Quelle zone du cerveau recèle la mauvaise foi ? Lettre ouverte au ministre de l´Éducation

David Grosclaude

Père de trois enfants

maltraités puisque scolarisés

en enseignement immersif Calandreta

Bonjour monsieur ministre

 

Vous y en a déclarer et moi citer :

 

«« l’immersif est l’unilinguisme puisque ce qu’on met derrière la notion de maternelle immersive, c’est le fait que les enfants ne parlent que la langue régionale. Déjà, d’un point de vue pédagogique il y aurait eu beaucoup à discuter autour de ça, on pourrait arriver à dire que cognitivement ce n’est pas si bon que ça, précisément si l’enfant est mis dans la situation d’ignorer la langue française. _Sur le plan pédagogique, il y a une véritable question sur l’immersion_. »

Carcassona 2009 4

parmi eux certains sont passés par l’école immersive. C’était en 2009. Il y a donc 10 ans. Tout ce temps pour qu’un ministre vienne enfin délivrer ces âmes sensibles et innocentes de méthodes pédagogiques qui les conduisaient au pire…le bilinguisme , voire le multilinguisme.

Vous pardonner moi si faire lettre en langage un peu limité mais moi être papa de trois enfants que moi mettre à l’école immersive.

Déjà moi pas très évolué puisque moi parler occitan.

Vous pas bien comprendre des choses et moi vais vous expliquer. Parce que moi très colère contre vous. Moi pas avoir maltraité enfants moi en mettant a l’école occitane.

Eux apprendre bien occitan et aussi eux apprendre d’autres langues.

Mais peut-être vous pas croire moi ! Parce que vous pas envie de croire moi !

Bon j’arrête ! Je pourrais continuer comme ceci pendant plusieurs pages mais ça me fatigue. Que voulez vous la nature n’a sans doute pas daigné nous doter de neurones en nombre suffisant. Donc dès que l’on réfléchit un peu on fatigue. La langue que je tentais de vous écrire était celle que l’on prêtait en France, dans des temps obscurs à tous ceux qui n’avaient pas eu la chance de boire à la source de la civilisation. Je crains que le message que vous nous avez délivré ne soit de cette eau.

Ce qui me fatigue le plus c’est d’essayer de comprendre comment on peut être aussi ignorant des choses de la pédagogie tout en étant ministre de l’Éducation.

Je ne suis pas un spécialiste de la psychopédagogie ni du cerveau humain mais j’ai un peu écouté et lu des personnes compétentes et jamais je n’ai lu ou entendu des choses aussi énormes que celles que vous avez dites à propos de l’enseignement immersif.

Que vous pensiez que l’on n’apprend pas le français dans ces écoles est une preuve de votre absence d’information et de curiosité. Allez voir ! Renseignez vous !

Que vous laissiez croire que nous infligeons à nos enfants des méthodes aux conséquences irréparables pour leur cerveau est insultant.

Que vous nous entreteniez depuis plusieurs mois du cerveau et des sciences qui le concernent, et que vous parliez ainsi de l’immersion est affligeant.

Les spécialistes ont étudié les zones du cerveau concernant le langage. On sait que ces zones sont organisées de façon différente si’ l’on est bilingue ou pas.

Vos déclarations montrent à l’évidence qu’il existe encore des travaux à faire sur le cerveau humain. Il nous reste en effet à savoir où se trouve la zone de la mauvaise foi. Pour ce qui est de l’ignorance je commence à avoir une petite idée de l’endroit ou elle se trouve.

Quant à mes enfants je vous rassure ; ils vont bien. Et franchement ils vont bien s’amuser à la lecture de vos propos.

