Perqué sostieni la candidatura de Christian Troadec ? Pourquoi je soutiens la candidature de Christian Troadec ?

header_twitter_ct2017Que trobaratz ací las rasons per lasquaus e sostieni la candidatura de Christian Troadec

Vous trouverez quelques bonnes raisons qui font que je soutiens la candidature de Christian Troadec pour la présidentielle de 2017.

Non pas que je pense que la présidentielle soit le symbole de la démocratie, loin s’en faut, mais on nous laisse tellement peu d’espace pour exprimer des idées qu’il faut bien se servir d’un espace politique qui peut permettre de faire entendre autre chose que ce que nous entendons depuis des semaines et qui va durer encore quelques mois.

Il n’y a pas d’homme providentiel ou de femme providentielle. Il n’y a que des idées débattues et mises en place collectivement nous ferons avancer.

Que patin ua manca de democracia e mei que tot a noste dab lo centralisme. Que se’n va temps de prepausar ua via navèra, ua via que dinc adara lo poder centrau n’a pas jamei volut obrir pr’amor que s’ac vòu guardar tot.

La situacion sociau e politica de uei qu’amuisha en quina carrèra bòrnia e’ns trobam.Essagem de’n sortir !

 

Pourquoi nous sommes nombreux à soutenir la candidature de Christian Troadec

  1. Parce que la démocratie moderne c’est avant tout le droit de décider là où nous vivons ;
  1. Parce que l’aménagement du territoire doit se décider en intelligence avec les populations concernées ;
  1. Parce que les inégalités territoriales créent des inégalités sociales ;
  1. Parce que le centralisme français est un facteur de blocage et qu’il est complètement dépassé ;
  2. Parce que les services publics doivent être aussi des services locaux ;
  1. Parce que les services vitaux (eau, énergie, santé…) doivent être à la disposition de tous et ne peuvent être considérés comme des marchandises réservées à quelques uns ;
  1. Parce que la diversité de nos cultures, de nos langues et de nos modes de vie, tout comme la biodiversité, est une source de richesse, condition d’un développement durable ;
  1. Parce que les nouvelles façons de produire, de travailler et de partager, sources de nouveaux emplois, sont toujours des initiatives locales et non des directives venues d’en haut ;
  1. Parce que nous en avons assez de ne pas être consultés, comme ce fut le cas pour la dernière réforme bâclée des régions ;
  1. Parce que nous voulons des moyens budgétaires pour les collectivités territoriales, avec une réforme de la fiscalité ;
  2. Parce que nous n’acceptons plus que la politique soit une scène sur laquelle on fait des promesses qui ne sont jamais tenues ;
  1. Parce qu’une Europe démocratique se fera avec tous les habitants du continent, avec leur capacité à décider là où ils sont ;
  1. Parce que nous considérons que toute démocratie se bâtit sur le strict  respect des droits humains fondamentaux ; remettre en cause ces droits, c’est remettre en cause nos modes de vie ;  
  2. Parce que les solutions aux grandes questions écologiques (changement climatique, énergie, pollutions…) viendront aussi de la base ;
  3. Parce qu’aujourd’hui tout est  global  et tout est  local ;Ce texte est celui qui servira de base à la mise en place des comités de soutien à la candidature de Christian Troadec

Le nom des régions : identité…thé, café ou tisane ?

Cafè

Quand on apprend une langue on commence parfois par la phrase : « je m’appelle…»

Alavetz, quin t’apèras ? (alors, comment t’appelles tu ?)

— Euh… attendez je cherche un truc qui passera bien à l’export !

Ah le beau combat ! Celui du nom ! Nous sommes priés de nous exprimer sur le nom à donner à des régions que nous n’avons pas voulues. C’est beau la démocratie.

C’est un peu comme celui qui me proposait du café alors que je voulais du thé mais qui trouvait très convivial et courtois d’insister en me demandant si dans mon café je prenais du sucre.

Il ne comprenait pas pourquoi je lui disais que je ne voulais ni café ni sucre, puisque je voulais du thé. Que je suis un mauvais convive !

Alors ainsi nous allons boire du café, pour faire plaisir à celui qui aurait pu nous proposer autre chose mais qui n’a pas voulu le faire ?

Non, je n’en ai pas envie ! En plus leur café il est décafeïné et même pas équitable !

Le nom des régions occitanes doit être aussi en occitan, à côté du français s’ils y tiennent !

