Le Comité sur les langues régionales et le purilinguisme a été remis à la ministre

Le rapport sur les langues a été remis

à la ministre de la Culture

 

 

Nous avons remis ce jour à la ministre de la Culture et de la Communication le rapport que le Comité Consultatif sur la Promotion des Langues Régionales a produit.

J’ai participé à toutes les réunions de ce Comité et à toutes les auditions qu’il a pu faire.

C’est un travail complet qui est rendu à la ministre. Il y a des constats et aussi une liste de propositions qui peuvent être mises en place assez rapidement.

Tout dépendra de la volonté politique du gouvernement.

Si le président de la République pense que la Charte européenne des langues n’est pas ratifiable il peut largement compenser cette non-ratification par des mesures législatives et réglementaires très efficaces.

Le rapport fait des propositions sur l’école, les médias et la vie publique.

Il constate que la demande existe et que l’on doit y répondre de façon plus claire. Il met en lumières des blocages qui n’ont rien à voir avec la loi ou la constitution mais certainement plus avec des préjugés ou de l’ignorance. Pour cette raison il insiste sur le fait d’améliorer l’information sur les langues auprès de la population, des élus et de l’administration.

Il évoque la création d’un Code des langues comme il existe un Code des Collectivités afin de réunir tous les textes qui traitent des langues de France.

Il propose aussi le vote d’une loi qui permettra de faire des avancées dans divers domaines et particulièrement l’enseignement.

Le Comité a bien compris au travers des auditions qu’il a faites que la question des langues était une question mal comprise en France et qu’il fallait moderniser notre discours.

L’école est un axe privilégié avec une offre d’enseignement des langues et dans les langues qui doit être beaucoup plus large.

Il faut régler la question des financements aux écoles associatives par immersion.

Il faut former des enseignants pour répondre à la demande. Il faut aussi former des professionnels des médias. Créer un fonds spécifique pour l’audiovisuel dans ces langues. La télévision et la radio sont des éléments essentiels dans une politique linguistique. le service public ne fait pas assez que ce soit en radio ou en télévision.

La création d’offices publics est aussi un bon moyen de mettre en place une politique linguistique concertée entre l’État et les collectivités.

La création doit avoir des moyens nouveaux de s’exprimer, en particulier le spectacle vivant souvent maltraité par des normes faites pour une création professionnelle en français. Les lieux de spectacles doivent être plus réceptifs à la diversité. Il y a de l’information à faire auprès des services déconcentrés du ministère de la Culture.

L’occitan a donc toute sa place dans une politique de l’État en faveur des langues régionales car c’est l’une des langues les plus parlées.

Il faut cependant bien articuler le travail entre les collectivités et l’État qui ne peut pas faire comme si la question ne regardait que les régions ou les autres collectivités.

Voilà mon point de vue très rapide sur ce rapport. Il y a beaucoup à dire . Maintenant c’est au gouvernement de dire ce qu’il souhaite faire.

 

David Grosclaude

 

 

Le rapport complet est en ligne sur le site du ministère de la Culture.

 

Je vous mets ici le résumé qui tel qu’il a été distribué à la presse .

 

 

« Redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne » : résumé du rapport du Comité consultatif

 

 

Installé par la Ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, le 6 mars 2013, le « Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne» avait pour mission « d’éclairer les pouvoirs publics sur les modalités d’application des trente-neuf engagements pris par la France en signant la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, et plus généralement de formuler des recommandations visant à favoriser la pluralité linguistique interne à notre pays ».

 

N’ayant pas pour mandat de résoudre le problème d’ordre constitutionnel posé par la ratification de la Charte, il s’est attaché à dresser un bilan de la politique conduite par la France, au regard des 39 engagements pris au titre de la Charte, et, au-delà, à faire des propositions en vue de redéfinir une politique publique en faveur des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.

