Nous sommes candidats /Qu’èm candidats

Nos propositions cliquer ici / Las nostas proposicions clicar aquí David GROSCLAUDEDavid Grosclaude et Maëva Caubet

Bastir l’aviéner deu Bearn / Bâtir l’avenir du Béarn

Qu’èm urós  presentar la nosta candidatura a las eleccions legislativas sus la tresau circonscripcion deus Pirenèus-Atlantics.

Nous sommes heureux de vous présenter notre candidature pour les élections législatives sur la troisème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Être député du Béarn c’est avoir une vision locale et une vision globale. Une élection législative n’est pas une formalité. Beaucoup d’entre vous s’interrogent sur la place qui est la leur. Mal écoutés, mal représentés ils pensent qu’ils ne sont bons qu’à voter tous les cinq ans, pour des élus qui ne tiennent pas leurs promesses.

Depuis trop d’années les mêmes se partagent les responsabilités. Certains s’affublent aujourd’hui d’une nouvelle étiquette. D’autres naviguent au gré du résultat de la présidentielle. La démocratie n’en sort pas grandie, favorisant ainsi les idées de ceux qui prônent l’enfermement et le retour en arrière.

Les réponses aux problèmes se trouvent en travaillant ensemble, sur notre territoire. Les services publics qui disparaissent, les communes rurales dont les moyens diminuent chaque année, la création d’emplois qui semble réservée aux métropoles et à la région parisienne, l’agriculture, les questions environnementales (énergie, changement climatique, pollutions diverses, urbanisme), les investissements dans les transports toujours tournés vers Paris… Toutes ces questions nous regardent. Les Béarnais aiment leur territoire et veulent le valoriser ! Le Béarn a besoin que les Béarnais réfléchissent ensemble. Des solutions concrètes et réalisables existent. Tout ne doit pas venir d’en haut !

Aux injustices économiques et sociales, créées par un système dominé par la spéculation financière, s’ajoutent des injustices territoriales. Pour les plus défavorisés c’est la double peine.

Les solutions efficaces sont celles qui prennent en compte le contexte territorial. C’est vrai pour l’eau, l’énergie, l’agriculture, l’urbanisme, le logement, les transports… C’est vrai aussi pour l’emploi, la formation, la solidarité. Il faut davantage de moyens et de pouvoirs au niveau local et régional. Il faut donner plus de droits pour innover, expérimenter, vivre et décider au pays.

Qui èm ? Quauques mots de presentacion/ Qui sommes nous ? Quelque smots de présentation

David Grosclaude

J’ai 59 ans. J’ai été salarié puis gérant d’une petite entreprise. Comme beaucoup d’entre vous j’ai aussi fait l’expérience de la précarité et du chômage. Je suis convaincu qu’il faut décentraliser de façon audacieuse. Tout concentrer à Paris ou dans les métropoles coûte cher. Je crois en l’Europe, mais il faut la démocratiser. Parmi les urgences planétaires : le changement climatique, les grands enjeux écologiques, la montée des intolérances. Mon engagement en faveur de la diversité linguistique, et ici en faveur de la langue occitane, (qu’on appelle aussi béarnais) est connu. J’ai été élu pendant cinq ans au conseil régional d’Aquitaine.

Maëva Caubet

J’ai 22 ans, je suis étudiante à l’Université de Pau. En fin d’études je vais avoir à trouver une voie professionnelle. Pas facile ! Engagée dans plusieurs associations (vie sportive, culturelle) j’attache une grande importance à l’éducation. Je m’intéresse à la vie politique en Béarn. Selon moi, la vie publique se forge à partir du territoire et de sa culture. Puis vient l’action que nous y menons. Le Béarn, comme d’autres régions, est riche de sa langue et de pratiques culturelles. Ma génération a la responsabilité de sauvegarder cette identité par la transmission de la langue et des pratiques immatérielles qui en sont le support. Endavant !

Je voterai E. Macron simplement ; mais je n’aime pas construire des « barrages » !

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Je voterai E. Macron.  Je ne parlerai pas de « faire barrage » !

