même un pays glottophage, un vrai cimetière pour les langues. Au nom de ce racisme ordinaire j’entends et je lis des spécialistes des langues prendre la défense des « accents ». Chacun le sait l’accent n’est que ce qu’il reste quand on a perdu la langue. Quel serait donc le but de cette revendication de « basse intensité » ? Demander une loi sur le respect de l’accent : c’est enterrer la revendication de la langue pour ne pas froisser les paresseux qui ne veulent pas réfléchir à une vraie politique linguistique.

UDB jeunes
La promesse de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires a été enterrée. Et il arrive que la France ne supporte ni les accents (écrits) sur les prénoms occitans ou le tilde du N en breton. Alors peut-elle respecter les accents ?

La politique linguistique en France est allergique à la diversité. Et les médias suivent depuis longtemps cette ligne.

Ils le font pour la haute intensité avec acharnement (j’entends par « haute intensité » la question des langues) et pour la basse intensité (les accents) avec le sourire du mépris et de la compassion que l’on a pour celui que l’on considère comme un éternel nigaud.

Il y a des lustres que l’on sous-titre les productions audiovisuelles en français lorsqu’elles viennent du Québec ou que l’on sous-titre un francophone africain interrogé pour le JT du 20 h.

Au nom de ce racisme ordinaire j’entends et je lis des spécialistes des langues prendre la défense des « accents ».

Mais ces accents disparaissent et vouloir les maintenir avec des arguments qui sont ceux de la défense de la « chocolatine » contre le « pain au chocolat » est pour moi une désertion. Désertion du vrai combat qui est celui de la diversité linguistique.

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La France est un cimetière pour les langues (DG)

Je connais des locuteurs de l’occitan, jeunes, lettrés, qui parlent l’occitan au quotidien avec un bel accent occitan et parlent le français avec un accent que l’on dira pointu, ou plutôt « standard ». Et si je les interroge sur cette situation, ils n’ont pas conscience d’avoir perdu « leur » accent (qui n’est pas le leur en l’occurrence) mais ont conscience d’avoir gardé leur langue. Qui est la leur.

Et franchement, pour la sauvegarde de la diversité linguistique, je préfère un jeune qui parle couramment l’occitan et qui parle un français standard plutôt qu’une personne qui n’a gardé de son occitanité qu’un « accent » c’est à dire un vague souvenir sonore (et inconscient) de son occitanité passée.

D’ailleurs il y a quelques années j’interrogeais un comédien occitan et homme de télévision, sur son français à l’accent de la Comédie Française. Il avait un occitan parfait. Il me répondit que son occitanité était dans la langue et que son honneur était aussi de parler ce français qu’on lui avait enseigné à l’école : « Quand parli occitan parli atal, et quand je parle français je parle comme ça ! ». Et bien qu’il ait été toulousain il ne termina pas sa phrase par putaing con ! Le traitre !

L’affaire de ce mépris par l’accent qui semble agiter un certain monde ne date pas d’hier. Quand ce n’est pas l’accent c’est la couleur de la peau, les habitudes alimentaires, la façon de s’habiller ou même de penser.

Et vous la voyez comment la sauvegarde des accents ? Des quotas ?

Et vous imaginez quoi ? Que dans chaque série, chaque fiction tournée en pays occitan on embaucherait des gens ayant l’atsent ? Et lequel ? Et dans quelle proportion ?

Et des écoles pour apprendre l’accent ou pour apprendre à le garder on en aurait ?

 

Le fait de se plaindre que la télévision ne supporte pas les « accents » me paraît être le renoncement à la véritable revendication qui porte sur la langue et sa présence dans les médias. Ainsi, nous nous contenterions d’entendre des accents ? Il serait conforme à la dignité des occitans que l’accent soit leur étendard dans les médias ? Et leur langue ?

C’est dans les mots que se trouve la diversité, dans la syntaxe d’une langue, dans sa morphologie, dans sa façon de voir le monde, et pas dans l’écho de sa sonorité que l’on retrouve dans la langue qui a su tuer l’autre…et qui ne tardera pas à être tuée à son tour par plus grosse qu’elle. La glottophobie, la glottophagie c’est ça !