 

Il a estimé que cette politique – dont l’objet est d’assurer la préservation et de développer la vitalité des langues parlées sur le territoire de notre pays – s’inscrivait aussi dans des objectifs de solidarité et d’égalité des droits, de respect des engagements internationaux de la France, et plus généralement de rayonnement économique et culturel de notre pays.

 

Depuis une quinzaine d’années, des avancées ont été réalisées dans les domaines d’action répertoriés par la Charte : l’enseignement en langue régionale a connu une croissance régulière de ses effectifs, mais qui est restée inégale selon les territoires et les langues ; celles-ci ont été progressivement reconnues dans les domaines de la création culturelle et du patrimoine, des médias, ou des services publics en général, mais cette reconnaissance a eu des retombées limitées, malgré l’inscription en 2008 des langues régionales dans la Constitution.

 

Ces progrès ont généralement été le résultat des efforts conjugués de l’État, des collectivités territoriales et des services publics, des associations, et de l’ensemble des acteurs de terrain.

 

Les enquêtes dont le Comité a pu prendre connaissance montrent toutefois que le déclin de la plupart des langues régionales parlées en France métropolitaine, lié à l’extinction croissante de la transmission familiale et à la mobilité géographique, n’est pas enrayé.

 

Aussi le Comité propose-t-il de donner une nouvelle impulsion aux dynamiques existantes.

 

Cette relance passe par un acte juridique fort, qui pourrait prendre la forme d’une loi, complétée d’un Code des langues de France susceptible de rassembler l’ensemble des normes applicables aux langues régionales, avec le triple objectif de confirmer l’implication de la communauté nationale, de clarifier le droit, et d’élargir le rôle des collectivités territoriales sur la base d’une responsabilité partagée avec l’Etat.

 

Cette intervention législative doit avoir pour corollaire une campagne d’information et de sensibilisation, afin de mieux faire connaître à l’ensemble des citoyens français la réalité des langues de France aujourd’hui, en ce qu’elles participent à l’identité et à la culture de notre pays.

 

 

 

 

Cette politique passe également par la reconnaissance de la diversité des langues concernées : langues régionales et langues non-territoriales, langues parlées en France métropolitaine et dans les Outre-mer, langues transfrontalières, langues solidement implantées et langues en situation de précarité.

 

Aussi, un travail approfondi de révision de la liste des langues de France établie par la délégation à la langue française et aux langues de France, qui devra relever d’un comité d’experts dûment mandatés, doit permettre, en affinant leur classification, d’offrir aux pouvoirs publics un « baromètre » de la situation de chaque langue.

 

Les pouvoirs publics pourront ainsi mettre en œuvre des politiques différenciées, en fonction de la responsabilité de l’Etat à l’égard de la protection de chacune de ces langues. Prendre en compte la spécificité des Outre-mer est, à cet égard, essentiel.

 

De manière complémentaire, le Comité estime qu’il est indispensable de poursuivre et de renforcer les politiques sectorielles déjà engagées :

 

– l’éducation, et plus particulièrement les premiers apprentissages, demeurent la priorité, compte tenu de leur rôle dans la transmission intergénérationnelle des savoirs et des pratiques ; la loi de refondation de l’école du 9 juillet 2013 donne désormais une assise juridique solide pour développer l’offre d’enseignement sur le territoire, former davantage de personnels compétents, et réformer profondément l’enseignement des langues dans les Outre-mer. Une articulation avec l’apprentissage des langues étrangères s’impose.

 

– la culture donne la curiosité et l’envie d’apprendre ces langues ; elle relève d’une compétence partagée entre l’Etat et les différents niveaux de collectivités territoriales ; le Comité fait des propositions afin de favoriser l’accès des créations en langues régionales aux dispositifs de soutien de droit commun, et afin de mettre davantage à profit les technologies numériques pour faciliter l’accès des citoyens au patrimoine en langue régionale.