Il y a dans cette formule une sacrée ambigüité. Quand on fait un barrage on empêche l’eau de passer mais on fait monter le niveau de l’eau. Bref le problème c’est que depuis quelques années on ne doit pas regarder du bon côté du mur que l’on prétend construire. Si on regarde en aval tout va bien ! Si on regarde en amont c’est plus compliqué. Derrière le mur s’accumule le fruit des erreurs, des maladresses. Et à chaque fois il faut monter un peu plus le niveau du barrage. La submersion est le vrai danger.

Donc je ne « ferai pas barrage » au FN le 7 mai ; je voterai pour Emmanuel Macron pour empêcher le pouvoir de basculer à l’extrême de la droite. C’est la seule arme qui me reste. Ce ne sera pas un vote par défaut mais carrément un vote par dépit.

« Faire barrage » est encore une de ces expressions pour tenter de ne pas voir la réalité en face. Parmi ceux qui « feront barrage » comme ils disent, il y en a tant qui ont tant fait pour qu’il pleuve en amont, entre chaque élection (scandales, reniements, petits calculs, carrierisme…). Il y a aussi ceux qui font monter régulièrement le niveau du lac avec leurs larmes de crocodiles.

Pour vider un barrage il faut le siphonner. C’est la seule solution. Il faut faire en sorte que les idées simplistes, nationalistes et chauvines cessent de fasciner de plus en plus de monde.

Je voterai Macron, par dépit. Parce que ce système qui consiste à élire un monarque républicain risque de provoquer un passage brutal du pouvoir central avec armes et bagages à l’extrême droite.

Si ce n’est pas cette fois-ci, vu la tendance ce serait pour la prochaine, malgré les constructeurs de barrages qui reviennent à chaque élection. Je ne peux m’y résoudre.

Alors dépêchons nous de siphonner !

Le projet d’Emmanuel Macron ne m’a pas séduit au premier tour et ne me séduira pas plus entre les deux tours. Mais ma conviction démocratique fait que je ne peux pas faire autrement. Je voterai donc Emmanuel Macron et je le dis sans que cela m’écorche la bouche ; je mettrai le bulletin dans l’urne sans que ça m’écorche les doigts.

Cependant, la vraie question est : que vaudront ces élections une fois cette affaire terminée ?

Je voterai pour Emmanuel Macron tout en disant que je n’ai qu’une seule revendication : que lui ne se revendique pas de ma voix.

Il faudra bien remettre le système en question. L’extrême droite ne propose rien de tout cela évidemment. Mais je crains qu’ Emmanuel Macron non plus. Certes il défend l’Europe, la plus grande aventure politique que nous ayons vécue en 60 ans. Mais cela reste une Europe des égoïsmes étatiques, sans véritable démocratie, qui ne donnera pas le pouvoir à son parlement, une Europe qui ne veut pas faire l’effort de réformer sa politique sociale, fiscale et écologique ; alors que c’est l’urgence.

Je voterai Emmanuel Macron même s’il ne dit rien de ce qui mine la démocratie dans notre pays, c’est à dire le centralisme qu’il soit politique, médiatique et économique.

Je voterai Emmanuel Macron parce que j’en ai marre de faire des barrages et des frontières. Mais ce ne sera pas une voix de soutien, ni d’approbation de son projet.

J’espère qu’il comprendra que nous serons nombreux à penser comme cela et qu’il saura en tirer les conséquences.

Il faudra bien un jour mettre un peu de subversion dans le système pour éviter la submersion.

David Grosclaude

Présidentielle : la « der des der » ?

 

Cette élection est le triomphe du scénario de la série télévisée basique. Depuis des mois on tient en haleine l’opinion (on essaye pour le moins) avec des personnages bien typés, qui tiennent tous un rôle digne des séries américaines. Il y a une sorte de famille qui est le centre du monde parce qu’elle vit en dehors des réalités extérieures. Elle s’accorde aussi pour dire qu’il faut être unis, rassemblés, et que l’avenir de la famille ne dépend que de nous et du chef de famille que l’on se choisira. Parce que comme dans les séries américaines on vous répète à longueur de scénario que ce qui est important c’est « d’être une vraie famille ».

