Loi sur l’école: la bataille parlementaire doit commencer

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Une délégation de l’ARF était reçue au ministère de l’Éducation

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Une délégation de la commission Langues Régionales de l’Association des Régions de France a été reçue au ministère de l’Education mercredi dernier 30 janvier.

Composée de trois élus et d’un technicien (Léna Louarn vice-président de la Région Bretagne, Pascale Schmidiger vice-présidente de la région Alsace et David Grosclaude président de la commission Langues Régionales et délégué aux langues régionales en Aquitaine et  Edmond Kieffer, chargé de mission langue régionale en Alsace ) , la délégation a rencontré J.M Panazol chargé des questions de langues régionales au Cabinet du ministre Vincent Peillon.

Durant les presque deux heures qu’a duré l’entrevue les élus ont pu aborder l’ensemble des questions liées aux langues régionales et à leur enseignement, insistant évidemment sur l’absence tout à fait anormale d’une mention explicite de ces langues dans le projet de loi sur l’école.

La commission de l’ARF avait depuis plusieurs semaines fait des propositions d’amendements de ce texte de loi. Il n’en a pas été tenu compte pas plus que des dizaines d’interventions de parlementaires sur le sujet ou des dizaines de lettres venues du monde associatif.

Le conseiller du ministre a reconnu que le projet de loi n’apportait donc rien en ce domaine mais a expliqué que d’autres sujets importants concernant l’école n’étaient pas mentionnés dans le projet.

Les trois élus ont expliqué que cela ne pouvait justifier l’absence de nos langues.

L’enseignement de nos langues et dans nos langues évolue et se développe. Le législateur se doit de le mentionner et d’en tenir compte.

J.M Panazol a noté que la réponse du ministre au député Molac, quelques heures avant l’entrevue, laissait penser que des amendements pourraient être apportés à la loi. Les élus de la délégation ont donc demandé au ministère de tout faire pour que ces amendements futurs soient accueillis avec bienveillance et que le ministère ne s’y oppose pas.

Il est évident que le débat sera rude et l’entrevue a fait apparaître que le ministère n’a pas souhaité lui-même s’engager sur un sujet qu’il sait polémique à droite comme à gauche.

La délégation estime que cette crainte ne peut en aucun cas servir de prétexte à ignorer le travail qui est fait entre les Régions et l’État au travers des conventions qui sont passées depuis plusieurs années et qui permettent de progresser.

Le Cabinet du ministre reconnaît que l’enseignement de nos langues et dans nos langues se développe et qu’il correspond à une demande qui se renforce.

Il annonce que le ministère envisage de systématiser les conventions entre les régions et les rectorats. C’est une bonne nouvelle pour les régions où il n’en existe pas ( Limousin, Auvergne…).

La formation pour les enseignants de langue et en langue sera intégrée dans le programme des futurs ESPE les établissements qui forment les professeurs des écoles. C’est une bonne nouvelle.

La délégation a noté cela tout en expliquant qu’il faudrait s’assurer que les moyens seront mis à disposition.

Les élus de l’ARF ont évoqué plusieurs questions autres :

— La question de l’enseignement immersif et des difficultés qu’il connaît aujourd’hui (remise en cause des  aides apportées par les collectivités, 5 années de fonctionnement pour être contractualisées). La question semble embarrasser ce ministre comme les autres avant lui car il faut trouver une solution pour que la loi soit à la hauteur de la réalité vécue. On se heurte là aux pressions de ceux qui mettent dans le même sac les écoles confessionnelles et les écoles associatives laïques et gratuites. Une bataille législative est indispensable. Dans la loi sur l’école ? Dans la loi sur la réforme des collectivités ? Dans la modification constitutionnelle ?

— La question de la formation de professeurs des écoles qui possèdent la langue mais ont besoin d’une formation spécifique pour enseigner en langue. Ils ont fait leur carrière en français et seraient prêts à enseigner dans une des langues régionales à la condition de bénéficier d’une formation longue, et pas quelques heures seulement pour être habilités.

—   La reconnaissance du Franco-Provençal comme langue régionale par l’Éducation Nationale.

—   La question de l’ambiguïté quant à la reconnaissance de l’allemand comme  langue régionale. En Alsace comme ailleurs c’est une langue reconnue comme étrangère et cela rend les choses plus difficiles. L’allemand est la langue régionale d’Alsace.

La ratification éventuelle de la Charte européenne des langues régionales aura des conséquences sur l’école. Le ministère étudie ces conséquences. La commission de l’ARF a demandé à être associée à la réflexion que mène le gouvernement  sur ce sujet.

Les trois élus ont aussi demandé à ce que le ministère de l’Éducation soit attentif au texte sur la réforme des collectivités qui, dans son projet, comporte des dispositions totalement inadaptées à la réalité de l’enseignement de nos langues.

Bien entendu la commission langues Régionales de l’ARF demande à être associée à la réflexion sur la ratification de la Charte.

La bataille maintenant consiste à écrire aux députés et sénateurs afin qu’ils soient mobilisés lorsque le texte sur l’école leur sera présenté et qu’ils en débattront.

Les enseignants, les associations, les militants et les élus doivent d’ores et déjà commencer ce travail de sensibilisation.

Il faut écrire à son sénateur et à son député pour lui dire que la loi ne peut ignorer une réalité et une demande sociale évidente et croissante.

Rencontre avec des députés

En marge de cette rencontre il faut noter que quelques heures avant David Grosclaude a rencontré la députée de Gironde Martine Faure (chargée de l’Éducation au groupe PS) et Paul Molac (député RPS  membre du groupe EELV).