 

– dans le domaine des médias, le Comité recommande que l’expression en langues régionales dispose d’une place accrue dans les médias audiovisuels en régions, et que l’émergence des chaînes d’information par Internet, ainsi que les besoins en formation dans ce secteur, puissent être réellement pris en compte dans la répartition des moyens publics, grâce à un Fonds prévu à cet effet.

 

– enfin, l’accès aux langues régionales dans la vie sociale, administrative et économique doit être facilité afin de donner une plus grande visibilité aux langues régionales au quotidien ; cet effort passe notamment par une clarification du droit applicable dans le fonctionnement des services publics, qui pourrait prendre la forme de chartes d’usage des langues régionales. Il passe également par un encouragement aux médiations bilingues, notamment dans les domaines des transports et des services sociaux, et par le développement de la formation professionnelle des agents.

 

C’est dans la mesure où ces propositions feront l’objet d’une politique publique globale et coordonnée, qu’elles contribueront à libérer les pratiques et pourront avoir un impact significatif. La France pourra dès lors donner tout son sens à l’expression de sa diversité culturelle, dont la vitalité des langues parlées sur son territoire est un volet essentiel.

 

 

BASTIR ! Les occitanistes aux municipales de 2014/ Los occitanistas a las municipalas de 2014

C’est ce que nous voulons pour l’avenir et pour les élections municipales de 2014

BASTIR ! c’est la suite logique du manifeste occitaniste que des centaines de personnes ont signé *

Le 29 juin dernier à Toulouse les groupes locaux qui se sont constitués autour des signataires du Manifeste occitaniste ont décidé de se regrouper autour d’un projet pour 2014.

Il s’agit de faire en sorte que les idées occitanistes soient représentées aux élections municipales de 2014.

Les occitanistes ont des projets à porter et des idées à partager. Ils sont porteurs d’une vision originale de l’avenir de notre pays. Ils savent prendre en compte la question de la langue occitane, la question d’une identité ouverte et tolérante dans la définition des projets qui touchent à la vie quotidienne.

Défendre cette identité et cette langue c’est selon nous avoir aussi une conception originale du développement de nos territoires, de l’urbanisme, du vivre-ensemble, de la protection de l’environnement, de l’organisation des transports, de ce que doit être un développement durable et créateur d’emplois.

BASTIR ! municipalas 2014 n’est pas un parti. C’est un mouvement né de l’idée qu’autour de la promotion de la langue et de la culture occitanes il y a un projet pour nos communes, nos villes et nos intercommunalités.

Au travers de la revendication linguistique, axe fort de notre programme, nous sommes des citoyens actifs et engagés dans la vie sociale. Déjà présents dans la vie associative, déjà engagés dans l’animation de nos territoires, nous voulons participer aux décisions qui sont prises dans nos villes et nos villages.

BASTIR ! sera le label de candidats qui se présenteront aux municipales. Ils partiront pour défendre le programme que vous trouverez avec ce document. Ils seront sur des listes qui les accepteront avec ce programme et qui s’engageront à l’appliquer. Ce sera un engagement, un contrat passé avec BASTIR ! pour donner aux candidats élus les moyens et les responsabilités indispensables pour appliquer ce programme.

Certes c’est un programme large, que certains adapteront en fonction de la taille de leur commune, de leur ville. Toutes les propositions ne peuvent pas s’appliquer selon que la commune est grande ou petite, mais un candidat aux élections municipales peut y trouver des propositions concrètes qui correspondent à son engagement occitaniste, quelle que soit la taille de sa commune.

D’ores et déjà des comité locaux sont organisés à Bordeaux, Toulouse, Albi, Agen, Auch, Pau, Narbonne, Toulon et d’autres sont en préparation.

S’il n’y a pas de comité local BASTIR chez vous prenez contact avec nous et créons-le ensemble.

Demain, des élus occitanistes dans des dizaines de communes c’est possible. Ensemble nous mettrons en place des projets concrets, nous parlerons d’une même voix.