l'Elysée

la cour de l’Élysée

 

Les rôles sont bien répartis par les médias. Il y a les membres de la famille qui sont raisonnables et puis ceux qui sont un peu plus turbulents. Il y a ceux qui peuvent vraiment prétendre au rôle de pater (ou mater) familias et puis les autres, un peu les vilains petits canards, les originaux, mais qui sont nécessaires à la trame de quelques épisodes. Il faut bien faire durer un peu le plaisir, se distraire de temps en temps avec quelques anecdoctes. Mais les commentateurs ne s’y trompent pas ; ils nous rappellent qu’il y a ceux qui sont sérieux et les autres.

Saisons

Comme dans les séries nous avons eu droit aux diverses saisons. Il y avait avant les primaires, pendant les primaires et puis après. Tout cela a été agrémenté de quelques anecdoctes sur le comportement des uns et des autres, les trahisons, les révélations, les turpitudes éventuellement.

Le suspense est entretenu chaque jour mais on vous promet que vous ne serez pas victime de la frustration que peut engendrer la fin de la série. Vous savez, ce petit cafard qui vous prend quand vous connaissez l’épilogue et que vous retournez à la vie réelle. Non, après s’ouvre un autre monde, une autre époque. De tout cela sortira l’homme ou la femme providentielle et sa cohorte de changements inespérés, ou redoutés selon les cas. Et en plus cette série est interactive. Vous pouvez influer sur le comportement des uns et des autres parce que l’on vous sonde et que l’on vous fait dire ce que vous avez aimé, détesté, ce que vous souhaiteriez entendre.

Hexagone replié et centralisme outrancier

Mais si cette élection présidentielle au lieu d’être une copie d’une série télévisée était la «der des der » ? N’est ce pas ce qu’il faut souhaiter ? Pour moi cela ne fait aucun doute.

Voilà des mois que l’hexagone s’est replié sur lui-même ne voyant plus que cette échéance comme but suprême. Voilà des mois que les médias parisiens se sont accaparés cette élection pour en faire leur chose. Ils se sont liés à des instituts de sondages dont les résultats sont de plus en plus contestés en raison des méthodes employées et de la volatilité des opinions des électeurs. D’où la répétition en boucle de cette lamentable banalité qui est de dire qu’un sondage n’est rien d’autre que la photographie de l’opinion à un instant T. Il ne faut pas être très savant pour le savoir. Mais cela ne résoud en rien le problème.

Le centralisme outrancier vient dramatiser une élection, il en fait la seule qui vaille ; il la vante comme « un grand exercice démocratique » au lendemain duquel tout va basculer, tout va changer. Ce serait la donnée de base, incontestable alors même que nous savons que le changement promis pour demain est une vieille rengaine, alors même que nous savons que la plupart des décisions seront prises par une poignée de personnes dont la plupart ne sont pas issues de l’élection. C’est ainsi que les choses se passent en France avec le poids démesuré d’une classe politique limitée au centre et le poids démesuré d’une haute administration très soucieuse de préserver son pouvoir. D’ailleurs les candidats sont très sages et disciplinés en ce domaine. Personne ne remet en cause le centralisme. On a même une tendance à proposer de le renforcer. C’est de lui seul que peuvent venir les solutions à tout puisque ces solutions doivent être uniformes sur l’ensemble du territoire. L’État central serait le seul à permettre l’égalité des citoyens. Mais si c’était vrai nous serions les champions de l’égalité !

Constitution nouvelle ?

L’un propose de supprimer la taxe d’habitation pour la remplacer par une dotation de l’État (Macron), l’autre veut supprimer les régions et ne garder que l’ossature communes, département, État (Le Pen) et sortir de l’Europe. Quant à cette Europe, elle n’a d’avenir que si le monarque (pardon, le président) va bravement défendre les intérêts de la France face aux autres monarques en leur enjoignant —parce qu’il faut apparaitre comme un homme à poigne— de renégocier à sa façon des accords passés, c’est à dire de faire une Europe française.

