Municipales 2020/ Municipalas 2020 : les occitanistes se posent des questions.

Vous trouverez ici le texte d’invitation à une réunion ce 19 décembre à Billère en Béarn.C’est un appel lancé par un groupe d’occitanistes du Béarn. C’est un appel qui pourrait être repris ailleurs en Occitanie.

Trobaretz aquí un tèxte de convit per une reünion que se farà lo 19 de decembre à Vilhèra en Bearn. Es una crida lançada per un grop d’occitanistas del Bearn. Urna

 

Municipales 2020 !

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes ?

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas ?

 

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Texte français et texte occitan à la suite

 

Y a t-il un projet de politique publique en faveur de l’occitan dans nos communes et communautés de communes ?

Pouvons-nous faire l’économie d’une implication dans la vie publique ?

Ceux qui veulent une politique publique de la langue sont-ils trop nuls pour participer à la décision publique ?

La question de la langue doit-elle rester l’affaire des associations ?

Ne pas mettre la question dans le débat politique local est-elle une garantie de neutralité ?

Voilà de nombreuses questions qui nous sont posées.

Nous sommes pour beaucoup d’entre nous des militants associatifs et pour certains depuis longtemps.

Nous avons tous le souci de faire progresser la place et le statut de la langue occitane dans la vie publique. Nous travaillons tous pour qu’elle ait une plus grande place dans la vie sociale.

Les efforts que fait le mouvement associatif, dans sa diversité, depuis des années sont immenses. Le bilan est certes positif. Nous dépensons chaque jour beaucoup d’énergie afin de trouver les moyens de faire vivre nos associations et de faire prospérer leurs activités.

Nous avons, depuis des dizaines d’années, créé dans de nombreux domaines des outils qui font aujourd’hui partie de la vie de notre territoire. Nous avons aussi créé de nombreux emplois. Cependant nous savons la fragilité de ces outils. Ils peuvent se développer, comme ils peuvent disparaître.

Notre objectif est donc de les consolider et de faire en sorte que tous ces outils fassent partie du paysage, qu’ils soient partagés par tous et considérés comme un bien commun.

Ces outils que nous avons créés sont :

—Les écoles (quel que soit leur statut) qu’elles enseignent par immersion ou par un système bilingue à parité horaire. Il y a aussi des collèges, des enseignement en lycée et à l’université, les maisons d’édition, les médias, les organismes de formation , les lieux de diffusion de la langue et de la culture,les groupes de création (musique, théâtre, chanson…), les festivals et autres événements culturels, etc…

Mais la sphère politique considère t-elle bien ces outils comme un bien commun ?

Visiblement non. Nous sommes en recherche permanente de subventions comme si nos activités étaient facultatives pour la vie de notre territoire.

Nous sommes en négociation permanente avec des collectivités où, dans l’immense majorité pour ne pas dire la quasi totalité, il n’y a aucun élu dédié à la question pour laquelle nous oeuvrons.

Pourrait-on imaginer que nos collectivités n’aient pas d’élus ayant la charge des questions scolaires, d’enfance, des personnes âgées, des questions d’économie, d’emploi, de transports, d’environnement, d’agriculture…etc ? Non bien sûr !

Alors pourquoi la question de la langue est-elle délaissée ? Pourquoi est-elle considérée comme un sujet facultatif ?

A nous de faire en sorte que dans un maximum de communes et dans toutes les communautés de communes il y ait au moins un élu en charge de la question de la langue.

Pour cela il faut d’abord être candidate ou candidat. Dans bon nombre de communes ce n’est pas une affaire de partis. Pour les autres c’est à chacun de se déterminer. Qu’il y ait des candidats sur des listes de gauche de droite ou du centre ce ne sera que mieux afin que le sujet soit partagé.

Nous avons, les uns et les autres des opinions diverses et variées. Nous ne sommes pas, nous occitanistes, porteurs de la parole d’un parti ou d’un autre. Nous sommes divers mais nous avons une préoccupation commune.

Jusqu’à ce jour nous avons généralement travaillé en considérant que notre rôle était d’influencer du dehors ces collectivités.

Nous avons de façon implicite semblé considérer que notre milieu associatif ne pouvait pas produire des responsables de politiques publiques, ne pouvait pas pousser certains de ses membres à aller défendre et promouvoir la question d’une politique linguistique publique lors des échéances électorales afin d’intégrer telle ou telle collectivité.

Souvent nous disons que nous ne voulons pas compromettre notre milieu associatif par un engagement dit « politique ».