Depuis des années, dans le mouvement associatif nous avons construit des projets qui ont une utilité sociale, culturelle, économique sans jamais perdre de vue l’avenir de la langue occitane.

Maintenant nous disons qu’il faut aller plus loin, participer à la décision, en un mot BASTIR !

 

*signez le en allant sur le site

http://www.manifeste-occitaniste.com

et allez sur le site

WWW.bastir2014.com

L’occitan lenga terapeutica e de sociabilitat /L’occitan langue thérapeutique et de sociabilité

C’est une étude très intéressante qui a été présentée ce matin au Conseil Général des Hautes-Pyrénées. Elle confirme ce que l’on entrevoyait depuis déjà quelques années à savoir que l’intégration de la langue occitane dans les établissements pour personnes âgées était bénéfique à la fois sur le plan thérapeutique et sur le plan de la sociabilité.

Dominique Blanc, chercheur de l’Université de Toulouse Le Mirail, a été très clair sur le fait qu’il serait bénéfique d’approfondir le sujet et il fait quelques propositions pour aller plus loin dans la formation des personnels, dans l’organisation de groupe de parole et donc de l’intégration de la langue dans les établissements de personnes âgées.

Voilà une étude qui devrait inspirer les politiques linguistiques et les politiques de formation.

 

 

Aqueste diluns matin 1er de julhet que presentavan au Conselh Generau deus Hauts Pirenèus un estudi sus la question de l’utilizacion de la lenga occitana en los establiments per las personas vielhas.

L’estudi hèit per lo Laboratòri Solidaritats societats territòris Centre d’Antropologia Sociau de l’Universitat deu Miralh de Tolosa.

Qu’an tribalhat dab lo personau de mantuns establiments deu departament e qu’an estudiat l’interès terapeutic e l’interès per la preservacion de la sociabilitat pertocant l’utilizacion de l’occitan.

La lenga que serveish a tornar crear ligams dab los residents e que melhora la sociabilitat.

Que s’ageish donc tanben d’un miélher au nivèu terapeutic e qu’ei clar que mehora la vita deus residents qui an l’occitan com lenga mairau.

Segon l’estudi qu’ei autanlèu l’entrada dens la maison de retirada que l’utilizacion de l’occitan pòt ajudar a l’integracion.

Que s’i parla tanben de la possibilitat de sortir residents deu silenci en los parlar la lenga qui coneishen de mainatge enlà.

Que permet de dedramatizar las situacions de suenh e d’ajudar en situacion « terapeutica

d’urgéncia ».

L’estudi que s’ei debanat tanben suu tribalh metut en plaça a l’entorn de grops de paraula qui estón creats en las maisons de retirada qui an tribalhat dab l’associacion « Parlem ». Qu’an creat l’operacion « Lenga de casa ». Los residents que parlan, d’autes que s’acontentan d’escotar mes lo tribalh deus grops de paraula qu’ei vist com hòrt positiu. N’an pas arren a véder dab cors de lenga mes que son moments d’escambis en la lenga. Que plaça mantuns residents en situacion d’ensehnants e nonpas d’assistits. Que plaça personas en situacion de transméter quauquarren, aus autes residents mes tanben au personau de la residéncia.

Aquera utilizacion de la lenga que permet de melhorar las relacions dab l’exterior e que càmbia tanben mas relacions dab lo personau ; per exemple la competéncia deu personau non-medicau e non-suenhant en lo domeni lingüistic que pòt estar utilizada (cosinèrs, personau d’entertien…)

Tanben la lenga que permet de har gessir ideas navèras d’organizacion de la vita quotidiana (lòcs de discussion e de rencontre en l’establiment).

 

 

 

A propos de la remise en cause des projets de LGV en Aquitaine et ailleurs

Les informations qui nous parviennent sur les projets de Lignes à Très Grande Vitesse montrent que, de toutes parts, les inquiétudes financières sont très importantes. Les rapports commandés à diverses personnalités sur le sujet du ferroviaire comme les conclusions de la commission Mobilité 21, semblent nous mener vers un abandon de certains projets dont celui qui prévoit une ligne à très grande vitesse au sud de Bordeaux et peut être celle qui relierait Toulouse à Bordeaux.

