Sommes nous devenus des moutons qui cherchent juste à : «emmerder le berger » ?

je publie à nouveau cet article plus que jamais d’actualité

Rien que pour emmerder le berger !

 

 

 

Je m’aperçois qu’il est de bon ton de se moquer des politiques et des élus. Vous me direz qu’ils l’ont mérité. Quand on voit que le spectacle que certains donnent, ça n’est pas reluisant. Mais est-ce suffisant pour expliquer qu’il n’y a plus dans les radios, les télévisions, dans la presse, rien d’autre que la caricature de l’élu loin des réalités et dont la seule préoccupation est sa gamelle ?

Il n’y a plus un humoriste qui ne fasse son couplet sur les guignols de la politique ; c’est devenu la tarte à la crème de l’humour. Le résultat c’est que beaucoup qui croient avoir de l’humour n’en ont pas. Mais le filon est bon. Ça caresse l’opinion ( et pas la meilleure ) dans le sens du poil.

Il n’y a pas de raison effectivement d’être fier de tel ou tel qui a mis la main dans le pot de confiture et qui est englué jusqu’au coude ; et il n’y a donc pas de raison de ne pas le dénoncer.

Mais tous les enseignants sont ils des pédophiles ? Tous les pilotes de ligne sont ils suicidaires ? Non, bien sûr. Généraliser à partir de cas isolés serait outrancier.

Sur les hommes politiques et leurs travers on peut et on doit faire de l’humour pour dénoncer les abus. Et puis l’expression est libre.

Cependant je voudrais noter que ce déferlement n’est pas anodin. On entend une petite musique qui fait que, finalement, plus personne n’est crédible. Il n’y a plus un responsable public qui dise la vérité et tout ce qui est dit doit être interprété avec un filtre qui permet de comprendre quel est son intérêt personnel. On crée une véritable rumeur dont le refrain est connu au bistrot du coin : « Tous pourris ! ». C’est la chanson à succès de la crise.

Mais quand tout va bien la chanson est bien différente. Les petits services rendus par tel ou tel élu à celui qui veut un coup de piston, qui cherche un logement, un petit coup de main pour un projet, sont beaucoup plus acceptables. Le clientélisme est plutôt bien vu, sympathique même alors que pourtant il n’est que le début du renoncement à la démocratie.

Quelle belle contradiction nous offre justement cette démocratie ! Cette dénonciation sans discernement des « politiques » ne serait-elle pas due aussi au fait que, pendant la crise, le clientélisme se réduit, que les petits services rendus sont plus rares. Alors la démocratie représentative devient bien plus insupportable.

J’ai envie de dire qu’il nous faut chercher à qui cela profite. Une rumeur, et on le sait depuis les études qui ont été faites sur des rumeurs célèbres, n’est bonne qu’à certaines conditions précises.

Il lui faut d’abord être vraisemblable. Donc, quelques exemples de politiciens pourris, même peu nombreux, mais bien scandaleux et bien médiatisés, (et on en a eu plusieurs) font l’affaire. Cependant, la rumeur n’a de sens que s’il elle profite à quelqu’un ( là, il faut chercher, mais pas trop, c’est facile) Il faut aussi qu’elle valorise ses colporteurs qui en rajoutent un peu au passage. C’est ainsi qu’elle enfle et qu’elle gagne en crédibilité. Chaque colporteur doit se sentir approuvé par son entourage. Colporter la rumeur c’est, si vous me permettez une image, comme voler en montgolfière : on va dans le sens du vent, c’est lui qui vous pousse donc on ne l’entend pas. Il ne fait aucun bruit à vos oreilles.

Alors, oui le monde politique a tendance à oublier les réalités. Mais il arrive que ceux qui sont dans les réalités ( ou qui prennent leur réalité pour la réalité de tous) oublient ce qu’est la politique et ce que sont les institutions. Elles sont souvent le reflet de la santé de la société.

Alors, non, je ne dirai pas « tous pourris ! sauf moi » parce que c’est cela que certains s’attendent à lire. « Eh oui ! Il veut nous dire que lui est propre, pas comme les autres ».

Je n’alimenterai pas la rumeur, je ne me poserai pas non plus en victime, en défenseur du système ; Je dirai simplement que l’humour et la caricature qui sont des armes en démocratie, doivent savoir se caricaturer et se moquer d’elles-mêmes.