Paul Molac avait interrogé la veille à l’Assemblée le ministre de l’Éducation à propos de la future loi. Le ministre a répondu qu’il était ouvert à des amendements sur le texte. Cela signifie que les députés vont devoir être les porteurs de ces amendements avec les sénateurs.

Martine Faure, qui porte aussi de façon régulière ces questions parmi ses collègues, nous a assuré de son soutien.

Les propositions d’amendement de la commission de l’ARF ont été remises aux deus députés comme à l’ensemble de leurs collègues de nos régions.

Il y aura aussi des contacts avec les députés et sénateurs des autres groupes sachant que la question n’est pas une question partisane. Il  y des parlementaires à gauche et à droite qui soutiendront les amendements et d’autres qui les combattront.

Charte européenne et constitution

Le premier ministre  a annoncé que les consultations sur la réforme de la constitution commençaient. Parmi les sujets abordés il y aura les langues et la Charte européenne.

La commission langues régionales de  l’ARF a demandé et redemandera à être associée à ces réflexions.

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L’occitanisme qu’ei un movement sociau / L’occitanisme est un mouvement social (article bilingue )

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L’occitanisme qu’ei un movement sociau

La societat que deu préner en carga lo noste projècte e las nostas proposicions

 

Aquò ne’s pòt pas har shens la nosta participacion. Qu’ei lo camin qui prepausa lo Manifèste Occitanista. Qu’èm un movement sociau portaire d’un projècte. Qu’avem a préner part a las decisions.

 

Lo movement qui ei de cap a espelir dab lo Manifèste Occitanista que s’amplifica. las amassadas qui son organizadas un pauc pertot en país occitan qu’ac pròvan. De mei anar mei, militants occitanistas que comprenen qu’an ua plaça legitima a préner en la societat e dens las decisions pertocant la vita publica.

Lo caminament dessenhat peu Manifèste Occitanista e l’implicacion prepausada dens las eleccions municipaus de 2014 que deven estar vists com ua seguida naturau e logica de la mobilizacion viscuda desempuish quauques annadas. Qu’ei lo camin naturau e indispensable entà poder securizar çò de ganhat e anar cap a d’autas conquistas.

Non deu pas estar vist com qui seré un passatge traumatizant de l’accion culturau, qui seré neutra e natra, cap a l’accion politica qui seré comprometenta ; qu’ei meilèu ua implicacion mei hòrta en la vita sociau. Préner armas diferentas entà estar entenuts.

De segur que demanda ua cèrta determinacion, ua volontat d’anar au cap los projèctes qui portam. Qu’ètz nombrós a sentir en la vòsta accion associativa los limits impausats per aquera posicion qui plaça çò d’associatiu darrèr ua paret de veire qui la dessepara de la decision finau.

L’occitanisme que deu préner la plaça legitima qui ei soa ; senon que pren lo risc d’estar marginalizat e de non pas poder profieitar deus fiançaments publics entà la soa acccion qui a permetut de méter en plaça estructuras au servici de la societat sancèra. Los exemples son nombrós qui illustran aqueth risc. l’actualitat que’n horneish. Per exemple la redaccion de la lei navèra sus l’educacion, qui ignòra la nosta lenga e las autas lengas regionaus. E vam deishar l’escòla ignorar çò d’existent e denegar lo dret au desvolopament d’aqueth existent ?

E vam deishar la lei sus las collectivitats territoriaus ignorar l’identitat deus nostes territòris ? E vam deishar doman las comunas o comunitats de comunas organizar activitats periescolaras shens préner en compte las nostas reivindicacions ? Que seré suicidari. E que son quauques exemples au demiei de hòrt d’autes.

Qu’ei ua necessitat vitau tà l’occitanisme d’estar present dens las decisions de las assembladas comunaus, intercomunaus e autas. Qu’ei indispensable de poder dispausar doman d’un grop d’elegits capables d’interviéner sus aqueras questions qui son vitaus tau projècte qui portam.

De mei la societat qu’ei en atenta de proposicions e d’idèas qui vienen deu terrenh. Que cau arribar a installar a pòstes claus personas qui mestrejan las questions qui’ns preocupan. E que dispausam de las ressorças umanas e de las competéncias.

Que devem deishar de’ns har desvalorizar e desqualificar. las questions qui portam que son autant importantas com d’autas — e mei còps que i a — e que s’ameritan que la ciutat las prenga en carga clarament, shens las marginalizar.

Qu’ei la basa deu jòc democratic. E serem ua fòrça sociau qui ignoraré aquerò ? E serem pro nècis entà créder que la qualitat deu noste tribalh e seré pro entà convéncer d’autas personas de defénder en plaça nosta lo projècte occitanista ?

Ont que siam en país occitan, qu’avem la possibilitat de préner ua plaça, quitament petita, en la cadena de decision, en la gestion deus ahars publics e de la moneda publica. Nombrós, que seram mei hòrts e mei en capacitat de parlar publicament au nom d’un movement qui creish en la societat.

Alavetz anatz signar lo Manifèste Occitanista e entratz dens la dinamica qui hè que doman l’occitanisme e’s poderà har enténer.

Non s’ageish pas d’un partit de mei mes d’ua mobilizacion de ciutadans pragmatics e qui n provat la lor capacitat a montar projèctes d’interès collectiu.