Avec mes sentiments respectueux

David Grosclaude

Élections européennes 2019 : visite en Béarn de François Alfonsi le lundi 13 mai

REUNION PUBLIQUE LE 13 MAI à 18 h à BILLÈRE

AMASSADA PUBLICA LO 13 DE MAI a VILHÈRA , 18H Sala deu Centre d’animacion deu LACAU

 

Dans le caAlfonsi Simeoni Jadotdre de la campagne pour l’élection des députés européens nous avons le plaisir de vous annoncer la venue en Béarn, ce lundi 13 Mai, de François Alfonsi, candidat de Régions et Peuples Solidaires sur la liste menée par Yannick Jadot et soutenue par Gilles Siméoni (photo : François Alfonsi en compagnie de Y.Jadot et Gilles Simeoni et A.Lucciani . )

Nous sommes quatre élus de communes du Béarn engagés dans le soutien à sa candidature et nous l’accueillerons pour faire avec lui le tour des questions qui sont aujourd’hui d’actualité en Béarn.

Nous avons aussi invité Jean-François Blanco à se joindre à nous en tant que colistier de François Alfonsi sur cette liste EELV-RPS

 Au Parlement européen, le groupe Verts-Alliance Libre Européenne composé par les eurodéputés écologistes et les eurodéputés régionalistes et autonomistes œuvre pour une Europe qui dépasse les États, pour une Europe de la vie, du développement durable et du respect de la diversité culturelle et linguistique. La candidature de François Alfonsi est une candidature qui marque bien cette évidence : il ne peut y avoir de politique écologique efficace sans un dépassement de l’Europe des États.

François Alfonsi est maire d’Osani en Corse. Il appartient au parti Femu a Corsica, de Gilles Siméoni, le président de la Collectivité de Corse. François Alfonsi a été député européen de 2009 à 2014 il a été président de l’Alliance Libre Européenne de 2015 à 2018.

Il est l’un des 6 candidats que notre Fédération Régions et Peuples Solidaires présente sur la liste menée par Y.Jadot. Parmi ces candidats on compte une candidate occitane, un candidat basque mais aussi deux candidats bretons et une catalane.

– 18h Billère salle du Lacaou , 41 Bis Avenue Lalanne : rencontre avec François Alfonsi. Quel est le sens de sa candidature ? Qu’a t-il fait au Parlement européen lors de son premier mandat ? Que fera t-il a Strasbourg quand il sera élu ? Ouvert à toutes et à tous

David Grosclaude

Conseiller municipal Partit Occitan d’Artix

Vice-président de l’Alliance Libre Européenne

Thérèse de Boissezon

Conseillère municipale Partit Occitan de Lescar

Julien Bayssac

Conseiller municipal Partit Occitan de Billère

Patric Mauboulès

Conseiller municipal Partit Occitan de Billère

 

Ces monuments qui brûlent et se consument

Petite réflexion sur le fétichisme de ceux qui n’ont pas compris que patrimoine matériel et immatériel doivent faire l’objet des mêmes égards et de la même attention. Des monuments se consument en France mais cela n’émeut pas la classe politique et les médias.

 

Cathédrale_Notre_Dame,_Paris_30_September_2015

Photo Antonin Subtil (wikimédias commons)

Je ne suis pas catholique, je ne suis pas un admirateur de Saint-Louis et je ne trouve pas que Notre-Dame de Paris soit la plus belle cathédrale du monde, pourtant je suis triste de ce qui est arrivé. C’est un monument unique. C’est une grande perte patrimoniale, c’est la disparition partielle du symbole d’une ville et de son histoire. Elle est connue dans le monde entier.

Il faudra la reconstruire. Il faudra pour cela du temps et de l’argent, beaucoup de savoir faire aussi. Pourtant nous le savons, celle qui sera reconstruite ne sera pas l’originale, tout comme la précédente n’était que la compilation de constructions et de rénovations successives.