Senon que serà descafeïnat ! (sinon il sera décafeïné)

Et même le nom en occitan suffirait. Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas « vendeur » ou autre foutaise de ce genre ! Aquitània n’est pas moins « lisible » que Aquitaine « à l’international » comme disent les communiquants du dimanche ! Et Occitania vaut largement Occitanie quand on sort des limites étriquées des préjugés à la française sur les langues. Tout comme Provença est très largement au dessus de PACA .

Ce n’est pourtant pas compliqué de décider, dans un conseil régional, de présenter au Conseil d’État une demande qui stipule que les deux versions du nom sont officielles ! Que risque t-on à demander cela ? Un refus ?

Eh bien nous verrons ; mais je me demande sur quelle base pourrait se faire ce refus. Si c’est sur l’article 2 je tiens à voir l’argumentation.

Il s’agit d’un nom propre donc nous ne sommes pas dans le cas d’un texte de loi, d’un décret, d’un arrêté municipal ou d’une décision de justice ou même d’un panneau officiel.

Un nom propre c’est différent. Et si on nous objectait que c’est un nom propre en occitan, alors il faudrait que tous les Laborde, Lasserre, Laborie, Loustal, Marti, Laval, Lavalade …et les millions de personnes qui portent un nom occitan aillent illico se faire modifier leurs papiers d’identité en Lagrange, Lacolline, Lamaison, Lavallée…et j’en passe.

Alors plutôt que de nous déchirer sur le fait que l’Occitanie c’est plus grand que cette construction faite sur un coin de table qu’est la Région LRMP et que c’est aussi une grande partie de ALPC, de PACA, et de AURA, soyons intelligents. Demandons à être respectés par ce qui nous unit à savoir la langue.

Certes on pourra toujours « traduire» et faire des logos annexes mais la question de l’officialisation d’un nom en occitan n’aura pas été posée. Il y a plus d’occitanité dans un nom en occitan que dans un nom en français qui contient « Occitanie» avec le « e » à la fin ! C’est la différence entre le café et le décafeïné !

J’ai déjà dit à ce sujet que je preférais pour LRMP un nom en occitan sans le mot « Occitanie» plutôt qu’un nom avec « Occitanie ». Mais je n’y habite pas et donc je me suis contenté de voter pour « Aquitània ».

Et franchement, ne pas saisir cette opportunité, celle de provoquer un débat de ce genre, c’est accepter de n’avoir ni café, ni thé mais juste une tisane pour mieux dormir pendant les années qui viennent. Et en plus sans sucre !

David Grosclaude

(Ce texte est l’éditorial que je propose à la revue du Partit Occitan «Occitania »à laquelle je vous conseille de vous abonner  http://www.adeo-oc.eu/occitania/sabonner/)

Christian Troadec reçoit le soutien d’un maire occitan du Périgord

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Christian Troadec s’est lancé dans la campagne. Il a lancé un appel depuis quelques semaines aux élus afin qu’ils lui accordent leur soutien et leur signature. Stéphane Roudier, le maire de Condat sur Vezère en Périgord a décidé de soutenir Christian Troadec et de lui donner sa signature pour qu’il puisse être candidat à l’élection présidentielle.

Stéphane Roudier est un maire occitan qui se définit comme un occitaniste, donc un écologiste aussi. Les deux hommes en ont profité pour échanger sur leur rôle d’élus dans des territoires ruraux auxquels ils sont très attachés.

http://www.christiantroadec2017.fr

Christian Troadec, candidat a l’eleccion presidenciala, conse de Carhaix, en Bretanha, a decidit de far sa campanha a l’entorn de l’idea de la renovacion de la democracia ; e aquò comença per la descentralizacion : mai de poder per las regions e mai de mejans budgetaris. Cal que las comunas e comunautats de comunas sián respectadas. Una fiscalitat mai justa, una politica per lutar contra las inegalitats territorialas que fan pas que refortir las inegalitats socialas ja insuportablas.

Lo centralisme que nos govèrna es arcaïc e nos estofa. Empacha las iniciativas que son necessàrias per desvolopar faiçons novèlas de trabalhar, de produsir, de consumir e de se desplaçar.

Cal reformar en pregondor un sistèma que denega a las culturas e las lengas ditas regionalas lo dret d’existir. Lo bilanç dels govèrns de dreta o d’esquèrra dins aquel domèni es voide.

Aqueles son los tèmas màgers de la campanha de Christian Troadec, lo sol candidat que remet en causa un centralisme parsienc que nos paraliza mas que contenta los partits tradicionals de dreta coma d’esquèrra.