D’autres projets en PACA ou la Lyon-Turin pourraient aussi faire les frais de la crise.

Ce 24 juin, lors de la séance plenière du Conseil Régional d’Aquitaine une motion était présentée visant à demander au gouvernement de ne pas suivre les recommandations qui pourraient être celles de la commission Mobilité 21. Elles ne sont pas connues mais des fuites dans la presse disent que le sort de la LGV Bordeaux-Hendaye serait scellé et qu’ elle ne pourrait pas être lancée avant 2030. Quant à la Bordeaux-Toulouse rien n’est sûr mais la commission la placerait comme réalisable avant 2030…à condition de trouver des financements.

Compte tenu de ces informations il semble urgent de se mobiliser sur l’objectif de la rénovation des voies classiques afin qu’elles puissent accueillir la Grande Vitesse ( au sens de l’Union International des Chemins de fer ) c’est à dire des trains roulant entre 200 et 240 km/h.

C’est cette position que j’ai exprimée au nom du groupe EELV du Conseil Régional d’Aquitaine qui a voté contre la motion visant à demander au gouvernement de maintenir le projet GPSO et de ne pas suivre les recommandations des divers rapports qui alertent sur l’énormité globale du coût des projets de LGV programmés.

 

« Mes chers collègues

Nous voulons des trains plus rapides et plus modernes pour l’Aquitaine.

Nous voulons la grande vitesse pour les trains aquitains.



Nul ne peut se réjouir du fait que la crise et la rareté de l’argent public vienne arbitrer les 
débats sur la modernisation du réseau ferroviaire. 

Les décisions qui s’annoncent en matière d’investissement ferroviaire ne doivent pas nous faire 
oublier que l’objectif qui nous est commun est que l’Aquitaine bénéficie dans les plus brefs 
délais d’un réseau ferroviaire qui répondra aux besoins présents et futurs de la population et 
aux besoins d’un développement équilibré des territoires.



Partons de ce qui existe et de ce qui est en cours de réalisation. La ligne à très grande vitesse de 
Paris à Bordeaux sera achevée d’ici quatre ans.

Il restera à faire en sorte que le réseau ferré aquitain permette de relier Bordeaux aux autres villes 
d’Aquitaine dans les meilleures conditions. Ce ne sera peut-être pas à 300 km/h mais ce peut 
et doit être au moins entre 200 et 240 km/H.



Cet objectif est tout à fait réaliste et il correspond aux recommandations des deux rapports 
publiés récemment (Auxiette et Bianco). Il semble que ce soit aussi une des 
recommandations de la commission Mobilité 21.



La Région Aquitaine fait de gros efforts en matière d’amélioration du réseau et du matériel. Elle 

répond en cela à la demande grandissante des habitants de notre région.

La mise à la norme « grande vitesse » pour les lignes classiques qui relient Bordeaux à Pau, 
Hendaye et Toulouse est possible techniquement. Pour l’UIC, ( Union Internationale des chemins de fer) l’expression « grande vitesse » appliquée au ferroviaire concerne toutes les installations et matériels permettant de dépasser 220 km/h. La confusion est souvent faite entre la Grande Vitesse et les lignes réservées à des trains roulant à Très Grande Vitesse c’est à dire dépassant les 250 Km/h.

La grande vitesse telle qu’elle est entendue par l’UIC, est une réponse adaptée à la situation 

financière qui nous est imposée par la crise. C’est le choix qui est fait dans bon nombre de 

pays européens.

Ce choix d’améliorer les lignes existantes est compatible avec les problèmes énergétiques et 

environnementaux auxquels nous sommes confrontés, et il est désormais urgent.