Pourtant, je dois bien avouer avoir été passablement irrité par les commentaires des uns et des autres lors de cette soirée où les télévisions ont fait des éditions spéciales afin de suivre en direct la catastrophe. La suite est une avalanche de nouvelles qui s’auto-alimentent, de médias qui s’écoutent parler. On ressasse jusqu’à l’écoeurement, on crée une sorte de sidération médiatique qui vitrifie le paysage et les esprits dans une compassion conformiste. Et le président de la République est venu en rajouter avec un discours spécifique. L’analyse du lexique qu’il a employé, des phrases utilisées par le personnage, devrait nous interroger. Rien n’était anodin dans ce discours. Mais ce sera pour une autre fois.

Des poncifs, encore des poncifs !

Je ne m’étendrai pas sur les diverses couches de poncifs qui semblent sédimenter la pensée de ceux qui doivent (ou veulent) à tout prix remplir du temps d’antenne. Ils sont payés pour ça et ils sont plus victimes que criminels. Ça ne les empêche pas d’être ridicules.

Pour quelques heures, pour quelques jours, Notre Dame de Paris est devenu le centre du monde, de l’histoire du territoire français et le centre de l’histoire du monde. Les messages de ceux qui n’ont rien à dire s’empilaient et défilaient en bandeaux sous les images dès les premières heures du psychodrame télévisuel. Quand même Trump y va de son commentaire ou peut s’attendre à tout. A partir de là tout pourrait arriver, même une brève annonçant la mise en garde-à-vue d’un certain Quasimodo.

On pourrait se dire qu’il est heureux que les télévisions d’information en continu existent, parce que sinon où se déverserait la compassion médiatique ? C’est cette maladie qui fait que chacun doit y aller de son mot, de son communiqué. Mais c’est l’idée même d’info en continu qui crée cette compassion si conformiste. Tout cela confirme bien que la société de la communication se base sur : « moins j’en ai à dire plus je dois le dire fort ! ».

Ce soir là, il y avait dans ce sport des champions toutes catégories. Et on peut en rire parce qu’il ne s’agissait heureusement pas d’un attentat meurtrier où le nombre des victimes s’allongeait au fil des minutes et des heures.

Je rajouterai, même si cela ne va pas dans le sens du vent et dans le sens du conformisme médiatique, que j’ai du mal à comprendre pourquoi le parisianisme se déchaine encore un peu plus grâce à cette affaire. Pourtant le centralisme dans ce pays est déjà assez puissant politiquement, économiquement et médiatiquement. Était-il nécessaire d’en rajouter au point de nous expliquer tout en détail comme si c’était l’église de notre quartier qui venait de s’effondrer. J’ai bien conscience que ce que j’écris n’est pas conforme à l’ambiance créée depuis trois jours, mais peu importe ; je suis certain de ne pas être seul à le penser.

Bref ! Notre Dame est dévastée et c’est une catastrophe. Ceci dit elle ne sera pas la première cathédrale a avoir besoin d’être reconstruite ; d’autres avant elle ont subi ce sort tragique et renaquirent de leurs cendres.

Un monument n’a que la valeur qu’on lui confère

Parce que dans ce monument, ce ne sont pas les pierres qui comptent le plus mais la valeur qu’on leur donne, l’histoire qu’elles racontent, l’histoire qu’elles ont vu se dérouler.

Le patrimoine matériel n’est rien sans le patrimoine immatériel. Un monument, sans les mots qui vont avec, les savoirs qu’il recèle, qu’il a mobilisés, ce monument n’est qu’un tas de pierres.

C’est en cela que les larmes et les déclarations de certaines personnalités étaient insupportables durant cette soirée. Certains d’entre eux laissent chaque jour se consumer des cathédrales et des monuments du patrimoine sans rien dire . Il leur arrive même de souffler sur les braises.

Ils sont victimes d’un fétichisme qui fait qu’ils oublient que le patrimoine immatériel est aussi important que l’autre. Les deux évoluent au fil du temps, s’adaptent, subissent des outrages, des accidents, des violences ; mais on devrait à leur endroit avoir les mêmes égards. Ce n’est pas le cas.