Las responsas a la crisi economica, ecologica e politica que patissèm vendràn pas « de naut », mas de la volontat e de l’iniciativa dels territòris e de lors populacions. Ara tot es global e tot es local !

Christian Troadec, candidat a l’élection présidentielle, maire de Carhaix en Bretagne, a décidé de faire sa campagne autour de l’idée la rénovation de la démocratie ; mais cela ne se fera pas dans le cadre d’un système centralisé comme celui que nous connaissons. Il faut décentraliser, donner plus de pouvoirs aux régions et plus de moyens budgétaires. Il faut que les communes et communautés de communes soient respectées. Il faut une fiscalité plus juste. Il n’y a que de cette façon que l’on pourra lutter contre les inégalités territoriales qui viennent renforcer les inégalités sociales déjà insupportables .

Le centralisme qui nous gouverne est archaïque, il nous étouffe. Il empêche l’émergence d’initiatives qui sont nécessaires pour développer de nouvelles façons de travailler, de produire, de consommer, de se déplacer…

Il faut réformer en profondeur un système qui nie aux cultures et aux langues dites régionales le droit d’exister. Le bilan des gouvernements de gauche ou de droite en ce domaine est édifiant !

Voilà les thèmes majeurs de la campagne de Christian Troadec qui est le seul des candidats a remettre en cause un centralisme parisien qui nous paralyse mais qui contente les partis traditionnels, de gauche ou de droite.

Les réponses à la crise économique, écologique, politique que nous subissons ne viendront pas « d’en haut », mais de la volonté et de l’initiative des territoires. Aujourd’hui, tout est local et tout est global !

 

Regions : nos batèm per un nom o per una lenga ?

e

 Quala es l’amira del combat ?

Los opausants a una vertadièra descentralizacion coneisseràn lèu una novèla victòria ! La dels noms de las regions.

Ara qu’an ganhat la batalha del retalhatge son a metre la zizania entre nosautres a prepaus del nom de la region mai centrala d’Occitania. E òm vei que lo comitat de sabis qu’èra encargat de far de proposicions a pas prepausat res de satisfasent. S’es acontentat de prepausar de noms que pòdon pas metre l’occitanisme d’acòrd. Per un nom

E finalament òm sap çò qu’arribarà. Òm ditz per rire que lo fotbòl es un jòc que se fa amb 22 jogaires sul terrenh e qu’a la fin es l’Alemanha que ganha. La descentralizacion en França es un pauc parièr. Es un jòc que fa coma se participavan los estatjants de las regions mas a la fin, es totjorn l’Estat central que ganha.

Aquelas « consultacions » sul nom de las regions riscan de mal virar. Pel moment son los catalanistas que son contrariats ; e los compreni plan. Volián una region a despart e lo resultat es que riscan d’èstre escafats.

Puèi son tanben contrariats los autres occitans que vòlon pas que lo nom d’Occitania sol, siá captat per una sola partida del territòri. E pensi coma eles. Occitània es mai que la region centrala. Un adjectiu seriá necessari. Mas quand òm analisa la situacion, finalament la discussion se fa a l’entorn d’una region qu’avèm pas volguda e risca de s’acabar amb un nom que volèm pas e que nos opausarà.

S’aquò es pas une situacion que mòstra la perversitat del centralisme me demandi çò que nos cal ! E sul nom que nos poiràn donar i aurà pas a trantalhar : serem tots de colhonats !

La luta per un nom seriá francament interessanta foguèsse per ua region (o puslèu per de regions ) qu’auriam poscut aprovar dins lor retalhatge e qu’aurián un pauc de poder. Es pas lo cas. La reforma es pas satisfasenta sus aqueles dos punts. Volèm batejar de territòris mal formats, sens cap de poder politic e budgetari.

Nos demòra lo nom per nos poder carpinhar ! I a de monde qu’espèran pas qu’aquò per se trufar un còp de mai d’aqueles provincials qu’an un esperit plan estret. E mancaràn pas de dire que son eles que trencan perqué arribam pas a nos entendre. E soi pas luenh de pensar qu’una bona partida de nòstres capulats regionals qu’an « lors malhums a París », coma dison, son complicis ( e benlèu organizators) de tota aquela confusion.

E vos parli pas de las batalhas que se veson pas dins lo gran public entre les administracions regionalas que se baton per saber qual manjarà l’autre e qual comandarà dins tal o tal sector. Qual aurà las amassadas plenièras, ont se faràn las amassadas de comission, etc…

E nosautres auriam lo temps de nos dividir per saber se cal apelar una region « Occitanie » ou « Occitanie centrale » o encara « Occitanie-Roussillon » o « Terre d’oc» ?

