Risques industriels, information, démocratie, emplois. La zone de Lacq a du travail à faire

Publié le Mis à jour le

 

Mon intervention ce soir au conseil municipal d’Artix  de ce 22 octobre 2018 à propos du rapport d’activité de la Communauté de Communes de Lacq Orthez qui nous est présenté. On ne peut pas voter pour ou contre. On est juste informés.
C’est un rapport qui oublie de parler des questions d’actualité liées aux risques technologiques et qui met en lumière l’absence d’une vraie politique linguistique

 

Taus qui n’ac saberén pas la zòna de Lac que compta 17 installacions classificadas en Seveso 2 . Desempuish annadas non deisham pas d’alertar sus l’abséncia d’informacion de la populacion pertocant los risques. Los qui arrefusan de dar las informacions e de las partatjar que disen que volem tuar los emplecs !

Que menteishen evidentament. Que son eths qui hèn lo chantatge a l’emplec. Nosautes que disem que podem aver la santa E los emplecs mes eths que son dispausats a sacrificar l’informacion, la democracia e donc la santat deu monde au nom deus emplecs. Que’ns demandam quas son los interès qui s’esconen per darrèr tot aquò ?

Avec 17 installations classées Seveso 2 la zone de Lacq devrait être un exemple de transparence, d’information et de concertation. Les questions de santé devraient être mises sur la table et jamais on ne devrait opposer emplois e santé des travailleurs et des populations. Pourtant l’absence de véritable information continue à poser problème.

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Je vous livre donc le contenu de l’intervention que j’ai faite au conseil municipal d’Artix ce mardi 22 octobre.

Mes chers collègues

Je ne dirai pas que c’est avec gourmandise que j’ai parcouru ce rapport, ce serait exagéré. Cependant je ne peux nier que ma curiosité fait que je n’ai pas résisté à m’appesantir sur certains chapitres.
La CCLO nous demande de prendre connaissance de son rapport d’activités pour 2018, sans que nous ayons à le voter. Bon, cela fait partie de ces déficits démocratiques dont nous souffrons dans ce pays ! Mais passons.
Cependant je ne doute pas que les représentants artisiens à la Communauté de Communes me donneront des précisions concernant les quelques remarques que je ferai.
Ils m’éclaireront certainement.
D’ailleurs à propos d’éclairage, de commencerai pas un point positif. Je vois que la facture d’énergie concernant l’éclairage public baisse depuis deux ans. C’est un bon point. Bien que nous soyons encore bien au delà de ce qui est raisonnable pour de grands enfants comme nous qui n’ont pas peur du noir, nous éclairons moins les étoiles qu’auparavant, ou pour le moins cela nous coute moins cher.
Nul doute que très bientôt il y aura des élus communautaires pour demander que l’on étudie un vrai plan d’économie d’énergie et de lutte contre la pollution lumineuse.
Mais il y a du progrès. Donc je le note.

Information sur les risques industriels et technologiques et politique linguistique

En revanche sur deux sujets que j’avais déjà eu l’occasion d’évoquer l’an dernier lors de la lecture du dernier rapport…j’ai comme l’impression d’avoir été victime d’un copié/collé.

Concernant la question de la protection contre les risques industriels et technologiques, rien ne change . Nous sommes dans la brume la plus totale. Rien ne s’est passé et rien ne s’est dit depuis deux ans. Nous devons nous contenter dans ce rapport de quelques lignes sans aucun intérêt où l’on nous explique que tout va bien. Les seules gênes existantes sont olfactives. Comme je l’avais dit l’an dernier, du point de vue de la CCLO il n’y a rien à voir. Tout juste y a t-il à sentir…un peu.
Je vous invite à lire à la page 51 du rapport les quelques lignes concernant un sujet qui, à l’évidence n’existe pas…comme il n’existait d’ailleurs pas à Rouen il y a encore quelques semaines mais qui, tout à coup, sans doute parce que la gêne olfactive était vraiment indéniable, s’est mis à exister.
Alors ne croyez pas que je sois un alarmiste ou un pourfendeur d’emplois. Bien au contraire. L’information juste, équilibrée, responsable est la seule qui soit à même de créer la confiance et donc de renforcer la démocratie.
Ne pas informer comme il faut risque d’alimenter l’idée que « l’on nous cache quelque chose » . Alors parlons et informons.
C’est notre responsabilité d’élus de cette commune. C’est la responsabilité d’un maire et de son équipe de mettre en place cette concertation.

Il existe des risques et les habitants de notre territoire ne sont pas des enfants qui ne peuvent pas comprendre et qui ne mériteraient pas d’être informés.
On ne peut en permanence dire que l’on a ici « une culture du risque » tout en niant qu’il puisse exister un risque . C’est assez paradoxal.
Et l’on ne peut pas non plus sans arrêt dire à ceux qui vous avertissent de ce déficit démocratique qu’ils mettent en danger les emplois. Au contraire, ce sont ceux qui ne font rien pour informer qui font prendre le plus grand risque à l’équilibre économique et à la santé des habitants et des travailleurs.

Alors on peut mettre des panneaux photovoltaïques ça ne réglera pas le problème. Et les plus grandes déclarations écologistes lors des inaugurations non plus .

banderoc

Politique linguistique
L’autre sujet c’est celui de la politique linguistique de la CCLO. Elle n’existe pas.
37 000 euros pour la langue et la culture occitane !
Même si les chiffres sont donnés deux fois dans le rapport ça ne multiplie pas le budget par deux. Nous avons sur notre territoire des écoles publiques bilingues, des calandretas et que faisons nous ? Rien ! ou presque.
Que faisons nous pour développer cet outil qu’est la diversité culturelle ? Rien !
Je rappelle que la seule communauté de communes qui a mis une vraie politique en faveur de notre langue dans le département, est la Communauté de Commune Pays Basque avec un budget de 60 000 euros, un fonctionnaire dédié au dossier et un élu référent. Que fait la CCLO sur le sujet alors que toutes ses communes sont concernées par la langue occitane ?

 

Sur ce dernier sujet le maire m’a répondu que la ville d’Artix avait fait l’effort de mettre un drapeau béarnais sur la mairie et le monument aux morts…Il doit y avoir une vraie incompréhension concernant le terme « politique linguistique » !!!

 

 

 

 

 

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