Les cathédrales qui se consument, les châteaux qui brûlent, les trésors qui s’envolent en fumée ne sont pas toujours ceux que l’on peut visiter avec un billet d’entrée et son smartphone à la main. En France ce sont aujourd’hui des réservoirs de savoir et d’intelligence, d’histoire et de littérature, de culture et d’outils prêts à servir pour demain qui se consument sans que Stéphane Bern ne soit appelé pour s’en émouvoir.

Incohérents et malveillants

Quand j’entends aussi bien Mélenchon, Macron, Hollande, Fillon, Sarkozy et les autres faire part de leur émotion de façon médiatique à propos de la perte patrimoniale que représente l’incendie de Notre-Dame de Paris, je ne peux que regretter leur incapacité à être cohérents. Je ne peux oublier que ce sont les mêmes qui se taisent (ou parfois se réjouissent) lorsque ces monuments de culture que sont nos langues se consument peu à peu faute d’attention et d’égards et en raison d’une politique destructrice de la diversité linguistique. Pourtant ce sont des monuments qui accueillent comme ils peuvent des milliers d’années d’histoire, des millions de pages de littérature et des millions de jours de l’histoire de l’Humanité.

Ils ont un défaut ; ils ne brûlent pas d’un coup sous l’œil des caméras. Ce sont des monument qui s’effondrent, que certains sapent et qui meurent en silence.

Alors bien évidemment, il va falloir reconstruire Notre-Dame de Paris comme il aurait fallu le faire pour tout autre monument de cette importance et de cet âge qui aurait brûlé ; mais il faut aussi de la cohérence. Le patrimoine matériel et immatériel se mêlent.

La langue basque, la langue corse, la langue bretonne, la langue occitane, la langue catalane, les langues amérindiennes, celles de Canaquie, les créoles…etc sont autant de cathédrales qui brûlent.

J’ai entendu à propos de l’incendie de Paris les lamentations de ceux qui quelques jours, semaines, mois, années auparavant nous expliquaient que si nos cathédrales linguistiques s’effondraient c’était la fatalité et parfois même une bonne chose pour le progrès de l’humanité et que de toute façon il fallait laisser faire.

Vous voulez des exemples ? Relisez le discours de Macron sur la francophonie : un monument d’ignorance et de malveillance mais aussi un monument de mépris.(1) Relisez les déclarations de Mélenchon en 2008 lorsqu’il disait que les écoles qui enseignent en breton sont « une secte ». Il expliquait que la France était un modèle dans le domaine de la protection des langues : «Pour ma part, je n’accepte pas la caricature qui voudrait faire croire que la République française réprime ou méprise les langues régionales. Ce n’est pas vrai ! La France s’est dotée dès les années cinquante d’un cadre législatif très favorable aux langues régionales ; elle était même en avance sur beaucoup de pays d’Europe à cet égard »(2) Relisez Fillon qui disait toute sa tristesse face à l’incendie de Notre Dame. La phrase qu’il écrivait il y a vingt ans sur le débat concernant les langues dites régionales est extraordinaire ; appliquez la au patrimoine matériel comme Notre-Dame et vous serez atterrés. Je vous la cite : «Tout ceci est à l’image d’une société obsédée par la nostalgie du passé et, à tort, confortée dans ses frilosités Alors que nous nous apprêtons à entrer dans un nouveau siècle complexe, marqué par des enjeux différents, l’élite politique, intellectuelle et médiatique choisit précisément de dépenser son énergie sur le sort d’un patrimoine certes estimable, mais qui ne mérite nullement de figurer au rang des enjeux culturels du futur ».(3)

De l’imaginaire qui disparait

Tous ceux qui n’ont rien fait pour le patrimoine immatériel et qui avaient les moyens politiques de le faire se sont exprimés sur l’incendie de Notre-Dame, de droite ou de gauche. Cela fait des années que les uns et les autres promettent et parlent de la diversité culturelle sans rien faire. En tous cas s’ils font c’est toujours pour ce qui est lointain et ce qui leur parait exotique. De l’humanisme à usage externe mais jamais rien sur ce qu’il ont sous leur nez. Ils devraient pourtant savoir que les pierres n’ont de valeur que par l’histoire qui les a taillées, dessinées, les femmes et les hommes qui les ont nommées, désignées, illustrées.

