Quand un député nous traite de « dingues »

JLL

Voici le titre d’un article publié sur son blog par le député Jean-Luc Laurent, apparenté au groupe socialiste, républicain et citoyen :   « Langues régionales: bienvenue chez les…dingues ».

Ce député, aux arguments si nuancés mais peu républicains, se vante d’avoir été présent lors du vote qui a empêché que soit voté le texte sur les langues. Il est heureux de l’avoir fait échouer.

Il croit peut-être que sa référence cinématographique ( bienvenue chez les cht’is) lui donne le droit à l’insulte. Peut-être c

roit il qu’il a un alibi culturel ?

Je pense que son article appelle des excuses. En tous cas il participe largement à une dégradation du débat démocratique. Parfois j’entends dire que nous y sommes allés un peu fort en disant : « que n’i a pro d’estar mespresats » mais je crois que ceux qui n’étaient pas convaincus que nous sommes victimes du mépris, verront que nous sommes passés au niveau supérieur. Il y a là matière à dénoncer de la discrimination et une forme de racisme.

Je lui envoie donc une lettre, une lettre de « dingue » évidemment ! pour lui rappeler certains principes et certaines vérités. Je lui propose aussi de nous enfermer et éventuellement de nous réserver un statut de demi-citoyens puisque nous sommes des « dingues» dont le jugement est altéré (comme celui de tous les « dingues »).

Le problème c’est que le groupe majoritaire a laissé les clés du vote à ce genre de personnage. Ce sont des gens comme lui qui avaient les clés de vote des quatre députés absents, et présents à la fois.

Pouvait-on ignorer au groupe que l’on envoyait un député aussi nuancé et aussi fin dans ses propos et ses convictions ? Je ne crois pas au hasard.

Si les responsables du groupe sont des gens honnêtes ils devraient se saisir de cet article et se demander ce que ce monsieur fait dans leurs rangs.

N’hésitez pas à faire circuler cette littérature auprès de tous les citoyens « dingues » que vous connaissez. Ça devrait leur faire plaisir de savoir quelle considération un député de la République peut avoir pour ses concitoyens qui ont le malheur de parler une des langues de France et qui estiment que ça donne droit à un minimum de respect et de reconnaissance.

 

 

David Grosclaude

Citoyen « dingue »

à

Monsieur Jean-Luc Laurent

député du Val-de-Marne

Président du Mouvement Républicain et Citoyen

jllaurent@assemblee-nationale.fr

Monsieur le député,

Je n’en ai pas cru mes yeux lorsque j’ai découvert cet article sur votre blog : « Langues régionales: bienvenue chez les…dingues ».

Que vous soyez un opposant à toute proposition de loi sur les langues régionales est votre droit. Mais que vous insultiez des citoyens de la République en considérant que leur bilinguisme est une maladie mentale, vous dépassez les bornes.

Vous traitez de « dingues » ceux qui, en plus d’être des citoyens bilingues, demandent à ce que la République les reconnaisse en tant que tels, avec les droits qui se rattachent à cette citoyenneté qui semble vous rendre…fébrile.

Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un élu à l’Assemblée Nationale en soit réduit à de tels arguments. C’est de la déqualification, technique utilisée par ceux qui refusent de dialoguer, de comprendre.

Visiblement vous ne savez pas ce que défendent ceux qui demandent le respect de leur langue et qui sont des citoyens de même niveau que vous.

Vous ne savez pas et ne voulez pas apprendre ni comprendre, puisqu’il s’agit de« dingues ».

Ne pas savoir n’est qu’un défaut passager. Ne pas vouloir apprendre est une faute.

Vous ne savez pas et vous insultez.

Vous vous permettez des choses que vous ne vous permettriez avec personne d’autre. Les « dingues» sont aussi certainement des « ploucs » si j’en juge par la qualité de votre argumentation.

Vous pourriez proposer de les enfermer. Car c’est bien dans des lieux de confinement qu’on met les « dingues » ?

Vous pourriez aussi proposer pour ces gens, qui n’ont pas l’air d’être à vos yeux des citoyens à part entière (vous vous permettez de les insulter et vous pensez que leur jugement est altéré) une citoyenneté réduite ? Qu’en pensez-vous ? Des demi-citoyens ? Ça vous irait ? C’est trop ? Carrément des non-citoyens ?