Faut-il vous parler de ce candidat, qui fut ministre et sénateur socialiste,( Mélenchon) qui dans son programme ne dit pas un seul mot du pouvoir régional ? Le même évoque la question des langues seulement pour ce qu’il appelle « les outre-mer ». Il n’a en effet qu’un seul mot pour dire la diversité des situations entre la Martinique, la Guyane, la Réunion et la Guadeloupe. Avec en bandoulière une conception de la laïcité qui sent le réglement de compte, il harangue les foules, promettant une nouvelle constitution et s’inspirant de ce qui s’est passé en Bolivie. Oui, mais lui ne se préoccupera pas de la diversité culturelle qu’il juge si dangereuse pour sa conception très fermée de la République.

Devrais-je vous parler du candidat berger qui semble avoir tiré son programme d’un résumé des livres d’histoire de l’école primaire d’autrefois. Le couplet sur la francophonie de Jean Lassalle n’a rien à envier à celui de Mélenchon.

Et je ne parle pas de ces responsables politiques acceptant une élection primaire et les règles qui vont avec et qui ensuite, parce qu’ils ont perdu, décident de ne pas soutenir le vainqueur. Quelle dérive morale ! Allez expliquer cette attitude à des enfants à qui vous souhaitez enseigner la loyauté et le respect de la parole donnée !

J’entends dire que des hauts fonctionnaires s’interrogent sur le fait qu’ils pourraient être amenés à désobéïr si l’un ou l’autre accédait à la magistrature suprême. Une sorte de clause de conscience qui nous raménerait à une époque où il furent si peu nombreux à désobeïr. Que la question se pose est en soi rassurante même si je pense qu’il s’agit d’une infime minorité.

Un homme, un peuple…?

Oui il faut que ce soit la « der des der » parce que la démocratie s’accomode très mal par les temps qui courent de « la relation privilégiée entre un homme et un peuple ». Le monde vient de se doter d’hommes qui ont plu à leurs peuples au moment du vote. Le regretteront ils ? Je ne sais pas mais comme nous avons le culte de l’instant, du résultat immédiat, comme le temps n’est plus dans les programmes, qu’il faut des résultats tout de suite, je crains de grandes déceptions qui se transformeront en colère. Et la colère des peuples est le sentiment qu’un autocrate sait le mieux canaliser vers les autres, vers l’extérieur.

Il nous faut du temps, il nous faut répartir le pouvoir, le partager, le décentraliser. C’est la seule façon de dédramatiser des élections. La bascule ne se fait pas en même temps de droite à gauche dans les états fédéraux. On peut avoir des pouvoirs régionaux qui changent mais qui ne sont pas de la couleur du fédéral. On peut avoir des entités terrritoriales qui viennent jouer les contre- pouvoirs. Je ne dis que des banalités mais elles sont oubliées. Il faut une séparation des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Il faut du temps et de la diversité dans les lieux de décision pour traiter de problèmes aussi universels que le changement climatique, les flux démographiques par exemple.

Alors il faudrait que ce soit la « der des der », oui il faudrait ! Mais on se souvient de ce qui advint lorsque cette expression a été inventée. Il y en eut encore une petite dernière, qui fut une catastrophe.

Décolonisons les régions/ descolonisem las regions

Ben_01Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

inscription et participation gratuite

L’Europe est en crise. Avec le Brexit, certains doutent de son avenir. Pourtant il existe aujourd’hui des territoires qui croient en l’Europe.

Quelle doit être la place des régions dans cette Europe ? Certaines veulent plus d’autonomie. D’autres réclament même leur indépendance tout en affirmant leur volonté de participer à la construction européenne.

Ce débat ne se déroule pas partout de la même façon. Et en France, ce type de débat c’est compliqué. Cependant les choses bougent. D’une manière positive d’un côté, en Corse par exemple, où aujourd’hui, ce sont les nationalistes qui se trouvent aux commandes de la Collectivité Territoriale. Et de l’autre d’une manière plutôt chaotique suite à la catastrophique réforme des régions qui a laissé beaucoup de questions en suspens : les moyens budgétaires, la fiscalité, le découpage territorial…

Comment donner à certains territoires une reconnaissance institutionnelle qu’ils réclament depuis des années ? En Pays Basque vient de naître une communauté d’agglomération réunissant 159 communes. En Catalogne Nord la revendication pour « un pays catalan » mobilise de plus en plus.

