Soutenons les écoles qui enseignent dans nos langues

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Il faut changer la loi sur l’aide aux écoles associatives

 

Les écoles basques de la fédération Seaska appellent à une manifestation ce samedi 22 juin pour protester contre la décision du sous préfet de Bayonne annoncée à propos de l’ikastola d’Hendaye.

Je ne pourrai malheureusement pas être présent à cette manifestation pour apporter tout mon soutien à Seaska comme je l’avais fait lors d’une première manifestation il y a quelques mois. Mais je m’associe aux demandes de Seaska et de tous ceux qui défendent les écoles associatives qui enseignent dans une des langues dites régionales. Je m’inquiète aussi des conséquences que tout cela pourrait avoir pour les écoles Calandreta.

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La première manifestation à Hendaye en fevrier 2013 (Photos CLB)

 

En effet, le représentant de l’État dans le département des Pyrénées Atlantiques, saisi par deux élus, vient de déclarer que la délibération de la commune d’Hendaye relative à la construction de locaux nouveaux pour l’ikastola (école en langue basque) n’était pas conforme à la loi.

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Les calandretas du Béarn étaient présentes à Hendaye en février

 

C’est la loi Falloux qui est évoquée parce qu’elle interdit d’aider pour des investissements les écoles privées. La loi est archaïque. Il faut la changer. La demande des écoles associatives qui enseignent en basque en occitan ou en breton n’est peut-être pas conforme à une loi archaïque mais elle est légitime.

Les écoles associatives et laïques, qui enseignent en occitan ou dans une autre langue dite régionale, ne sont pas des écoles confessionnelles privées. Elles sont laïques, respectent les programmes et forment des enfants bilingues dans le respect des grands principes de la République.

L’affaire d’Hendaye vient après d’autres qui concernent aussi bien les Calandretas ( écoles en occitan) que les écoles Diwan ( écoles en langue bretonne). D’autres affaires suivront si une solution légale n’est pas trouvée.

Chacun sait que depuis des années ces écoles jouent un rôle de service public. Elles enseignent dans des langues qui sont « un patrimoine de la France » comme le dit la constitution et elles participent à leur transmission. Elles forment des locuteurs de ces langues et sans elles l’Éducation nationale n’aurait jamais mis en place des écoles bilingues. Elles ont innové et pris en charge une responsabilité collective qui est celle de sauver des langues en danger.

Il faut que la loi permette aux collectivités qui le souhaitent de mettre à disposition des locaux pour les écoles, collèges et lycées qui enseignent dans une des langues dites régionales.

Une loi doit autoriser la mise à disposition de locaux pour ces écoles. Rappelons qu’elles ne cherchent pas a être propriétaires des locaux mais simplement à les utiliser en vue de scolariser des enfants.

Il faut réformer la loi car celle-ci nie une réalité et une demande sociale. Des milliers de familles, attachées aux principes de la laïcité scolarisent leurs enfants dans ces établissements scolaires. La loi n’est plus adaptée. Il faut la réformer.

 

Non podem pas contunhar atau de víver dab ua concepcion desaviada de la laïcitat. Ensenhar en occitan, en basco o en breton qu’ei un servici public. E tà un servici public que cau dar los mejans de víver.

Quant de temps e contunharam de jogar a aqueth jòc qui consisteish a arrefusar de véder que las collectivitats ajudan aqueras escòlas a maugrat la lei.

Que i a monde entà voler escanar las escòlas immersivas, qu’ac sabem. Mes que van a contra- istòria. En escríver dens la lei que l’enenhament e podèva estar bilingüe, los senators e los deputats qu’an començat de pausar lo problèma. Adara que cau anar dinc au cap e dar los mejans legaus de víver à las escòlas associativas qui hèn un tribalh que d’autes non vòlen pas tostemps har.

Esssajar d’estofar las iniciativas ciutadanas qu’ei estofar la democracia.

La societat nosta que crèba de la manca d’engatjament e d’inovacion. Que cau deishar de descoratjar los qui son militants de la causa publica. Que’us cau ajudar. Qu’ei lo sens deu men sostien a aqueras escòlas.

David Grosclaude

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Avec Paxkal Indo, le président de Seaska, à Hendaye en février dernier

 

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