Ce qui me rassure c’est que vous êtes ignorant de cette question des langues. Parce que chez les « dingues », si vous m’y envoyez, je garderai, au mur de la chambre d’hôpital psychiatrique que vous m’aurez gentiment octroyée, quelques portraits comme par exemple celui de Jaurès…(un« dingue » lui aussi) et j’afficherai même quelques citations du même homme…

Mais comme vous ne l’avez peut-être pas lu, faites-le. Il n’est peut-être pas trop tard. Il vous parlera de sa langue l’occitan, et sans doute aussi un peu de tolérance. Vous en avez besoin !

David Grosclaude…citoyen, républicain dingue des principes de liberté, d’égalité, de justice et de fraternité.

David Grosclaude…ciutadan, republican, hòus deus principis de libertat, d’egalitat, de justícia e de fraternitat

N’acceptons pas cette gifle à la démocratie/ Arrefusem aqueth cohat a la democracia

Ecrivons aux responsables de ce calamiteux vote du 14 janvier à l’Assemblée Nationale. Voici la lettre que j’envoie à Bruno Le Roux, président du groupe des députés de la majorité socialiste à l’Assembleé. Vous pouvez la reprendre en la signant de votre nom et en y ajoutant et en y retranchant ce que vous jugez utile.

La démocratie n’est pas en bonne santé. C’est une raison de plus pour ne pas accepter que soit laissé sans réponse ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale le 14 janvier dernier. Chaque député a en main l’ordre du jour des débats. Chacun aurait pu, s’il l’avait voulu, s’il avait jugé que c’était important, être présent lors du débat sur la proposition des langues régionales déposée par Paul Molac. Si cette question ne fait pas partie de ce que tel ou tel député juge prioritaire ou important, c’est un choix qu’il doit assumer.

Pour cette raison je vous propose cette lettre au président du groupe socialiste, républicain et citoyen, qui est majoritaire.

bleroux@assemblee-nationale.fr 

Une copie au président de la commission des lois Jean-Jacques Urvoas sera utile aussi.

jjurvoas@assemblee-nationale.fr

Nous devons obtenir des réponses.

Assem Nationale 1 - copie

 

M.Bruno Le Roux

président du groupe socialiste, républicain et citoyen

à l’Assemblée Nationale.

 

Monsieur le président,

Lors de la séance du jeudi 14 janvier à l’Assemblée Nationale avait lieu un débat sur une proposition de loi déposée par votre collègue Paul Molac. Cette proposition de loi relative aux langues régionales a été rejetée par le vote des députés de votre groupe.

En effet il n’y avait que 24 députés en séance. Pourtant ce texte a été rejeté par 14 voix contre, 13 pour et une abstention ; soit 28 votants.

Cette arithmétique étrange n’a pas manqué d’étonner de très nombreux citoyens. En effet ce vote négatif n’a été obtenu que par la participation de quatre députés socialistes « en mission », dans le cadre d’un scrutin public, demandé par votre groupe. Je ne méconnais pas la procédure de vote mais, comprenez que ce procédé est choquant dès lors qu’il s’agit de compenser une absence de députés en séance.

Pour bon nombre de citoyens, très attachés à la diversité linguistique, ce vote est une attitude méprisante à l’égard de leur langue et de leur culture.

Selon les informations que j’ai obtenues, aucune consultation des députés absents n’a été faite avant ce vote. Personne ne leur a demandé leur point de vue sur le sujet. Pourtant deux d’entre-eux se sont déclarés à plusieurs reprises des défenseurs ardents de la langue occitane. Leur crédibilité est maintenant sur le sujet réduite à néant. Ils gèreront cela eux-mêmes dans leur circonscription !

Certes, dans le règlement de l’Assemblée Nationale rien n’obligeait à les consulter, mais croyez-vous que notre démocratie soit en assez bonne santé pour que les citoyens comprennent cette procédure ? Ils la voient comme de la désinvolture, comme un manque de respect.