Et l’Alsace, existe t-elle encore ? Que devient l’Occitanie avec le découpage régional ? Pourquoi la Bretagne n’est-elle pas réunie ? Et la Savoie peut-elle devenir une région ?

Reste aussi le débat sur les langues. On est loin d’un traitement identique sur l’ensemble de l’Union européenne. En France elles sont dans une situation bien inquiétante et la législation ne progresse pas.

Pour débattre de tous ces sujets, pour partager des expériences en cours, pour comprendre ce qui bouge, Régions et Peuples Solidaires avec l’Alliance Libre Européenne organisent une après-midi de débats intitulée « Décolonisons les régions ! ».

Les invités

Gilles Siméoni, président du Conseil Executif de la Collectivité Territoriale de Corse
Ana Miranda, porte parole du Bloque Nacionalista Galego pour l’international
Paul Molac, député apparenté UDB à l’Assemblée Nationale
François Alfonsi, président de l’Alliance Libre Européenne
Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires
Lorena Lopez de la Calle, élue au EH Bildu en Alava ( Euskal Herria) vice-présidente de l’ALE
Alain Iriart, (sous réserve) maire de St Pierre d’Irube
Jean Tellechea, adjoint au maire d’Urrugne, en Pays Basque.
Sonia Galtié, porte-parole pour les affaires extérieures d’Esquerra Republica de Catalunya

Paris, le 22 mars, de 14 h à 19 h
DECOLONISONS LES REGIONS
Salle Athènes Services 8 rue d’Athènes 75009 Paris

Deux journalistes animeront les débats
Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps
Marius Blenet, journaliste à Ràdio Lengadòc

Merci à BEN pour ses dessins

Informations supplémentaires et inscriptions sur la page facebook

https://www.facebook.com/Decolonisons.les.regions/

Ua convencion en favor de l’ensenhament de l’occitan/Une convention pour l’enseignement de l’occitan (article bilingue)

Carcassona 2009 5La signatura d’aquera convencion uei a Tolosa qu’ei un progrès mes que’s calerà avisar entà que las promessas sian tiengudas.

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Que m’arregaudeishi qu’ajan signat uei a Tolosa ua convencion pertocant l’ensenhament de l’occitan en duas regions. La ministra de l’Educacion qu’a signat uei a Tolosa aquera convencion qui permet a territòris com lo Lemosin de dispausar d’un tèxte contractuau e a l’academia de Montpelhièr de’n dispausar d’un navèth après ua longa situacion de blocatge.

Las academias de Bordèu e de Tolosa que dispausavan de convencions qui èran arribadas au lor tèrmi.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana qu’ei estat encargat de negociar aquera convencion. Peu prumèr còp un ministre de l’Educacion que signa un tau tèxte. Lo ministèri que s’engatja sus un territòri mei larg qu’ua sola region e sus un territòri qui representa los dus tèrç, haut o baish, de l’espaci linguistic occitan. N’arregreti donc pas d’aver lutat entà la creacion d’aqueth utís qui ei l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Totun, en aqueth tèxte, signat per Najat Vallaud-Belkacem, non i a pas nat engatjament chifrat. Las chifras que demoran a negociar e a declinar en cada academia. Qu’ei la clau ; shens aquò los objectius que demoraràn mauclars e blocatges administratius que poderàn tirar tota eficacitat a aquera convencion.

Que’s calerà avisar doman que l’Estat e respècte la soa paraula e que balhe los mejans tà l’ensenhament de l’occitan e en occitan. Que deverà har cas de totas las fòrmas d’ensenhament de l’occitan e en occitan( Educacion nacionau e associatiu).

Formar mèstes qu’ei un tribalh deus màgers se l’òm vòu respóner a la demanda.

Aquesta signatura que’ns bremba que arren no’s ganha shens un engatjament. Que’m brembi que entà obtiéner de l’Estat lo respècte de la volontat de duas regions per la creacion de l’Ofici Public de la Lenga Occitana, que’m caló aviar ua grèva de la hami. Qu’ei gràcias au sostien de milierats de personas, de detzenats d’associacions e d’elegits que l’Estat e signè l’arrestat de creacion d’aqueth organisme.