Tout ça pour en arriver à vous dire que mon antidote c’est ce dessin de Panos Maragos, un dessinateur grec qui met en scène des moutons dans un pré. Ils regardent une affiche électorale sur laquelle se trouve un loup plutôt menaçant. Un des moutons dit alors : « je crois que je vais voter pour le loup ; ça fera réfléchir le berger ! ».

Et savez-vous ce que j’ai entendu comme une rumeur dans nos montagnes ces jours derniers ? « On a essayé le berger, on a essayé le chien, rien n’a changé ! Alors maintenant on a rien à perdre ; on peut essayer le loup ! ».

Ce sera sans moi.

David Grosclaude

dessenh grec

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Ofici Public de la Lenga Occitana : totas las regions occitanas convidadas/ Toute les régions occitanes invitées.

Aqueste matin, a Tolosa, se debanava lo dusau Conselh d’Administracion de l’Ofici Public de la Lenga Occitana. Qu’èran estats convidats, com observators, los presidents de las regions qui an hèit conéisher la lor volontat d’entrar dens l’OPLO ( PACA, Auvernha, Lengadòc-Rosselhon, Lemosin).

Lo president de l’Ofici Public de la Lenga Occitana qu’avó donc l’aunor d’arcuélher elegits mandatats per aqueras regions :

Hervé Guerrera per Provença , Gustau Aliròl per Auvernha , Estela Parrot-Urroz per Lemosin.

Ph.Vialard encargat de mission en Lengadòc-Rosselhon representava Marcel Mateu, elegit delegat a l’occitan e au catalan.

Aqueth encontre qu’a permetut de discutir de faiçon informau de çò qui poderé estar l’evolucion de d’un OPLO qui seré la representacion de tot lo territòri de lenga occitana en territòri francés e qui seré lo lòc d’elaboracion d’ua politica linguistica publica communa en favor de la lenga occitana.

Ofici Public 4:12:2015

Ce matin à Toulouse, se déroulait la deuxième réunion du Conseil d’Administration de l’Office Public de la Langue Occitane. Avaient été invités à titre d’observateurs, les présidents des régions qui ont fait connaître leur intérêt ou leur volonté pour une entrée dans l’OPLO (Auvergne, PACA, Limousin et Languedoc-Roussillon).

Le président de l’Office Public de la Langue Occitane a eu le plaisir d’accueillir les élus mandatés par ces régions :

Hervé Guerrera pour PACA , Gustau Aliròl pour l’Auvergne , Estela Parrot-Urroz pour le Limousin. Ph.Vialard chargé de mission en Languedoc-Roussillon representait Marcel Mateu, élu délégué a l’occitan et au catalan.

Cette rencontre a permis de discuter de façon informelle de ce que pourrait être l’évolution d’un OPLO  qui serait la représentation de toute le territoire de langue occitane en etrritoire français et qui serait aussi le lieu d’élaboration d’une politique linguistique  publique  commune.

Pourquoi nous, occcitanistes, sommes candidat-e-s sur la liste « Faisons ensemble » et pas sur la liste EELV en Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes ? ?

La question nous est posée par quelques personnes, légitimement puisqu’en 2010, dans le cadre d’un accord  conclu entre Régions et Peuples Solidaires (fédération dont le POC est membre) et EELV, je menais la liste dans les Pyrénées Atlantiques pour les élections régionales.

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En 2014 pour les régionales José Bové était venu en Béarn pour soutenir ceux qui ne veulent pas du projet de voie rapide entre Pau et Oloron

Sachez avant tout qu’il y a des occitanistes candidat-e-s aux régionales en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Il y en a dans plusieurs départements dans la nouvelle région (Pyrénées-Atlantiques, en Dordogne, en Lot-et-Garonne, en Gironde, en Corrèze, Haute-Vienne). Parmi ces candidat-e-s, il y a des militants du Partit Occitan et d’autres qui ne sont pas membres du P.OC. Tous sont présents sur la liste « Faisons ensemble » menée par Marie Bové et Joseph Boussion.

Marie Bové a partagé avec moi les bancs du Conseil Régional pendant cinq ans. Nous avons l’habitude de travailler ensemble.

Cette liste est le résultat d’un rassemblement où l’on trouve des personnes très diverses. La présence des occitanistes sur cette liste nous y a semblé naturelle, c’est d’ailleurs elle  qui lui donne un sens particulier. C’est une liste qui porte les idées qui nous sont chères en matière de décentralisation et de régionalisation, d’écologie. Sur le plan social et économique, tout comme dans le domaine de la politique publique en faveur de la langue occitane nous avons élaboré ensemble un programme cohérent.

