José Bové en Béarn pour les européennes / José Bové qu’èra en Bearn per las eleccions europèas

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Dans le cadre de la campagne des élections européennes du 25 mai prochain, José Bové était en Béarn ce lundi 12 mai. Il a pu y rencontrer plusieurs associations et les médias locaux. Je l’avais invité au nom du comité de soutien local mais aussi en tant que président du Partit Occitan et comme conseiller régional d’Aquitaine appartenant au groupe écologiste. Nous partageons la vision de l’Europe que défend José Bové. La liste qu’il mène compte aussi une candidate du P.OC, Régine Barthélémy.

Qu’avem passat ua matiada a escotar las associacions e José Bové qu’a explicat çò qu’un deputat europèu e podèva har entà har conéisher los combats qui son miats suu terrenh.

Tots los subjèctes qui son d’actualitat en Bearn que son estats evocats e a cada còp lo deputat europèu qu’ei estat interrogat sus la faiçon qui un deputat europèu e podèva interviéner entà har respectar règlas europèas qui non son pas tostemps aplicadas a noste.

La première rencontre a été organisée à Arbus, là où les habitants refusent le projet d’une éventuelle voie rapide entre Pau et Oloron. Cette route qui coûterait près de 400 millions d’euros et contestée parce qu’inutile d’un point de vue économique et destructrice sur le plan écologique. Les opposants dénoncent ce projet qui n’a pas été précédé par une véritable étude globale des transports en Béarn. José Bové est venu dire son soutien à l’association Code Béarn.

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La question de la quimia, de l’informacion e de la securitat a l’entorn de la zòna de Lac qu’a constituït un deus tèmas de la matiada. N’ei pas question de contestar l’interès de l’industria quimica mes que cau obligar aquera industria a’s modernizar. Que vòu díser : informacion complèta e seriosa de la populacion, reduccion deus impactes environamentaus, transparéncia e securitat. Que son causas qui son de manca en lo parçan de Lac. E au nom de la reconversion dempuish lo desengatjament de Total, que s’i hèn causas qui van contra los progrès necessaris a ua reconversion ecologica de l’economia.

 

José Bové s’est en suite rendu devant la zone industrielle le Lacq afin d’évoquer les questions de d’information autour de l’industrie chimique. Il a parlé du rôle des groupes de pression (comme il la fait dans son dernier livre) qui empêchent la transparence et permettent à certains groupes de polluer sans avoir à rendre des comptes. José Bové, s’est appuyé sur son expérience de député européen et sur un dossier publié il y a quelques semaines par la Sepanso. Des emplois dans la chimie bien sûr mais sans jamais oublier que la sécurité des travailleurs et de la population est une priorité aussi. La pollution par le CCL4 ou l’exonération de la TGAP accordée à Total ont été évoquées. Ce sont deux exemples qui illustrent un manque évident de transparence.

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Calandretas e ikastolas que deven estar ajudadas. L’Euròpa qu’a adoptat tèxtes nombrós a prepaus de la preservacion de la diversitat lingüistica. Lo prefècte deus Pirenèus-Atlantics que vien de publicar ua circulara de 25 paginas qui cita tots los tèxtes qui limitan l’ajuda qui pòden portar las collectivitats a aqueras escòlas. Per J.Bové, non pas seguir çò que i a dens aquera circulara qu’ei anar dens lo sens de la legislacion europèa. Qu’a donc encoratajat los elegits locaus a contunhar de tribalhar en favor de las escòlas occitanas e bascas, quitament se cau desaubedir a la circulara. La justícia europèa, s’ei sasida, que trencarà, çò ditz lo deputat europèu, en favor de las collectivitats qui ajudan las escòlas.

 

Enfin, à propos des écoles associatives Calandreta, le député européen a rappelé que l’Europe considère que les langues minorisées doivent être protégées. Comme il l’a fait en Pays Basque José Bové a expliqué que la circulaire publiée par le préfet des Pyrénées Atlantiques sur les écoles associatives qui enseignent en occitan et en basque n’est qu’un rappel de ce qu’est la législation française elle même en contradiction avec les décisions européennes, en particulier celles du Parlement européen. Selon José Bové, le droit européen donne raison aux maires qui aident les calandretas et les ikastolas. Ils peuvent donc désobéir à cette circulaire et s’ils sont attaqués se tourner vers la justice européenne qui leur donnera raison.

David Grosclaude

12/05/2014

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