 

David Grosclaude

 

Informacions sus los lòcs, las datas de las amassadas a viéner e tà la signatura sus : http://www.manifeste-occitaniste.com

 

 

 

L’occitanisme est un mouvement social

Il faut que la société porte notre projet et nos propositions

 

Cela ne peut se faire sans notre participation. C’est le chemin que propose le Manifeste Occitaniste. Nous sommes un mouvement social porteur d’un projet. Nous devons prendre part aux décisions.

 

Le mouvement qui est en train de naitre autour du Manifeste Occitaniste prend de l’ampleur ; les réunions qui se déroulent un peu partout en pays occitan le prouvent. De plus en plus de militants occitanistes comprennent qu’il y a une place légitime à prendre dans la société et dans les décisions qui concernent la vie publique

La voie que propose le Manifeste Occitaniste, et l’implication qu’il propose dans les élections municipales de 2014 doivent être vus comme une suite logique et naturelle à la mobilisation vécue depuis quelques années. C’est la voie indispensable afin de pouvoir sécuriser ce qui a été gagné et aller vers d’autres conquêtes.

Cela ne doit pas être vu comme un passage traumatisant d’une action culturelle qui serait neutre vers une action politique qui serait une compromission. Prendre des armes différentes pour être entendus c’est une implication plus forte dans la vie sociale.

Bien sûr, cela demande de la détermination, une volonté d’aller au bout des projets que nous portons. Vous êtes nombreux à ressentir dans votre action associative les limites imposées par cette position qui place ce qui est associatif derrière une paroi de verre qui le sépare de la décision finale.

L’occitanisme doit prendre la place légitime qui est la sienne ; sinon il prend le risque d’être marginalisé et de ne pas pouvoir profiter des financements publics pour son action, qui a pourtant permis de mettre en place des structures au service de la société toute entière.

Les exemples qui illustrent ce risque sont nombreux, l’actualité récente nous en fournit de nouveaux. La rédaction de la loi nouvelle sur l’école qui ignore notre langue et les autres langues dites régionales ; allons nous laisser l’école ignorer ce qui existe et nier le droit au développement de ce que nous avons réussi à mettre en place ?

Allons nous laisser les collectivités territoriales ignorer l’identité de nos territoires ? Allons nous laisser demain les communes et communautés de communes organiser des activités périscolaires sans prendre en compte nos revendications ? Ce serait suicidaire. Et ce ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres.

 

C’est une nécessité vitale pour l’occitanisme que d’être présent dans les décisions des assemblées communales, intercommunales et autres. Il est indispensable de pouvoir disposer d’un groupe important d’élus capables d’intervenir sur ces questions, qui sont vitales pour le projet que nous portons.

En plus la société est en attente de propositions e d’idées, venant du terrain. Il faut arriver à installer à des postes clés des personnes qui maitrisent les questions qui nous préoccupent. Nous disposons des ressources humaines et des compétences pour cela.

Nous devons refuser de nous laisser dévaloriser et déqualifier parce que les questions que nous portons sont aussi importantes que d’autres — et parfois plus — et elles méritent que la Cité les prenne en charge, clairement, sans les marginaliser.

C’est la base du jeu démocratique. Serions nous une force qui ignore cela ? Serions nous assez naïfs pour croire que la qualité de notre travail serait un élément suffisant pour que d’autres soient convaincus qu’ils doivent défendre notre projet à notre place ?

Où que nous soyons en pays occitan, nous avons la possibilité de prendre une place, même petite et modeste, dans la chaine de décision, dans la gestion des affaires et de l’argent public.

Nombreux nous serons plus forts et plus en capacité de parler publiquement au nom d’un mouvement qui monte dans la société.

Alors allez lire et signer le Manifeste Occitaniste et entrez dans la dynamique qui fait que demain

l’occitanisme pourra se faire entendre.

Il ne s’agit pas d’un parti de plus mais de la mobilisation de citoyens pragmatiques qui ont prouvé leur capacité à monter des projets d’intérêt collectif.

 

David Grosclaude

 

Informations sur les lieux, les dates des prochaines réunions et pour signer sur : http://www.manifeste-occitaniste.com

 

Cumul des mandats : une oeuvre d’insertion sociale !

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Le plus pathétique des arguments en faveur du cumul des mandats consiste à dire que celui qui  ne serait que député (entendons qui ne serait pas  député-maire, député président de conseil général ou régional), serait coupé des réalités concrètes. La même chose se dit pour les sénateurs.  Voilà qui serait dommageable ! Il est donc sous entendu que le cumul rapproche des réalités.

Pour certains c’est un postulat. Admettons que ce soit… une hypothèse. Vérifiée elle nous amènerait à conclure que les élus qui n’ont qu’un mandat, les citoyens qui n’en ont aucun ou n’ont aucune  responsabilité politique sont coupés de la réalité. Travailler tous les jours, être au chômage, chercher du travail, élever ses enfants, militer dans des associations… ne serait pas une façon d’être en contact avec la réalité globale mais seulement avec une partie de cette réalité. Tout cela est un vilain prétexte à ne rien lâcher.

Un élu en contact avec la réalité pourrait être avant tout un élu inséré dans la société à certains moments de sa vie personnelle. Et les choix sont nombreux pour ne pas perdre le contact avec  la réalité. Amenez vos enfants à l’école, allez au marché, militez dans une association…que sais-je encore !

En revanche, quelle vision de la réalité a celui qui cumule, au travers des notes faites par ses divers cabinets ou des visites plus ou moins encadrées  « sur le terrain » ?