Je m’interroge aussi sur la capacité que nous avons à comprendre tout ce qui a été écrit sur la perte de langue et ses conséquences psychologiques individuelles et ses conséquences collectives. Tout cela ne vaudrait que pour les autres, les peuples lointains ? Nous, nous pourrions nous contenter de sauver « notre atsent » pour surmonter le traumatisme. Toujours l’exception française ! Toujours en recherche d’arguments pour ne pas régler la question linguistique que nous avons si mal traitée depuis des siècles. C’est sans doute sur cela qu’il convient de mettre l’accent avant tout.

Faut-il être résignés à exprimer une revendication de « basse intensité » ? On se contenterait de la tolérance sur les accents plutôt que de revendiquer la présence des langues de France sur les médias publics que nous payons et dans les écoles de la République dont nous sommes citoyens.

Vous allez dire que je suis un maximaliste ? Que je fais de la politique ? Encore pire !

Eh bien oui j’en fais. La langue est un objet politique par excellence. Alors traitons cet objet comme tel, avec courage et avec persévérance, sans chercher à éviter le sujet.

Chacun le sait l’accent n’est que ce qu’il reste quand on a perdu la langue.

Quel serait donc le but de cette revendication de « basse intensité » ?

Demander une loi sur le respect de l’accent : c’est enterrer la revendication de la langue pour ne pas froisser les paresseux qui ne veulent pas réfléchir à une vraie politique linguistique.

Ce serait comme de se contenter d’une politique qui ne sauverait qu’une espèce de chiens, de chats, de vaches…qu’une variété de blé ou de maïs ou de riz pour faire face à la perte de diversité biologique afin de ne pas froisser les marchands de génétique et les destructeurs de la biosphère qui ne veulent pas reconnaître qu’ils ont emprunté des voies erronées.

Ce serait comme présenter en exposition les pinceaux de Leonardo da Vinci et ses pots de peinture en nous demandant si nous voyons bien la Joconde !

Vouloir bâtir un modèle français du respect de la diversité en prenant comme élément de base le respect des « accents » de ceux à qui on a fait oublier leur langue, serait aussi efficace que de repeindre en rose un char d’assaut en expliquant que c’est le carrosse de Cendrillon !

Sauver la langue c’est sauver une vision du monde.

Et l’univers aussi a un accent. En le scrutant, les télescopes voient des images…Ce sont les images d’un univers qui n’existe plus. C’est le monde ancien qui résonne. Pas de nostalgie ! Cet univers a disparu. Avec ce que nous savons de lui bâtissons un monde pour demain en sachant bien que son écho ne suffira pas.

 

David Grosclaude

 

Municipales 2020/ Municipalas 2020 : les occitanistes se posent des questions.

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Vous trouverez ici le texte d’invitation à une réunion ce 19 décembre à Billère en Béarn.C’est un appel lancé par un groupe d’occitanistes du Béarn. C’est un appel qui pourrait être repris ailleurs en Occitanie.

Trobaretz aquí un tèxte de convit per une reünion que se farà lo 19 de decembre à Vilhèra en Bearn. Es una crida lançada per un grop d’occitanistas del Bearn. Urna

 

Municipales 2020 !

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes ?

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas ?

 

Bulletin_vote

Texte français et texte occitan à la suite

 

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Ceux qui veulent une politique publique de la langue sont-ils trop nuls pour participer à la décision publique ?

La question de la langue doit-elle rester l’affaire des associations ?

Ne pas mettre la question dans le débat politique local est-elle une garantie de neutralité ?

Voilà de nombreuses questions qui nous sont posées.

Nous sommes pour beaucoup d’entre nous des militants associatifs et pour certains depuis longtemps.

Nous avons tous le souci de faire progresser la place et le statut de la langue occitane dans la vie publique. Nous travaillons tous pour qu’elle ait une plus grande place dans la vie sociale.

Les efforts que fait le mouvement associatif, dans sa diversité, depuis des années sont immenses. Le bilan est certes positif. Nous dépensons chaque jour beaucoup d’énergie afin de trouver les moyens de faire vivre nos associations et de faire prospérer leurs activités.