Donc Notre-Dame de Paris, même entièrement détruite aurait continué à vivre sous la plume de Victor Hugo, Quasimodo et Esmeralda continueraient d’habiter les esprits des amateurs de littérature et donc de faire vivre l’édifice, avec tous ceux qui ont écrit sur lui. Mais quand des pans entiers de notre imaginaire, du patrimoine de l’humanité auront disparu parce que des responsables politiques n’ont pas compris que la diversité des langues et des cultures est un des fondements de la démocratie, on pourra toujours appeler les pompiers ; il y a longtemps que le toit de l’édifice se sera effondré.

Ajoutons que cet imaginaire qu’on laisse disparaître ou que l’on détruit avec une politique pensée et organisée, nous manquera sans aucun doute dans les années qui viennent, lorsque nous chercherons des solutions politiques, économiques, écologiques aux problèmes qui nous attendent. Sans boite à outils nous aurons bien du mal à rénover quoi que ce soit.

David Grosclaude

 

(1)discours prononcé le 20 mars 2018 http://www.elysee.fr/declarations/article/transcription-du-discours-du-president-de-la-republique-a-l-institut-de-france-pour-la-strategie-sur-la-langue-francaise/

(2)intervention de Jean Luc Mélenchon au Sénat le 13 mai 2008.

(3)tribune publiée par Libération en mai 1999, le député de la Sarthe ,François Fillon

NON À LA LIQUIDATION DE L’OCCITAN PAR L’ÉDUCATION NATIONALE !

banderoc

Le ministre de l’Éducation Nationale, J.-M. Blanquer, est en train d’organiser une véritable liquidation de l’enseignement de la langue occitane dans les lycées et collèges. Toutes les académies du sud de la France sont concernées. L’académie de Toulouse, qui est celle ayant le plus d’effectifs, est donc la plus touchée.

C’est donc à Toulouse que se déroulera une manifestation,

ce dimanche 17 février, à 14 h, place du Capitole.

Déjà plusieurs parlementaires ont protesté et fait savoir au ministre que la réforme du lycée ne pouvait servir de prétexte à cette liquidation qui concerne 12 000 élèves dans la région. Au niveau régional la présidente de la Région et la présidente de l’université Jean-Jaurès ont aussi réagi.

C’est toute une filière qui est menacée, de la maternelle à l’université. Des soutiens arrivent chaque jour et se multiplient.

La technique employée est simple : les langues régionales, et l’occitan en particulier, sont dévalorisées pour l’obtention du baccalauréat.

La suppression des moyens spécifiques à cet enseignement vient s’ajouter aux effets dévastateurs de la réforme des lycées. Tout encourage certains chefs d’établissements à ne plus proposer d’occitan dans les emplois du temps pour la rentrée prochaine. Cette politique est voulue et n’est en aucun cas le produit d’un désintérêt pour l’occitan de la part des élèves et des familles.

Le ministre de l’Éducation ne respecte pas la loi, ni les textes en vigueur. Il entre en contradiction avec les déclarations du président de la République.

En cette année 2019 déclarée « année internationale des langues » par l’UNESCO, la France se transforme en liquidateur de sa propre diversité linguistique.

Nous refusons ce mépris pour la diversité linguistique et les langues de France.

Pas d’Occitanie sans l’occitan !

« Les langues régionales jouent leur rôle dans l’enracinement qui fait la force des régions. Nous allons pérenniser leur enseignement »

Emmanuel Macron, président de la république, le 21 juin 2018 à Quimper

http://www.felco-creo.org/

Lo temps deu mesprètz qu’ei tornat ! Le temps du mépris est-il revenu ?