Avètz benlèu remarcat que i a pas una sola proposicion de nom en lenga occitana. Metre lo nom del país sus la mapa del monde dins una lenga qu’es pas la del país en question, es una causa que me pausa problèma.

Per dire la vertat e ma prioritat, se me caliá causir entre « Occitanie » e un nom en lenga occitana coma « Pirenèus-Lengadòc » seriá lèu fait per ieu : seriá lo segond.

La batalha es, de mon punt de vista, de saber se los conselhs regionals prepausaràn, demandaràn, que lo conselh d’Estat prenga en compte los noms dins doas versionso tres segon los cas. Dins lo sondatge a prepaus de la region ont demòri ai prepausat « Aquitània » e non pas « Aquitaine ». De metre lo nom en occitan sembla pas malastrosament a l’òrdre del jorn E, ça que la seriá aquò la vertadièra (r)evolucion. La nos prepausan pas ; e o faràn pas.

Vos parlariái plan de las discussions sul nom que portaràn los estatjants de las regions novèlas mas francament d’ausir parlar d’aquò n’ai lo sadol. En occitan per designar los que demòran dins un lòc, la màger part deu temps dison « los de …» seguit del nom del lòc.

Finalament vesi pas perqué sus la question del nom i auriá una decision dita democratica quand per la question de retalhar las regions se son passats de nòstre punt de vista. Crenti fòrça que las decisons sián ja presas. Donc se devèm perdre, al mens poiriam metre en primièr dins nòstra lista de principis que los noms de nòstras regions se digan tanben oficialament DINS LOR LENGA .

Christian Troadec, maire de Carhaix, candidat régionaliste à l’élection présidentielle

Voici la déclaration que Christian Troadec a envoyé à la presse pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017

Aqui que trobaratz la declaracion que Christian Troadec a mandat a la premsa entà anonciar la soa candidatura a la presidenciau de 2017.

Qu’ei ua bona novèla entà tots los qui espèran de poder enténer enfin ua votz capabla de prepausar ua auta politica autanplan per çò qu’ei de la descentralizacion mes tanben de la democracia territoriau, de la diversitat linguistica e deus combats en favor d’un desvolopament respectuós deu planeta e deus enjòcs ecologics.

 