Nous avons, depuis des dizaines d’années, créé dans de nombreux domaines des outils qui font aujourd’hui partie de la vie de notre territoire. Nous avons aussi créé de nombreux emplois. Cependant nous savons la fragilité de ces outils. Ils peuvent se développer, comme ils peuvent disparaître.

Notre objectif est donc de les consolider et de faire en sorte que tous ces outils fassent partie du paysage, qu’ils soient partagés par tous et considérés comme un bien commun.

Ces outils que nous avons créés sont :

—Les écoles (quel que soit leur statut) qu’elles enseignent par immersion ou par un système bilingue à parité horaire. Il y a aussi des collèges, des enseignement en lycée et à l’université, les maisons d’édition, les médias, les organismes de formation , les lieux de diffusion de la langue et de la culture,les groupes de création (musique, théâtre, chanson…), les festivals et autres événements culturels, etc…

Mais la sphère politique considère t-elle bien ces outils comme un bien commun ?

Visiblement non. Nous sommes en recherche permanente de subventions comme si nos activités étaient facultatives pour la vie de notre territoire.

Nous sommes en négociation permanente avec des collectivités où, dans l’immense majorité pour ne pas dire la quasi totalité, il n’y a aucun élu dédié à la question pour laquelle nous oeuvrons.

Pourrait-on imaginer que nos collectivités n’aient pas d’élus ayant la charge des questions scolaires, d’enfance, des personnes âgées, des questions d’économie, d’emploi, de transports, d’environnement, d’agriculture…etc ? Non bien sûr !

Alors pourquoi la question de la langue est-elle délaissée ? Pourquoi est-elle considérée comme un sujet facultatif ?

A nous de faire en sorte que dans un maximum de communes et dans toutes les communautés de communes il y ait au moins un élu en charge de la question de la langue.

Pour cela il faut d’abord être candidate ou candidat. Dans bon nombre de communes ce n’est pas une affaire de partis. Pour les autres c’est à chacun de se déterminer. Qu’il y ait des candidats sur des listes de gauche de droite ou du centre ce ne sera que mieux afin que le sujet soit partagé.

Nous avons, les uns et les autres des opinions diverses et variées. Nous ne sommes pas, nous occitanistes, porteurs de la parole d’un parti ou d’un autre. Nous sommes divers mais nous avons une préoccupation commune.

Jusqu’à ce jour nous avons généralement travaillé en considérant que notre rôle était d’influencer du dehors ces collectivités.

Nous avons de façon implicite semblé considérer que notre milieu associatif ne pouvait pas produire des responsables de politiques publiques, ne pouvait pas pousser certains de ses membres à aller défendre et promouvoir la question d’une politique linguistique publique lors des échéances électorales afin d’intégrer telle ou telle collectivité.

Souvent nous disons que nous ne voulons pas compromettre notre milieu associatif par un engagement dit « politique ».

La question à se poser est de savoir si cette stratégie a été payante ? A t-on vraiment récolté les fruits de cette prétendue « neutralité » de ce non engagement dans les affaires de la cité ? S’engager dans la vie publique signifie simplement entrer dans des lieux où se prennent les décisions qui concernent la vie sociale et la vie publique. Cela signifie que l’on participe aux décisions qui consistent à savoir comment l’on dépense l’argent public, notre argent.

Laisser cet enjeu en dehors des lieux de décisions publiques comporte un grand risque.

Cela nous classe de fait dans une catégorie qui serait celle de citoyens s’intéressant à un sujet secondaire.

Le fait de ne pas nous-mêmes faire entrer la question de la politique linguistique dans les instances de décision de la vie publique arrange uniquement ceux qui ne veulent pas que nos projets prospèrent.

C’est pour cette raison que nous considérons que nous devons être nombreux à prendre place dans les conseils municipaux et les communautés de communes. Il s’agit simplement de faire en sorte que la question linguistique devienne un enjeu partagé et non pas catégoriel.

Notre non-engagement pourrait participer à fixer dans l’opinion l’image d’une question sans valeur et hors de tout enjeu social et de développment humain.