La question à se poser est de savoir si cette stratégie a été payante ? A t-on vraiment récolté les fruits de cette prétendue « neutralité » de ce non engagement dans les affaires de la cité ? S’engager dans la vie publique signifie simplement entrer dans des lieux où se prennent les décisions qui concernent la vie sociale et la vie publique. Cela signifie que l’on participe aux décisions qui consistent à savoir comment l’on dépense l’argent public, notre argent.

Laisser cet enjeu en dehors des lieux de décisions publiques comporte un grand risque.

Cela nous classe de fait dans une catégorie qui serait celle de citoyens s’intéressant à un sujet secondaire.

Le fait de ne pas nous-mêmes faire entrer la question de la politique linguistique dans les instances de décision de la vie publique arrange uniquement ceux qui ne veulent pas que nos projets prospèrent.

C’est pour cette raison que nous considérons que nous devons être nombreux à prendre place dans les conseils municipaux et les communautés de communes. Il s’agit simplement de faire en sorte que la question linguistique devienne un enjeu partagé et non pas catégoriel.

Notre non-engagement pourrait participer à fixer dans l’opinion l’image d’une question sans valeur et hors de tout enjeu social et de développment humain.

L’argent public peut et doit servir à faire progresser cet élément important qu’est la langue occitane dans le cadre d’un projet de territoire, qu’il soit communal ou intercommunal.

Est-il normal que dans le département des Pyrénées-Atlantiques seule la Communauté d’Agglomération Pays Basque ait une véritable politique linguistique en faveur de l’occitan c’est à dire un éléu en charge appuyé par un budget et un chargé de mission dédié ?

Sommes nous assez naïfs pour penser que de ne pas prendre part au débat politique nous garantit une image de neutralité et donc des subventions plus importantes octroyées par des élus qui seraient reconnaissants envers des citoyens sages et raisonnables ?

Devons nous nous contenter d’être ( ou de penser être ) des influenceurs, des groupes de pression qui feront que les politiques se mettront en place sans que nous ayons des élus identifiés et dédiés à ces politiques ?

C’est pour débattre de toutes ces questions avant les municipales de 2020 que nous invitons l’ensemble du mouvement associatif, des acteurs de la langue et de la culture occitane à venir le :

19 décembre à 20H au Centre d’animation du Lacaou 41 bis Avenue Lalanne à Billère

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

Municipaus 2020 !

 

E i a un projècte de politica publica en favor de l’occitan en las nostas comunas e comunautats de comunas ?

E’ns podem estauviar de ns’implicar en la vita publica ?

E son, los qui vòlen ua politica publica en favor de la lenga, tan nuls que non poderén pas participar a la decision publica ?

E deu la question de la lenga demorar sonque l’ahar de las associacions ?

Ei ua garantida de neutralitat de non pas méter la question de la lenga en lo debat politic locau ?

Qu’avem ací quauques questions au demiei de totas las qui avem de’ns pausar.

Hòrt de nosautes qu’èm militants deu monde associatiu e sovent desempuish hòrt de temps.

Qu’avem la volontat e la preocupacion de har progressar la plaça e l’estatut de la lenga occitana en la vita publica. Que tribalham tots entà qu’aja mei de plaça en la vita sociau. Los esfòrçs qui hè lo movement associatiu, en la soa diversitat desempuish annadas, que son gigants. Lo bilanç qu’ei positiu, solide. Que despensam cada dia hòrt d’energia entà trobar los mejans de har víver las nostas associacions e entà har vàler las lors activitats.

Qu’avem creat, en mantuns domenis, apèrs qui hèn partida uei de la vita deu noste territòri (escòlas, classas de collègis e licèus, organismes de formacion, ostaus d’edicion, mèdias, hestenaus, grops de creacion, etc…). Qu’avem creat emplecs. Totun, cadun que coneish la fragilitat de tot aquò.

Lo noste objectiu qu’ei d’ahortir aqueths apèrs e de har en sòrta que sian parts prenents deu paisatge , que sian considerats com un ben comun.

E considèra l’esfèra politica tots aqueths utís com un ben comun ? Que sembla que non ! Qu’èm en cèrcas permanenta de subvencions com se las nostas activitats èran facultativas suu territòri.

Qu’èm a negociar cada dia dab las collectivitats on non i a pas, per l’immensa majoritat o la quasi totalitat, d’elegit qui sia encargat de la question de la lenga.