J’ajoute à cela que ce vote est en totale contradiction avec celui qui avait été obtenu lors du débat, en 2014, sur la proposition présentée par Jean-Jacques Urvoas portant sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou Minoritaires. Lors de ce vote, dans l’exposé des motifs développé en séance par le président de la commission des lois, on allait, sous bien des aspects, aussi loin que la proposition Molac rejetée jeudi.

Qui doit-on croire ? A quel moment votre groupe exprime-t-il sa pensée sur le sujet ?

En tout état de cause, entre la promesse faire par le candidat Hollande sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou minoritaires, le débat qui a eu lieu sur le même sujet à l’Assemblée Nationale (sans suite) et le nouvel engagement du président de la République en 2015 (sans suite non plus) sur la même Charte, vous conviendrez que le bilan est très négatif.

Vient s’ajouter aujourd’hui ce vote contre un texte qui n’a pas mobilisé les députés de votre groupe ; en tous cas même pas assez pour qu’un vote négatif soit assumé de façon claire.

Je me permets de vous rappeler que la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti avait, en 2013, commandé un rapport (*) à une commission composée de dix personnes afin de lui faire des propositions sur la question des langues de France. Même ce rapport n’a pas donné lieu à la moindre application concrète, alors que la commission avait travaillé de façon à ce que la plupart des propositions puissent être mises en oeuvre dans le cadre de la législation actuelle.

Il y a dans ce texte, rédigé par un groupe de personnalités très diverses, des propositions qui auraient pu alimenter votre réflexion et même donner lieu à une proposition de loi. Faut-il encore en vouloir une ?

Je me permets donc de vous demander quelles mesures vous comptez prendre pour que cette « bavure », ce vote plus qu’étrange du 14 janvier, soit réparée ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le président à l’expression de mes sentiments respectueux.

En esperar la vòsta responsa que’vs pregui de créder, sénher president, a las mias salutacions occitanas.

*Redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne, Rapport présenté à la ministre de la Culture et de la Communication par le Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.

 

 

 

Communiquez, faites savoir/ Comunicatz e hètz saber

Voici le communiqué que j’ai envoyé à la presse du Béarn

Reprenez ce communiqué de presse si vous le souhaitez , modifiez le si nécessaire, adaptez le à votre territoire.

Qu’èm ciutadans e qu’avem lo dret d’interpelar los mèdias. Enviatz aus jornaus qui legetz e a las ràdios qui escotatz, aus sites d’informacion qui consultatz. Que podetz utilisar la fòto qu’ei libra de drets…e qu’ei vòsta tanben.

Signatz lo deu vòste nom, deu nom de la vòsta associacion . Que n’i a pro !

Communiqué de presse/ comunicat de premsa mespresats

Quand 28 est égal à 24

Cette arithmétique nouvelle c’est celle de l’Assemblée Nationale quand elle vote sur les langues régionales

La manoeuvre qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi à l’Assemblée Nationale est bien triste.
Alors que se discutait en séance une proposition de loi sur les langues régionales présentée par le député Paul Molac, ce texte a été rejeté par le vote des députés socialistes.
Il n’y avait que 24 députés en séance. Le vote s’est terminé par 14 voix contre, 13 pour, et une abstention. Eh oui cela fait 28 votants !
Comment arrive t-on à faire 28 votants avec 24 députés ?
Tout simplement en faisant de la délégation de vote. Cela s’appelle un scrutin public, qui est un vote électronique. Quatre députés qui étaient ailleurs ( en mission) ont donc participé au vote.
Parmi ces quatre votes qui ont empêché l’adoption du texte il y a deux députés qui ne manquent pas, chaque fois qu’ils le peuvent, de dire tout leur engagement en faveur de la langue occitane. Il s’agit de Pascal Deguilhem, député de Dordogne et de Pascal Terrasse député d’Ardèche.
Savaient-ils que l’on se servirait de leur vote pour faire échouer ce texte et empêcher que soient prises des dispositions nouvelles en faveur de l’enseignement des langues régionales, de leur présence dans l’audiovisuel et dans la vie publique ? Ont ils vraiment demandé que l’on vote ainsi à leur place ? Il faudra le leur demander.
En tous cas, les parlementaires socialistes qui avaient voté il y a bientôt deux ans en faveur de la ratification de la Charte européenne ont oublié d’être présents jeudi soir.
Il y aura intérêt pour eux à éclaircir ce mystère qui fait que lorsqu’une proposition de loi sur un sujet qui les intéresse (disent ils !) passe en séance ils laissent voter ceux qui s’y opposent par délégation électronique.
Tout ceci est évidemment très conforme au règlement…il n’y a aucune magouille.Mais la cohérence politique, la sincérité des engagements, c’est plus qu’un règlement. Et même s’il n’y a aucune magouille il y a bien des gens, des citoyens qui se sentent trahis, floués, trompés. Et c’est ce genre de chose qui fait qu’un jour l’arithmétique électorale devient catastrophique. Pensez y avant de déléguer votre responsabilité la prochaine fois !