Je ne suis qu’un modeste élu régional qui se demande  parfois ce qu’il pourrait comprendre par exemple à la question des trains régionaux s’il ne devait les prendre plusieurs fois par mois ? Je ne suis qu’un modeste élu qui, pour comprendre, s’appuie  souvent pour sur l’expérience acquise durant une vie professionnelle qui n’est pas encore terminée.

Je ne cumule pas et il me semble que ma connaissance du terrain s’enrichit chaque jour  par la pratique…du terrain. Chaque jour lorsque je rentre à la maison, chaque jour lorsque je dois me consacrer à des tâches très  matérielles qui ont trait à ma vie privée…j’apprends. Pas très original, mais efficace ; ça ne fait pas rêver, c’est un peu terre à terre, mais c’est rassurant.

 

Toujours plus technique

 

Certes je suis loin de savoir nager comme certains (ou comme ils le prétendent) au milieu des dossiers « toujours plus techniques », pour reprendre une phrase toute faite. Ce serait cela la politique moderne. La politique serait de la technique et rien d’autre. Donc laissons faire les spécialistes…ceux qui n’ont fait que ça de toute leur vie et qui, pauvres d’eux, ont besoin de deux ou trois mandats afin de garder le contact avec la réalité.

Le cumul des mandats serait une oeuvre d’insertion sociale pour des gens qui seraient marginalisés s’ils ne restaient en contact avec la réalité grâce au mandat multiple. Alors, ne créons pas de nouveaux exclus de la réalité !!!

S’en étant éloignés depuis longtemps ( c’est un sacrifice qu’ils font de leur vie, bien entendu) ils prétendent ne garder le  contact avec elle que par la rencontre au quotidien de citoyens qui viennent leur faire entendre leurs doléances. Mais pour que la dose soit suffisante il est nécessaire qu’ils entendent ces doléances à plusieurs titres.

Si des élus cumulent et veulent cumuler ce serait donc parce que la réalité politique est de plus en plus complexe. On vous le répète ! C’est de la technique la politique, et donc ça nécessite des techniciens. Et des techniciens ce sont des gens de plus en plus pointus, qui ont leur langage, leurs codes, leur culture…et leurs choix implicites.

Comment voulez-vous que des profanes, issus de la société civile, n’exerçant qu’un seul mandat puissent s’y faire une place ? Comment voulez-vous que ces gens qui viennent faire de la politique  après quelques années de vie professionnelle soient compétents ?

Voilà ! La boucle est bouclée. La politique c’est un métier et c’est technique. Les choix autres, c’est de l’utopie, de l’idéologie pure. Place à la technique !

 

La politique c’est pour les pros !

 

Les mauvaises langues diront que c’est aussi pour cela peut-être que l’administration, faite de techniciens, a tendance à déborder les politiques et à prendre les décisions à leur place ? Un argument de plus pour les tenants du cumul : eux,  ils savent tenir les techniciens donc maîtriser leur  administration !

Vous n’êtes pas convaincus ? La réalité du terrain ( encore elle !) vous prouve le contraire ? Vous devez être de mauvaise foi ou alors vous ne maitrisez pas assez la technique pour comprendre les choix qui sont faits. Vous voyez que la politique c’est pour les pros !

Vous remarquerez enfin, que les tenants du cumul comme moyen de rester en contact avec la réalité, ne contestent pas la présence à leurs côtés d’assemblées consultatives composées de professionnels. Ces socioprofessionnels doivent permettre de mieux cerner la réalité. Mais si l’on ouvrait les assemblées d’élus en réduisant le cumul on pourrait peut-être y retrouver la diversité de la société ? Et c’est là le débat sur le statut de l’élu qu’il faudra bien ouvrir.

 

Il y a trop d’élus !

  

Le débat sur le cumul des mandats est aussi l’occasion d’entendre les arguments de ceux qui considèrent qu’il y a trop d’élus. Logique, puisque certains prouvent qu’un seul peut faire le travail de deux ou de trois ! Le font-ils vraiment ? J’en doute ou alors au prix d’une délégation à des techniciens de l’administration d ‘une part des décisions. On en a déjà parlé.

Mais l’idée qu’il y aurait trop d’élus peut s’entendre dans la mesure où l’on se montre incapable de simplifier le système politico-administratif français. Faisant partie de ceux qui considèrent qu’il faut le simplifier je dois m’expliquer. Je ne  considère pas qu’il y a trop d’élus mais je pense que les niveaux de décision doivent être plus pertinents qu’ils ne le sont aujourd’hui et que les doublons sont paralysant.

Si vous ajoutez en plus un État qui ne veut rien lâcher et une Europe en déficit démocratique, le tableau n’est pas satisfaisant.

Pourtant, à ceux qui disent que nous avons trop de députés et en proportion de la population plus que les État-Unis, l’Allemagne (la Russie disent même certains qui n’ont pas peur d’aller chercher là où la démocratie n’est pas exemplaire) il faut rappeler que ces États sont fédéraux et que les parlements régionaux doivent être comptabilisés. Et surtout dans un État fédéral les parlements des États ou des régions ont de vrais pouvoirs. Donnons donc  des pouvoirs aux régions !

Trop d’élus ! En France cet argument revient à dire que finalement un Parlement, un gouvernement, une bonne administration et des préfets, ce serait largement suffisant ! Un peu court pour faire de la démocratie moderne ; mais ça aide à comprendre pourquoi la décentralisation dans son acte III risque  de nous décevoir beaucoup.

 

David Grosclaude

M.Mélenchon, la République c’est la diversité !

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 Jean-Luc Mélenchon a parlé sur la décentralisation et la réforme territoriale lors de ses vœux à la presse.