L’argent public peut et doit servir à faire progresser cet élément important qu’est la langue occitane dans le cadre d’un projet de territoire, qu’il soit communal ou intercommunal.

Est-il normal que dans le département des Pyrénées-Atlantiques seule la Communauté d’Agglomération Pays Basque ait une véritable politique linguistique en faveur de l’occitan c’est à dire un éléu en charge appuyé par un budget et un chargé de mission dédié ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes octroyées par des élus qui seraient reconnaissants envers des citoyens sages et raisonnables ?

Devons nous nous contenter d’être ( ou de penser être ) des influenceurs, des groupes de pression qui feront que les politiques se mettront en place sans que nous ayons des élus identifiés et dédiés à ces politiques ?

C’est pour débattre de toutes ces questions avant les municipales de 2020 que nous invitons l’ensemble du mouvement associatif, des acteurs de la langue et de la culture occitane à venir le :

19 décembre à 20H au Centre d’animation du Lacaou 41 bis Avenue Lalanne à Billère

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

Municipaus 2020 !

 

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

E deu la question de la lenga demorar sonque l’ahar de las associacions ?

Ei ua garantida de neutralitat de non pas méter la question de la lenga en lo debat politic locau ?

Qu’avem ací quauques questions au demiei de totas las qui avem de’ns pausar.

Hòrt de nosautes qu’èm militants deu monde associatiu e sovent desempuish hòrt de temps.

Qu’avem la volontat e la preocupacion de har progressar la plaça e l’estatut de la lenga occitana en la vita publica. Que tribalham tots entà qu’aja mei de plaça en la vita sociau. Los esfòrçs qui hè lo movement associatiu, en la soa diversitat desempuish annadas, que son gigants. Lo bilanç qu’ei positiu, solide. Que despensam cada dia hòrt d’energia entà trobar los mejans de har víver las nostas associacions e entà har vàler las lors activitats.

Qu’avem creat, en mantuns domenis, apèrs qui hèn partida uei de la vita deu noste territòri (escòlas, classas de collègis e licèus, organismes de formacion, ostaus d’edicion, mèdias, hestenaus, grops de creacion, etc…). Qu’avem creat emplecs. Totun, cadun que coneish la fragilitat de tot aquò.

Lo noste objectiu qu’ei d’ahortir aqueths apèrs e de har en sòrta que sian parts prenents deu paisatge , que sian considerats com un ben comun.

E considèra l’esfèra politica tots aqueths utís com un ben comun ? Que sembla que non ! Qu’èm en cèrcas permanenta de subvencions com se las nostas activitats èran facultativas suu territòri.

Qu’èm a negociar cada dia dab las collectivitats on non i a pas, per l’immensa majoritat o la quasi totalitat, d’elegit qui sia encargat de la question de la lenga.

E poderem imaginar que que las nostas collectivitats n’avossin pas d’elegits en carga de las escòlas, de las personas vielhas, de l’emplec, de l’economia e de l’emplec, deus transpòrts e de l’environament, d’agricultura ? Solique que non !

Alavetz perqué la question de la lenga e seré atau espudida. Perqué e seré considerada com ua question facultativa ?

A nosautes donc de har çò qui cau entà que, dens lo mei gran nombre qui’s posca, de comunas e comunautats de comunas, i sia au mensh un elegit en carga de la question de la lenga.

Tà aquò har que cau prumèr estar candidat o candidata. En hòrt de comunas, d’estar elegit n’ei pas un ahar de politica o de partits. Tà las autas qu’ei a cadun de’s determinar. Que i agi candidats en listas d’esquèrra, de dreta o deu centre qu’ei ua bona causa entà que lo subjècte e sia partajat.

Qu’avem opinions divèrsas e variadas. N’èm pas nosautes occitanistas los portaires de la paraula de tau o tau organizacion politica. Qu’èm divèrs mes qu’avem ua preocupacion comuna.

Dinc au dia de uei qu’avem tribalhat en generau en tot considerar que lo noste ròtle èra d’influenciar las collectivitats deu dehòra estant.