Cela nous permettra de réduire considérablement le temps de parcours entre Bordeaux et les 

principales villes d’Aquitaine et de développer en même temps un service de trains du quotidien 

de qualité.



Nous n’oublions pas les lignes dites secondaires qui doivent aussi profiter d’améliorations. 
La ligne Bayonne-Pau-Toulouse fait aussi partie de nos préoccupations, comme la ligne 
internationale Pau-Canfranc pour laquelle la Région Aquitaine a déjà pris toutes ses 
responsabilités afin qu’elle soit réhabilitée. 




Soucieux du développement du rail, nous redisons qu’il est possible d’améliorer le confort des 
trains, de réduire les temps de parcours, de développer l’offre tout en tenant compte des 
contraintes budgétaires et écologiques. » 



 

 

Pour information un extrait du rapport Auxiette sur le ferroviaire

« La dette du gestionnaire d’infrastructures, de 31,5 Mds€ au 31 décembre 2012, pourrait atteindre 60 Mds€ en 2022. Cette dérive financière est le résultat conjugué de la décision de réaliser simultanément 4 nouvelles lignes à grande vitesse, avec un financement impliquant une hausse importante de l’endettement, et du manque de financement dédié à l’effort de renouvellement du réseau amorcé suite à l’audit du Professeur Rivier.

Le projet de SNIT élaboré en 2011, qui fixe les orientations de l’Etat à l’horizon 2030 en matière de développement, de modernisation et d’entretien des réseaux de transport, constitue la meilleure expression d’une certaine culture de l’irresponsabilité : cette liste pléthorique et non hiérarchisée de projets, dont le coût prévisionnel est évalué à 245 Mds€, est infinançable en l’état. Il comprend des investissements ferroviaires pour 174 Mds€, dont 107 Mds€ de développement, illustration de la prépondérance donnée depuis 30 ans aux lignes nouvelles au détriment de la modernisation, voire du simple maintien en l’état des infrastructures existantes.
En effet, l’audit Rivier en 2005 a permis de mettre en exergue l’insuffisance des ressources consacrées à l’entretien et au renouvellement lors des 30 dernières années, menaçant ainsi la pérennité du coeur de réseau. Le dernier audit réalisé en 2012, s’il montre que des progrès significatifs ont été accomplis, pointe encore une insuffisance de renouvellement.
Or, le contexte budgétaire actuel impose de faire des choix clairs : développement tous azimuts du train à grande vitesse, vitrine du ferroviaire français, ou transports du quotidien ? Qualité et pérennité du service pour les 900 000 voyageurs quotidiens de TER et les 3 millions d’usagers de Transilien, ou construction de lignes nouvelles sur l’ensemble du territoire, dont la part d’autofinancement devient de plus en plus faible? Ces choix devront se traduire par des arbitrages courageux en matière de nouveaux projets, mais aussi en matière de fonctionnement de l’existant. Alors que la Deutsche Bahn a décidé de baisser la vitesse de ses ICE à 250 km/h afin d’économiser sur les coûts de maintenance des voies et d’énergie de traction sans que cela semble engendrer de baisse significative du trafic, il est souhaitable que nous sortions de la logique du « toujours plus vite ». Il est indispensable de poser la question des temps de parcours et du niveau de service attendus par les voyageurs et de s’autoriser tant à examiner les investissements indispensables pour rendre les temps de parcours ferroviaires attractifs sur certaines lignes, – en particulier sur le réseau classique -, que les réductions de vitesse qui permettraient de diminuer certains coûts de maintenance ou de renforcer la ponctualité de l’ensemble des circulations sur d’autres lignes »

 

 

Soutenons les écoles qui enseignent dans nos langues

Il faut changer la loi sur l’aide aux écoles associatives

 

Les écoles basques de la fédération Seaska appellent à une manifestation ce samedi 22 juin pour protester contre la décision du sous préfet de Bayonne annoncée à propos de l’ikastola d’Hendaye.