Jean Luc Mélenchon dénonce le projet actuel de réforme territoriale comme étant une machine à « déchiqueter la République ».
Le leader du Parti de Gauche se fait une fois de plus le chantre d’un système qui uniformise, qui nivelle. Tout cela n’a rien à voir avec la solidarité et le respect de la diversité qui sont pour nous des fondements de l’idée républicaine
 
Nous sommes pour la République de la diversité et de la solidarité. C’est pour cette raison que nous appelons de tous nos voeux une nouvelle étape de la décentralisation. Les régions doivent avoir de vraies compétences et de vrais moyens pour les exercer.
 
Si Jean-Luc Mélenchon cherche des ennemis de la République qu’il aille voir ailleurs du côté des centralisateurs. C’est le centralisme qui crée les inégalités les plus criantes. C’est bien un État centralisé qui depuis des lustres s’est montré incapable de réduire les inégalités criantes qui existent entre les régions concernant le travail, le logement, l’accès aux transports, la formation, la culture…
 
Jean-Luc Mélenchon  évoque  « une régression de la France vers le système féodal ». Nous répondons que l’archaïsme c’est l’uniformité. Nous disons que la démocratie c’est le respect de la diversité et que c’est le seul moyen pour qu’il y ait une vraie solidarité entre les hommes et les territoires.
La liberté, l’égalité et la fraternité se défendent non pas en demandant aux citoyens de renier la diversité mais en faisant en sorte que chacun apprenne à respecter l’autre.
 
Jean-Luc Mélenchon fait dans l’outrance. L’avant-projet de loi qui nous est présenté concernant les collectivités territoriales est très loin de nos espérances et de nos souhaits. Il faut aller plus loin.
La France est le pays le plus centralise en Europe. Il est également celui avec l’Angleterre ou l’écart de richesse entre les régions est le plus fort (la Region Capitale y est aussi la region la plus riche tant en Angleterre qu’en France).
 
Nous sommes pour une Europe qui respectera ses régions et leur donnera du pouvoir. Nous sommes pour une République qui reconnaisse sa diversité linguistique et culturelle avec des régions qui auront de larges compétences. Cela s’appelle du fédéralisme ; et c’est ce que pratiquent de nombreux États démocratiques dans le monde.
 
Le système que nous propose Jean-Luc Mélenchon, celui où tout se décide au centre, a fait la preuve de son incapacité à résoudre les problèmes sociaux, économiques et écologiques. Ce système n’a rien à voir avec la liberté, il est nocif pour l’égalité ; il n’est pas un facteur de solidarité donc n’a rien à voir avec la fraternité.
 
David Grosclaude

 

Le Manifeste Occitaniste se met en place.

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Des réunions on déjà eu lieu à Auch, Pau et ce mercredi 9 janvier à Marseille.

D’autres sont en préparation en Gascogne, Languedoc, Provence…

Le texte du Manifeste est signé chaque jour par des gens nouveaux.

Il devient clair que la présence de candidats occitanistes aux municipales de 2014 est une initiative qu’il faut mettre en place à condition qu’elle soit coordonnée, identifiée, structurée et pragmatique.

Il s’agit d’une volonté d’ouverture, au delà des appartenances des uns et des autres à telle ou telle structure occitaniste (politique ou culturelle).

L’occitanisme est un mouvement social qui a à son actif des réalisations concrètes et des mobilisations fortes.

Il doit se faire entendre et participer à la gestion des affaires publiques. Il a des idées à apporter dans de nombreux domaines de la vie de la cité. 

Des élus qui se revendiquent occitanistes rejoignent l’initiative parce qu’ils considèrent qu’il faut sortir de l’isolement. Ils savent qu’ils ne sont pas seuls mais souffrent de l’absence d’une structure capable de coordoner les actions et d’organiser les échanges.

D’autres se disent prêts à être candidats.

 

Rejoignez le Manifeste Occitaniste

Organisez une coordination locale dans votre région.

Renseignez vous si vous voulez en savoir plus. 

http://www.manifeste-occitaniste.co

Amassada deu Manifèst Occitanista

de AUSH lo 5 de genèr

 Un quarantenat de personas qu’èran presentas a Aush aqueste 5 de genèr entà l’amassada deu Manifèste Occitanista.

Georges Nosella, militant occitanista qu’avèva organizat la vrespada e que comencè en explicar que la volontat èra clara d’ahortir la preséncia de l’occitanisme en lo Gèrs per las eleccions municipaus qui arriban. J.P Hilaire viengut d’Agen qu’ahortí los prepaus de G.Nosella.

Guilhèm Latrubesse e David Grosclaude en tant qu’iniciators deu Manifèste que presentèn l’istòria d’aquera iniciativa en tornar préner los argument desvolopats dens lo Manifèste e dens los tèxtes qui l’acompanhan.

L’objectiu qu’ei de poder har entrar las ideas occitanistas dens la gestion de las comunas e de poder plaçar occitanistas en situacion de decision dens los ahars municipaus. Que cau completar l’accion de l’occitanisme aviada desempuish quauques annadas.

Que volem que lo Manifèste posca har vàder ua coordinacion panoccitana d’elegits locaus capables de’s har enténer e de har enténer la paraula deus occitanistas.

L’accion qu’anarà au delà de las questions linguisticas e culturaus com ei dit dens lo Manifèste mes que son questions qui seràn plan presentas.