Qu’avem donc, de faiçon implicita, considerat que lo noste demiei associatiu non podèva pas produsir responsables de politicas publicas, non podèva pas encoratjar quauques uns deus sons a anar promòver la question de la politica publica en favor de la lenga au moment des las eleccions e aquò entà integrar ua collectivitat e lo sons organes de decision.

Sovent que disem que non volem pas comprométer lo demiei asociatiu per un engatjament dit « politic ».

La question qui’ns devem pausar qu’ei la de saber s’aquera estrategia a pagat o pas ? Avem podut amassar los fruts d’aquera « neutralitat » pretenduda, d’aqueth non-engatjament en los ahars de la ciutat ?

De s’engatjar en la vita publica qu’ei sonque entrar en los lòcs on se prenen la decisions qui pertòcan la vita sociau e la vita publica. Aquò significa de participar a las decisions qui pertòcan lo biais de despensar la moneda publica, donc la nosta moneda. Deishar aqueth enjòc de la lenga hòra de las decisions publicas qu’ei hòrt riscat. Que’ns classicfica de hèit en ua categoria qui ei la de ciutadans qui s’interèssan a un tèma qui seré segondari.

De non pas har, nosautes, entrar la question de la politica lingüistica en las instàncias de las decisions de la vita publica que hè sonque los ahars deus qui non vòlen pas los nostes projèctes que sian valorizats.

Pr’amor d’aquò que consideram uei que devem estar nombrós a préner plaça en los conselhs municipaus e en los conselhs comunautaris. Que s’ageish sonque de har que la question lingüistica e’s cambii en un enjòc partatjat e non pas categoriau.

Lo non-engatajament que poderé participar a fixar un imatge dens l’opinion qui seré la d’ua question hòra de las realitats deu moment e hòra de tot interès sociau, e de desvolopament uman.

La moneda publica que pòt e que deu servir entà har progressar aqueth element important qu’ei la lenga occitana en l’encastre d’un projècte de territòri, que sia comunau o intercomunau.

Ei normau au departament deus Pirenèus Atlantics que la sola Comunautat d’Aglomeracion deu País Basco agi ua vertadèra politica lingüistica en favor de la lenga occitana ? Qu’ei la sola dab un elegit en carga de la question qui’s pòt apear sus un budget e un encargat de mission dedicat a aquò.

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas, autrejadas per elegits qui serén reconeishents de cap a ciutadans tranquilles e rasonables ?

E’ns devem acontentar d’estar ( o de penser d’estar) influenciaires, grops de pression qui haràn que politicas seràn apitadas shens que sia necessari d’aver elegits identificats e dedicats a aqueras politicas ?

Qu’ei entà poder debàter e discutir de totas aqueras questions abans las municipalas de 2020 qu’invitam lo monde associatiu, los militants e actors de la lenga e de la cultura occitana a viéner :

lo 19 de deceme a 20 h au centre d’animacion deu Lacau 41 bis Avienguda Lalanne a Vilhèra

 

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

Ich bin ein …ein…Qué ?

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Checkpoint Charlie a Berlin , lo folclòre de uei (DG)

« Ich bien ein berliner » « Que soi un berlinés » çò digó Kennedy en 1963 entà har véder que la question deu mur, e deus patiments qui creava, pertocava lo monde sancèr.

Aquera volontat de partatjar, aquera tendéncia a la compassion qu’ei de segur ua de las causas mei positivas en l’Umanitat e qu’ei lhèu aquò qui hè de nosautes hemnas e òmis dignes.

Que i a dignitat a sentir qu’èm un pauc l’aute quan ei denegada la soa dignitat.

Mes quan l’un s’identifica tròp a l’aute, que pòt estar tanben ua faiçon d’escapar a las soas pròpias responsabilitats, ua faiçon de non pas anar dinc au cap deu son engatjament e de víver per procuracion.

Que soi occitan e que pensi que la mai bona faiçon de préner partit en favor deu curdes, deus ameridians, deus pòbles de Papoasia, d’Amazonia, deus catalans…qu’ei d’afirmar que soi occitanista.

Préner partit tà l’aute, defénder los sons drets, qu’ei prumèr defénder principis universaus. E qu’ac sabem çò d’universau que comença a casa. « O universal é o local sem as paredes »(1). Çò universau qu’ei çò locau shens las parets ! Shens las parets de Berlin e las autas !