 

La liste bénéficie du soutien clair de José Bové, eurodéputé écologiste. Nous connaissons ses engagements et nous les partageons.

Depuis le mois de mai le Partit Occitan a cherché un accord avec EELV. En vain. Des contacts ont été pris afin de trouver un accord entre le Parti Occitan et EELV, sur la base d’un contenu programmatique et d’une stratégie de recomposition de la gauche.

Deux réunions ont eu lieu entre les délégations de nos deux organisations. Certains militants d’EELV ont pesé pour qu’elles aboutissent à un échec, en imposant à l’ensemble de leur organisation une posture anti-occitaniste radicale (1). C’est donc l’ensemble d’EELV en Aquitaine/Limousin/Poitou-Charente qui a suivi cette minorité, en rejetant un accord politique qui incluait une participation financière du Partit Occitan à la campagne, la mise en commun des moyens militants, une contribution programmatique et un accord de gouvernance, en contrepartie d’un engagement sur des objectifs précis et au moins un-e élu-e en cas de victoire. Très clairement, nous (la dizaine de personnes constituant les délégations) n’avons pas ressenti de volonté d’aboutir.

Nous le regrettons tous. D’autant plus qu’un accord a été possible chez nos voisins dans le cadre de la liste menée par Gérard Onesta…

(1)« Il faut s’affranchir de la tentation du repli identitaire. Les mouvements régionalistes s’inscrivent aujourd’hui dans cette démarche à contresens de l’histoire, même si ces mouvements prétendent évidemment le contraire ». Extrait d’une tribune publiée dans la « République des Pyrénées » et signée par les responsables EELV Béarn le 10 mai 2014 à l’occasion des élections européennes.

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Manifester pour une collectivité territoriale spécifique au Pays Basque doit être aux yeux de certains responsables d’ EELV du Béarn une manifestation de «repli identitaire » qui prouve que nous allons à «contresens de l’histoire ».

 

Des trains : oui mais pas à n’importe quel prix

Voici les propositions de « Faisons Ensemble » pour le transport ferroviaire dans la région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes.

Que trobaratz ací las proposicions de la lista « Faisons ensemble » suu transpòrt feroviari

Los projèctes de LGV que son morts. Non i a pas la moneda entà pagar e tot lo  monde que saben l’inutilitat de la causa. Que cau tornar díser un còp de mei qu’aqueras linhas serviràn sonque a ahortir un hialat ferroviari centralizat. Que cau privilegiar la renovacion de las linhas actuaus e la crompa de materiau nau taus TER e prepausar lo TER a 1 euro

Les projets de LGV sont morts. Il n’y a pas d’argent pour les payer et leur inutilité est maintenant prouvée. En plus ce serait une façon de recentraliser le réseau ferroviaire. Gardons nos capacités d’investissement pour rénover les lignes actuelles, moderniser le matériel TER et pour lancer le TER à 1 euro. TGV

LGV : un projet indéfendable, économiquement et écologiquement néfaste
Depuis trois ans les études, des documents et des rapports en nombre,
prouvent l’inutilité du projet qui consiste à construire une LGV entre Bordeaux et Dax (avec prolongement vers l’Espagne) et entre Bordeaux et Toulouse. Ils mettent tous en garde contre le coût énorme de ce projet et contre la politique du « tout TGV ». Ces documents ne font que confirmer ce que disent les associations de terrain depuis des années, que ce soit sur le tracé au sud ou à l’est de Bordeaux.
Depuis quelques années le candidat des socialistes à la Région, avec l’aide des élus de droite, n’a cessé de soutenir la création d’une LGV entre Bordeaux et Paris, puis entre Bordeaux et Toulouse et enfin entre Bordeaux et la frontière avec l’Espagne. Il a entrainé dans ce projet d’autres collectivités. Ces dernières ne sont pas en capacité de financer leur part ou ne souhaitent plus s’y associer. Peu à peu on voit apparaitre les difficultés concrètes. Qui paiera la facture si on commence un tel chantier ? La déception est au rendez-vous sur le tracé Paris-Bordeaux. Les villes
qui sont sur le parcours ne voient plus leur intérêt quand elles apprennent que les trains s’arrêteront moins souvent dans leur gare.