Que cau, per los mes qui vienen, recensar los qui serén candidats devath ua etiqueta comuna, qui ne serà pas la d’un partit mes d’un movement coordonat, bastit sus ua autonomia grana deus grops locaus. Totun las reivindicacions e lo programa d’accion que seràn comuns e lo malhum de candidats que’s poderà exprimir de faiçon collectiva. Qu’ei un punt important. 

Quauques elegits locaus èran presents e que’s reivindican occitanistas. Qu’an signat lo Manifèste en esperar que poiràn après 2014 aver relacions estructuradas dab los autes elegits qui’s reivindican de l’occitanisme, mes qui son isolats.

Un ancian elegit qu’a saludat l’iniciativa en disent que quan èra conselhèr municipau de la soa comuna qu’avèva arregretat que non i avosse pas  aquera estructura entà poder coordonar las accions. L’isolament que pesa.

Questions que son estadas pausadas sus la question de las alianças. Dab qui ? Sus qué ?

La responsa que varia segon la situacion locau mes los candidats que deveràn negociar la lor preséncia sus ua lista en escambi de l’engatjament de responsabilitats entà  poder méter en plaça un programa d’accion clar ( qui serà redigit) e d’aver los mejans de’u méter en plaça ( ensenhament, preséncia publica de la lenga, politica culturau, petita enfància, urbanisme, adobament deu territòri, proteccion e preservacion de l’environament, etc…).

Quan i a problèmas locaus especifics l’autonomia deu grop locau que permet de tractar las questions mei clarament e mei precisament. 

 

De las discussions qui’s debanèn pendent quasi tres òras que son sortits quauques elements.

—Que i a un potenciau dejà existent d’elegits occitanistas e que’u cau sostiéner. Dab elegits navèths que podem crear un vertadèr movement d’elegits capables de portar las idèas occitanistas dens la gestion de las collectivitats.

—Aqueths elegits locaus que pòden estar portaires d’ideas dens lo domeni de la lenga e de la cultura occitanas mes tanben dens domenis que pertòcan a çò de sociau, çò d’economic. Tot çò qui tòca l’adobament deu territòri que ns’interèssa.

—Las situacions que seràn diferentas segon la talha de las comunas. Dens las petitas las candidaturas que seràn mei aisidas e non necessitaràn pas negociacions d’ordi politic.

Dens las granas lo hèit de’s presentar com un movement coherent que permeterà de har véder que non s’ageish pas de candidaturas isoladas mes plan d’un movement ciutadan pregond.

— Los grops locaus qu’auràn ua autonomia grana entà negociar las candidaturas mes que i aurà un tèxte d’engatjament deus candidats, ua etiqueta ( un labèl ?) comun e un programa d’accions concretas a negociar abans de s’engatjar dab l’un o l’aute.

—Lo movement que poderà interviéner a la demanda d’un grop locau entà negociar se besonh dens ua situacion politica especifica.

—La creacion d’un grops d’elegits occitanistas qui’s pòden emparar sus un movement globau qu’ei la capacitat d’anar discutir e interviéner auprès d’autas instàncias ( Conselhs generaus e regionaus per exemple e parlar d’ua sola votz cap a l’Estat).

 

La basa de l’iniciativa qu’ei d’estar pragmatics e d’arribar a har entrar dens la gestion deus ahars publics ua vision occitanista.

 

Elegits presents, signataris deu Manifèste qu’an hèit saber la lor intencion de’s presentar e d’aficar la lor apartenéncia. D’autas personas an dit qu’estudiavan la possibilitat de’s presentar.

 

Que cau trobar un nom entà aqueth movement. Un nom simple, en oc, capable d’estar comprés pertot en país occitan e legit quitament per monde qui n’an pas ua bona coneishença de la lenga.

Enviatz ideas !

 

Un comitat de pilotatge locau qu’ei estat compausat. Qu’ei encargat de recensar los candidats potenciaus e d’estudiar la situacion locau.

Les élus en charge des langues écrivent aux députés et sénateurs à propos du projet de loi sur l’école

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Les élus régionaux qui participent aux travaux de la commission « Langues Régionales » de l’Association des Régions de France envoient aux parlementaires de leurs régions une lettre et des propositions afin de modifier le projet de loi sur l’école.

Ce projet de loi « oublie » les langues régionales ce qui a provoqué de nombreuses réactions de la part du monde associatif  et des enseignants de nos langues.

Les élus régionaux en charge des langues ont demandé à être reçus au ministère de l’Education pour y porter des propositions de modification du texte. Ils attendent une réponse.

Madame la députée, monsieur le député 

Madame la sénatrice, monsieur le sénateur 

Nous avons pris connaissance du projet de loi sur la refondation de l’école qui sera présenté au Gouvernement et au Parlement dans les semaines qui viennent. Nous sommes très inquiets car les langues régionales sont absentes de ce texte.

En effet, nos Régions mènent une politique en faveur des langues régionales et la plupart d’entre elles ont signé des conventions cadres pluriannuelles de partenariat pour le développement de l’offre d’enseignement des langues régionales et en langues régionales avec les Rectorats. L’absence de mention explicite des langues régionales dans le projet de loi sur l’école risque de fragiliser de fait l’application de ces conventions et de compromettre les progrès réalisés depuis plusieurs années quant à l’enseignement de nos langues

Par ailleurs, cet oubli intervient alors que le Président de la République s’est engagé, par une lettre en date du 23 août 2012 adressée au Président de l’Association des Régions de France, à ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires et « à définir un cadre légal clair et stable pour toutes les langues régionales ».

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication a confirmé cet engagement (JO du Sénat du 15 novembre 2012) en réponse à une question écrite du Sénateur Roland Courteau.