Enfin s’il y avait peu de présents la question que se posent bon nombre de défenseurs des langues est la suivante : où étaient les autres députés, de droite et de gauche qui son si prompts à défendre le sujet en campagne électorale ? Ailleurs c’est sûr . Ah ! le cumul des mandats, ça prend du temps !

 

Lettre à deux députés socialistes

Je publie ici la lettre que j’envoie aux deux députés socialistes occitans ( un de Dordogne et un autre d’Ardèche)  qui ont voté contre la proposition de loi présentée jeudi dernier par Paul Molac.

Ce sont deux députés qui ont affirmé plusieurs fois leur soutien à la promotion des langues régionales et en particulier de l’occitan.

Tot cadun que pòt tornar préner aquera letra e l’enviar a aqueths dus deputats e tot cadun que se’n pòt inspirar entà escríver au son deputat, de dreta o d’esquèrra, absent aqueth ser.

Chacun peut reprendre cette lettre et l’envoyer à ces deux députés et chacun s’en peut inspirer pour écrire à son député,de droite ou de gauche, absent ce soir là

voici leurs adresses electroniques :

pdeguilhem@assemblee-nationale.fr

pterrasse@assemblee-nationale.fr

 

Monsieur le député,

J’apprends que vous avez voté contre la proposition de loi concernant les langues régionales qui était discutée jeudi dernier dans l’hémicycle.

Ayant en mémoire plusieurs de vos interventions très favorables au développement de la langue occitane et des autres langues régionales Je m’étonne de votre vote.

J’apprends que vous avez voté par procuration. Je suis très choqué par le fait que votre groupe ait demandé l’application d’une procédure de vote qui a abouti au rejet de l’ensemble du texte, alors même que le gouvernement était disposé à en accepter une partie.

Je souhaite savoir si vous avez demandé à la personne qui a voté pour vous un vote contre.

Peut-être avez vous choisi de vous opposer à ce texte ? Dans ce cas je souhaiterais savoir pourquoi.

J’en profite aussi pour m’étonner de l’absence de la plupart des députés de votre groupe en séance alors même que le président de la République envisageait il y a peu la ratification de la Charte européenne. J’ai aussi le souvenir du vote en 2014, par vous et vos collègues, de la proposition de loi concernant cette même ratification et présentée avec d’excellents arguments par votre collègue J-J Urvoas.

Que s’est-il passé depuis ? Avez vous changé de position ?

Vous comprenez que les militants qui dans leurs associations, partout en France et particulièrement en Occitanie, se battent pour que soit enfin votée une loi sur les langues régionales sont très déçus. Ils se sentent trompés, floués par l’attitude de leurs représentants à l’Assemblée Nationale.

En esperant vòstra responsa vos pregui de creire, sénher deputat a las mias salutacions occitanistas

David Grosclaude

 

Excepcions francesas ?

Editoriau de la revista Occitania Viure al Pais d’aqueste mes de genèr e de heurèr. Abonament 21 Bis Camin de Matens 81600 Galhac , 24,50 euros /an 

Los mots tradicionaus de « Bona Annada ! » qu’an un gost particular augan quan vedem los projèctes qui son en cors, particularament après los atemptats de París deu mes de noveme.

Valls

Las causas que son anadas hòrt viste après aqueth episòdi francés d’un terrorisme qui tòca malurosament quasi de faiçon quotidiana centenats de hemnas e d’òmis capvath lo monde.