Berlin, la pòrta de Brandeborg (DG)

Que sabi que en la nosta societat de la murgueta, deu clic, de la peticion numerica, qu’ei simple de’s sentir miélher en signar ua peticion en linha, de postar messatges de solidaritat, de cridar (còp que i a de uglar !) la soa solidaritat sus la tela.

En la nosta societat deus imatges la temptacion ei grana de jogar dab, de la utilizar. Que’n balhi per pròva aqueras fòtos qui an circulat, shens que sàpiam tostemps se son fòtos vertadèras o fòtos de cinèma, de combatantas curdas. La guèrra de las hemnas, la guèrra quasi erotizada. Aquò que m’a hèit hicat a malaise.

Qu’èi sentit la fascinacion qui podèvan crear aqueras fòtos. E totun e pòt estar aquerò la guèrra ? Solide que non. E pòt estar renduda acceptabla la guèrra atau ?

E pensatz vertadèrament que la mobilizacion sus la tela per la multiplicacion de las declaracions de solidaritat pòt sola har cambiar las causas ? Non credi pas.

Alavetz que disi que « ich bin ein occitanista ». E estar occitanista qu’ei còp que i a har causas qui pòden semblar petitas, petitinas. Non i a pas solide lo romantisme que d’aubuns e pòden trobar endacòm mei en estar candidat a las municipalas per exemple. E totun !

Que soi solidari dab los catalans. N’èi pas avut paur de m’engatjar, d’ac escríver e d’ac díser sovent desempuish dus ans. Que contunharèi d’ac har. Mes non devem pas víver per procuracion. Non soi pas catalan e non demori pas en Catalonha. Quauques occitanistas hèn de la question catalana, curda o auta, ua mena de refugi com s’avossin paur de miar accions a casa.

Lo panèu qui demora entà marcar çò qu’èra lo passatge de l’un a l’aute Berlin.(DG)

Entà ajudar los autes a ganhar los lors combats, comencem en menar los nostes.

Los nostes mèdias que serén lhèu mei en capacitat de compréner çò qui’s passa en Catalonha e i avosse un movement de reivinciacion mei hòrt a noste pertocant los nostes drets. Quin volem avançar se n’explicam pas, a noste, aus nostes, que lo dret a la diferéncia, a la lenga, a la cultura, que lo dret a mei d’autogovèrn n’ei pas ua causa tà l’exterior, ua causa exotica  mes quauquarren d’universau ?

Las muralhas, quan serén hautas com la de Berlin, non caden pas a còps de pica. Que s’esboneishen prumèr dens los caps.

Alavetz òc ! que soi berlinés pr’amor que soi occitanista.

David Grosclaude

(1) Miguel Torga

Risques industriels, information, démocratie, emplois. La zone de Lacq a du travail à faire

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Mon intervention ce soir au conseil municipal d’Artix  de ce 22 octobre 2018 à propos du rapport d’activité de la Communauté de Communes de Lacq Orthez qui nous est présenté. On ne peut pas voter pour ou contre. On est juste informés.
C’est un rapport qui oublie de parler des questions d’actualité liées aux risques technologiques et qui met en lumière l’absence d’une vraie politique linguistique

 

Taus qui n’ac saberén pas la zòna de Lac que compta 17 installacions classificadas en Seveso 2 . Desempuish annadas non deisham pas d’alertar sus l’abséncia d’informacion de la populacion pertocant los risques. Los qui arrefusan de dar las informacions e de las partatjar que disen que volem tuar los emplecs !

Que menteishen evidentament. Que son eths qui hèn lo chantatge a l’emplec. Nosautes que disem que podem aver la santa E los emplecs mes eths que son dispausats a sacrificar l’informacion, la democracia e donc la santat deu monde au nom deus emplecs. Que’ns demandam quas son los interès qui s’esconen per darrèr tot aquò ?

Avec 17 installations classées Seveso 2 la zone de Lacq devrait être un exemple de transparence, d’information et de concertation. Les questions de santé devraient être mises sur la table et jamais on ne devrait opposer emplois e santé des travailleurs et des populations. Pourtant l’absence de véritable information continue à poser problème.