De plus, le Ministre de l’Education Nationale, par lettre du 25 septembre 2012 au président de l’ARF, a également indiqué vouloir associer les Régions à la réflexion engagée sur les modalités et les conséquences de la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, dans le cadre de la concertation sur la refondation de l’école.

Enfin, l’avant-projet de loi de décentralisation, dans sa version du 27 novembre 2012 diffusée par le Gouvernement, propose, dans le cadre de l’article L4211-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, que la Région ait « pour mission, dans le respect des attributions des départements et des communes et, le cas échéant, en collaboration avec ces collectivités et avec l’Etat (…) de promouvoir le développement des langues régionales ».

Aussi, nous vous demandons d’intervenir auprès du Ministre de l’Education Nationale, afin que la question de l’enseignement des langues régionales et en langues régionales soit intégrée de façon explicite dans le projet de loi sur la refondation de l’école. Nous joignons à ce courrier des propositions de modifications de certains articles, qui tout en respectant l’objectif de la loi, viennent l’enrichir en intégrant la question des langues régionales qui sont désormais reconnues comme « patrimoine de la France » par l’article 75-1 de la Constitution.

Cette lettre est accompagnée de plusieurs propositions de rédaction nouvelle des différents articles qui composent le projet de loi.

Ces propositions visent à faire en sorte que la loi évoque clairement l’enseignement de nos langues et dans nos langues. Nous proposons aussi que l’on parle de « langues vivantes»  et pas seulement de « langues vivantes étrangères »  les opposant ainsi aux « langues régionales ». Il ne faut pas que l’on risque de mettre en concurrence les unes et les autres  et il convient de faire en sorte que l’enseignement bilingue (associatif ou à parité horaire) soit reconnue clairement dans le texte. Enfin des  propositions concernent la formation des maitres.

 

Perqué e cau signar lo Manifèste Occitanista ?Pourquoi il faut signer le Manifeste Occitaniste ?

Publié le

 

(texte bilingue, version française et version occitane)

 

Lo Manifèste Occitanista que circula desempuish quauques dias. Qu’ètz dejà numerós a l’aver signat. (http://www.manifeste-occitaniste.com)

Que vòli encoratjar los qui n’ac an pas enqüèra hèit a anar léger aqueth tèxte e a signar çò qui serà lo començar d’ua refondacion de l’occitanisme.

Perqué parlar de refondacion ? Pas pr’amor que caleré har tèrra nava de tot çò de hèit abans ; qu’ei lo contrari ; mes pr’amor qu’èm arribats a ua etapa e que devem passar a un aute nivèu de reivindicacion e d’engatjament.

 Çò que l’occitanisme a bastit desempuish quauques annadas qu’ei exemplar. Au nivèu culturau, politic e còps que i a economic, qu’ac avem bastit dens ua situacion complicada au nivèu sociau e ostila au nivèu legau. Mes qu’ac avem hèit.

 Adara que cau parlar a ua generacion navèra d’occitanistas e que cau remembrar los fondamentaus. Qu’ei çò qui ei contiengut dens aqueth manifèste.

L’occitanisme n’ei pas monolitic mes que i a causas qui hèn la soa unitat. Qu’ei çò qui a permetut las granas manifestacions de 2005, 2007, 2009 e 2012 enfin a Tolosa.

Qu’èran manifestacions en favor de la lenga e deus sons drets ; qu’èra l’expression de l’occitanisme,d’un movement sociau. Donc non podem pas qualificar aqueras manifestacions de « culturaus » au sens estret deu mot. Per delà la demanda en favor de la lenga que i avèva tanben ua reivindicacion qui podem qualificar de ciutadana, pertocant l’organizacion de la societat, de la ciutat.

 Uei, que’ns trobam a un moment quan las promessas hèitas peu poder en plaça que semblan de mau aplicà’s. Que i a dificultats dens la concretizacion d’aqueras promessas, que sia au nivèu de la descentralizacion o au nivèu de las lengas ditas regionaus.

Los partits politics que son empatalicats hens las pelejas de personas e lo sistèma presidenciau marca la cadéncia, torneja los discors, los projèctes, limitant lo debat a la recèrca d’un òmi providenciau ; e a aquò que’s vien ajustar la crisi. Mes la crisi que va plan au delà de la crisi economica. L’aviéner que’s bastirà sus de basas navèras. Que cau monde entà l’imaginar, tà’u pensar. Se n’èm pas dens la reflexion e dens l’accion en medish temps non seram pas pres en compte dens lo monde futur. D’autes grops de pression qu’ac an plan comprés e que son còps que i a mensh representatius que l’occitanisme.

La societat que’s menshida deus partits tradicionaus e lo risc qu’ei gran, se deisham la plaça vueita, de véder los portaires de solucions simplistas préner de mei en mei de plaça e d’influéncia.

Que podem portar quauquarren dens lo debat qui espèra la societat. Solide qu’ac cau har d’un biais diferent. Qu’ei per aquesta rason que lo Manifèste Occitanista n’ei pas un programa de partit mes ua presa de posicion dens ua societat en cèrcas de vias de reflexion e en cèrcas de solucions navèras.

 

Lo Manifèste Occitanista e la dinamica qui’n pòt sortir que permeterà a l’occitanisme de’s har enténer e de participar a las decisions suu noste territòri.

Non vòu pas díser que seram tots d’acòrd sus tot e que bastiram un programa qui tocarà tots los sectors de la vita sociau. Que devem bastir quauquarren en partir deu terrenh on tribalham tots cada dia.

