Ecologie, décentralisation du pouvoir, démocratie, justice sociale, diversité linguistique : tout est lié.

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Cliquez ici pour lire nos propositions/clicatz ací entà léger las nostas proposicionsDavid GROSCLAUDERégionalisme et écologie : il y a là une  une complémentarité évidente. Défendre la diversité biologique est lié à la défense de la diversité culturelle. Lutter contre le réchauffement climatique signifie aussi qu’il faut lutter contre le refroidissement culturel, contre l’uniformisation des cultures et des langues

Gravatar David

Être « écologiste »aujourd’hui ? C’est une évidence pour nous qui demandons un pouvoir plus décentralisé, un pouvoir régional plus fort : les richesses et les ressources de la planète ne sont pas infinies comme on a pu le croire encore au siècle dernier. La question se décline sur chaque territoire dont le patrimoine naturel est irremplaçable.

Nous sommes des écologistes puisque nous savons qu’il y a une continuité du local au global. 

Notre société doit devenir celle de la sobriété en matière de consommation des richesses naturelles et vitales ( eau, air, matières premières, terres agricoles, mer, énergie…).

Il s’ agit donc d’inventer une nouvelle façon de consommer et de produire. Il s’agit aussi de définir de nouveaux critères pour mesurer le développement humain. Nous savons tous que les critères quantitatifs ne sont plus les seuls à retenir.

Un taux de croissance ne suffit pas et ne veut plus rien dire lorsqu’il laisse des millions de personnes sans ressources. La qualité de vie au travail, des produits que nous consommons, la qualité des services publics (santé, éducation, transports, culture, etc ) sont des critères qu’il faut aujourd’hui valoriser.

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Le défi énergétique est le plus grand que nous ayons à affronter. Il faudra consommer moins, mieux et investir de façon très importante dans les énergies renouvelables

Il est passé le temps de rechercher le toujours plus. Il faut s’orienter vers le toujours mieux.

La planète est devant notre porte

Les grandes questions écologiques, qui font l’objet de grands sommets mondiaux, aux effets trop souvent symboliques et rarement concrets, sont des questions dont les réponses ont leurs racines au niveau local pour la plupart d’entre elles.

Le changement climatique est certes une question planétaire mais l’on sait aussi qu’il aura des conséquences régionales contrastées. C’est au niveau local et régional que ces questions peuvent trouver des solutions adaptées, concertées avec la population et souvent plus efficaces et moins coûteuses que des solutions inventées dans des sphères centrales lointaines ignorantes du contexte territorial.

C’est vrai pour ce qui touche à l’eau, à l’énergie, aux questions agricoles et urbanistiques. Il existe sur le plan local — dont nous savons combien il est lié au global— des initiatives qui sont entravées par des décisions inadaptées venues d’en haut ou par manque de moyens des pouvoirs locaux et régionaux. Par exemple, comment peut-on imaginer que l’on traite de l’énergie solaire de la même façon en Picardie, en Béarn ou en Languedoc ?

C’est à l’échelle régionale et locale que naissent dans bon nombre de domaines des initiatives originales pour innover en matière de préservation des terres agricoles, de qualité des eaux, d’urbanisme… Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas de recommandations ou de cadre à un niveau supérieur. Ce cadre étant défini avec la participation des territoires, il convient de donner la possibilité au niveau local et au niveau régional d’innover, d’expérimenter et de décider.

Cela nécessite une revitalisation de la démocratie territoriale, ce qui est au coeur de notre projet.

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Le nucléaire est une illusion d’indépendance énergétique. L’uranium est importé. Le nucléaire coûte de plus en plus cher. On ne sait que faire des déchets et les risques d’accident sont immenses. Il faut décider la fin du nucléaire, très vite.

A la recherche d’un équilibre pour le monde

Les enjeux écologiques et de développement durable ne sont pas que des enjeux pour notre qualité de vie. Ce sont aussi des enjeux pour la paix et pour l’équilibre du monde. Partager mieux les richesses de la planète et aider à un développement durable des pays les plus pauvres est un défi pour la paix.

Nos politiques de développement bâties trop souvent sur l’exploitation des richesses des pays pauvres nous reviennent sous forme de tensions et de conflits. C’est par exemple aujourd’hui la question des réfugiés qui frappent à la porte de l’Europe. Dans certains cas (Afrique sub-saharienne, Syrie, Lybie…) nos politiques de soutien à des dictatures ont créé des condictions politiques, sociales et économiques pour les populations de ces pays qui les poussent à l’exil. Le coût à supporter pour nous est déjà important sur le plan politique et économique (repli, fermeture des frontières, sécurité, terrorisme, opérations militaires extérieures…) et il le sera encore plus pour nos enfants si nous poursuivons dans cette voie. 

Partager mieux et plus, ne pas appuyer systématiquement notre développement sur le soutien à des États non démocratiques est un investissement. Les inégalités d’aujourd’hui sont les conflits et les guerres de demain. C’est sans doute cela la dette la plus importante que nous allons léguer à nos enfants si nous ne changeons pas notre vision du développement et des relations internationales.

La crise écologique qui nous menace est aussi un grave danger pour la démocratie, pour les libertés individuelles et collectives. Les migrations forcées qui pourraient être la conséquence du changement climatique, les tensions nées de ces bouleversements pourraient générer des conflits et des tensions qui seraient autant de prétextes à un durcissement des systèmes de gouvernement. Le péril écologique est un péril pour notre démocratie.

Réchauffement climatique et refroidissement culturel

Ce que nous entendons par péril écologique ne se limite pas à de grands équilibres biologiques et climatiques. Nous intégrons aussi dans ce péril le risque d’uniformisation des comportements de disparition des cultures et des langues, donc des visions du monde. Il s’agit d’équilibres fragiles eux aussi et la tentation est grande, au nom de l’efficacité et de la facilité, de sacrifier cette diversité qui est pourtant une réserve dans laquelle les hommes pourront aller puiser des solutions différenciées, adaptées aux différents territoires, aux différents modes de vie, afin de résoudre les crises qui nous menacent.

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Il n’y aura pas de solution pour sauver la diversité biologique, pas de solution à la crise écologique en général dans un monde uniforme sur le plan culturel et linguistique. Nier la diversité des hommes et de leurs cultures c’est aussi nier la diversité du monde dans lequel ils vivent.

En clair si l’on veut lutter contre le réchauffement climatique, contre la disparition de la diversité biologique, il faut aussi savoir lutter contre le refroidissement culturel que représente l’uniformisation des langues et des cultures.

La tentation de la centralisation des décisions en raison des urgences écologiques, puis politiques qui en découlent, est grande. Il s’agit d’une vision à court-terme. Les solutions doivent pouvoir être différenciées selon les territoires et les gens qui les occupent. C’est à eux de définir au mieux ce qui doit être fait, là où ils vivent en utilisant les ressources spécifiques de ces territoires et en se servant de façon optimales de leurs connaissances spécifiques. 

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