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Je vous livre donc le contenu de l’intervention que j’ai faite au conseil municipal d’Artix ce mardi 22 octobre.

Mes chers collègues

Je ne dirai pas que c’est avec gourmandise que j’ai parcouru ce rapport, ce serait exagéré. Cependant je ne peux nier que ma curiosité fait que je n’ai pas résisté à m’appesantir sur certains chapitres.
La CCLO nous demande de prendre connaissance de son rapport d’activités pour 2018, sans que nous ayons à le voter. Bon, cela fait partie de ces déficits démocratiques dont nous souffrons dans ce pays ! Mais passons.
Cependant je ne doute pas que les représentants artisiens à la Communauté de Communes me donneront des précisions concernant les quelques remarques que je ferai.
Ils m’éclaireront certainement.
D’ailleurs à propos d’éclairage, de commencerai pas un point positif. Je vois que la facture d’énergie concernant l’éclairage public baisse depuis deux ans. C’est un bon point. Bien que nous soyons encore bien au delà de ce qui est raisonnable pour de grands enfants comme nous qui n’ont pas peur du noir, nous éclairons moins les étoiles qu’auparavant, ou pour le moins cela nous coute moins cher.
Nul doute que très bientôt il y aura des élus communautaires pour demander que l’on étudie un vrai plan d’économie d’énergie et de lutte contre la pollution lumineuse.
Mais il y a du progrès. Donc je le note.

Information sur les risques industriels et technologiques et politique linguistique

En revanche sur deux sujets que j’avais déjà eu l’occasion d’évoquer l’an dernier lors de la lecture du dernier rapport…j’ai comme l’impression d’avoir été victime d’un copié/collé.

Concernant la question de la protection contre les risques industriels et technologiques, rien ne change . Nous sommes dans la brume la plus totale. Rien ne s’est passé et rien ne s’est dit depuis deux ans. Nous devons nous contenter dans ce rapport de quelques lignes sans aucun intérêt où l’on nous explique que tout va bien. Les seules gênes existantes sont olfactives. Comme je l’avais dit l’an dernier, du point de vue de la CCLO il n’y a rien à voir. Tout juste y a t-il à sentir…un peu.
Je vous invite à lire à la page 51 du rapport les quelques lignes concernant un sujet qui, à l’évidence n’existe pas…comme il n’existait d’ailleurs pas à Rouen il y a encore quelques semaines mais qui, tout à coup, sans doute parce que la gêne olfactive était vraiment indéniable, s’est mis à exister.
Alors ne croyez pas que je sois un alarmiste ou un pourfendeur d’emplois. Bien au contraire. L’information juste, équilibrée, responsable est la seule qui soit à même de créer la confiance et donc de renforcer la démocratie.
Ne pas informer comme il faut risque d’alimenter l’idée que « l’on nous cache quelque chose » . Alors parlons et informons.
C’est notre responsabilité d’élus de cette commune. C’est la responsabilité d’un maire et de son équipe de mettre en place cette concertation.

Il existe des risques et les habitants de notre territoire ne sont pas des enfants qui ne peuvent pas comprendre et qui ne mériteraient pas d’être informés.
On ne peut en permanence dire que l’on a ici « une culture du risque » tout en niant qu’il puisse exister un risque . C’est assez paradoxal.
Et l’on ne peut pas non plus sans arrêt dire à ceux qui vous avertissent de ce déficit démocratique qu’ils mettent en danger les emplois. Au contraire, ce sont ceux qui ne font rien pour informer qui font prendre le plus grand risque à l’équilibre économique et à la santé des habitants et des travailleurs.

Alors on peut mettre des panneaux photovoltaïques ça ne réglera pas le problème. Et les plus grandes déclarations écologistes lors des inaugurations non plus .