E pas besonh d’estar sòci d’un partit ! Cadun que pòt au son nivèu estar representant de l’occitanisme e de las soas ideas dens un conselh municipau, que la comuna sia grana o petita.

Que s’ageish de partir de proposicions concretas qui establiram tots amassas entà anar a las eleccions municipaus de 2014 dab un labèl (lo Manifèste) e un programa concret qui bastiram entà que sia aplicat pertot on seram presents.

 

Que siatz militants dits « culturaus » o dits « politics » de l’occitanisme ( e on ei lo limit enter los dus ?) que podetz participar a aquera renovacion de l’occitanisme. L’accion dita culturau que deu aver perlongaments dens las decisions politicas deu quotidian.

 

Qui averé credut l’occitanisme capable d’amassar milierats de personas en favor de la lenga quauques annadas a ? Pauc de monde. E totun qu’ac avem hèit. Donc passar a la fasa seguenta qu’ei question de volontat e d’enveja de dar la man a la navèra generacion d’occitanistas qui a espelit.

Alavetz anatz signar lo Manifèste Occitanista !

 David Grosclaude

http://www.manifeste-occitaniste.com

 

 

 Pourquoi il faut signer le Manifeste Occitaniste ?

 Le Manifeste Occitaniste circule depuis quelques jours. Vous êtes déjà nombreux à l’avoir signé. Je veux encourager ceux qui ne l’ont pas encore fait à aller lire le texte et à signer ce qui sera le commencement de la refondation de l’occitanisme.

Pourquoi parler de refondation ? Ce n’est pas parce que ce qu’il faudrait faire table rase de ce qui a été fait avant, au contraire, mais parce que nous sommes arrivés à une étape et que nous devons passer à un autre niveau de revendication et d’engagement.

 Ce que l’occitanisme a bâti depuis quelques années est exemplaire. Au niveau culturel, politique et parfois même économique nous l’avons bâti dans une situation compliquée socialement et hostile du point de vue de la législation. Mais nous l’avons fait.

 

Maintenant il faut parler à une génération nouvelle d’occitanistes et il faut rappeler les fondamentaux. C’est ce qui est contenu dans le Manifeste Occitaniste.

L’occitanisme n’est pas monolithique mais il y a des choses qui font son unité. C’est ce qui a permis les grandes manifestations de 2005, 2007, 2009 et enfin 2012 à Toulouse.

C’était des manifestations en faveur de la langue et de ses droits ; c’était l’expression de l’occitanisme, d’un mouvement social.

Donc nous ne pouvons pas nous contenter de qualifier ces manifestations de « culturelles » au sens étroit du mot. Par delà la revendication en faveur de la langue occitane il y avait une revendication que l’on peut qualifier de citoyenne, touchant à l’organisation de la société, de la cité.

Nous sommes à un moment où les promesses faites par les pouvoirs en place ont bien du mal à s’appliquer. Il y a bien des difficultés dans la concrétisation de ces promesses, que ce soit dans le domaine de la décentralisation ou en faveur des langues dites régionales.

Les partis politiques sont empêtrés dans des querelles personnelles et le système présidentiel rythme la vie, façonne les discours, les projets et limite le débat à la recherche de l’homme providentiel ; et à cela vient s’ajouter la crise. Mais la crise va bien au delà de la crise économique. L’avenir se bâtira sur des bases nouvelles. Il faut du monde pour l’imaginer, pour le penser. Si nous ne sommes pas dans la réflexion et dans l’action en même temps, nous ne serons pas pris en compte dans le monde futur. D’autres groupes de pression l’ont bien compris et ils sont parfois bien moins représentatifs que l’occitanisme.

La société se méfie des partis traditionnels et le risque est grand, si nous laissons vide la place, de voir les porteurs de messages simplistes prendre de plus en plus de place et d’influence.

Nous pouvons apporter quelque chose au débat que la société attend. Bien sûr, il faut le faire d’une façon différente. C’est pour cette raison que le Manifeste Occitaniste n’est pas un programme de parti mais une prise de position dans une société en recherches de voies de réflexion et de solutions nouvelles.

Le Manifeste Occitaniste et la dynamique qui peut en sortir permettra à l’occitanisme de se faire entendre et de participer aux décisions sur nos territoires.

Cela ne veut pas dire que nous serons d’accord sur tout e que nous construirons un programme qui touchera tous les secteurs de la vie sociale. Nous devons bâtir quelque chose à partir du terrain sur lequel nous travaillons, chaque jour.

Et il n’est pas nécessaire d’être membre d’un parti ! Chacun peut à son niveau être un représentant de l’occitanisme et de ses idées dans un conseil municipal, que la commune soit grande ou petite.

Il s’agit de propositions concrètes pour partir aux élections municipales de 2014 avec un label ( le Manifeste) et un programme que nous construirons ensemble afin qu’il soit appliqué partout où nous serons présents.

Que vous soyez des militants dits « culturels » ou dits « politiques » ( où est la limite entre les deux ? ) vous pouvez participer à cette rénovation de l’occitanisme. l’action dite culturelle doit avoir des prolongements dans les décisions politiques du quotidien.

Qui aurait cru, il y a quelques années encore, que l’occitanisme aurait été capable de rassembler des milliers de personnes en faveur de la langue ? Peu de monde. Et pourtant nous l’avons fait. Donc passer à la phase suivante c’est une question de volonté et de tendre la main à la nouvelle génération d’occitanistes qui est née.

 Alors, allez signer le Manifeste Occitaniste !

David Grosclaude  

 

http://www.manifeste-occitaniste.com