Troadec
« Il y a quelques mois déjà, j’avais émis l’idée d’une candidature régionaliste à la prochaine
élection présidentielle. Depuis, j’ai multiplié les contacts et j’ai reçu le soutien et les
encouragements de différentes personnalités et d’organisations politiques dans plusieurs
régions de France. Aujourd’hui, je suis en mesure d’annoncer que cette démarche collective
se met en place dans l’hexagone et dans les territoires d’outre-mer. Notre premier objectif
étant de récolter rapidement les 500 signatures d’élus permettant d’officialiser la présence
d’un défenseur des régions à cette élection majeure.
Ma candidature à la présidentielle de 2017 prend son sens politique après deux
quinquennats préoccupants pour nos régions et leurs populations. Le bilan politique de
cette période est vide de toute initiative valable pour réformer l’Etat jacobin, centralisé
depuis Paris, qui enferme le pays dans les schémas du siècle dernier et ne permet, en rien,
de trouver des solutions pour lutter contre le chômage.
En France, on fait comme si l’élection présidentielle nous permettait de désigner la femme
providentielle ou l’homme providentiel. Mais nous savons ce qu’il en est. Pendant ce temps
les territoires où nous vivons sont maltraités. Nos propositions pour une vraie démocratie
partant des territoires doivent retrouver enfin droit de cité.
La réforme territoriale qui vient d’être mise en place est complètement déconnectée des
réalités. Il devient essentiel de faire entendre une autre voix.
Il est temps d’emprunter une voie, plus juste et plus respectueuse des populations. Celle du
centralisme prévaut depuis la monarchie. Elle a infligé des blessures profondes aux
peuples de métropole et d’outre-mer : affaiblissement puis disparition à terme de leurs
langues et cultures ancestrales, marginalisation territoriale. Il faut une politique nouvelle,
adaptée à notre temps, pour rompre avec ce passé.
Or la nouvelle carte des régions a été bâclée sur un coin de table, sans respect des
territoires et de leurs identités, sans consultation des populations ni de leurs élus locaux.
Une démocratie moderne, confrontée comme la nôtre à des problèmes économiques,
écologiques, sociaux et culturels sans précédent, ne peut être gouvernée de cette façon. Il
nous faut réagir et nous faire entendre.
Le centralisme nous étouffe, il empêche l’imagination et les initiatives novatrices de
s’exprimer ; il uniformise, il paralyse, il décourage aussi par ses pesanteurs. Le modèle
jacobin, ce centralisme poussé à l’excès, nie ce qui fait les particularités de nos régions,
tout ce qui constitue leur identité, comme leurs cultures, leurs langues, leurs façons de
concevoir la vie en société, leur histoire, leurs traditions et leurs façons d’innover, de
s’insérer dans l’Europe et de regarder le monde… Il faut libérer enfin le dynamisme dont
nos peuples et nos régions sont capables.
L’Alsace doit vivre et les Alsaciens être respectés. La Bretagne doit pouvoir décider
démocratiquement de retrouver son unité territoriale. La Corse doit pouvoir bâtir son
autonomie selon les intérêts de sa population. Le Pays Basque, la Catalogne et la Savoie ont
besoin de disposer d’une collectivité propre. L’Occitanie avec son territoire et ses régions
doit pouvoir fédérer ses potentialités et revitaliser son identité, notamment sur le plan
culturel et linguistique. Les régions historiques comme la Normandie, la Franche Comté ou
la Lorraine doivent pouvoir mieux s’affirmer. La liste est longue…
Même pour la région parisienne et ceux qui y vivent, plus d’autonomie régionale irait dans
le sens de plus de démocratie : L’État central n’a-t-il pas imposé son projet de «Grand
Paris» contre l’avis des élus franciliens ?
Le fédéralisme que nous proposons est une réponse efficace à la crise sociale, écologique,
économique et politique. L’exemple d’autres Etats et régions en Europe le démontre.
Le centralisme a échoué et échouera encore dans la lutte contre les inégalités territoriales.
Et celles-ci se transforment en inégalités sociales. Jamais aucune réforme n’a eu le courage
d’aller jusqu’au bout d’une véritable décentralisation. Il y a toujours eu des prétextes pour
faire machine arrière. L’Etat centralisé est un Etat paralysé, replié, recroquevillé sur luimême.
La dernière réforme, avec la création de métropoles n’a fait qu’aggraver la coupure
grandissante entre des territoires privilégiés et le reste du pays. La nouvelle carte des
intercommunalités, parfois décidée seule par les Préfets, ne répond pas toujours aux vrais
bassins de vie et à la confiance que nous devrions accorder à l’énergie des territoires, à leur
capacité d’innovation et de création.
Il y a urgence à faire émerger une force politique qui remette en cause le centralisme et
propose une véritable régionalisation.
C’est le sens de ma candidature.
Il y a urgence à ce qu’un projet politique, qui donne de vrais pouvoirs et de vrais moyens
aux régions, s’affirme sur la scène électorale, partout en France, pour redonner un espoir à
ceux qui refusent « l’apartheid territorial » .
Je crois aux forces et aux capacités d’engagement qui existent dans nos communes, dans
nos régions et je suis convaincu que nous pouvons peser sur la prochaine présidentielle.
Ensemble, nous pourrons proposer ce qui n’a jamais été fait, jamais été osé en France, à
savoir une démocratie enracinée et renouvelée, donnant partout les moyens à chacun de se
réapproprier son avenir, de proposer des solutions adaptées au territoire où il vit.
Ce que je propose est le fruit d’une expérience. Maire de Carhaix, une commune de 8000
habitants, co-fondateur du festival des Vieilles Charrues, un des plus importants festivals
de musique actuelle d’Europe, créateur et chef d’entreprises, je connais bien la réalité du
terrain. J’y suis confronté chaque jour.
Comme beaucoup d’élus de base j’ai eu à me battre – avec succès – contre l’abandon des
services publics en zone rurale et par exemple, après un combat acharné avec la population
locale, sauver la maternité et la chirurgie de l’hôpital de Carhaix condamnées par la tutelle
au nom de la rentabilité.
Je suis arrivé à la conclusion qu’il faut ouvrir grandes les portes et les fenêtres pour aérer
et vivifier les territoires et libérer les énergies.
C’est le seul chemin pour sortir de la crise qui frappe nos territoires régionaux de plein
fouet : qu’ils retrouvent leur dynamisme dans le respect de leur identité.»
Christian TROADEC
Maire de Carhaix
Conseiller départemental du Finistère