E poderem imaginar que que las nostas collectivitats n’avossin pas d’elegits en carga de las escòlas, de las personas vielhas, de l’emplec, de l’economia e de l’emplec, deus transpòrts e de l’environament, d’agricultura ? Solique que non !

Alavetz perqué la question de la lenga e seré atau espudida. Perqué e seré considerada com ua question facultativa ?

A nosautes donc de har çò qui cau entà que, dens lo mei gran nombre qui’s posca, de comunas e comunautats de comunas, i sia au mensh un elegit en carga de la question de la lenga.

Tà aquò har que cau prumèr estar candidat o candidata. En hòrt de comunas, d’estar elegit n’ei pas un ahar de politica o de partits. Tà las autas qu’ei a cadun de’s determinar. Que i agi candidats en listas d’esquèrra, de dreta o deu centre qu’ei ua bona causa entà que lo subjècte e sia partajat.

Qu’avem opinions divèrsas e variadas. N’èm pas nosautes occitanistas los portaires de la paraula de tau o tau organizacion politica. Qu’èm divèrs mes qu’avem ua preocupacion comuna.

Dinc au dia de uei qu’avem tribalhat en generau en tot considerar que lo noste ròtle èra d’influenciar las collectivitats deu dehòra estant.

Qu’avem donc, de faiçon implicita, considerat que lo noste demiei associatiu non podèva pas produsir responsables de politicas publicas, non podèva pas encoratjar quauques uns deus sons a anar promòver la question de la politica publica en favor de la lenga au moment des las eleccions e aquò entà integrar ua collectivitat e lo sons organes de decision.

Sovent que disem que non volem pas comprométer lo demiei asociatiu per un engatjament dit « politic ».

La question qui’ns devem pausar qu’ei la de saber s’aquera estrategia a pagat o pas ? Avem podut amassar los fruts d’aquera « neutralitat » pretenduda, d’aqueth non-engatjament en los ahars de la ciutat ?

De s’engatjar en la vita publica qu’ei sonque entrar en los lòcs on se prenen la decisions qui pertòcan la vita sociau e la vita publica. Aquò significa de participar a las decisions qui pertòcan lo biais de despensar la moneda publica, donc la nosta moneda. Deishar aqueth enjòc de la lenga hòra de las decisions publicas qu’ei hòrt riscat. Que’ns classicfica de hèit en ua categoria qui ei la de ciutadans qui s’interèssan a un tèma qui seré segondari.

De non pas har, nosautes, entrar la question de la politica lingüistica en las instàncias de las decisions de la vita publica que hè sonque los ahars deus qui non vòlen pas los nostes projèctes que sian valorizats.

Pr’amor d’aquò que consideram uei que devem estar nombrós a préner plaça en los conselhs municipaus e en los conselhs comunautaris. Que s’ageish sonque de har que la question lingüistica e’s cambii en un enjòc partatjat e non pas categoriau.

Lo non-engatajament que poderé participar a fixar un imatge dens l’opinion qui seré la d’ua question hòra de las realitats deu moment e hòra de tot interès sociau, e de desvolopament uman.

La moneda publica que pòt e que deu servir entà har progressar aqueth element important qu’ei la lenga occitana en l’encastre d’un projècte de territòri, que sia comunau o intercomunau.

Ei normau au departament deus Pirenèus Atlantics que la sola Comunautat d’Aglomeracion deu País Basco agi ua vertadèra politica lingüistica en favor de la lenga occitana ? Qu’ei la sola dab un elegit en carga de la question qui’s pòt apear sus un budget e un encargat de mission dedicat a aquò.

Èm nocients au punt de créder que de non pas pas préner part au debat politic e’ns garanteish un imatge de neutralitat e donc que caderàn subvencions mei importantas, autrejadas per elegits qui serén reconeishents de cap a ciutadans tranquilles e rasonables ?

E’ns devem acontentar d’estar ( o de penser d’estar) influenciaires, grops de pression qui haràn que politicas seràn apitadas shens que sia necessari d’aver elegits identificats e dedicats a aqueras politicas ?

Qu’ei entà poder debàter e discutir de totas aqueras questions abans las municipalas de 2020 qu’invitam lo monde associatiu, los militants e actors de la lenga e de la cultura occitana a viéner :

lo 19 de deceme a 20 h au centre d’animacion deu Lacau 41 bis Avienguda Lalanne a Vilhèra

 

Julian Bayssac                                  Patrick Mauboulès                       Daniel Barneix

Therèse de Boissezon                  Guilhèm-Pèir Maseillon                   David Grosclaude

Miquèu Campgran                           Karine Bordenave

 

 

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