TER 1
Il faut donc moderniser les voies actuelles. C’est la priorité. On permettra aux trains d’aller plus vite sur des lignes classiques et on évitera d’emprunter et d’endetter les collectivités qui suivent encore les tenants du projet. Mieux vaut garder cet argent pour améliorer le quotidien des habitants de la région. Il y a un grand chantier de rénovation des voies actuelles à mettre en place. La rénovation et la modernisation des lignes existantes est d’ailleurs le choix fait par la plupart des pays d’Europe.
Nous refusons que la région continue de participer à ce gaspillage d’argent public qui est aussi un gaspillage d’espace. Nous voulons un service public de transport ferroviaire au service des habitants de la région.
Une confusion est entretenue volontairement : on nous propose de construire des lignes à Très Grande Vitesse. Leur coût est énorme et leur utilisation restreinte à des trains allant au delà de 250 km/h. C’est un investissement inutile au regard du temps qu’il fait gagner.

Ces voies ne participent pas à l’aménagement du territoire, dévorent
des terres agricoles et redessinent un réseau ferroviaire centralisé.
La grande vitesse, elle, peut être mise en place sur les lignes classiques
modernisées avec des trains roulant jusqu’à 220 km/h.

La liaison naturelle entre Limoges et Paris c’est la ligne classique. Elle est aussi une liaison évidente entre Toulouse et Paris, à conditions d’entretenir la ligne, de la moderniser.

La ligne entre Bordeaux – Nantes  qui dessert Saintes et La Rochelle doit être modernisée.

Il faut insister sur la nécessité de moderniser aussi la ligne Hendaye-Toulouse qui est menacée. Le maintien des trains Intercités est primordial. C’est la ligne du Piémont pyrénéen.

En règle générale  la tentation de supprimer les liaisons Intercités est grande. Visiblement la SNCF veut s’en débarrasser en la donnant aux régions. L’expérience nous laisse penser que cette délégation de compétences risque de se faire sans les moyens qui vont avec. Nous serons très attentifs aux décisions prises à ce sujet.

Le rétablissement de trains de nuit Hendaye-Toulouse-Nice ainsi que Tarbes-Hendaye vers Paris est un sujet qui nous préoccupe.

Nous souhaitons une réouverture rapide de la ligne internationale Pau-Huesca-Saragosse. Le tronçon final qui reste à moderniser doit trouver des financements de la part de l’État, de l’Europe et de la Région même si celle-ci a déja largement participé à la rénovation de la première partie de cette ligne.
Nous souhaitons enfin lancer une politique du TER à 1 euro afin de créer une véritable incitation à l’utilisation des TER. Une expérience a été faite en Languedoc-Roussillon; elle peut être faite chez nous

La loi est-elle faite pour tout le monde ?

 

Pas en Limousin semble t-il . Pourquoi le rectorat de Limoges ne s’intéresse t-il pas à l’enseignement de l’occitan ? Pourquoi ne respecte- t-il pas la loi, tout simplement ?

Le rectorat de Limoges ne veut pas mettre en place un Conseil Académique des Langues Régionales.

Pourtant dans la Région Limousin, bientôt intégrée à une nouvelle région, on y parle l’occitan. On l’enseigne malheureusement très peu…trop peu.

La loi de 2001 indique bien que ce conseil académique des langues régionales doit être mis en place par les recteurs. La liste des académies qui ont cette obligation se trouve dans un décret publié en 2002, et Limoges s’y trouve. C’est un organe de concertation qui a pour objectif le développement de l’enseignement de la langue régionale. Est-il nécessaire d’attendre quatorze ans pour se conformer à la loi ?

Il est assez étrange que la loi ne soit pas suffisante pour que le rectorat de Limoges accepte de se pencher sur la question de l’occitan. Que faut-il faire alors ? Pourtant c’est simple. Il suffit de demander aux autres académies, les voisines, comment il faut faire. Ce conseil fonctionne à Bordeaux et à Toulouse. ofici

La région Limousin est une région où notre langue est encore vivante. Il est vrai qu’elle ne le restera pas longtemps si l’Éducation Nationale n’assume pas ses responsabilités et n’applique pas la loi !

La nouvelle carte des régions fera que le territoire du Limousin sera dans la même région que l’Aquitaine qui a mis en place une politique publique pour l’occitan ( convention région-rectorat, bourses pour les étudiants, développement de l’enseignement bilingue …) .

Beaucoup de personnes en Limousin comptent sur le fait que l’on s’inspirera de ce qui a été fait en Aquitaine pour que se débloque enfin cette situation ubuesque de non respect de la loi républicaine.

David Grosclaude,liste « Faisons ensemble avec Joseph Boussion et Marie Bové ».

Conseiller régional sortant délégué aux langues régionales