Qu’ei au sortir d’aquera accion collectiva que la ministra de l’Educacion e la ministra de la Cultura s’engatgèn entà que l’Estat hasosse partida deu Conselh d’Administracion de l’OPLO.

Que senhali qu’au dia de uei, e qu’ac arregreti, la participacion de l’Estat au foncionament de l’OPLO qu’ei mei que simbolica. Que representa ua soma globau de 65 000 euros, sia raportada au nombre d’abitants de las duas regions pertocadas per l’occitan, 0,72 centime d’euro per persona !

L’integracion de la question de las lengas regionaus en la lei sus la refondacion de l’escòla en 2013 qu’estó possibla sonque pr’amor de la mobilizacion de las associacions. L’Estat n’avèva pas a l’origina l’intencion de se’n preocupar.

A cada còp, en aqueth domèni, que cau donc aver en cap qu’arren n’ei pas ganhat, arren n’ei pas dat. Que demora hòrt a har.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude

mespresats

Une convention pour l’enseignement de l’occitan

La signature de cette convention aujourd’hui à Toulouse est un progrès mais nous devrons être vigilants pour que les engagements soient tenus.

Je me félicite de la signature d’une convention portant sur l’enseignement de l’occitan et qui concerne deux régions occitanes. La ministre de l’Éducation a signé ce jour à Toulouse ce texte qui permet par exemple à des territoires comme le Limousin de disposer d’un texte contractuel et à l’académie de Montpellier d’en disposer à nouveau, après une situation de blocage.

Les académies de Bordeaux et de Toulouse disposaient de conventions qui étaient arrivées à terme.

L’Ofici Public de la Lenga Occitana a été chargé de négocier cette convention. Pour la première fois un ministre de l’Éducation signe un tel texte. Le ministère s’engage sur un territoire plus large qu’une seule région et sur un territoire qui représente les deux tiers environ de l’espace linguistique occitan. Je ne regrette donc pas de m’être battu pour la création de cet outil qu’est l’Ofici Public de la Lenga Occitana.

Cependant, le texte signé par Najat Vallaud-Belkacem ne contient pas d’engagements chiffrés. Cela reste à négocier et à décliner dans chacune des académies. C’est la clé ; sans cela, les objectifs resteront vagues et des blocages administratifs, pourront rendre cette convention inopérante.

Reste donc à être vigilant sur la suite. L’État devra respecter sa parole et donner les moyens à l’enseignement de l’occitan et en occitan. Il devra prendre en compte toutes les formes d’enseignement de l’occitan et en occitan (Éducation nationale et enseignement associatif). Le chantier de la formation des professeurs est central si l’on veut répondre à la demande.

Cette signature rappelle que rien ne se gagne sans engagement. Je me souviens que pour obtenir de l’État le respect de la volonté de deux régions à créer un Office Public de la Langue Occitane il m’a fallu m’engager dans une grève de la faim et que c’est grâce au soutien de milliers de militants, de dizaines d’associations et d’élus que l’État a signé l’arrêté de création de cet organisme.

C’est à l’issue de cette action collective que la ministre de l’Éducation et la ministre de la Culture se sont engagées à ce que l’État intègre le Conseil d’Administration de l’OPLO.

Je rappelle aussi qu’à ce jour, malheureusement, la participation de l’État au fonctionnement de l’OPLO est plus que symbolique. Elle représente une somme de 65 000 euros soit, rapportée au nombre d’habitants deus deux régions concernées par l’occitan, 0,72 centime d’euro par personne.

L’intégration de la question des langues régionales dans la loi sur la refondation de l’école en 2013 ne fut possible que grâce à la mobilisation des associations. L’État n’avait pas à l’origine l’intention de s’en préoccuper.

A chaque fois, dans ce domaine, il convient donc de se souvenir que rien n’est acquis, rien n’est donné. Il reste beaucoup à faire.

Amassa que podem anar mei luenh

David Grosclaude