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Politique linguistique
L’autre sujet c’est celui de la politique linguistique de la CCLO. Elle n’existe pas.
37 000 euros pour la langue et la culture occitane !
Même si les chiffres sont donnés deux fois dans le rapport ça ne multiplie pas le budget par deux. Nous avons sur notre territoire des écoles publiques bilingues, des calandretas et que faisons nous ? Rien ! ou presque.
Que faisons nous pour développer cet outil qu’est la diversité culturelle ? Rien !
Je rappelle que la seule communauté de communes qui a mis une vraie politique en faveur de notre langue dans le département, est la Communauté de Commune Pays Basque avec un budget de 60 000 euros, un fonctionnaire dédié au dossier et un élu référent. Que fait la CCLO sur le sujet alors que toutes ses communes sont concernées par la langue occitane ?

 

Sur ce dernier sujet le maire m’a répondu que la ville d’Artix avait fait l’effort de mettre un drapeau béarnais sur la mairie et le monument aux morts…Il doit y avoir une vraie incompréhension concernant le terme « politique linguistique » !!!

 

 

 

 

 

Sentence catastrophique en Espagne /Senténcia calamitosa en l’Estat espanhòu.

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Senténcia calamitosa en l’Estat espanhòu.

Los presonèrs politics catalans que son estats condamnats per aver organizat ua consultacion democratica legitima. La democracia que malauteja.

La democracia que va mau ! A noste e pertot en Euròpa. Los principis basics que son tròp sovent desbrombats e atacats.

democracia

La senténcia qui vien de càder de las parts de la justícia espanhòla contra los reponsables politics catalans. Aquesta senténcia qu’ei ua injustícia e ua error politica màger.

Lo poder politic espanhòu qu’a ua vision a corta vista de las causas. Çò qui vien de’s passar qu’aurà consequéncias tragicas per la democracia en Euròpa.

Per aver assistit au referèndum deu 1èr d’octobre de 2017 a Barcelona qu’afirmi un còp de mei, com ac pòden har centenat d’observators exteriors, qu’èi vist sonque personas qui volèvan votar pacificament, amb una determinacion tranquilla : determinacion, tranquillitat, que son duas qualitats necessària en ua democracia.

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En condamnar los responsables politics e tanben de las associacions de ciutadans a penas qui van de 9 a 12 ans de preson, que dan un sentiment de volontat de vengança.

Qu’ei com se i avèva ua recèrca capborruda d’acarament, d’afrontament violent.

Qu’espèri que la societat catalana e saberà trobar la responsa pacifica a aquera senténcia.

La democracia e la patz que son en jòc. Que son miaçadas drin pertot en Euròpa. Tot lo men sostien, las mias pensadas taus qui son adara condamnats injustament.

Que’us volem a casa ! A nosautes de’us har sortir.

 

 

Sentence catastrophique en Espagne 

 

Les prisonniers politiques catalans ont été condamnés pour avoir organisé une consultation démocratique légitime. La démocratie est malade.

 

La démocratie va mal, partout en Europe, et chez nous aussi. Les principes qui en sont la base sont trop souvent attaqués et oubliés.

 

La sentence vient de tomber contre les responsables politiques catalans aujourd’hui. Cette sentence n’est pas admissible. C’est une injustice et une erreur politique majeure.

Le pouvoir politique espagnol a une vison à courte vue. Ce qui vient de se passer aura des conséquences graves pour la démocratie en Europe.

Pour avoir assisté au référendum le 1er Octobre 2017 à Barcelone, j’affirme une fois de plus, comme des centaines d’observateurs exterieurs peuvent le faire, n’avoir vu que des gens qui voulaient voter pacifiquement, avec détermination et tranquillité. Ces deux éléments, détermination et tranquillité sont indispensables en démocratie.

 

20171001_190501En condamnant les responsables politiques ainsi que les responsables des associations de citoyens à des peines qui vont de 9 à 12 ans de prison, on donne le sentiment d’une volonté de vengeance.

C’est comme s’il y avait une recherche têtue d’en arriver à un affrontement violent. J’espère que la société catalane saura trouver la réponse pacifique à cette sentence.

La democratie et la paix sont en jeu. Elles sont menacées un peu partout en Europe.

Je ne peux que dire tout mon soutien et envoyer mes pensées à ceux qui ont été condamnés injustement.

Nous les voulons à la maison. Que’us volem a casa ! E adara hà’us sortir.

David Grosclaude