Je ne pourrai malheureusement pas être présent à cette manifestation pour apporter tout mon soutien à Seaska comme je l’avais fait lors d’une première manifestation il y a quelques mois. Mais je m’associe aux demandes de Seaska et de tous ceux qui défendent les écoles associatives qui enseignent dans une des langues dites régionales. Je m’inquiète aussi des conséquences que tout cela pourrait avoir pour les écoles Calandreta.

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La première manifestation à Hendaye en fevrier 2013 (Photos CLB)

 

En effet, le représentant de l’État dans le département des Pyrénées Atlantiques, saisi par deux élus, vient de déclarer que la délibération de la commune d’Hendaye relative à la construction de locaux nouveaux pour l’ikastola (école en langue basque) n’était pas conforme à la loi.

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Les calandretas du Béarn étaient présentes à Hendaye en février

 

C’est la loi Falloux qui est évoquée parce qu’elle interdit d’aider pour des investissements les écoles privées. La loi est archaïque. Il faut la changer. La demande des écoles associatives qui enseignent en basque en occitan ou en breton n’est peut-être pas conforme à une loi archaïque mais elle est légitime.

Les écoles associatives et laïques, qui enseignent en occitan ou dans une autre langue dite régionale, ne sont pas des écoles confessionnelles privées. Elles sont laïques, respectent les programmes et forment des enfants bilingues dans le respect des grands principes de la République.

L’affaire d’Hendaye vient après d’autres qui concernent aussi bien les Calandretas ( écoles en occitan) que les écoles Diwan ( écoles en langue bretonne). D’autres affaires suivront si une solution légale n’est pas trouvée.

Chacun sait que depuis des années ces écoles jouent un rôle de service public. Elles enseignent dans des langues qui sont « un patrimoine de la France » comme le dit la constitution et elles participent à leur transmission. Elles forment des locuteurs de ces langues et sans elles l’Éducation nationale n’aurait jamais mis en place des écoles bilingues. Elles ont innové et pris en charge une responsabilité collective qui est celle de sauver des langues en danger.

Il faut que la loi permette aux collectivités qui le souhaitent de mettre à disposition des locaux pour les écoles, collèges et lycées qui enseignent dans une des langues dites régionales.

Une loi doit autoriser la mise à disposition de locaux pour ces écoles. Rappelons qu’elles ne cherchent pas a être propriétaires des locaux mais simplement à les utiliser en vue de scolariser des enfants.

Il faut réformer la loi car celle-ci nie une réalité et une demande sociale. Des milliers de familles, attachées aux principes de la laïcité scolarisent leurs enfants dans ces établissements scolaires. La loi n’est plus adaptée. Il faut la réformer.

 

Non podem pas contunhar atau de víver dab ua concepcion desaviada de la laïcitat. Ensenhar en occitan, en basco o en breton qu’ei un servici public. E tà un servici public que cau dar los mejans de víver.

Quant de temps e contunharam de jogar a aqueth jòc qui consisteish a arrefusar de véder que las collectivitats ajudan aqueras escòlas a maugrat la lei.

Que i a monde entà voler escanar las escòlas immersivas, qu’ac sabem. Mes que van a contra- istòria. En escríver dens la lei que l’enenhament e podèva estar bilingüe, los senators e los deputats qu’an començat de pausar lo problèma. Adara que cau anar dinc au cap e dar los mejans legaus de víver à las escòlas associativas qui hèn un tribalh que d’autes non vòlen pas tostemps har.

Esssajar d’estofar las iniciativas ciutadanas qu’ei estofar la democracia.

La societat nosta que crèba de la manca d’engatjament e d’inovacion. Que cau deishar de descoratjar los qui son militants de la causa publica. Que’us cau ajudar. Qu’ei lo sens deu men sostien a aqueras escòlas.

David Grosclaude

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Avec Paxkal Indo, le président de Seaska, à Hendaye en février dernier