Lo temps deu mesprètz qu’ei tornat…o meilèu n’a pas jamei desapareishut. Çò que hèn saber los professors d’occitan qu’ei de non pas créder. Lo ministèri de l’Educacion que vien de decidir de tuar l’ensenhament de l’occitan en los licèus.mespresats

 

Non il n’avait jamais disparu. L’information que diffusent les professeurs d’occitan des lycées de l’académie de Toulouse est à peine croyable. Le ministère a décidé d’en finir dès la rentrée prochaine avec l’enseignement de l’occitan. Il devra disparaitre complètement faute de moyens. La réforme qui va s’appliquer aura cette conséquence et cela n’a semble t-il pas gêné le ministre et ses collaborateurs.

A lire sur ce même blog : Macron : l’estocade sera donnée aux langues de France https://wordpress.com/post/david-grosclaude.com/2592

L’objectiu qu’ei, çò sembla, de tuar l’ensenhament de l’occitan en generau. Quin poderé demorar viu se tuatz las formacions en licèus ? Quin mantiéner viu l’ensenhament d’ua lenga (e en ua lenga) se tuatz los nivèus intermediaris enter lo primari e l’universitat ?
Que s’ageish donc d’ua condamnacion a mort qui non podem pas acceptar.
N’ei pas l’ahar deus sols ensenhants mes qu’ei l’ahar de totas e de tots. Non i avosse pas nada reaccion a aquera ataca qu’ei clar que non trigaràn pas entà s’atacar a d’autes sectors.
Que hè pensar un còp de mei que la signatura e los engatjaments de l’Estat non valen pas car ! On son las declaracions de l’ex-ministra de l’Educacion qui vienèva a Tolosa declarar tot lo son estacament a l’ensenhament de l’occitan ? Vertat que l’avèva calut forçar quauque drin entà avançar. On son las promessas deu candidat Macron ?
Vertat que començam d’estar acostumats a l’ipocrisa deus uns e deus autes.
Pertocant lo ministre actuau de l’Educacion qu’ei dens la linha deu son president de la Republica qui, en l’encastre de la soa politica sus la francofonia explicava recentament qu’en França s’i parlava sonque lo francés. Alavetz, quin interpretar l’actitud d’un ministre de l’Educacion, qui non dèisha pas parlar de l’importància de las neurosciéncias ? E pensa que la lenga nosta e deu estar eradicada deu cervèth deus nostes mainatges ?
Qu’èi drin vergonha de tornar sortir aquera fòto mes non vedi pas quin har entà díser de faiçon clara la mea indignacion.

Le temps du mépris est revenu ? Non il n’avait jamais disparu. L’information que diffusent les professeurs d’occitan des lycées de l’académie de Toulouse est à peine croyable. Le ministère a décidé d’en finir dès la rentrée prochaine avec l’enseignement de l’occitan. Il devra disparaitre complètement faute de moyens. La réforme qui va s’appliquer aura cette conséquence et cela n’a semble t-il pas gêné le ministre et ses collaborateurs. Reste à savoir ce qu’en pensent les élus et décideurs divers sur le terrain. Que ceux qui sont élus sur le territoire de la langue occitane s’engagent, mais vraiment !
Pardon de reprendre aujourd’hui ce slogan que j’aurais aimé ne plus réutiliser (même si je ne suis pas naïf) . « Que n’i a pro d’estar mespresats » !
Alors il faut réagir, toutes et tous. Ce n’est pas que l’affaire des enseignants.
Notons qu’il s’agit de la décision d’un ministre qui se dit très attaché aux neurosciences…Des spécialistes lui auraient-ils soufflé qu’il était urgent d’éradiquer la langue occitane des cerveaux de nos enfants ? J’en doute.
Il devrait au contraire savoir que les cerveaux d’adultes sont souvent bourrés de préjugés et que c’est de cela que peut naitre le mépris de l’autre.