La reaccion qu’estó militara d’abòrd. Que contunha au dia de uei dab lo bombardament regular per avions francés — au demiei d’ua coalicion occidentau, araba e russa eteroclita e deus objectius qui son luenh d’estar convergents— de posicions on se son installats los combatants de l’Estat Islamic. Que vederam çò qu’ei l’eficacitat d’aqueths bombardaments ; mes en un periòde quan la guèrra se hè tanben per las bancas, que seré benlhèu planviengut de s’atacar aus canaus qui permeten a l’EI de sortir la moneda qui amassa regularament, peus sons pilhatges e gràcia au son comèrci. Lo prètz de las bombas e de las missions aerianas que dèu estar plan superior a l’embaucha d’especialistas deus trafics financèrs.

Se los bombardaments non son pas eficaçs qu’auràn au mensh acontentat ua partida de l’opinion e dat ua postura guerrèra a un govèrn qui sembla de’n tirar profieit. .

Puish que viengó l’Estat d’Urgéncia recondusit. Cada dia que’ns vienen alimentar en informacions chifradas sus lo nombre de perquisicions qui son estadas possiblas gràcias a aqueth Estat d’Urgéncia. Que s’i parla tanben deu nombre d’armas sasidas, de personas mesas en residéncia susvelhadas.

Qui averé podut imaginar que l’intervencion de jutges (d’ara enlà pas necessària en periòde d’Estat d’Urgéncia) e podèva estar tant paralisanta ! Pr’amor qu’ei plan lo messatge qui ei enviat a la societat. Totas aqueras precaucions democraticas qu’entravan lo tribalh de la polícia ! Pròva que n’ei, lo hèit qu’adara arribam a estar mei eficaç !

Que vederam mei tard la realitat d’aqueras estatisticas e d’aqueras chifras. que son dejà contestadas. Mes l’òra n’ei pas a har rasonaments e a chicanejar mes qu’ei l’òra, dab l’uelh dur e l’espiada fixa de díser que : « la securitat ei la prumèra de las libertats e que s’ac vau de sacrificar quauques libertats entà assegurar la nosta securitat ». Quan avetz gahat aquera afirmacion per darrèr las aurelhas qu’ètz en de bonas disposicions entà enténer la reflexion dita de dret sens popular, la qui vos atucarà e vos harà barrar lo claquet : « de tota faiçon los qui an las mans netas non riscan pas arren ! ».

Dab açò que podetz anar dromir tranquilles !

Fin finala l’Estat d’Urgéncia pòt entrar dens la constitucion e quauques mesuras pòden estar presas entà que l’Estat d’Urgéncia se perlongue sens aver besonh de’u declarar. Que los jutges non sian pas mei dens la bocla : aquò rai ! Perquisicion a tota òra ! Assignacion a residéncia sus simpla suspicion ! Comportament suspècte e frequentacions dobtosas…avisatz-ve !

Mes com n’avetz pas arren a v’arcastar… ( verificatz totun ! ) qu’ètz tranquillòts. Las mesuras d’excepcion son sonque contra los terroristas e los bons ciutadans non riscan pas arren !

Totun l’Istòria qu’ei ironica, quitament en aqueths periòdes de tension hòrta. Mentre que Manuel VALLS e’ns explica tot l’interès de las mesuras excepcionaus qui demanda aus parlamentaris de votar shens moniguejar e shens discutir qu’ei un cèrt deputat occitan socialista d’Auda qui en 1955—quan se votè la lei sus l’Estat d’Urgéncia— explicava que l’istòria nos provava que : « totas las leis d’excepcion (…) son per la seguida destraviadas deu lor objectiu prumèr ». (1) Aqueth deputat que s’aperava Francis VALS e que citava tots los domaus hèits per las divèrsas leis d’excepcion adoptadas en França en un sègle e miei…Sonque ua omonimia evidentament. Per çò d’aute nada semblança !

David Grosclaude

(1) Le Monde 5 de decembre 2015, citat per Thomas Wieder dens un article a prepaus de las leis d’excepcion e de l’esquèrra.